
Profiter des prochaines fenêtres
pour semer le colza !
Certains secteurs ont reçu des précipitations pendant les derniers jours, ce qui a été l’occasion d’avancer dans les préparations de sol, voire de débuter les semis. Ailleurs, de nombreux agriculteurs s’interrogent sur la possibilité de déclencher les semis dans les jours à venir. Pour vous accompagner dans votre prise de décision, nous vous proposons d’apporter des éléments de réflexion.
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Faux-semis
Choisir le bon outil
Herses de déchaumage, bêches roulantes, déchaumeurs à disques indépendants, cultivateurs ou vibrodéchaumeurs… Découvrez en vidéo les outils les plus adaptés pour faire du faux-semis.
Le faux-semis consiste à favoriser la levée des mauvaises herbes avant d’implanter la culture. L’objectif est de réaliser un travail superficiel, rappuyé et émietté en période de levée préférentielle des adventices visées. Pour optimiser son efficacité, il faut intervenir lorsque les adventices sont en capacité de germer (levée de dormance, sol frais…).
La vidéo
Consultez le dernier numéro
d'Arvalis & Terres Inovia infos
L'édition nationale du numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos de septembre 2026 est disponible et consultable en ligne.
OLÉOPROTÉAGINEUX
- Plan de sortie du phosmet : une émulation collective pour protéger le colza
- Graminées en colza : optimiser l’efficacité de la propyzamide
- Féverole de printemps : semer à l’automne pour renforcer sa compétitivité
- Stabilité structurale : les couverts végétaux, un gage de durabilité des systèmes
- Bruches des légumineuses : les moyens de lutte existants ont des efficacités variables
- Légumineuses à graines : diversifier l’assolement pour gagner en rendement
Bonne lecture !

Les évolutions réglementaires en lien avec les processus d’approbation des substances REG 1107/2009 ont eu pour conséquence, ces dernières années, de modifier profondément les solutions de protection disponibles en traitement de semences. Quelles sont-elles ?
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On mange quoi demain, un concours qui façonne le futur de notre alimentation
L’Interprofession est de nouveau partenaire de la 4e édition du concours « On mange quoi demain ? », aux côtés de Vitagora et Foodtech®. Dans ce cadre, Terres Univia soutient les entrepreneurs qui contribuent à faire découvrir les légumineuses tout en innovant pour une alimentation plus durable. Félicitations à Milatea, la startup lauréate du « prix Terres Univia » 2026, avec ses ingrédients semi-finis à base de féverole pour la pour la boulangerie, pâtisserie et chocolaterie !
Un concours d’innovation alimentaire pour les startups et les PME
« On mange quoi demain ? » est un concours d’innovation, en partenariat avec Vitagora et Foodtech®, à destination des startups et PME agroalimentaires innovantes qui mettent en valeur leur créativité au service de l’alimentation de demain. Les 19 finalistes sélectionnés cette année se sont retrouvés dans les locaux de l’Interprofession à Monceau, où 9 projets ont été choisis pour participer au festival GoldenCoast, l’un des plus grands festivals de rap de France. Les 1er et 2e prix du concours ont été remis respectivement à JuraSérum, qui créé des boissons innovantes avec le lactosérum issu des fromageries AOP du Jura, et à FLOORISH pour ses mix de farines sans gluten à base de coproduits agroalimentaires upcyclés et de légumineuses.
En tant que partenaire, l’Interprofession décerne également un prix à une startup qui créé des produits innovants à base de légumineuses et d’oléagineux (pois, lentille, féverole, lupin, pois chiche, soja, colza, tournesol). Celle-ci bénéficiera d’une adhésion d’un an à Vitagora, d’un accompagnement-sur-mesure de 3 à 6 mois par ses équipes et d’un accès au festival GoldenCoast pour cette édition 2026.
Milatea, startup valorisant la féverole, lauréate du prix Terres Univia
Pour cette nouvelle édition, c’est Milatea qui a été lauréate du « prix Terres Univia ». Cette jeune entreprise propose une gamme d'ingrédients semi-finis pour la boulangerie, pâtisserie et chocolaterie, élaborés à partir de coques de féveroles françaises fermentées par Green Spot Technologies. Ces produits innovants s'adressent aux artisans boulangers, pâtissiers et chocolatiers, ainsi qu'aux industriels de l'agroalimentaire souhaitant valoriser une alternative au cacao. Milatea met ainsi en avant des filières agricoles durables et locales tout en proposant des produits gourmands au goût authentique.
Pour en savoir plus sur cette démarche : https://www.vitagora.com/omqd-2026/
Les équipes de Terres Univia ont rencontré la co-fondatrice de Milatea, Manon Ledoux, Directrice Marketing & Produits de Green Spot Technologies, lors des Rencontres Oléopro 2025. Pour voir ou revoir son entretien : https://youtu.be/CHH2uSze0EE?si=Elyb5_RGPjQy6keH

Jusqu'à quand semer des couverts avec légumineuses ?
Au 20 août, il n’est plus agronomiquement justifié de semer des légumineuses, à une exception près.
Face à l’envolée du prix des engrais azotés, les couverts de légumineuses constituent un bon moyen d’en économiser. Une bonne idée mise à mal les étés secs comme cette année. Pour que des couverts lèvent, il faut compter a minima 25 mm d’eau tombée sur un sol très sec pour que des couverts lèvent.
Les couverts avec légumineuses se sèment généralement avant le 15 août
Les légumineuses doivent être semées avant le 15-20 août pour obtenir un développement significatif avant l’arrivée de l’hiver.
Il en est de même pour les espèces fortement gélives, comme le tournesol ou le niger. Dans la majorité des situations, où les couverts sont détruits entre novembre et février, semer fin août des associations d’espèces incluant des légumineuses prévues post-moisson n’est ni techniquement justifié, ni économiquement rentable. Dans la mesure du possible, mieux vaut envisager un couvert moins coûteux et vigoureux, et le semer après une quantité d’eau significative. Les crucifères (moutardes et radis) sont de très bons candidats pour des semis de fin août-début septembre. La phacélie, le seigle ou l’avoine gardent de l’intérêt à ce jour.
Le quart Sud-Ouest est une exception
Une exception cependant : le grand quart sud-ouest de l’hexagone. Si la destruction du couvert est envisagée fin mars-début avril (culture suivante semée tardivement au printemps avec un travail du sol tardif ou du semis direct), il est possible de semer une association d’espèces jusqu’au 15-30 septembre, voire jusqu’au 15 octobre dans le Béarn. Dans ces conditions, les espèces doivent être adaptées pour croître à l’automne et l’hiver sans geler, puis se développer très fortement en mars : céréale d’hiver et/ou phacélie associées à des légumineuses d’hiver de type féverole ou pois, voire trèfle incarnat. Il est possible d’y ajouter des crucifères mais on devra rester prudent avant maïs avec des risques de rougissement de cette culture derrière cette famille de couvert détruite tardivement.
Attention, ces recommandations sont agronomiques et doivent être modulées en fonction des situations réglementaires individuelles (directive Nitrates, dérogations éventuelles, etc.).

Chaque jour, des particules biologiques voyagent dans l’atmosphère sur des milliers de kilomètres, portées par les masses d’air. Cette dispersion invisible peut avoir une influence sur la santé humaine, animale et végétale. Depuis vingt ans, des équipes d'INRAE étudient ce phénomène à travers l'aérobiologie, une discipline encore méconnue. Alors que le changement climatique pourrait en amplifier les effets, mieux comprendre ces trajectoires devient essentiel.
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Outre l'implantation d'une culture intermédiaire « classique » en interculture, d’autres modes d’insertion de légumineuses peuvent être envisagés pour bénéficier de leur capacité de fixation de l’azote de l’air. C'est par exemple le cas de couverts permanents ou semi-permanents, ou encore de couverts associés. Si les légumineuses ont fait leurs preuves associées au colza, c'est loin d'être le cas avec une céréale.
Pratiqué déjà depuis plus d’une dizaine d’années, le colza associé à des légumineuses compagnes régulées chimiquement lors du désherbage au printemps ou détruites par le gel en hiver montre des résultats intéressants. Terres Inovia estime que des économies d’azote de 20 à 30 kg/ha sont possibles sur le colza qui bénéficie de la minéralisation des résidus des légumineuses. En revanche, cultiver des céréales à paille avec des légumineuses compagnes est une pratique risquée, comme le montrent les derniers essais d’ARVALIS.
Des effets négligeables sinon dépressifs sur le rendement
ARVALIS a testé, dans huit essais en agriculture biologique conduits de 2021 à 2024, des couverts associés de légumineuse (féverole, pois d’hiver ou lentille) implantés en inter-rang d’une céréale à paille (blé tendre, blé dur ou orge d’hiver) semée à écartement large. Pour s’affranchir des contraintes du triage des graines et afin de bénéficier de l’azote fixé par la légumineuse, cette dernière est détruite par un binage, selon les essais, entre les stades épi 1 cm et début floraison (le plus souvent vers le stade 2 nœuds). Ces céréales associées à une légumineuse compagne conduites sans fertilisation ont été comparées à la même céréale non fertilisée ou fertilisée avec 60 à 90 kg N/ha.
Dans le premier cas, la légumineuse compagne permet en moyenne d’augmenter la teneur en protéines de la céréale de 0,6 % (de 0 à 1,5 % selon les essais) mais avec un impact variable sur le rendement (-0,6 q/ha en moyenne, de -7,9 à +9,0 q/ha selon les essais). En revanche, une perte de rendement est systématiquement observée lorsque la céréale associée à une légumineuse compagne est comparée à la céréale seule et fertilisée (-9,7 q/ha en moyenne, variant de -18,1 à -1,2 q/ha selon les essais). Dans ce cas, le gain moyen de teneur en protéines est de 0,5 % (-0,9 et +2,2 % selon les essais).
Un compromis difficile entre développement et régulation
La forte variabilité de ces résultats peut s’expliquer par la difficulté de mise en œuvre de cette technique : la légumineuse doit pouvoir se développer suffisamment dans la céréale pour qu’un effet fertilisant puisse être observé et être ensuite détruite correctement pour éviter de la concurrencer et pour que la minéralisation de l’azote de ses résidus bénéficie à la céréale. Compte tenu de ces difficultés, cultiver des céréales à paille avec des légumineuses compagnes en AB est une pratique risquée. A noter que dans ces essais, les céréales associées à des légumineuses compagnes n’étaient pas fertilisées, ce qui correspond à une réduction de dose d’azote de 60 à 90 kg N/ha par rapport aux céréales seules et fertilisées.
En agriculture conventionnelle, cette technique semble encore moins intéressante. En effet, les céréales qui bénéficient d’apports d’azote plus élevés qu’en AB, seraient très probablement trop étouffantes pour permettre aux légumineuses de suffisamment se développer.
A noter que dans le cas des couverts permanents ou semi-permanents qui sont régulés dans la céréale, voire détruits en sortie d’hiver, l’impact sur la nutrition azotée est plus difficile à prévoir à l’avance. Dans certains cas, le couvert conduit à déplafonner le rendement sans modifier l’optimum de fertilisation azotée. Il est recommandé d’utiliser des outils de pilotage de la fertilisation pour s’adapter aux besoins de la culture.

Les rencontres techniques
de Terres Inovia
11 dates pour se mettre à jour sur les cultures oléagineuses et légumineuses à graines
Chaque année, les rencontres techniques de Terres Inovia donnent rendez-vous aux acteurs du monde agricole partout en France. Pensées comme des journées d’information, de partage et d’échanges, elles permettent de faire le point sur les principaux enjeux techniques des oléagineux, des légumineuses à graines et des systèmes de culture.
Une journée pour partager les dernières références techniques
Agriculteurs, techniciens, conseillers, enseignants, étudiants ou encore journalistes : les Rencontres Techniques s’adressent à tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances et échanger directement avec les experts de Terres Inovia.
Au fil de la journée, les spécialistes de l’institut présentent les derniers résultats issus de l’expérimentation et de la recherche, les enseignements des campagnes récentes et les solutions permettant de répondre aux problématiques rencontrées sur le terrain.
Ravageurs et maladies, implantation des cultures, choix variétal, désherbage, réglementation, diversification des rotations, adaptation au changement climatique… Les sujets abordés sont directement liés aux préoccupations des agriculteurs et de leurs conseillers.
Au-delà des présentations, ces rendez-vous sont aussi l’occasion de confronter les expériences, poser ses questions aux experts et partager les réalités propres à chaque bassin de production.
Des rencontres organisées au cœur des régions
Parce que les problématiques agronomiques diffèrent selon les territoires, Terres Inovia organise ses Rencontres Techniques dans plusieurs régions. Les programmes sont adaptés aux enjeux locaux et aux cultures présentes dans chaque bassin de production.
Les prochaines rencontres techniques annoncées
- 18 novembre 2026 – Hauts-de-France : Estrées-Mons (80)
- 19 novembre 2026 – Champagne-Ardenne et Seine-et-Marne : Somme-Vesle (51)
- 24 novembre 2026 – Poitou-Charentes, Vendée et Limousin : Vouillé (79)
- 25 novembre 2026 – Lorraine / Alsace : Villers-lès-Nancy (54)
- 26 novembre 2026 – Bourgogne-Franche-Comté : Dijon (21)
- 1er décembre 2026 – Normandie et Ouest Île-de-France : Guichainville (27)
- 10 décembre 2026 – Occitanie : Baziège (31)
- 11 décembre 2026 – Sud Nouvelle-Aquitaine : Agen (47)
- 16 décembre 2026 – Auvergne-Rhône-Alpes : Pusignan (69)
- 14 janvier 2027 – Centre-Val de Loire : Blois (41)
- 19 janvier 2027 – Bretagne et Pays de la Loire : Bruz (35)
Les programmes détaillés et modalités d’inscription sont progressivement mis en ligne par Terres Inovia.
En savoir plus sur les rencontres techniques 2026-2027