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Actualités de la filière

Plan gouvernemental

canicule, sécheresse, incendies (casi)



L’urgence d’investir massivement pour sauver les agriculteurs et garantir la souveraineté alimentaire

Les associations spécialisées en grandes cultures de la FNSEA tiennent à exprimer leur très forte attente à l’approche de l’annonce du plan CASI, qui devra être à la hauteur de la catastrophe actuellement subie par les agriculteurs. Avec un bilan de récolte 2026 calamiteux et un impact économique estimé à près de 6,5 milliards d’euros, toutes filières grandes cultures confondues, l’objectif doit être de sécuriser la mise en place des prochaines campagnes. Afin de continuer à nourrir l’ensemble des Français, les producteurs attendent un soutien économique massif et simple à mettre en œuvre, notamment au travers d’une aide directe à la trésorerie de 450 euros/hectare, niveau indispensable pour relancer un cycle de production.

Depuis maintenant plusieurs semaines, les filières grandes cultures font savoir aux pouvoirs publics la gravité de la situation vécue dans les exploitations. La répétition quasi-ininterrompue de canicules, associée à l’absence presque totale de pluies mène sans surprise à un affaissement catastrophiques des récoltes, avec des baisses estimées à :

  • 45% en maïs ;
  • 30% pour les tournesols ;
  • 23% pour les pommes de terre ;
  • 20% pour les betteraves ;
  • 11% en céréales à paille.

Derrière ces chiffres, ce sont des femmes et des hommes qui voient une année entière de travail compromise. Pour les exploitations agricoles, ce sont des ressources indispensables au financement de la poursuite de leur activité qui manquent désormais. Aucun territoire n’est aujourd’hui épargné par la crise climatique et économique qui frappe les grandes cultures. Les exploitations situées en zones intermédiaires et à faible potentiel, déjà fragilisées structurellement, en constituent l’illustration la plus sévère.

Pour continuer à fournir à leurs concitoyens des aliments de qualité, les filières grandes cultures demandent la mise en place d’un soutien majeur qui puisse arriver rapidement et facilement sur les comptes de ceux qui sont en grande difficulté. Au-delà de certaines exonérations de charges déjà sur la table, ce que les producteurs attendent pour s’en sortir, c’est le versement d’une aide forfaitaire déterminée selon l’orientation Page 1 sur 4 économique de l’exploitation et calibrée sur un pourcentage des charges moyennes nécessaires à la prochaine campagne.

« La promulgation de la loi d’urgence agricole a acté un changement de paradigme avec l’obtention de moyens de production nécessaires aux agriculteurs. Cette dynamique doit être confirmée avec la présentation du plan CASI ; c’est la raison pour laquelle nous appelons à la mise en œuvre d’un outil structurel d’investissement en faveur de la souveraineté alimentaire française. Notre société est au-devant d’un choix crucial : voulons-nous continuer à consommer des produits français ? Si oui, alors donnons-nous réellement les moyens de préserver notre agriculture, qui repose sur les standards sociaux, environnementaux et sanitaires parmi les plus exigeants au monde. », déclarent les présidents de l’AGPB, de l’AGPM, de la CGB, de la FOP et de l’UNPT.

confpresse1192

Climat, souveraineté alimentaire



Répondre à l’urgence et investir massivement pour ne plus subir

Alors que l’été 2026 a été marqué par des records de chaleur, une sécheresse exceptionnelle, des incendies dévastateurs et des récoltes au plus bas, La Coopération Agricole tient avant tout à exprimer sa solidarité aux agriculteurs touchés de plein fouet par la crise. En cette rentrée, elle alerte sur le risque encore insuffisamment pris en compte que le choc agricole devienne un véritable choc industriel menaçant toute la chaîne alimentaire française.

« Moins de récolte, c’est moins de collecte, des outils qui tournent en dessous de leurs capacités, des coûts fixes qui pèsent davantage et une capacité d’investissement qui se réduit. Il ne faut pas laisser les coopératives agricoles dans l’angle mort de la crise », souligne Jean-Luc Duval, président de La Coopération Agricole.

Les premières remontées du réseau, en cours de consolidation, montrent des baisses d’approvisionnement pouvant atteindre 25 à 80 % selon les filières et une sous-utilisation des outils coopératifs de 15 à 50%. Les pertes estimées de chiffre d’affaires pourraient aller de quelques millions d’euros à plus de 100 M€, auxquelles s’ajoutent des risques de pertes de résultat pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Face à l’ampleur du choc, La Coopération Agricole appelle à des mesures exceptionnelles : mobilisation rapide des assurances climatiques face aux mortalités et pertes exceptionnelles, relèvement de 70 à 80 % du taux de financement du dispositif Aval de FranceAgriMer pour l’aval céréalier, et accompagnement des élevages pour sécuriser leur accès aux fourrages. Elle appelle également toute la chaîne alimentaire à jouer collectif et demande à la grande distribution et à la restauration hors domicile de rouvrir sans attendre les négociations commerciales avec les entreprises qui en expriment le besoin, afin d’adapter les contrats à la réalité des volumes et des coûts.

Céréales, fruits et légumes, lait, élevage, viticulture, luzerne, betteraves… : la baisse des volumes agricoles se traduit directement par moins de collecte, moins de transformation et, dans certaines filières, par des tensions d’approvisionnement pouvant aller jusqu’à des ruptures ponctuelles.

Face à cette situation, les coopératives sont au rendez-vous : avances et reports de paiement, soutien humain et financier, adaptation des contrats, préservation des débouchés et négociations avec l’aval. Mais leur capacité à absorber les chocs successifs atteint ses limites. Depuis 2019, les crises sanitaire, géopolitique, énergétique, inflationniste et climatique ont comprimé les marges et retardé les investissements.

La Coopération Agricole demande un plan d’investissement Souveraineté alimentaire pour transformer les filières d’ici 2035.

La Coopération Agricole estime à 30 milliards d’euros supplémentaires les besoins d’investissement des coopératives pour transformer les filières agroalimentaires dans les dix prochaines années, alors qu’elles investissent déjà 3,5 milliards d’euros par an dans les territoires pour la compétitivité et les transitions. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, La Coopération Agricole appelle enfin à faire de la production agricole et agroalimentaire une priorité nationale, autour de trois axes : sécuriser les moyens de production, améliorer la compétitivité et adapter les filières.

« On ne décrète pas la souveraineté alimentaire, on la produit. Notre responsabilité collective est de recréer les conditions économiques permettant de produire suffisamment en France, au coût juste et dégager la valeur nécessaire pour investir et s’adapter », conclut Jean-Luc Duval, président de La Coopération Agricole.

fnab1192

Adaptation climatique



La FNAB demande une meilleure prise en compte de la bio

Les événements climatiques estivaux nous rappellent qu’il est urgent d’opérer la transition vers un modèle agricole à la fois sobre et résilient. Face au caractère exceptionnel du phénomène, les fermes biologiques vont subir, comme le reste du secteur agricole, de lourdes pertes. Pourtant, ces fermes sont à la fois mal prises en compte dans les mécanismes d’indemnisation mais aussi dans les dispositifs d’adaptation, alors même qu’elles constituent une solution à la transition du système agricole et à son atténuation.

Les futurs plans d’urgence devront intégrer la bio

Il faudra attendre plusieurs mois pour mesurer combien les filières agricoles auront été affectées, mais nous savons déjà que la situation est grave. Par exemple, les jeunes arbres sont desséchés, certaines fleurs avortent spontanément, la grêle a ravagé des vignobles, la ponte des œufs diminue. De plus, cette période engendre des surcoûts en termes d’horaires de travail et pertes matérielles. Des voix s’élèvent pour demander des plans de soutien exceptionnels. En étant plus diversifiées, en moyenne de plus petite taille et tournées vers les circuits courts, les fermes bio ne correspondent généralement pas aux critères des dispositifs d’indemnisation.

« On l’a constaté par le passé : quand les plans sont construits en pensant aux agriculteur·rices conventionnels, il y a souvent un critère qui exclut la majorité des producteur·rices bio. C’est ce qu’on a vécu en 2022 sur les aides de crise pour la filière porcine, à cause de la taille des cheptels. »  explique Olivier Chaloche, Co-président de la FNAB.

Accompagner l’adaptation climatique dans la durée

Pour les mêmes raisons, les fermes bio ont moins accès aux dispositifs d’adaptation climatique, que ce soit dans l’acquisition de matériel ou la capacité à souscrire une assurance.

Même si les fermes biologiques sont plus résilientes, les impacts croissants du réchauffement nécessiteront tout de même de s’adapter. Pour mieux accompagner les fermes biologiques dans ce chemin, la FNAB propose :

  • D’ajuster les dispositifs d’investissement comme les PCAE, en abaissant les montants planchers et en élargissant les équipements éligibles.
  • De recenser les rendements bio, actuellement absents des bases de données assurantielles.
  • D’associer les agriculteur·rices biologiques aux comités sécheresse, pour les intégrer aux décisions de gestion de la ressource en eau, dont les restrictions d’irrigation.

Que produira-t-on demain

dans le Grand Est ?



L’interprofession des semences et plants et SEMAE Est, à l’occasion de la Foire de Châlons ont organisé, le vendredi 28 août, une table ronde dont le thème était :  Que produira-t-on demain dans le Grand Est ?
Des spécialistes de la filière ont répondu à cette question cruciale en mettant en avant les atouts et les opportunités de la première région de production de semences de céréales à paille face aux bouleversements actuels de l’agriculture.

Une filière régionale longue, structurée, solide et diversifiée

Bruno Ferreira, délégué du Groupement SEMAE, a introduit cette table ronde avec satisfaction et engagement :

« Le Grand Est est une terre d’excellence* : c’est la première région de production de semences de céréales à paille en France, située au carrefour de 4 pays frontaliers au milieu de l’Europe. C’est une fierté d’appartenir à une filière agroalimentaire régionale dynamique, de la semence à l’assiette, mais c’est aussi une grande responsabilité. Car nous le savons, notre agriculture est aujourd’hui confrontée à des bouleversements profonds et simultanés : climatiques, réglementaires, économiques, politiques et sociétaux. Ces bouleversements ont un impact sur la production agricole du Grand Est, tant en production de grandes cultures qu’en élevage, et la filière semences et plants se doit d’accompagner les évolutions de ses clients, ainsi que de gérer ces impacts sur sa propre production ».

La filière semences et plants : plus que jamais au cœur des solutions

Comment adapter les productions aux défis de demain ?
Quelles innovations accompagneront les transitions agricoles ?
Comment préserver la compétitivité de nos territoires tout en répondant aux attentes de la société ?

Autant de questions qui ont été abordées lors de cette table ronde.

Afin de répondre à l’urgence de l’adaptation de la filière semences et plants dans un nouveau contexte, l’enjeu n’est plus seulement de produire, mais de s’adapter pour maintenir cette capacité de production face :

  • au changement climatique qui modifie radicalement les conditions de culture et la santé des plantes.
  • aux transformations réglementaires : cadre légal qui impose de nouvelles contraintes techniques.
  • aux défis économiques.
  • aux évolutions politiques.
  • à la souveraineté alimentaire en garantissant des capacités de production suffisantes sur le sol national pour sécuriser l’alimentation tout en mobilisant des fonds publics importants pour soutenir l’innovation et la transition écologique.
  • aux attentes sociétales.

La semence est le premier levier de solutions

Comme l’ont souligné les différents intervenants et, notamment, Thierry Vuaille, délégué régional de SEMAE Est :

« La semence est le point de départ de toute transition agroécologique et la réponse aux enjeux de demain. Car la filière semences et plants est un partenaire actif des stratégies d’adaptation régionales. Elle apporte des solutions concrètes, comme de nouvelles variétés ou des espèces plus résilientes, pour sécuriser l’avenir des agriculteurs. Tournée vers l’avenir, elle travaille de manière concertée avec tous les acteurs politiques, techniques et économiques. »

La présence et l’intervention de Béatrice Moreau, vice-présidente du Conseil régional du Grand Est, en charge de l’agriculture, ont montré que les réponses aux défis agricoles de demain se construisent collectivement.

Cette rencontre a été l’occasion de confronter les points de vue, de partager les innovations et d’imaginer ensemble l’avenir de la filière semences et plants dans le Grand Est. Leader et lucide face aux défis, cette région a illustré, de manière concrète, qu’elle détient les clés pour accompagner l’agriculture régionale de demain.

* Chiffres clés de la région Grand Est

  • Surface totale de multiplication : 38 651 hectares
  • Nombre d’AMs : 1 448 professionnels.
  • Domination des céréales à paille : 24 957 ha
  • Diversité des espèces : Outre les céréales, la région produit des semences de fourragères et gazon (6 897 ha), des semences de protéagineux (2 623 ha), des semences de potagères et florales (1 385 ha), des semences de maïs (720 ha).
  • Dynamique du Bio : La multiplication en agriculture biologique représente 2 390 ha

Protection des plantes



Un Livre blanc pour préserver la souveraineté alimentaire

Face à l’évolution des risques climatiques et sanitaires, l’AGPB – Céréaliers de France, La Coopération Agricole – Métiers du Grain, NégoA et Phyteis interpellent les décideurs dans un livre blanc : maintenir la capacité à produire en France exige de disposer d’une diversité de solutions complémentaires pour protéger les cultures.

Aujourd’hui, protéger une culture consiste à associer plusieurs techniques et outils. Publié fin août, le Livre blanc La protection des plantes au cœur d’une alimentation sûre, accessible et durable documente cette évolution. Il analyse également les conditions nécessaires au déploiement de ces différentes solutions.

Porté par l’AGPB – Céréaliers de France, La Coopération Agricole – Métiers du Grain, NégoA et Phyteis, ce document inscrit cette réflexion dans un enjeu plus large : la capacité de la France à produire durablement son alimentation. Il formule onze propositions destinées aux décideurs publics. Innovation, réglementation, accompagnement des agriculteurs et dialogue avec la société en constituent les principaux axes.

Dans un monde marqué par les incertitudes géopolitiques, la place de la France dans l’approvisionnement alimentaire mondial constitue aussi un enjeu majeur.

Lancement le 28 août du livre blanc sur la protection des cultures lors de la Foire de Châlons-en-Champagne sur le stand de la Chambre d’agriculture de la Marne.
De gauche à droite : Benoît Piétrement (AGPB -Céréaliers de France), Yves Picquet (Phyteis), Antoine Hacard (La coopération Agricole -Métiers du grain, Christophe Grison (Valfrance – La Coopération agricole) et Olivier Bidaut (NégoA). Ils rappellent que « préserver une diversité de moyens d’action conditionne la capacité des agriculteurs à protéger leurs cultures et récoltes de manière durable ».

Pourquoi un Livre blanc sur la protection des plantes maintenant ?

Progressivement, le potentiel de production agricole français s’érode. Près d’un fruit ou légume sur deux, consommé sur l’hexagone, est importé, contre un quart en 2000. Les céréales ont perdu 900 000 hectares en dix ans. En parallèle, les risques sanitaires évoluent. Le changement climatique modifie la dynamique des bioagresseurs et favorise l’installation d’espèces exotiques. Pourtant, malgré ces menaces, les moyens de protection des cultures s’amenuisent. Par exemple, en six ans, 89 solutions phytopharmaceutiques ont disparu en Europe.

Face à cette nouvelle donne, le Livre blanc défend la complémentarité des solutions. Ensemble, les pratiques agronomiques, la génétique, les méthodes physiques et biologiques, les biostimulants, le numérique, les agroéquipements et la phytopharmacie composent les stratégies de protection des cultures. Leur combinaison se raisonne selon les cultures, les territoires et la pression des bioagresseurs.

Une publication nourrie par l’expertise et les témoignages du terrain

La démarche dépasse largement les quatre organisations signataires du document. Plus de 25 organisations, instituts techniques, entreprises et experts ont contribué à son élaboration. Les instituts techniques, Arvalis, CTIFL, Terres Inovia, ITB ainsi que les interprofessions, Interfel, FOP, CGB, ANMF, Axema et FNAMS comptent parmi les structures associées.

Quels sont les messages clés et temps forts du Livre blanc sur la protection des plantes ?

Un enjeu politique posé dès le départ

La souveraineté alimentaire française ainsi que la compétitivité des filières agricoles et alimentaires se fragilisent. Le risque de désarmement pour contrôler les bioagresseurs est réel.

L’analyse de l’évolution des risques sanitaires et des méthodes de protection.
L’approche combinatoire comme fil rouge pour assurer aux consommateurs une alimentation de qualité et en quantité.

Le Livre blanc ne défend pas une solution unique. Il décrit comment les agriculteurs associent l’agronomie, la génétique, les biostimulants, le biocontrôle, le numérique, les agroéquipements et la phytopharmacie selon les situations au champ.

Systématiquement, pour chaque levier, des acteurs de terrain témoignent de son intérêt et de la manière dont ils se l’approprient. Des chiffres clés apportent un éclairage complémentaire et mettent en perspective les réalités du terrain. Le Livre blanc identifie aussi les principaux enjeux auxquels chaque pratique doit répondre pour se déployer.

Des exemples très concrets

Pour aller plus loin, deux infographies montrent l’articulation des solutions à partir de situations concrètes. La première présente le cas d’une culture pérenne avec la lutte contre le carpocapse de la pomme. La seconde illustre la maîtrise préventive de la septoriose du blé, à l’échelle de la culture et de la rotation.

Une dimension santé et environnement développée

Un chapitre explique l’évaluation réglementaire des produits phytopharmaceutiques et la surveillance européenne des résidus dans les aliments. Il décrypte aussi les dispositifs de protection des utilisateurs, des riverains et des ressources naturelles.

Des propositions destinées à l’action publique

Le document ne s’arrête pas au diagnostic. Ses onze propositions dessinent les conditions pour faire évoluer la protection des cultures : faciliter les expérimentations, accélérer l’accès aux innovations et mieux accompagner les agriculteurs. Elles défendent aussi un principe : ne pas retirer de moyens de protection phytopharmaceutiques sans solutions efficaces, opérationnelles et économiquement viables. Chaque levier compte. Affaiblir la phytopharmacie fragilise l’ensemble des stratégies de protection des cultures et leur complémentarité.

Télécharger le livre blanc

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Volume et qualité

Bilan de la récolte 2026 des céréales à paille



Après un hiver pluvieux et plusieurs vagues de chaleur, dont des épisodes caniculaires exceptionnellement précoces, la moisson a débuté tôt dans l'ensemble des régions et a parfois pu être perturbée par la gestion des risques incendie. La production de céréales à paille reste en dessous de la moyenne, certaines régions ayant été davantage pénalisées que d’autres. Toutefois, les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 affichent une qualité prometteuse. 

Après un hiver pluvieux et plusieurs vagues de chaleur, dont des épisodes caniculaires exceptionnellement précoces, la moisson a débuté tôt dans l'ensemble des régions et a parfois pu être perturbée par la gestion des risques incendie. La production de céréales à paille reste en dessous de la moyenne, certaines régions ayant été davantage pénalisées que d’autres. Toutefois, les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 affichent une qualité prometteuse. 

Blé tendre : une production nettement en dessous de la moyenne, mais de qualité

Les observations mettent en évidence une forte hétérogénéité des rendements en blé tendre selon les régions de production, les dates de semis et le type de sol. Le rendement national est estimé à 69,2 q/ha par Agreste au 1er août, soit environ 1,7 % de moins que la moyenne des cinq dernières campagnes. La baisse est encore plus importante si on ne prend pas en compte l’année 2024 particulièrement atypique du point de vue climatique. Certains bassins de production affichent des baisses pouvant dépasser 15 % par rapport à la moyenne quinquennale. 

La production nationale de blé tendre est estimée à 31,92 Mt, soit une baisse de 4,3 % par rapport à 2025/2026 et de 2,2 % par rapport à la moyenne sur 5 ans. La légère augmentation des surfaces cultivées de 3 % n’a pas permis de compenser la baisse de rendement. 

Au niveau de la qualité, la récolte s'annonce très prometteuse. Les vagues de chaleur ont fortement limité la pression biotique et n’ont pas dégradé la qualité technologique des grains. Dans la plupart des régions, la qualité est jugée bonne à très bonne. Sur la base des résultats partiels d’analyse, la teneur en protéines se situe pour une majorité de départements au-dessus de 11,5 %. Les poids spécifiques (PS) sont très élevés, avec des moyennes départementales situées entre 77 et 81 kg/hl. Les indices de chute de Hagberg, forts des conditions sèches de fin de cycle, sont également très bons. Les teneurs en eau des grains à la moisson sont globalement basses à très basses ; ces faibles valeurs font cependant mécaniquement baisser les rendements et le tonnage total de la collecte et peuvent nécessiter une vigilance accrue lors du stockage (risque de casse de grains) et de la préparation des blés en meunerie.

Lire aussi : « Le poids spécifique, un critère important en céréales »

Blé dur : une production en fort retrait et une bonne qualité

De son côté, la production de blé dur est estimée à 1,09 Mt, soit une baisse de 16,6 % par rapport à l’an passé et de 19,8 % par rapport à la moyenne quinquennale, résultat de la baisse des surfaces et d’un rendement estimé à 51,7 q/ha. Au-delà de cette mauvaise performance au niveau national, les rendements présentent une forte hétérogénéité territoriale avec un déficit marqué dans le bassin ouest océan et de meilleures performances en région centre, en particulier sur les sols profonds. 

La qualité de la récolte est, dans l'ensemble, bonne à très bonne. Sur la base des résultats partiels d’analyse, la teneur moyenne départementale en protéines s’échelonne entre 13 et 14,5 % avec une majorité de la production autour de 14 %. Comme la campagne précédente, les poids spécifiques sont très bons, avec des moyennes régionales comprises entre 79 et 80 kg/hl. Le taux de grains mouchetés devrait, quant à lui, être contenu cette année et permettre de s’adapter à tous les cahiers des charges.

Lire aussi : « Du blé dur aux pâtes : une histoire très récente en France »

Bonne résilience de l’orge d’hiver

Grâce à des conditions de semis favorables, les producteurs ont pu sécuriser l'implantation des orges d'hiver, permettant une augmentation des surfaces cultivées par rapport à l'an passé de 12,9 % pour atteindre 1,35 million d’hectares. Le rendement moyen est estimé à 65,5 q/ha, mais cette valeur masque une forte hétérogénéité régionale. La production nationale d'orge d'hiver atteint 8,8 Mt (+5,8 % par rapport à la moyenne quinquennale). 

La récolte présente une bonne qualité technologique globale, avec des poids spécifiques généralement satisfaisants à élevés (souvent autour de 65 kg/hl), des teneurs en protéines entre 10 et 11,5 %, et des calibrages entre 80 et 90 % dans la plupart des situations. Des disparités demeurent toutefois dans les régions ayant subi des épisodes de chaleur marquée en fin de cycle.

Orge de printemps : une production en forte baisse 

La production d’orge de printemps en 2026 est estimée à 2,22 Mt, soit une baisse de 36,6 % par rapport à l’an dernier et de 26,5 % par rapport à la moyenne quinquennale. Cette très mauvaise performance s’explique par la forte réduction des surfaces cultivées de 29 %, estimées à 425 000 ha, et par la diminution des rendements, estimés à 52,2 q/ha au niveau national. Ils apparaissent globalement moyens à très décevants, et présentent une forte hétérogénéité selon les régions. Cette variabilité est liée notamment aux dates de semis (implantations de printemps tardives cette année), aux conditions d’implantation et à la disponibilité en eau au cours du cycle. 

Les teneurs en protéines s’échelonnent entre 10,5 et 12 %, elles sont parfois trop élevées dans certains bassins de production, et ont pu entraîner des déclassements en orge fourragère, limitant ainsi les volumes répondant aux critères de qualité brassicole. Les calibrages présentent une forte hétérogénéité selon les régions, variant de 65 à 90 %.

Les estimations, notamment des critères de qualité technologique, seront affinées au cours des prochaines semaines, au fil des analyses réalisées en laboratoire.

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Enseignement agricole

Rentrée scolaire 2026



Le 1er septembre 2026, les établissements publics et privés de l’enseignement général, technique et supérieur agricole ont accueilli leurs élèves, étudiants, apprentis et stagiaires en formation continue.

L’enseignement agricole propose une grande diversité de formations, de la 4e aux diplômes d’ingénieur ou de vétérinaire. Il prépare à des métiers dans de nombreux domaines : filières agricoles et agroalimentaires, filière forêt-bois, métiers liés à la préservation et la mise en valeur des milieux naturels, l’entretien et la création d'aménagements paysagers, services aux personnes âgées ou à la petite enfance en milieu rural, services dans les territoires (tourisme, animation, communication, commerce...).

Priorités, chiffres, nouveautés, temps forts… Découvrez dans le dossier de presse ci-dessous tous les éléments de la rentrée 2026 de l'enseignement agricole.

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Assemblée Générale



80 ans de défis collectifs pour l’amidonnerie…et après ?

Célébrer cet anniversaire sera pour nous l’occasion d’ouvrir un débat au cœur d’actualité :
« Produire en France et en Europe, le défi du siècle ».

Nous aurons le plaisir d’accueillir les dirigeants des quatre entreprises amidonnières implantées en France :

  • Thierry Fournier, Directeur général • Roquette
  • Olivier Leducq, Directeur général • Tereos
  • Franck Monmont, Président • Cargill Food EMEA
  • Ardie Van Lankveld, VP Corn Milling EMEA Carbohydrate Solutions • ADM

Thierry Breton, Ancien Commissaire européen, viendra quant à lui évoquer la compétitivité de l’industrie en France et dans l’UE, aujourd’hui… et demain.

Notre événement sera conclu par Annie Genevard, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire (sous réserve).

Cet événement sera animé par le journaliste Thierry Guerrier.

Rendez-vous jeudi 1er octobre à Paris. Accueil dès 16h

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