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Actualités de la filière

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Perte de récoltes

des agriculteurs



Des mesures de soutien pour faire face à la baisse du rendement des productions agricoles liée aux aléas climatiques

Le territoire métropolitain a connu une période de canicule sans précédent au cours de cet été 2026 qui a affecté le rendement des productions agricoles.

Pour soutenir les exploitants agricoles face à cette situation et apporter une réponse adaptée, les services de l’État sont pleinement mobilisés dans les territoires concernés. Ainsi, des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties pourront être effectués, par zones et natures de cultures, selon la procédure applicable en cas de perte de récoltes sur pied consécutive à un évènement climatique exceptionnel, et dont la proportion dépend du taux de perte constaté.

Cette procédure s’appuiera sur l’expertise préalable des directions départementales des territoires (DDT) afin d’établir localement le périmètre des parcelles touchées, les natures de culture et les taux de perte définitifs, qui permettront ensuite à la Direction générale des Finances publiques de procéder aux dégrèvements d’office, sans démarche individuelle des redevables.

Pour les agriculteurs des départements concernés par ces évènements climatiques exceptionnels, la date limite de paiement des taxes foncières sur les propriétés non bâties est exceptionnellement reportée au 15 novembre 2026. Ce délai supplémentaire laissera le temps de l’émission des dégrèvements et permettra aux redevables de régler seulement l’impôt restant dû après déduction du montant dégrevé.

Une communication sera prochainement organisée au niveau local, par département, pour préciser les conditions d’application de ces dégrèvements d’office.

Précisions :

Lorsque le dégrèvement est accordé au bailleur d’un bien rural, il doit être reversé au preneur à bail ou fermier conformément à la loi (article L. 411-24 du code rural et de la pêche maritime), ainsi qu’il est précisé sur l’avis de dégrèvement.
Dans les situations où le dégrèvement d’office précité ne pourrait être mis en œuvre, ou si les pertes individuelles s’avéraient supérieures au taux retenu dans ce cadre collectif, il restera tout à fait possible pour les redevables de formuler des réclamations individuelles, qui seront examinées avec la plus grande attention.

A la suite de cet évènement climatique exceptionnel, les services de la Direction générale des Finances publiques continueront à étudier avec bienveillance les demandes de délais de paiement ou de remises gracieuses.

La coordination des différents services de l’État permettra de mettre en œuvre rapidement et efficacement ces mesures de soutien.

Photo : ©Thomas Hubert/agriculture.gouv.fr

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Innovagri 2026



Des solutions pour faire face au changement climatique

Cette année encore, les équipes de Terres Inovia étaient présentes pour la 33ème édition d'Innovagri. Tous les deux ans, ce salon agricole de plein air s'installe sur les terres du lycée agricole d’Ondes (31). Les 9 et 10 septembre derniers, notre équipe de la zone Sud a animé un stand, en plein cœur de l'espace conseil, organisé par la Chambre d'agriculture de la Haute-Garonne.

Innovagri, c'est l'évènement agricole incontournable du Sud-Ouest, qui s'étend sur 80 hectares d'exposition et de démonstration. Cette édition 2026 était placée sous le signe de l'adaptation au changement climatique. Une priorité qui résonne avec l’un de nos grands piliers stratégiques : créer des solutions concrètes pour adapter les cultures et les pratiques agricoles afin de limiter les pertes et de préserver les revenus des agriculteurs. L'occasion idéale, aussi, pour les concessionnaires, fournisseurs, acteurs des nouvelles technologies et de l'énergie, institutions, conseils et organismes de formations, de présenter leurs solutions aux visiteurs.

Malgré un contexte agricole et économique fragile, qui explique l'absence de certains acteurs régionaux sur le salon, les agriculteurs ont répondu présents. Pour Terres Inovia, c'est une occasion unique pour, prendre la température dans les campagnes, se rapprocher encore du terrain et alimenter nos réflexions communes avec agriculteurs et partenaires. Comme à leur habitude, les guides de culture ont connu un franc succès auprès des exploitants qui renouvellent leurs éditions et des lycées qui enrichissent leurs supports pédagogiques. Les discussions tenues auprès de nos ingénieurs de développement ont été marquées par les actualités en cours, déception sur les récoltes de tournesol, état de la pression ravageurs en soja, inquiétude sur les semis de colza, réalité des débouchés sur certaines cultures…

Toute la journée, des mini-conférences ont animé l'espace conseil autour de cette thématique centrale de l'adaptation au changement climatique : adapter son exploitation, anticiper les risques, se former ou encore s’appuyer sur les outils numériques, autant de leviers pour construire une agriculture plus résiliente.

C'est dans ce cadre que, mercredi après-midi, Matthieu Abella, ingénieur de développement sur la zone Sud a présenté les résultats d'une étude menée en collaboration avec Hélène Tribouillois, chargée d’étude, sur les facultés d'adaptation du tournesol face à un climat qui bouge. En partant des conséquences du climat sur les cultures d'été, avec notamment les effets indésirables des stress hydrique et thermique, Matthieu s'est attardé sur un levier d’adaptation majeur : l'anticipation, en climat actuel comme futur, de la date de semis du tournesol. Une solution qui, comme toutes en agriculture, est à raisonner au regard du sol, de la zone de production et des conditions d'implantation.

Cette année encore, les solutions présentées par les exposants à Innovagri se doivent de s'inscrire dans la réalité du terrain pour qu'à la prochaine édition, et malgré des contextes pédoclimatiques, économiques et sociétaux mouvants, elles soient plébiscitées et rechallengées.

Innovagri 2026 en images

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distinctions



L’Académie d’agriculture de France distingue 14 scientifiques INRAE

Le 23 septembre 2026, l’Académie d’agriculture de France a récompensé une moisson de travaux majeurs ou prometteurs. Pas moins de 14 chercheurs et chercheuses INRAE ont été distingués ; un palmarès qui reflète le dynamisme des recherches INRAE au service de l’agroécologie.

Une médaille d’or

La médaille d’or reconnait l’originalité et la qualité de l’ensemble d’une œuvre couronnant une carrière. L’une des 5 médailles décernées par l’Académie d’agriculture de France revient à Jeanne-Marie Membré, ingénieure de recherche (unité Sécurité des aliments et microbiologie, centre Pays de la Loire), pour le développement de nombreuses approches pour évaluer les risques et les bénéfices des aliments, au service de la sécurité microbiologique des aliments et de la santé des consommateurs.

Trois médailles de vermeil

Les médailles de vermeil récompensent notamment des travaux encore peu connus mais à l’impact potentiel majeur. Cette année 3 agents INRAE remportent cette médaille :

  • Jean-Daniel Bontemps, directeur de l’unité Laboratoire d’inventaire forestier (centre Grand Est-Nancy), pour la conduite d’un programme de recherche pour mieux connaître les forêts françaises et européennes à partir de résultats de l’inventaire forestier au niveau national.
  • Bertrand Laroche, directeur adjoint de l’unité Info&Sols (centre Val de Loire), qui a œuvré à la connaissance des sols, réalisé des travaux sur la capitalisation et la valorisation des données et a développé des outils numériques sur leurs multifonctionnalités.
  • Jean-Pierre Petraud, technicien de la recherche de l’unité Écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agrosystèmes (centre Ȋle-de-France-Versailles-Saclay), pour sa contribution de fond dans le domaine des sciences du sol, ainsi que ses activités de formation.

Six médailles d’argent Dufrenoy 

Ces médailles sont remises aux meilleurs travaux de thèse soutenus l’année précédente. Parmi les lauréats, 6 ont effectué leur thèse au sein de laboratoires INRAE :

  • Solène Fresco, pour sa thèse sur la connaissance de la génétique impliquée dans les émissions de méthane des vaches laitières (unité GABI, centre Ȋle-de-France-Jouy-en-Josas-Antony).
  • Tristan Kistler, pour ses travaux sur la génétique des abeilles et les outils de simulation de programmes de sélection durables pour l’apiculture (unité GABI, centre Ȋle-de-France-Jouy-en-Josas-Antony).
  • Marie Marteau-Bazouni, pour sa thèse sur la modélisation de l’impact du changement climatique sur les légumineuses à graines (unité Agronomie, centre Ȋle-de-France-Versailles-Saclay).
  • Clémentine Meunier, pour l’analyse des freins et leviers à la réintégration de l’élevage dans des exploitations orientées sur les cultures (unité AGIR, centre Occitanie-Toulouse).
  • Raphaël Monod, pour son travail sur la compréhension des mécanismes physico-chimiques sous-tendant la perception de la saveur salée (unité QUAPA, centre Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes et unité CSGA, centre Bourgogne-Franche-Comté).
  • Anne Richer de Forges pour sa thèse sur l’importance des données qualitatives d’observation des sols afin d’améliorer la cartographie de leurs propriétés et de leur variabilité (unité Info&Sols, centre Val de Loire).

Prix Jean Dufrenoy

Caroline Baroukh a reçu le prix Jean Dufrenoy pour ses travaux de modélisation métabolique sur les interactions plante-pathogène et sur des microalgues (unité LIPME, centre Occitanie-Toulouse).

Prix Marie-Louise Dufrenoy

  • Le prix Marie-Louise Dufrenoy est attribué à Komlan Avia pour sa contribution à la sélection de nouvelles variétés de vigne (unité SVQV, centre Grand Est-Colmar).
  • Le prix de la Fondation Xavier-Bernard est décerné à Guillaume Martin pour ses recherches ayant donné lieu au développement d’outils opérationnels au service des acteurs des filières d’élevage (unité AGIR, centre Occitanie-Toulouse).
  • Le prix Limagrain est remis à Anouk Zancarini pour ses travaux sur la diversité du microbiote des plantes en situation de stress biotique (unité IGEPP, centre Bretagne-Normandie).

Pour en savoir plus : https://www.academie-agriculture.fr/

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Bénéfices agricoles

L'actualisation des commentaires fiscaux



Depuis 2026, les associés d'un GAEC ayant dépassé l'âge de la retraite sont désormais comptés pour déterminer le régime fiscal du groupement. D'autre part, des seuils fiscaux ont été actualisés et des nouveaux montants s'appliquent de 2026 à 2028.

Régime d’imposition des GAEC : suppression de la condition liée à l’âge

Pour l’impôt sur le revenu dû au titre des années antérieures à 2026, les associés du GAEC dont l’âge excédait, au premier jour de l’exercice, celui auquel leur est ouvert le droit à une pension de retraite, étaient exclus du calcul servant à la détermination du régime d’imposition du groupement.
Avant 2026, pour déterminer le régime fiscal du GAEC (micro-BA, régime simplifié ou régime normal), n'étaient pas comptés les associés qui avaient déjà atteint l'âge légal de départ à la retraite.

À compter de l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2026, les associés du GAEC dont l’âge excède, au premier jour de l’exercice, celui auquel leur est ouvert le droit à une pension de retraite, sont retenus dans le calcul servant à la détermination du régime d’imposition du groupement (à savoir « micro-BA », régime simplifié d’imposition (RSI) ou régime normal (RN)).

À partir de l'impôt sur les revenus de 2026, tous les associés du GAEC seront pris en compte dans le calcul, y compris ceux qui ont dépassé l'âge leur permettant de partir à la retraite.

Actualisation des seuils des régimes d’imposition et de la dispense de bilan

La révision triennale des seuils des régimes d’imposition applicables aux bénéfices agricoles (BA) relatifs à la dispense de bilan, est intervenue au 1er janvier 2026. 

Les nouveaux seuils applicables sont désormais récapitulés au BOI-BAREME-000044 et s’appliquent pour la période du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028.

Au 1er janvier 2026, les plafonds de chiffre d'affaires ou de recettes ont été révisés concernant : 

Le régime d'imposition des bénéfices agricoles (micro-BA, régime simplifié, régime normal)

Pour les GAEC consultez le tableau spécifique dans le BOI-BAREME-000044.

Et les situations où un bilan n'est pas obligatoire

Ces nouveaux seuils s'appliqueront du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028.
En pratique, les exploitations agricoles devront vérifier les nouveaux montants applicables pour savoir sous quel régime fiscal elles relèvent.

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Sécheresse



La FNAB demande un accès prioritaire au fond de réarmement pour les maraîchers diversifiés

Alors que les premières indemnisations sécheresse sont attendues rapidement, la FNAB constate trop souvent l’absence des bios dans la construction des critères d’attribution du fonds de réarmement. Pourtant, ce fonds sera particulièrement important pour les fermes bios qui sont globalement moins bien assurées. La FNAB alerte aussi sur la situation du maraîchage diversifié, majoritairement installée en bio, qui doit avoir un accès prioritaire au fonds.

Des agriculteurs bios “oubliés” par les préfets, pas par la sécheresse

Une enquête menée par la FNAB et ses groupements fin août montre que les agriculteurs et agricultrices biologiques ont subi des pertes de production importantes avec des impacts sur la durée. Les pertes les plus lourdes sont recensées sur les filières légumes, arboriculture et certaines productions céréalières avec des pertes totales de récolte sur certains produits.

“ On a transmis aux préfectures nos bilans d’impacts fin août, mais on a “oublié” de nous inviter aux discussions dans de nombreux départements, c’est fâcheux quand-même d’oublier 17% des fermes françaises ” commente Olivier Chaloche, co-président de la FNAB.

La FNAB demande à ce que les bios soient réintégrés dans les discussions du plan CASI dans tous les départements.

Le maraîchage diversifié, une filière à hauts risques

22% des fermes biologiques produisent des légumes, une large majorité le faisant en maraîchage diversifié. Comme le relevait la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale en janvier 2026[1], certaines filières comme le maraîchage ont du mal à s’assurer, encore plus les fermes de petite taille, ce qui est le cas des maraîchers diversifiés.

“Pour manger 20% de fruits et légumes bio par jour, il faut des fermes bio qui les produisent, or la sécheresse a été très dure physiquement, moralement et financièrement pour tous mais surtout pour les maraîchers” poursuit Olivier Chaloche.

La FNAB demande que le maraîchage diversifié soit prioritaire dans l’accès au fonds de réarmement et que les surfaces agricoles couvertes par une assurance multirisques climatiques restent sur l’ISN pour ne pas vider les enveloppes.

[1] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/documents/cion-eco/l17n54172150_document.pdf

accord de distribution



Syngenta et Amoéba ont conclu un accord de distribution exclusif en Europe pour proposer aux céréaliers une innovation biofongicide

  • Cet accord exclusif couvrira le marché des céréales dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Ukraine et en Suisse, avec les premiers lancements commerciaux à partir de 2028/29 ;
  • Ce biocontrôle fongicide de nouvelle génération, développé à partir de la solution d’Amoéba, est conçu pour lutter contre la septoriose du blé et la rouille jaune, deux grandes maladies fongiques affectant le blé, ainsi que contre d’autres maladies des céréales, tout en contribuant à limiter le développement des résistances, dans un contexte où le nombre d’options de traitement conventionnelles disponibles diminue.

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La REF 2026



Deux journées pour placer le courage au cœur des transitions économiques

Les 26 et 27 août, le MEDEF organisait sa Rencontre des entrepreneurs de France à Roland-Garros. Deux journées de débats autour du courage, fil rouge d’une édition marquée par les enjeux de compétitivité, de souveraineté, de transition écologique et de stabilité économique.

Dans un contexte politique et économique incertain, la REF 2026 a réuni dirigeants d’entreprises, responsables publics, représentants syndicaux et acteurs de la société civile pour interroger les conditions du redressement économique français. Dès l’ouverture, Patrick Martin, président du MEDEF, a appelé à davantage de lucidité et de courage politique pour répondre aux préoccupations des entrepreneurs : finances publiques, fiscalité, compétitivité, simplification administrative, emploi des jeunes et capacité à produire en France.

L’adhésion de l’UFS au MEDEF, en novembre 2025, permet aujourd’hui de porter plus largement la voix des entreprises semencières dans les débats économiques nationaux, en lien avec les enjeux d’innovation, de souveraineté alimentaire, d’adaptation au changement climatique et de compétitivité.

Parmi les temps forts suivis par l’UFS, la table ronde consacrée à l’eau a rappelé que cette ressource est désormais un actif stratégique pour les entreprises, au même titre que l’énergie.

Olivier Paul, président de l’UFS, a souligné le rôle essentiel des semences dans la souveraineté alimentaire et les impacts directs des aléas climatiques sur la recherche et la production. Il a également rappelé les progrès permis par la recherche variétale pour réduire les besoins en eau, tout en insistant sur la nécessité de combiner innovation, agronomie, irrigation plus efficiente, préservation des sols et stockage raisonné.

Les échanges ont également mis en avant la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures, de mieux adapter les solutions aux réalités des territoires et de lever certains freins administratifs pour accompagner les entreprises face à la raréfaction de la ressource.

Produire, investir, former : des priorités partagées

Au fil des débats, plusieurs grands thèmes ont traversé les discussions : le besoin de retrouver un cap économique stable, la réindustrialisation, l’accès à une énergie compétitive et décarbonée, la simplification des normes, mais aussi la formation et l’emploi des jeunes. Les intervenants ont rappelé que compétitivité, transition écologique, cohésion territoriale et pouvoir d’achat ne pouvaient être traités séparément. L’enjeu est bien de concilier ces priorités dans une vision de long terme.

La séquence consacrée au « courage de produire » a illustré la diversité des approches sur la réindustrialisation et le financement de la protection sociale. Les débats ont néanmoins confirmé une conviction largement partagée : la France et l’Europe doivent renforcer leur capacité à produire, innover et investir pour préserver leur souveraineté économique.

Une rentrée économique tournée vers 2027

À moins d’un an de l’élection présidentielle, la REF a aussi été marquée par de nombreuses séquences politiques. Dette, retraites, fiscalité, place de l’Europe, rapport à la Chine ou encore simplification administrative ont nourri les échanges avec plusieurs responsables politiques. Dans ce contexte, le monde économique a réaffirmé son besoin de visibilité, de stabilité et de décisions claires pour permettre aux entreprises de continuer à investir, recruter et se transformer.

Pour l’UFS, cette édition rappelle combien les enjeux portés par la filière semences (souveraineté alimentaire, adaptation au changement climatique, innovation variétale, accès aux ressources et compétitivité) s’inscrivent pleinement dans les grands débats économiques du pays.

Pour retrouver tous les replays de La REF 2026 : cliquez ici

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Stratégie Ecophyto 2030



Le Gouvernement partage un bilan à 2 ans en Comité d’orientation stratégique et de suivi et dresse des perspectives pour l’avenir

Le comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) de la Stratégie Écophyto 2030 s’est réuni vendredi 18 septembre. Cette réunion était présidée par la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté Alimentaire, la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, et des Négociations internationales sur le climat et la nature, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées et le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, avec le représentant du ministre des Outre-Mer.

Cette stratégie constitue un changement de méthode, autant dans l’ampleur des actions et des moyens mis en œuvre depuis 2024 que dans l’approche, fondée sur la recherche et le déploiement d’alternatives aux produits phytopharmaceutiques de synthèse qui soient techniquement efficaces et économiquement viables, le soutien aux agriculteurs engagés dans la transition vers des pratiques plus vertueuses, l’importance de la concertation et la priorité donnée aux zones à enjeux pour la santé humaine et l’environnement.

Un bilan encourageant

Le COS a pu constater de nombreuses avancées sur l’ensemble des axes de la stratégie, en particulier :

  • La France a pris début 2026 une mesure conservatoire d’urgence suspendant l’introduction, l’importation et la mise sur le marché de végétaux traités avec des substances dangereuses pour la santé et interdites d’utilisation dans l’Union européenne.
  • L’amplification du plan pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives de protection des cultures (Parsada). Ce sont désormais 45 projets lauréats, en réponse aux 28 plans d’action, co-construits avec les filières de production, qui mobilisent les acteurs de la recherche fondamentale et appliquée, et du monde agricole. Cela représente déjà un engagement financier inédit de 180 M€.
  • Tenant compte des recommandations du Comité Scientifique et Technique Écophyto 2030, l’État poursuit et renforce la dynamique du dispositif Dephy-ferme. La réforme engagée poursuit le double objectif d’améliorer l’ancrage territorial des projets en lien avec les enjeux locaux, notamment les zones à enjeu identifiées sur les territoires (aires d’alimentation de captage, Natura 2000…) et de renforcer le continuum entre la création de référence et leur diffusion plus large vers d’autres collectifs d’agriculteurs.
  • L’appel à projets « Prise de Risque Amont Aval et Massification de pratiques visant à réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques sur les exploitations agricoles » a été mis en œuvre. Les dossiers déposés sont en cours d’instruction, avec un premier projet lauréat BOLIIDE (Booster la Lutte Intégrée par l’Innovation, la Diversification et l’Economie durable) déposé par la filière noisette qui bénéficie d’un soutien financier de l’Etat de plus de 11,7 millions d’euros.
  • Une démarche expérimentale ciblant des territoires croisant des enjeux eau (aires d’alimentation de captages prioritaires ou sensibles) et biodiversité (en particulier les sites Natura 2000) a été conduite via un appel à projets. Sept projets ont été retenus pour tester de nouveaux outils et méthodes pour accompagner les collectivités, les agriculteurs et les acteurs des filières. Par ailleurs, la politique de protection des captages se voit renforcée par la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.
  • Le projet AGIR Écophyto, lancé en janvier 2026, prolonge l’engagement de l’enseignement technique agricole. Dans neuf lycées agricoles, les apprenants concevront une problématique territorialisée en lien avec la protection des cultures, en lien avec les équipes pédagogiques et de pilotage des exploitations de leurs lycées agricoles, mais aussi localement des agriculteurs et leurs conseillers. Ils proposeront des solutions alternatives aux produits phytopharmaceutiques, qui pourront être expérimentées et évaluées sur les exploitations de ces lycées. Un travail de capitalisation sera conduit pour favoriser l’essaimage et la réplication dans un cercle plus large d’établissements ou à destination des professionnels.
  • Après une phase pilote lancée à l’automne 2024 dans quatre régions, les pouvoirs publics sont mobilisés depuis l’été 2025 pour accompagner l’ensemble des régions dans la territorialisation de la stratégie. La circulaire interministérielle du 3 mars 2026 cadre les attendus du diagnostic territorial et du plan d’action. La concertation et la pleine association des parties prenantes sont un impératif dans cette démarche.
  • Un coordonnateur interministériel de la stratégie a été désigné : Christophe Chassande, par ailleurs délégué interministériel en charge de la gestion de l’eau en agriculture. Cette désignation traduit la volonté de renforcer la coordination opérationnelle de la stratégie et d’articuler pleinement la stratégie Ecophyto avec les démarches de préservation de la ressource en eau
  • Les financements OFB-Ecophyto ont été renouvelés au profit notamment d’actions financées au long cours telles que le Bulletin de Santé du végétal et DEPHY et son réseau de fermes expérimentales.

Des progrès et des perspectives

L’indicateur de référence de la stratégie, l’indicateur de risque harmonisé européen HRI1, s’établit à 53 pour l’année 2024, en baisse de 47 % par rapport à la période de référence (2011-2013) pour un objectif de 50 % à l’horizon 2030. Cette valeur est encourageante et traduit les efforts mis en œuvre pour supprimer les matières actives les plus à risque et réduire l’utilisation et les risques liés à l’emploi de produits phytopharmaceutiques dans le cadre des plans Ecophyto successifs. Néanmoins, son augmentation entre 2023 et 2024 appelle à maintenir les efforts pour que sa baisse s’inscrive dans le temps. C'est également l’objet du suivi des indicateurs complémentaires de la stratégie.

Le Gouvernement a enfin réaffirmé son plein engagement dans la mise en œuvre de la stratégie Ecophyto 2030, en dressant les perspectives pour les prochains mois. Parmi les priorités ont notamment été citées :

  • La poursuite des actions au titre du PARSADA avec la mise en œuvre des projets retenus lors des vagues 1 et 2 et le suivi de leur bon déploiement ;
  • Le déploiement de la stratégie d’influence au niveau européen, en particulier pour défendre le principe de l’harmonisation du système de délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et faire évoluer les procédures européennes fixant les limites maximales de résidus des produits importés, notamment dans le cadre des travaux en cours sur le règlement omnibus de simplification sur la sécurité des denrées alimentaires ;
  • Le renforcement et l’accélération de la politique de protection des captages d’eau par la mise en œuvre de l’article 29 de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole.
  • La poursuite des analyses conduites pour identifier les sites Natura 2000 soumis à une pression des produits phytopharmaceutiques et la définition de mesures d’accompagnement pour les exploitations agricoles situées dans les sites à enjeux ;
  • La mise en œuvre de la réforme du dispositif DEPHY FERME, à travers le lancement d’un appel à projets national pour faire émerger et accompagner de nouveaux groupes d’agriculteurs, et en renforçant les articulations avec les autres dispositifs (Groupes 30 000, PARSADA, etc.) ;
  • La création d’un portail national d’information sur l’exposition des riverains aux produits phytopharmaceutiques pour coordonner les dispositifs déployés au niveau régional et assurer une réponse aux questions des citoyens ;
  • Le renforcement de la coordination des dispositifs de recherche, y compris avec les instituts européens, par l’actualisation de la cartographie de la recherche existante ;
  • La finalisation de la déclinaison territoriale de la stratégie sur l’ensemble du territoire (métropole et départements d’outre-mer), à travers la réalisation dans chaque région d’un diagnostic territorial puis l’élaboration d’un plan d’action, en veillant à l’association et la concertation de l’ensemble des parties prenantes. Une nouvelle dotation budgétaire sera déployée pour soutenir cette dynamique par des actions innovantes, en particulier sur les aires d’alimentation de captages et les sites Natura 2000.
  • La structuration de la coordination outre-mer de la stratégie Écophyto 2030 et la définition des modalités de l’appui financier dédié aux territoires ultramarins.

L’État appelle l’ensemble des parties prenantes à poursuivre leur mobilisation dans l’objectif de réduire l’usage et les risques des produits phytopharmaceutiques, tout en donnant aux agriculteurs les moyens de cette transition.

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Services publics écoresponsables

FranceAgriMer poursuit ses engagements



À l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, FranceAgriMer publie son bilan 2025 des Services publics écoresponsables (SPE). Une année placée sous le signe de la continuité, avec la poursuite des actions engagées pour réduire l’empreinte environnementale de l’Établissement.

Des résultats qui s’inscrivent dans la durée

Les actions mises en œuvre continuent de produire leurs effets :

  • 47 % de consommation d’énergie depuis 2010, permettant à FranceAgriMer d’atteindre dès 2025 l’objectif fixé pour 2030 ;
  • 31 % de déchets en 2025 par rapport à 2024 ;
  •  45 % de produits durables ou de qualité dans les achats alimentaires, dont 20 % issus de l’agriculture biologique ;
  • une flotte automobile qui poursuit sa transition, avec l’acquisition de 5 véhicules hybrides ou électriques et la conversion de 53 véhicules à l’E85 bioéthanol.

Préserver les ressources et la biodiversité

La démarche SPE s’étend aussi aux espaces verts et à la préservation des ressources naturelles.

Les 2 500 m² d’espaces verts du siège situé à Montreuil sont entretenus dans le cadre d’un partenariat avec l’ESAT Marsoulan. En 2025, ce partenariat a permis à 5 travailleurs de bénéficier de 810 heures d’insertion. Le site compte également 2 hôtels à insectes et 6 ruches, qui ont permis la récolte de 54 kg de miel en 2025.

Ce bilan témoigne ainsi de l’inscription progressive de la transition écologique dans le fonctionnement quotidien de l’Établissement et de la poursuite des engagements fixés par la circulaire du 21 novembre 2023.

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SPACE 2026

Le replay des conférences



INRAE était présent au SPACE, salon international de l'élevage, à Rennes du 15 au 17 septembre 2026. Découvrez les interviews des animateurs des conférences et plongez au cœur des échanges grâce aux replays audio et aux présentations des conférences.

Conférences "Les rendez-vous INRAE"

Trois conférences INRAE ont permis de mettre en lumière les projets de recherche menés à l'Institut en lien avec la méthanisation, la polyculture-élevage et la ressource en eau en élevage. Retrouvez le décryptage des animateurs de conférences suivi du replay audio et de la présentation de chaque conférence. 

Les conférences

roumanie

Retour

sur la Journée du sorgho en Roumanie



L’association Sorghum ID, en collaboration avec le Forumul APPR, a organisé le 25 août dernier la première édition de la « Journée de l’agriculture résiliente », un événement consacré à l’agriculture durable, avec le sorgho comme exemple concret de culture adaptée aux enjeux environnementaux.

L’événement a accueilli au moins 100 participants, parmi lesquels des agriculteurs, des experts techniques, des chercheurs et des représentants d’entreprises agricoles.
Le programme combinait une table ronde et une visite guidée de la plateforme de démonstration, créant ainsi un lien direct entre l’expertise technique, les perspectives du marché et les observations faites sur le terrain.

Les discussions ont porté sur l’ensemble de la chaîne de développement et de valeur du sorgho, depuis la génétique et la gestion des cultures jusqu’à l’utilisation dans l’élevage, en passant par les perspectives de marché et les opportunités de commercialisation.
Une attention particulière a été accordée à la tolérance du sorgho à la sécheresse et aux températures élevées, ainsi qu’à son potentiel en tant qu’alternative viable pour les exploitations agricoles fréquemment touchées par la pénurie d’eau.
Les participants ont également souligné que la résilience agronomique devait s’accompagner d’une viabilité économique et de liens plus solides entre les agriculteurs, les éleveurs, les collecteurs et les transformateurs.

Quelques résultats clés :

  • 15 hybrides de sorgho ont été présentés et comparés sur la plateforme de démonstration ;
  • les variétés ont été fournies par 5 entreprises semencières : Advanta, Alfaseed, KWS, Lidea et RAGT ;
  • la plateforme a été ensemencée le 15 mai 2026, à une densité de 220 000 graines/ha ;
  • environ 260 mm de précipitations ont été enregistrés entre le semis et la tenue de l’événement.
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mécanisation plus responsable



L’enjeu d’une mécanisation plus responsable au niveau de la PAC

Le 22 septembre 2026, les élus et directions de la FNCuma, et des Fédérations Ouest, Auvergne Rhône Alpes, Hauts de France, Bourgogne Franche Comté, Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Grand Est, Centre Val de Loire ont rencontré tous leurs homologues des Bureaux européens des régions et Régions de France à Bruxelles pour porter les propositions en faveur des Cuma dans la prochaine PAC.

Un enjeu stratégique pour les Cuma

Alors qu’il est question de compétitivité, de rentabilité et d’installation, le sujet d’une mécanisation plus responsable de l’agriculture est à embarquer dans la prochaine PAC.

Le Réseau Cuma a publié en 2024 un plaidoyer en faveur d’une mécanisation plus responsable, durable et vivable de l’agriculture faisant état de plusieurs constats et propositions. En France, les charges de mécanisation constituent le premier poste de charge pour une exploitation agricole : 25 % des charges avec des matériels ayant pris d’augmentation en 5 ans. Cette dynamique de hausse s’observe dans nombre d’autres pays européens.

Dans le cadre de la future mesure en faveur des aides aux investissements, le soutien à des pratiques vertueuses de mutualisation entre agriculteurs et agricultrices actives, est une proposition structurante pour la compétitivité des fermes. C’est également un enjeu d’efficacité de la dépense publique : le bilan tiré en 2026 par France Agrimer sur les aides aux investissements dans le cadre du plan de Relance démontre que les Cuma contribuent à elles seules à atteindre 150% de l’objectif d’exploitations à accompagner, et révèle que le coût moyen public par exploitation s’établit entre 3 000 et 5 800€ via leurs Cuma contre 10 à 15000€ en individuel. Autrement dit, à budget équivalent et en adaptant les taux et plafonds, les Cuma permettent de soutenir en moyenne trois fois plus d’exploitations.  

Le soutien à la mutualisation est aussi :

  • un enjeu de transition agricole : plus les agriculteurs sont en Cuma, plus on observe un effet sur la baisse de produits phytosanitaires de l’ordre de 7% par rapport à des agriculteurs individuels. 
  • un enjeu d’installation et de maintien d’exploitations viables, vivables et transmissibles : le rapport de la Cour des Comptes sur l’installation en agriculture appelle les politiques publiques à soutenir la mutualisation du matériel agricole en ce qu’elle favorise l’installation ; 
  • un enjeu d’une agriculture avec des agriculteurs : pilotée par et pour les agriculteurs autonomes de leurs choix, les Cuma sont des outils contribuant au maintien d’agriculteurs actifs sur les territoires, face aux logiques d’externalisation et de sous-traitance d’exploitations qui ne seraient plus pilotées par des agriculteurs.

Chaque fédération régionale a pu exposé ses propositions.

Le Réseau Cuma a construit une position commune à l’été 2025 et mène un travail depuis l’automne 2025 auprès de la Commission européenne, des autorités françaises, des autres organisations agricoles, des députés européens, et aussi des acteurs régionaux.

De nombreux échanges ont nourri cette rencontre qui a permis
au Réseau Cuma de présenter un travail collectif dont il espère un impact maximum pour la prochaine programmation.

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partenariat



La FNAB et Terre de Liens scellent leur partenariat historique pour favoriser l'installation et maintenir les terres bio en bio dans la durée

À l’occasion de la nouvelle édition du salon professionnel « La Terre est notre Métier », la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) et la Fédération Terre de Liens officialisent leur collaboration nationale pour un foncier 100 % citoyen et 100 % bio.

Deux objectifs communs : installer en bio et protéger ses fermes sur le très long terme !

Dans un paysage agricole en pleine mutation démographique, la question de la propriété des terres est cruciale. Le modèle porté par Terre de Liens repose sur l’acquisition citoyenne et la propriété collective pour sortir la terre du marché spéculatif, en l’assortissant de baux ruraux à clauses environnementales (BRCE) imposant systématiquement l’agriculture biologique.

« Les porteurs et porteuses de projet d’installation en agriculture ne veulent pas tous devenir propriétaires de leur future ferme. Terre de Liens leur propose une solution en permettant en plus de sortir le foncier du marché et de garantir sa conduite en bio dans la durée. » explique Alan Testard, secrétaire national Futurs bio à la FNAB.

La reconnaissance officielle de collaborations nationales et locales déjà nombreuses

Cette convention vient officialiser une collaboration organique, vieille de deux décennies. Grâce à elle, la FNAB et Terre de Liens visent à mieux structurer leurs actions nationales communes et à renforcer les collaborations territoriales entre leur réseau respectif : Groupements régionaux et locaux d’agriculture biologique d’un côté, Associations territoriales de l’autre.

« En formalisant ce partenariat avec la FNAB, nous consolidons des liens tissés depuis plus de vingt ans. Ensemble, nous donnons une impulsion nationale pour massifier l’installation citoyenne, protéger l’outil de travail des paysans et paysannes et affirmer le foncier agricole comme un bien commun dédié à la bio ! » précise Eric John, président de la Fédération Terre de Liens.

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MINECTO GOLD



Dérogation 120 jours pour MINECTO GOLD sur colza : une mesure exceptionnelle contre l’altise adulte

Compte tenu du caractère exceptionnel de l’année, avec ses difficultés de semis et de levées puis les attaques de punaises et enfin, l’arrivée des altises adultes sur de très jeunes colzas, Terres Inovia et Terres Univia, et en collaboration avec la société SYNGENTA, ont sollicité une extension de la dérogation 120 jours de MINECTO GOLD pour pouvoir protéger les cultures contre ces ravageurs adultes. 

La dérogation 120 jours (art53 du REG 1107/2009) de MINECTO GOLD (cyantraniliprole 400 g/kg / SYNGENTA) vient de recevoir une modification importante pour l’usage *crucifères oléagineuses*traitement des parties aériennes*coléoptères phytophages. 

Cette modification ne concerne que le colza. La dérogation sur colza porte-graines reste inchangée. 

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