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Technique et innovation

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Protection des cultures



Des bandes fleuries multi-espèces en guise de garnisons

Ces corridors écologiques relient les éléments fixes du paysage à l’échelle du territoire. Ils boostent ainsi la présence des auxiliaires des cultures, véritables soldats qui viennent épauler les agriculteurs pour contrôler les insectes nuisibles, à l’instar de la grosse altise dans le colza. Voici ce que Michael Geloen retrace dans le numéro de juin de Arvalis & Terres Inovia infos.

Depuis 2012, la pression des grosses altises impacte fortement la réussite des colzas sur la région Bourgogne. Les surfaces ont alors fortement chuté pour atteindre -60 % entre 2016 et 2019. Comment en est-on arrivé là ? Le nombre de solutions insecticides homologuées s’amenuise. Et celles qui restent perdent en efficacité en raison des résistances. Parallèlement, les conditions d’implantation sont régulièrement défavorables à une croissance rapide du colza, avec des étés secs, impliquant des colzas petits et sensibles aux ravageurs. Alors, lorsque les agriculteurs se retrouvent dans une impasse, il devient urgent de trouver des alternatives pour pérenniser une culture, ici le colza.

Terres Inovia teste l’une d’entre elles depuis 2020, en l’occurrence la mise en place de bandes fleuries multi-espèces sur les parcelles d’une dizaine d’agriculteurs bourguignons. Les bandes fleuries offrent aux auxiliaires des cultures de quoi s’alimenter en nectars floraux et un refuge, notamment lors des périodes estivales quand les cultures de rente sont récoltées. Elles favorisent aussi le déplacement de ces petits insectes sur l’ensemble du territoire. Enfin, elles viennent en complément des infrastructures agroécologiques fixes que sont les bois, les haies, les jachères, les vergers, les zones fourragères, etc. pour relier ces éléments du paysage à l’échelle du territoire.

Adapter le garde-manger aux alliés

Ainsi, si cette approche a été principalement motivée par les problèmes rencontrés par le colza dans le secteur bourguignon, les travaux de Terres Inovia ont vocation à protéger l’intégralité des cultures de la rotation et donc à favoriser tous les auxiliaires inféodés à tous les ravageurs.

La composition des bandes répond à une réflexion globale à une double échelle : celle de la rotation et celle du territoire. Plusieurs espèces de plantes à fleurs sont donc semées, notamment des crucifères (comme la navette), hôtes des coléoptères ravageurs du colza, entre autres ; ces insectes y réalisent leur cycle et sont le réceptacle de ponte des parasitoïdes. Comme ces derniers possèdent des organes buccaux courts, ils raffolent d’ombellifères pourvues de fleurs avec des corolles ouvertes (fenouil, coriandre, aneth) et de plantes avec des nectars extrafloraux sur les tiges (féveroles, vesces).

Pour compléter le mélange, y sont ajoutées des légumineuses (luzerne, lotier, trèfle), qui attirent plusieurs espèces d’auxiliaires, du sarrasin dont sont gourmands les syrphes, ou de la phacélie pour les pollinisateurs. Les graminées (dactyle, fétuque) s’avèrent aussi indispensables en hiver pour garantir une couverture du sol, éviter le salissement par les graminées adventices (vulpin) ; et pourvoir un abri aux insectes du sol, à l’instar des carabes et staphylins, lesquels sont des prédateurs de l’ensemble des ravageurs des oléoprotéagineux (dont les charançons, méligèthes, altises ou bruches).

Cultiver la bande fleurie

Au printemps, les petites graines nécessitent d’être implantées dans des sols bien affinés, dans des zones où l’on est certain que cela va pousser.

Lorsque celle-ci défleurit en hiver, il est impératif de la faucher puis d’en exporter la biomasse aérienne (1) afin de diminuer la quantité d’azote restituée au sol. Cela entrave le développement des graminées et encourage ainsi la présence des dicotylédones, lesquelles fleuriront au printemps suivant. En 2022, Terres Inovia avait mesuré l’azote non restitué au sol : cette biomasse représentait 30 à 50 kg N/ha. C’est d’ailleurs pourquoi l’épandage de l’azote sur la parcelle de la culture de rente doit être maîtrisé : il est vivement recommandé d’utiliser un disque de bordure sans quoi les éventuelles projections d’engrais sur la bande fleurie stimuleront les graminées non souhaitées ici. Le même niveau de prudence est de mise pour les produits phytosanitaires.

Exporter la biomasse aérienne de la bande fleurie améliore l’accès à la lumière à ses graines tombées au sol avant le fauchage, qui pourront ainsi germer au printemps. Quant au broyage, il stimule les bourgeons axillaires des légumineuses fourragères, ce qui améliore leur reprise au printemps.

Figure 1 : Pourcentage de couverture selon les modes de gestion des bandes fleuries (avril 2025). Faucher et exporter la biomasse aérienne contribuent à augmenter la couverture du sol de la bande fleurie. Pour ce faire, un matériel adéquat est nécessaire - ici un broyeur-exportateur Falc. Crédit : Terres Inovia. 

Vers des écosystèmes résilients face aux ravageurs des cultures

Dans le cadre du projet Concerto (2025-2031), l’ambition initiale du projet R2D2 (2018-2024) est réaffirmée sur les plateaux de Bourgogne dans l’Yonne (environ 1000 ha). La stratégie mise en œuvre par Terres Inovia, grâce aux agriculteurs impliqués, vise à stimuler les auxiliaires des cultures pour diminuer le nombre de ravageurs dans le territoire ; rendre le milieu défavorable aux ravageurs, notamment par l’utilisation des intercultures pièges pilotées ; favoriser la robustesse des cultures.

Plus d’informations : www.terresinovia.fr/fr/institut/projets/concerto

(1) La biomasse exportée peut notamment être valorisée en méthanisation.

StopAdventices



Nettoyer efficacement sa moissonneuse-batteuse entre deux parcelles

Le nettoyage de la moissonneuse-batteuse entre deux parcelles joue un rôle certain dans la gestion des graminées adventices. Les résidus de récolte contiennent des graines susceptibles de se disséminer d’une parcelle à l’autre. Un entretien rigoureux du matériel lors du changement de parcelle est donc essentiel. Zoom sur les huit étapes à suivre.

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trichogramme

pyrale du maïs



Le trichogramme, une solution de biocontrôle efficace contre la pyrale du maïs

Initiées dans les années 1970 à Antibes, les recherches d’INRAE sur les trichogrammes ont transformé une piste scientifique en solution concrète afin de lutter contre la pyrale du maïs. Une étude menée pour retracer les impacts de ces travaux révèle une trajectoire qui dépasse largement le champ de la recherche. Innovations scientifiques, création d’une filière industrielle, réduction de l’usage des pesticides et évolution des pratiques agricoles témoignent des effets multiples produits par ce minuscule insecte devenu un allié des cultures.

Papillon de quelques centimètres d’envergure, la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) reste le principal ravageur des cultures de maïs en France. Ses larves s’attaquent d’abord aux feuilles puis creusent des galeries à l’intérieur des tiges, fragilisant les plantes et provoquant des pertes de rendement. Elles favorisent aussi le développement de champignons pouvant produire des mycotoxines et rendre les grains impropres à la commercialisation. Jusqu’aux années 1990, la lutte contre cet insecte reposait essentiellement sur des insecticides chimiques.

Face à ces enjeux, des recherches sont lancées dès 1973 au laboratoire de zoologie et de lutte biologique de l’Inra à Antibes, devenu depuis l’Institut Sophia Agrobiotech à Sophia Antipolis. Une étude de cas menée selon la méthode ASIRPA (Analyse des impacts sociétaux de la recherche), développée par INRAE, montre comment ces travaux ont progressivement produit des effets dépassant largement le cadre scientifique.

Les chercheurs développent alors une stratégie de biocontrôle utilisant Trichogramma brassicae, un minuscule insecte qui parasite les œufs de la pyrale et empêche son développement. Ces travaux conduisent à des avancées majeures sur la connaissance de la diversité des trichogrammes, les méthodes d’élevage industriel, les outils de prévision du risque ou encore le développement d’innovations protégées par brevets.

Les impacts sont également économiques et sociétaux. Le partenariat engagé dès 1977 entre l’Inra et l’UNCAA, l’Union nationale des coopératives d’approvisionnement, permet de transformer les résultats scientifiques en solution opérationnelle et conduit à la création de la société BIOTOP en 1991, devenue ensuite Bioline Agrosciences, première unité européenne de production industrielle de trichogrammes. Cette dynamique a contribué au développement d’une véritable filière autour du biocontrôle.

Aujourd’hui, environ 120 000 hectares de maïs sont protégés chaque année en France grâce à cette méthode. Elle contribue à réduire l’usage des pesticides ainsi que les risques pour l’environnement et les organismes non ciblés, tout en améliorant les conditions d’intervention au champ pour les agriculteurs. Devenue une référence dans les politiques de réduction des produits phytosanitaires, cette réussite illustre la capacité de la recherche publique à produire des réponses concrètes face aux défis agricoles et environnementaux.

Référence : Christine Douchez, Nicolas Ris, Cécilia Multeau, Jacques Frandon. Lutte biologique contre la pyrale du maïs : efficacité et succès des trichogrammes. INRAE. 2026, pp.28. 〈hal-05662275〉

Chiffres Agreste



La mutualisation croissante des machines agricoles est un levier stratégique pour l’agriculture française

À travers sa dernière publication Primeur (juin 2026), Agreste* dresse un état des lieux inédit de la mécanisation agricole et des pratiques de mutualisation des machines agricoles, en particulier des matériels de récolte.


 

L’étude montre que la hausse continue du coût des équipements, conjuguée à l’agrandissement des exploitations, renforce le rôle des Cuma et des autres formes de partage des machines.

Retour sur les principaux enseignements.

Une agriculture profondément transformée par la mécanisation

En un demi-siècle, l’agriculture française a connu une mutation importante. Le nombre d’exploitations a été divisé par plus de quatre, passant de 1,6 million en 1970 à 349 600 en 2023, tandis que leur taille moyenne est passée de 18,8 hectares à 76 hectares. Cette concentration s’est accompagnée d’une mécanisation toujours plus importante permettant à un nombre réduit d’agriculteurs de cultiver des surfaces beaucoup plus vastes.

Cette évolution se traduit également par une forte progression de la productivité du travail :

  • la surface agricole exploitée par actif est passée de 14 hectares en 1970 à près de 42 hectares aujourd’hui ;
  • chaque exploitation possède désormais près de neuf machines agricoles en moyenne ;
  • plus de la moitié des exploitations disposent d’au moins dix équipements différents.

La mécanisation ne se limite plus au tracteur. Les exploitations utilisent aujourd’hui une large gamme de matériels spécialisés : semoirs, pulvérisateurs, déchaumeurs, matériels de fenaison, robots de traite ou encore automotrices de récolte.

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lentille

Lentille



Une récolte 2026 précoce et sous de fortes températures

Les premières moissons de lentille débutent dans tous les bassins de production sous des fortes chaleurs qui perdurent depuis une longue période. La maturité des lentilles a été accélérée et les parcelles sont dans l’ensemble prêtes à être récoltées. Dans les bassins d’altitude, plus tardifs, la croissance et la floraison peuvent encore se poursuivre mais les lentilles souffrent des conditions actuelles. 

Identifier le bon stade de récolte

La récolte de la lentille est une étape délicate et importante. Une intervention trop précoce entraîne des graines humides et des pertes de qualité, tandis qu'une récolte tardive augmente fortement les risques d'égrenage, de verse et de casse.  

La lentille est considérée comme prête à être récoltée lorsque la majorité des gousses ont atteint leur maturité avec une couleur brune. A ce stade, les feuilles sont desséchées et la tige vire au jaune. Les graines sont fermes, bien colorées avec leur couleur définitive. Leur humidité se situe idéalement entre 13 et 16 %.

La lentille mûrit souvent de manière hétérogène, il est donc préférable de privilégier l'état de la majorité des gousses plutôt que celui des dernières encore vertes. De plus, en dessous de 11 % d’humidité, les grains deviennent fragiles et cassants. 

Limiter les pertes au champ

Après les premiers mètres de récolte, il est recommandé de descendre de la cabine pour vérifier les pertes.

La présence de nombreuses graines au sol derrière la barre de coupe traduit souvent une hauteur de coupe excessive ou un égrenage provoqué par les rabatteurs. Si les graines se trouvent à l’arrière de la batteuse, cela peut traduire une ventilation trop forte ou des grilles trop ouvertes.

Des graines cassées dans la trémie indiquent généralement une vitesse de battage trop élevée ou un contre-batteur trop serré. À l'inverse, des gousses non ouvertes témoignent d'un battage insuffisant qui nécessitera un léger resserrage du contre-batteur ou une augmentation modérée du régime du batteur. 

Les principes généraux de réglage consistent à obtenir un grain propre tout en limitant les pertes et les grains endommagés.
 

Une récolte parfois compliquée

La faible hauteur des premières gousses impose une coupe très basse. Chaque centimètre de chaume laissé au champ peut représenter une perte significative de rendement. En fin de cycle, les plants de lentilles peuvent s’affaisser, il est possible d’équiper la moissonneuse de doigts releveurs et d’une barre anti-cailloux sur la barre de coupe pour faciliter la récolte. L'utilisation d'une barre de coupe flexible ou flottante constitue un véritable atout, notamment sur les parcelles présentant des irrégularités de sol. 

Les réglages conseillés de la moissonneuse-batteuse

Les valeurs de réglages constituent une base de travail et sont indicatives. Elles doivent être adaptées en fonction de la variété, de l'humidité de la récolte, de la présence de mauvaises herbes et du type de moissonneuse-batteuse. 

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Faut il vraiment

arrêter de labourer les champs ?



Longtemps indissociables de l’agriculture même, le labour et les activités de travail du sol sont aujourd’hui remis en question. Réduire ou arrêter de labourer serait ainsi bénéfique pour la structure des sols, la biodiversité et même pour le climat. Mais ces bienfaits sont-ils tous certains ? Ne sont-ils pas également contrebalancés par d’autres dommages ? Une équipe d’agronomes INRAE tâche de faire le point.

Sous l’Ancien Régime, les mots laboureur et paysan étaient presque synonymes. Ce n’est pas un hasard : cultiver la terre signifiait d’abord la travailler. Le labour, réalisé avec une charrue ou un araire, était au cœur des pratiques agricoles, au point de donner son nom à ceux qui vivaient de la culture des champs. Pendant des siècles, le travail du sol a ainsi constitué l’un des principaux leviers pour produire des récoltes.

Mais qu’entend-on exactement par « travail du sol » ? Le terme ne désigne pas uniquement le labour profond. Il regroupe un ensemble d’interventions mécaniques destinées à préparer ou entretenir les parcelles : labour, déchaumage, hersage ou encore binage.

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gazole-non-routier

Gazole Non Routier

Fin de la dérogation sur la teneur en soufre



Publié au Journal officiel du 23 juin 2026, l'arrêté du 21 avril 2026 supprime la possibilité de déroger à la teneur maximale en soufre applicable à plusieurs carburants non routiers : le GNR classique, le GNR B30 et le GNR XTL.

Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Pour les utilisateurs agricoles, cette évolution passera probablement inaperçue au quotidien. Il s’agit une étape supplémentaire dans l’harmonisation des carburants et dans l’adaptation des filières énergétiques aux exigences environnementales européennes.

Ce qui change concrètement

Jusqu’à présent, les distributeurs de GNR pouvaient bénéficier d’une dérogation autorisant une teneur en soufre allant jusqu’à 20 mg/kg lors de la distribution de certains carburants non routiers.

À compter du 1er janvier 2027, cette dérogation disparaît. Tous les GNR commercialisés devront respecter les exigences les plus strictes en matière de teneur en soufre, à savoir une teneur maximal de 10mg/kg. L’arrêté abroge les dispositions réglementaires qui autorisaient cette tolérance pour le GNR, le GNR B30 et le GNR XTL.

Cette mesure transpose en droit français les exigences issues de la directive européenne 2023/2413 relative à la promotion des énergies renouvelables et à l’amélioration de la qualité des carburants.

Pourquoi cette dérogation existait- elle ?

Cette dérogation est un héritage de l’évolution progressive des carburants et des motorisations.

Pendant de nombreuses années, les engins agricoles, forestiers ou de chantier n’étaient pas équipés de systèmes de dépollution aussi sophistiqués que les véhicules routiers. Les exigences concernant la qualité du carburant étaient donc moins contraignantes.

La possibilité de distribuer un carburant contenant jusqu’à 20 mg/kg de soufre permettait également aux raffineurs et aux distributeurs de gérer plus facilement leurs approvisionnements et leurs stocks, tout en limitant les coûts de production liés à la désulfuration.

Avec la généralisation des motorisations récentes et l’amélioration des capacités de raffinage, cette souplesse réglementaire est aujourd’hui considérée comme moins nécessaire.

GNR, GNR B30 et GNR XTL : de quoi parle- t- on ?

Le GNR classique : Le gazole non routier (GNR) est le carburant utilisé par la majorité des tracteurs, moissonneuses-batteuses, ensileuses, télescopiques et autres engins agricoles. Il a progressivement remplacé le fioul domestique dans les matériels agricoles et de travaux publics.

Le GNR B30 :  Le GNR B30 contient jusqu’à 30 % de biodiesel sous forme d’esters méthyliques d’acides gras (EMAG ou FAME). Il constitue une solution de décarbonation déjà utilisée par certaines exploitations, ETA, collectivités et entreprises disposant d’une flotte importante de matériels.

Grâce à sa part élevée de composés renouvelables, il permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre liées à l’utilisation des engins.

Le GNR XTL : Le GNR XTL appartient à la famille des carburants paraffiniques de synthèse répondant à la norme EN 15940. Il est généralement produit à partir d’huiles végétales, de résidus ou de déchets transformés par hydrotraitement (HVO).  Plusieurs constructeurs proposent déjà des engins carburant au XTL, plus précisément au HVO. C’est le cas de Valtra et plus récemment de Claas.

Quelles conséquences pour les agriculteurs et les Cuma ?

  1. Aucun changement dans l’utilisation des matériels
    La principale information à retenir est que cette évolution réglementaire n’impose aucune modification des tracteurs ou des automoteurs. Les matériels actuellement alimentés au GNR pourront continuer à fonctionner exactement de la même manière après le 1er janvier 2027.
    Les installations de stockage, les cuves et les équipements de distribution ne sont pas concernés par cette évolution.
  2. Une meilleure compatibilité avec les motorisations récentes
    Les matériels agricoles modernes, notamment ceux répondant aux normes Stage IV et Stage V, sont équipés de systèmes de dépollution  :
    - catalyseurs SCR ;
    - filtres à particules ;
    - systèmes de traitement des émissions.
    Ces équipements sont sensibles à la présence de soufre dans le carburant. La réduction et l’harmonisation de la teneur en soufre contribuent à préserver leur efficacité et leur durée de vie.
  3. Un impact économique limité
    L’impact financier devrait rester faible pour les utilisateurs. Les principaux ajustements concernent les producteurs et les distributeurs de carburants, qui devront garantir la conformité de tous les volumes distribués à partir de 2027. Aucune modification de fiscalité ni de régime d’utilisation du GNR n’est prévue par l’arrêté.
    Consulter l‘arrêté Arrêté du 21 avril 2026 supprimant la possibilité de dérogation de la teneur en soufre du gazole non routier, du gazole non routier dénommé « GNR B30 » et du gazole non routier paraffinique de synthèse ou obtenu par hydrotraitement dénommé GNR XTL. 
marine-boyer

interview



Oser prendre sa place dans le machinisme agricole : interview de Marine Boyer

La saison 3 du podcast Échos de Ferme qui vient de sortir a pour thème "Agricultrices & engagées". Le premier épisode de cette saison est consacrée à Marine Boyer, Présidente de la FNCuma, pour son parcours et son engagement comme présidente.

Créé en 2023 par Sophie Dias, ce podcast donne la parole à des agriculteurs et agricultrices passionnés pour connaître leurs défis et s’interroger sur l’avenir de l’agriculture et de notre assiette. 

Place aux agricultrices engagées

Sophie Dias est donc partie à la rencontre de Marine Boyer qui raconte son parcours de jeune éleveuse aveyronnaise engagée, notamment comme présidente de la FNCuma et d’Entraid Médias.

Voir l’extrait vidéo de l’interview

Marine va au bout de ce qu’elle défend et cela se traduit dans son parcours et son engagement au sein du collectif des Cuma. Les échanges racontent l’univers du machinisme agricole, la place des femmes en agriculture mais aussi ses premiers pas comme présidente de la FNCuma.

Où écouter ce podcast ?


 

Le podcast peut s’écouter sur le canal de votre choix

Finta le podcast

Vous pouvez écouter ou récouter Finta le podcast (épidode de novembre 2025) qui donne la parole à Marine Boyer et évoque également la place des femmes dans l’agriculture française aujourd’hui, de la coopération et de l’entraide salvatrice pour les agriculteurs face aux défis environnementaux et au renouvellement des générations, du dialogue par-delà les clivages politiques et syndicaux.

À écouter ici