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Technique et innovation

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Stockage des céréales à la ferme

6 bonnes pratiques pour limiter les insectes



Température, humidité, ventilation, nettoyage… La réussite du stockage des céréales à la ferme ne s’improvise pas. Quelques bonnes pratiques permettent de préserver la qualité des grains, de limiter les pertes et de prévenir le développement des insectes. Découvrez les recommandations de notre expert Noriap pour sécuriser votre stockage à la ferme.

Chaque année, près de 25.000 tonnes de céréales sont stockées à la ferme par les adhérents de Noriap. L’enjeu est de préserver la qualité des grains jusqu’à leur commercialisation. Pour cela, la maîtrise de la température est essentielle : l’objectif est d’abaisser rapidement le stock sous les 15 °C afin de limiter le développement des principaux insectes de stockage, notamment les charançons et les silvains.

Des insectes souvent présents… sans être visibles

Les insectes de stockage sont bien plus fréquents qu’on ne l’imagine. Selon une étude menée par Arvalis sur trois campagnes de stockage de blé tendre et d’orge à la ferme, 44 % des échantillons contenaient au moins un insecte vivant à la réception. Après incubation, cette proportion atteignait 73 %, preuve que de nombreuses infestations passent inaperçues au début du stockage.

Pour limiter leur développement, Bertrand Traisnel, responsable d’exploitation silos chez Noriap recommande d’agir dès la préparation des installations et tout au long de la période de conservation. Voici les six points de vigilance à respecter.

1. Nettoyer soigneusement les installations avant la moisson

Le nettoyage constitue la première étape de la lutte contre les insectes de stockage.

Éliminez systématiquement les poussières, résidus de grains, amas de paillettes et autres débris présents dans les cellules. Ces refuges constituent des foyers propices à la survie des insectes entre deux campagnes.

2. Désinsectiser les locaux avant l’arrivée des céréales

Après le nettoyage, réalisez un traitement des surfaces avec un produit homologué.

Plusieurs solutions peuvent être utilisées, comme K-Obiol CE25 PB (1 litre pour 2 000 m²), Procrop X ou Silicosec, en respectant les préconisations d’utilisation.

Attention : ces produits sont réservés au blé non tracé.

Le traitement doit être réalisé au moins 15 jours avant l’entrée de la première benne dans le bâtiment.

3. Récolter un grain suffisamment sec

Avant de récolter, contrôlez l’humidité du grain. Pour un stockage sécurisé, celle-ci doit être inférieure à 15 %.

4. Vérifier le positionnement des gaines de ventilation

Une ventilation efficace repose d’abord sur une installation correctement mise en œuvre.

Avant le remplissage de votre bâtiment, assurez-vous que les gaines sont correctement positionnées et raccordées. Leur nombre doit être adapté à la surface du bâtiment afin d’obtenir une répartition homogène de l’air dans toute la masse de grain.

Lors du vidage des bennes, veillez à ne pas déplacer ou endommager les gaines.

5. Déclencher la ventilation au bon moment

La ventilation reste le levier le plus efficace pour refroidir rapidement le grain.

Deux conditions doivent être réunies avant sa mise en route :

  • toutes les gaines doivent être entièrement recouvertes de céréales ;
  • la température de l’air extérieur la nuit doit être au moins 5 °C inférieure à celle du tas de céréales.

L’objectif est d’abaisser progressivement la température du stockage sous le seuil des 15 °C, limitant ainsi fortement le développement des insectes.

« Il ne faut surtout pas attendre d’observer une hausse de la température du tas ou encore d’observer l’apparition des premiers insectes avant de ventiler : à ce stade, il est déjà trop tard », rappelle Bertrand Traisnel. 

6. Contrôler régulièrement la température du stockage

Le suivi ne s’arrête pas une fois la ventilation réalisée.

Mesurez régulièrement la température du grain à l’aide d’une sonde. Une augmentation inhabituelle de la température peut révéler le développement d’insectes dans le tas.

Une surveillance régulière permet d’intervenir rapidement avant que l’infestation ne s’étende et n’altère la qualité des céréales.

Maïs fourrage



Repérez la date de floraison pour prévoir la date d'ensilage

La floraison femelle est un stade clé, indicateur de la précocité de la culture. C’est une aide précieuse pour anticiper la date de récolte du maïs fourrage. Cette année, les semis ont démarré tôt et les températures sont élevées : la floraison sera précoce.

Dans certaines régions, des re-semis ont pu avoir lieu fin mai aboutissant à une variabilité de stades au sein des territoires.

Connaître la date précise de la floraison améliore la prévision de la date de récolte

La date de floraison n’est pas toujours aisée à déterminer. Il est recommandé d’aller visiter les parcelles dès le début de la floraison mâle, précédant de quelques jours la floraison femelle (en théorie), qui se caractérise par la sortie des premières panicules au sommet des plantes. 

On estime qu’une plante est fleurie lorsqu’elle présente au moins une soie, et la parcelle est fleurie quand au moins 50% des plantes présentent des soies. Enfin, la date de floraison permet d’avoir une première estimation de la période optimale de récolte. Selon la précocité de la variété, il faudra ensuite cumuler entre 560°C et 750°C (en base 6-30°C) pour arriver autour du stade 32-33% de matière sèche (MS), soit 45 à 70 jours selon les régions et le climat.

Suite de l'article et vidéo

incendies1188

Canicule



Fortes chaleurs, récoltes et risque incendie : solidarité et mobilisation du réseau Cuma

Le réseau Cuma tient à saluer l'engagement des nombreux agriculteurs, agricultrices, responsables de Cuma et cumistes qui se mobilisent aux côtés des services de secours face au risque d'incendie.

« Chers et chères responsables de Cuma,
Chers cumistes,

Les membres du  Bureau de la FNCuma et moi-même, nous souhaitons vous adresser tout notre soutien et notre solidarité face aux difficultés que nous traversons actuellement avec ces épisodes successifs de canicule.

Ces fortes chaleurs qui touchent une grande partie du territoire rendent notre quotidien d’autant plus pénible et les conditions de travail d’autant plus éprouvantes dans le déroulement des moissons, des récoltes, mais aussi du travail quotidien auprès des animaux. Leurs conséquences se feront sentir à court terme sur les récoltes, les rendements et parfois à moyen ou long terme sur les systèmes de production, l’organisation du travail et les équilibres économiques de nos structures.

Dans ce contexte, l’état d’esprit “cumiste” joue pleinement son rôle. Plus que jamais, nos valeurs, la solidarité, l’entraide et l’humanisme sont des leviers essentiels pour affronter des périodes ou des épisodes difficiles. Dans les moments les plus tendus, nous savons nous serrer les coudes.

Les agricultrices, les agriculteurs et les Cuma sont fortement engagés dans la vie de leurs communes. Beaucoup d’entre vous sont mobilisés aux côtés des sapeurs-pompiers, et certaines fédérations ont engagé des conventions ou des accords avec leur Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS). Merci à vous ! 

Aujourd’hui, face aux risques d’incendie, cette mobilisation fait la différence comme ce fut le cas lors des grands incendies de 2022. Elle peut aider les services de secours à intervenir plus vite, à mieux connaître les moyens disponibles localement et à s’appuyer, lorsque c’est nécessaire, sur des matériels agricoles adaptés : tonnes à eau, tonnes à lisier pouvant transporter de l’eau, citernes, tracteurs, déchaumeurs, outils de travail du sol.

Celles et ceux qui le souhaitent peuvent signaler à leur préfecture et à leur Service départemental d’incendie et de secours la possibilité, pour votre Cuma, d’être mobilisée si besoin. Cette démarche doit se faire dans un cadre organisé, en lien avec les autorités compétentes, sans jamais se substituer aux sapeurs-pompiers, ni prendre de risques inutiles.

Nous savons que beaucoup d’entre vous sont déjà engagés. Cette disponibilité, cette réactivité et cette solidarité du monde agricole sont d’ailleurs saluées par de nombreux acteurs locaux. Elles honorent notre réseau.

Si votre Cuma souhaite aller plus loin, vous trouverez ci-dessous un modèle de courrier à adresser à votre SDIS afin de faire connaître vos moyens mobilisables et vos contacts référents.

Bon courage à toutes et à tous »

Marine Boyer,
Présidente du réseau Cuma avec les membres du Bureau

Je télécharge le modèle de courrier pour le SDIS

Rappel des mesures de sécurité pour les moissons

Pendant cette période sensible, nous souhaitons vous rappeler les bons réflexes pendant les récoltes

  • Vérifiez régulièrement l’état de vos machines : nettoyage, dépoussiérage, graissage, surveillance des échauffements et des roulements.
  • Gardez un ou plusieurs extincteurs en état de fonctionnement à proximité des chantiers. À titre de précaution, prévoyez idéalement un extincteur à poudre adapté aux feux de matériel et un extincteur à eau pour les départs de feu de végétation, en vous référant aux préconisations de votre SDIS ou de votre assureur.
  • Disposez, lorsque c’est possible, d’une tonne à eau pleine, d’un déchaumeur ou d’une charrue à proximité du chantier.
  • Créez des bandes coupe-feu autour des parcelles les plus exposées, dès le détourage effectué, en adaptant leur largeur aux consignes locales, à la configuration de la parcelle et aux conditions du moment.
  • Surveillez en permanence les travaux, en particulier par forte chaleur, en présence de vent, en terrain caillouteux ou à proximité d’habitations, de routes, de voies ferrées ou de zones boisées.
  • Signalez rapidement tout départ de feu en appelant le 18 ou le 112, avec un téléphone chargé, en indiquant précisément la localisation de la parcelle, la culture concernée et les accès possibles pour les secours.
  • À l’arrivée des sapeurs-pompiers, mettez-vous à disposition du commandant des opérations de secours et suivez ses consignes. Dans tous les cas, ne vous mettez pas en danger.
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Antibiorésistance

Ce que révèlent les sols agricoles



À INRAE, le projet ATBR-SOL explore un angle encore peu étudié de l’antibiorésistance : le rôle des fertilisants organiques issus de l’élevage lors de leur retour au sol. Objectif : comprendre comment les sols deviennent un maillon clé de la diffusion – ou du contrôle – de cette menace sanitaire globale.

L’antibiorésistance est aujourd’hui identifiée comme l’un des grands défis de santé publique à l’échelle mondiale. Si les principales voies d’entrée des antibiotiques et des gènes de résistance dans l’environnement, notamment leur usage en médecine humaine et vétérinaire ou le retour au sol de produits résiduaires organiques, sont aujourd’hui bien identifiées, les processus qui gouvernent leur devenir et leur dissémination dans les sols restent encore mal compris.

Le sol, carrefour discret de la résistance

Dans une approche dite « One Health », qui relie santé humaine, animale et environnementale, les scientifiques s’intéressent désormais aux sols agricoles. Les fertilisants d’origine animale, comme les fumiers, peuvent en effet contenir des résidus d’antibiotiques, mais aussi des bactéries résistantes et des gènes de résistance. Une fois épandus, ces éléments peuvent s’introduire dans les sols, s’y maintenir, voire se diffuser vers les écosystèmes et la chaîne alimentaire. Mais que deviennent-ils réellement après épandage ? C’est toute la question posée par le projet ATBR-SOL, mené par INRAE et ses partenaires du Centre de recherche sur la biodiversité et l'environnement (CRBE)  et de l'unité Innovations thérapeutiques et résistances (INTHERES).

Des interactions invisibles mais déterminantes

Au cœur du projet : identifier les mécanismes qui favorisent ou freinent la propagation de l’antibiorésistance. Trois facteurs sont étudiés : la matière organique elle-même, les résidus d’antibiotiques et les communautés microbiennes apportées. Deux grands processus sont explorés : d’un côté, la « coalescence » des communautés microbiennes, c’est-à-dire la rencontre et l’interaction entre les micro-organismes du fumier et ceux du sol ; de l’autre, les transferts horizontaux de gènes, par lesquels des bactéries peuvent échanger des gènes de résistance. Ces phénomènes, invisibles à l’œil nu, jouent pourtant un rôle clé dans la dynamique de l’antibiorésistance.

Le rôle inattendu de la biodiversité des sols

Autre piste majeure : l’influence de la biodiversité du sol. Bactéries, champignons, mais aussi vers de terre pourraient atténuer… ou au contraire amplifier la diffusion de la résistance. Les premiers résultats montrent déjà que certains résidus d’antibiotiques, comme l’oxytétracycline, modifient le comportement des vers de terre, notamment leur activité de bioturbation. Or, ces organismes sont essentiels à la structuration des sols et à leur bon fonctionnement biologique. Ces perturbations pourraient donc avoir des effets en cascade sur les communautés microbiennes et la circulation des gènes de résistance.

Un enjeu bien au-delà des parcelles agricoles

Grâce à des expérimentations en conditions contrôlées et à des outils de biologie moléculaire de pointe, les chercheurs suivent au plus près l’évolution des gènes de résistance et des communautés microbiennes dans les sols. À terme, le projet ATBR-SOL vise à identifier les combinaisons de facteurs qui limitent – ou favorisent – la propagation de l’antibiorésistance après épandage. Ces connaissances permettront de fournir des bases scientifiques pour adapter les pratiques agricoles et mieux encadrer l’usage des fertilisants organiques.

Car derrière ces recherches se dessine un enjeu majeur : contenir une menace qui dépasse largement le champ agricole. En révélant le rôle des sols dans la circulation de l’antibiorésistance, ATBR-SOL rappelle que la lutte contre ce phénomène passe aussi par une meilleure compréhension des équilibres écologiques. Une manière de replacer le sol, souvent invisible, au cœur des enjeux de santé globale.

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Sécheresse et canicule

Accompagner les agriculteurs



Face à l’intensification des épisodes de chaleur et de sécheresse, les Chambres d’agriculture sont pleinement mobilisées pour accompagner les agriculteurs dans l’adaptation de leurs exploitations. Grandes cultures comme élevages sont désormais confrontés à des aléas climatiques de plus en plus fréquents, aux impacts économiques, agronomiques et sanitaires significatifs. Dans ce contexte, les Chambres jouent un rôle clé d’appui technique, de sensibilisation et de coordination des actions d’adaptation et de prévention.

Comment adapter les systèmes de grandes cultures aux fortes chaleurs ?

Dans les systèmes de grandes cultures, les fortes chaleurs impactent directement les rendements et la qualité des productions. Les Chambres d’agriculture accompagnent les exploitants dans l’évolution de leurs pratiques agronomiques afin de renforcer la résilience des cultures.

Cela passe notamment par :

  • L’adaptation des assolements et le choix de variétés plus tolérantes à la sécheresse et aux stress thermiques
  • La gestion fine des dates de semis pour éviter les périodes les plus critiques
  • Le développement de techniques de conservation des sols (couverts végétaux, réduction du travail du sol) pour préserver l’humidité
  • L’optimisation de l’irrigation lorsque celle-ci est possible, grâce à des outils d’aide à la décision et des solutions de pilotage de plus en plus précises (capteurs, modélisation, irrigation « de précision »)

La recherche expérimentale pour sécuriser les systèmes dans un contexte climatique en évolution

Les Chambres d’agriculture sont également fortement impliquées dans des stations d’expérimentation, souvent en partenariat avec d’autres acteurs de la recherche et du développement agricole.

Ces dispositifs permettent de tester en conditions réelles des :

  • nouvelles variétés plus résilientes aux fortes températures et au manque d’eau
  • techniques innovantes de gestion de l’irrigation
  • pratiques agroécologiques visant à améliorer la capacité des sols à stocker l’eau et à mieux résister aux épisodes de sécheresse.

Des expérimentations locales, comme celles menées dans certains territoires (ex. pays d’Othe), mettent en évidence l’intérêt de pratiques favorisant la vie des sols et leur structure pour améliorer leur résilience face aux aléas climatiques. Enfin, certaines réflexions peuvent porter sur des pistes de diversification des cultures, afin de sécuriser les systèmes de production dans un contexte climatique en évolution.

Des dispositifs de suivi (bulletins techniques, réseaux d’observation, outils numériques) permettent également d’anticiper les stress hydriques et d’ajuster les pratiques en temps réel.

Accompagner les éleveurs face au stress thermique

En élevage, les fortes chaleurs ont des conséquences directes sur le bien-être animal et les performances (baisse de production laitière, ralentissement de la croissance, problèmes sanitaires). Les Chambres d’agriculture proposent un accompagnement concret pour limiter ces impacts.

Les actions portent notamment sur :

  • l’amélioration du confort thermique des bâtiments (ventilation, ombrage, isolation)
  • la gestion de l’abreuvement et de l’alimentation en période chaude
  • l’adaptation des pratiques de pâturage
  • la sécurisation des stocks fourragers dans un contexte de sécheresse récurrente.

Les conseillers travaillent également avec les exploitants à des stratégies de long terme pour sécuriser les systèmes d’élevage face à la variabilité climatique.

ClimatBAT : l’engagement dans la transition climatique

Les Chambres d’agriculture s’inscrivent également dans une stratégie d’adaptation de long terme à travers des démarches structurantes comme ClimatBAT. Ce dispositif national vise à accompagner concrètement les éleveurs dans l’adaptation de leurs bâtiments aux nouvelles conditions climatiques, notamment face à la répétition des épisodes de canicule.

ClimatBAT propose une approche globale, combinant diagnostic, conseil et solutions opérationnelles : 

les exploitants bénéficient d’une évaluation personnalisée de leurs bâtiments (orientation, ventilation, matériaux, équipements), permettant d’identifier les points de vulnérabilité face au stress thermique
des préconisations adaptées sont ensuite formulées pour améliorer durablement le confort des animaux et des conditions de travail.

Les solutions mises en avant peuvent inclure :

  • l’optimisation de la ventilation naturelle ou mécanique
  • l’installation de dispositifs de rafraîchissement (brumisation, pad cooling)
  • l’amélioration de l’isolation et de l’inertie thermique des bâtiments
  • l’intégration de solutions durables limitant les consommations énergétiques.

Au-delà des aspects techniques, ClimatBAT s’inscrit dans une logique de résilience globale des exploitations, en contribuant à la fois au bien-être animal, à la performance économique et à l’adaptation au changement climatique. Il constitue aujourd’hui un outil majeur déployé par les Chambres d’agriculture pour répondre de manière proactive aux enjeux croissants liés aux fortes chaleurs.

Des actions complémentaires de prévention à toutes les échelles

Au-delà des initiatives locales, les Chambres d’agriculture participent à de nombreuses actions de prévention :

  • campagnes nationales de sensibilisation aux risques climatiques et d’incendie
  • diffusion de guides techniques et d’alertes en période à risque
  • accompagnement des agriculteurs dans l’anticipation et la gestion des crises climatiques.
karusmart

Trophée Life ARTISAN



Pour une agriculture climato-intelligente en Guadeloupe en se basant sur les solutions fondées sur la nature

Le projet EXPLORER est lauréat de la 3ème édition des « Trophées nationaux de l’adaptation au changement climatique Life ARTISAN », dans la catégorie « Adaptation des filières économique et des modes de production ». Il est porté par INRAE (unité de recherche Agrosystèmes tropicaux - ASTRO), en partenariat avec Météo France et l'Observatoire régional de l’énergie et du climat (OREC).

Ces trophées organisés par l'Agence de la transition écologique (ADEME), avec l’Office français de la biodiversité (OFB) et le ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, visent à récompenser des projets exemplaires d’adaptation au changement climatique, qui s’appuient sur des solutions fondées sur la nature.

Des objectifs environnementaux et de résilience agricole

Lancé en 2019 sur le domaine expérimental INRAE de Petit-Bourg, Le projet EXPLORER - Explorer les potentialités de transition vers une agriculture climato-intelligente basée sur l’agroécologie en Guadeloupe, permet à la Guadeloupe d’examiner une voie de transition radicale face à une dépendance alimentaire de 80 % et des aléas climatiques en recrudescence : celle de systèmes agricoles locaux, résilients et fondés sur les principes de l'agroécologie.

Des résultats concrets : les performances remarquables de la microferme pilote

Des projections régionalisées de changements climatiques établies avec Météo France ont permis d’avoir une idée précise de l’évolution de la vulnérabilité de l’agriculture au changement climatique. Sur la base de ce diagnostic, une microferme agroécologique pilote (KARUSMART) a été mise en place pour tester en condition réelle de production, des solutions fondées sur la nature. 

Outre les expérimentations conduites, cette ferme a servi d’interface de discussion et de dissémination avec les acteurs et actrices (agriculteurs, techniciens agricoles, industriels, etc.), mais aussi de formation de jeunes du lycée agricole sur les leviers biotechniques et socio-économiques pour la transition agroécologique de la Guadeloupe. 

Un suivi rigoureux et un impact social fort pour l'avenir

Pour garantir la pérennité de cette dynamique, la microferme fait l’objet d’un suivi continu abordant aussi bien les rendements, la fertilité et la matière organique des sols, que la biodiversité fonctionnelle, les coûts et le temps de travail.

Au-delà des résultats chiffrés, le projet s’impose comme un véritable catalyseur social. Les ateliers participatifs ont initié une coopération inédite entre chercheurs, producteurs et institutions. Devenue un lieu de formation et d’insertion incontournable pour les stagiaires, apprentis, étudiants et agriculteurs, la microferme renforce les compétences locales en agroécologie et consolide le lien social pour faire face au changement climatique.

Ce modèle de microferme doit permettre, à terme, de stimuler la création d’emplois dans les secteurs de l’agroécologie, la bioéconomie et les filières de circuit court innovantes ; d’améliorer la compétitivité des exploitations agricoles et la qualité de vie des agriculteurs. 
L’objectif est de procurer un niveau de revenu élevé pour faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs et contribuer à la résilience climatique et l’autonomie alimentaire de l’île, tout en respectant les principes de développement durable.

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couvert de légumineuses



Azote cher et récoltes précoces : une opportunité pour insérer un couvert de légumineuses ?

A l’heure où le cours de l’azote est élevé, les couverts de légumineuses ont une carte à jouer pour diversifier les sources du précieux élément. Encore faut-il que leurs coûts de mise en œuvre ne rognent pas les économies d'azote potentielles. Le point sur les stratégies de conduite les plus rentables.

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Maïs fourrage



Évaluer les conséquences du stress hydrique à l'approche de la floraison

Le déficit hydrique observé depuis plusieurs semaines intervient au moment où de nombreux maïs fourrages approchent de la floraison, stade sensible au manque d’eau. Selon l’intensité du stress et le type de sol, les conséquences peuvent aller d’un simple ralentissement de croissance à un arrêt définitif du potentiel de production. 

Déficit hydrique observé sur la période du 20 mai au 1er juillet 2026, calculé à partir du bilan pluie moins évapotranspiration potentielle (P-ETP).

La carte de gauche présente les valeurs observées en 2026 ; la carte de droite montre l'écart à la médiane des années 2006 à 2025. Ces indicateurs permettent d'apprécier l'intensité du stress hydrique subi par les maïs à l'approche de la floraison.

Les effets peuvent toutefois être accentués selon les types de sols et la capacité du réservoir utile.

Des conséquences variables selon le stade de la culture et l'intensité du stress 

Avant floraison, un fort stress hydrique peut bloquer la plante dans l’enchaînement des stades et l’initiation de la floraison. D’autre part, il peut limiter la croissance de l'appareil végétatif, accélérer le dessèchement des feuilles (y compris avec des brûlures) et, dans les cas extrêmes, entraîner la mort de la plante. Un stress modéré en préfloraison limitera le développement végétatif de la plante mais également le nombre d’ovules. Si l’alimentation hydrique s’améliore à l’approche de la floraison, les épis seront quasi normaux en fonction du nombre d’ovules mis en place.

Autour de la floraison, le maïs est particulièrement sensible au déficit hydrique. Un manque d'eau peut perturber la fécondation et provoquer l'avortement des jeunes grains. Ce risque persiste jusqu'au Stade Limite d'Avortement des Grains (SLAG), qui intervient environ 250 degrés-jours après la floraison femelle, soit une quinzaine de jours plus tard selon les conditions climatiques. Au-delà de ce stade, les grains deviennent moins sensibles à l'avortement, mais un déficit en eau durant cette phase diminue le remplissage des grains, accélère le dessèchement des feuilles et des tiges, limite le rendement final et avance la maturité de la culture.

Trois situations pour diagnostiquer la poursuite de la culture ou une récolte anticipée

Sous l'effet du stress hydrique, les feuilles s'enroulent pour limiter les pertes en eau. Cet aspect vert-gris et dressé ne signifie pas nécessairement que la culture est condamnée. L’observation au cœur de la parcelle et l’inspection de l’appareil végétatif sont indispensables pour poser le diagnostic. La décision d’ensiler s’avère délicate à ce stade car les parcelles comportent souvent des zones sèches et des zones encore vertes. Elle doit être guidée par la proportion de surface dont le rendement n'évoluera plus, celle qui conserve un potentiel de reprise en cas de pluie, ainsi que par le volume de biomasse en place.

Pour guider la décision, trois situations peuvent être distinguées.

  1. Les situations encore peu pénalisées, en sols moyennement profonds. Les feuilles sont enroulées et présentent une teinte « vert grisé ». Seules quelques feuilles basses sont desséchées (couleur gris-marron). La majeure partie du feuillage reste fonctionnelle et la culture conserve un potentiel de reprise en cas de retour des pluies, même si la croissance restera pénalisée.
    Recommandation : attendre la floraison et, si elle a lieu, évaluer la formation des épis avant d'envisager une récolte anticipée.
  2. Les parcelles en situation intermédiaire comptent plus de 30% des feuilles desséchées (couleur marron). Les dernières feuilles émises prennent une teinte marron à leur extrémité et blanchissent. Malgré cette dégradation, le feuillage encore vert peut encore repartir si les conditions redeviennent favorables rapidement.
    Recommandation : surveiller l'évolution de la parcelle et les prévisions météorologiques. En l'absence de pluie significative dans les jours à venir, une valorisation en affouragement en vert ou au pâturage peut être envisagée. À ce stade, la teneur en matière sèche (autour de 22%) reste généralement insuffisante pour l'ensilage.
  3. Pour les parcelles les plus préoccupantes, il reste moins de deux feuilles vertes par plante et l'émission de nouvelles feuilles est bloquée. Le retour des pluies ne permettra plus de relancer sa croissance.
    Recommandation : envisager très rapidement la récolte afin de préserver au mieux la capacité de conservation et de valorisation du fourrage disponible en adaptant la stratégie selon l’état de développement.

Récolte anticipée : raisonner d'abord la valorisation du fourrage

Une récolte à un stade si jeune n’est pas habituelle et nécessite un temps de réflexion pour retenir la solution la plus adaptée. Il faut s’interroger au préalable sur la valorisation possible de la biomasse récoltée en commençant par estimer la quantité récoltable. Dans le cas de gabarit très restreint, l’état du bilan fourrager et le coût rendu auge – dépendant des frais de récolte engagés – devront guider la décision.

Le pâturage : option la plus économique pour les petits gabarits

Lorsque la biomasse disponible est limitée, le pâturage direct peut constituer l'option la plus intéressante. Il évite les frais de récolte et de conservation tout en contribuant à préserver le bilan fourrager de l'exploitation. Cette solution nécessite toutefois un accès des animaux à la parcelle ainsi que la mise en place d'aménagements adaptés (clôtures, abreuvement).

L'affouragement en vert : option intermédiaire avant l'ensilage

L'affouragement en vert peut être envisagé lorsque les conditions ne sont pas favorables à la conservation du fourrage. Cette solution permet de valoriser rapidement la biomasse disponible tout en évitant les risques liés à un fourrage trop humide ou, au contraire, trop sec.

L'ensilage : option à adapter à l'état de la culture

Lorsque les conditions le justifient, l'ensilage reste possible. Il est alors conseillé d'utiliser une ensileuse équipée de becs à maïs ; en l'absence d'épis, l'éclateur peut être retiré. En revanche, les chaînes de récolte de type herbe (fauche, andainage, ensilage) semblent peu adaptées dans ce contexte de sécheresse, notamment en raison des risques d'incorporation de terre et d'incendie.

Pour la conservation

Les règles de confection du silo restent celles d'un ensilage classique : couches fines, tassage soigné et fermeture hermétique. Ce type de fourrage contient encore suffisamment d’eau dans les tiges ainsi qu’un taux de sucres fermentescibles permettant une activité biologique favorable à la conservation. Les conservateurs ne constituent généralement pas une priorité pour ce type de fourrage.

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Et si les déchets agricoles

ou alimentaires remplaçaient le pétrole ?



Plus de 130 chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, étudiants et acteurs socio-économiques se sont réunis à Montpellier en mai dernier lors d'un premier atelier consacré aux bioressources, à la sobriété et à la bioéconomie. À l’issue de ces concertations a été lancée l’Initiative Clé « Bioressources et Bioéconomie » dans le cadre du programme d’Excellence I-SITE de Montpellier coportée par l’unité mixte de recherche IATE (INRAE, L’Institut Agro Montpellier, Université de Montpellier) et l’unité de recherche Recyclage et Risque (Cirad).

Et si la paille des céréales, les sarments de vigne, les copeaux de bois ou les déchets alimentaires devenaient les matériaux, les emballages, les molécules, les énergies ou les fertilisants de demain ? C'est tout l'enjeu de la bioéconomie, qui consiste à remplacer progressivement les ressources fossiles par des ressources renouvelables issues du vivant, tout en limitant les déchets grâce à l'économie circulaire. Une telle transition repose non seulement sur des innovations technologiques, mais elle interroge également l'organisation des territoires, la structuration des filières, les modèles économiques, les usages, la règlementation et l'acceptabilité sociale. La bioéconomie mobilise ainsi à la fois les sciences de l'ingénieur, les sciences du vivant et les sciences humaines et sociales pour construire des solutions adaptées aux ressources, aux acteurs et aux spécificités de chaque territoire.

À Montpellier, cette ambition vient de franchir une étape importante. En mai 2026, plus de 130 chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, étudiants et acteurs socio-économiques se sont réunis lors d'un premier atelier consacré aux bioressources, à la sobriété et à la bioéconomie. Cette journée a mis en évidence le dynamisme exceptionnel de la recherche locale et la nécessité de mieux fédérer les compétences. De cette concertation est issue l’Initiative Clé Bioressources et bioéconomie. Son ambition : faire émerger un réseau scientifique de référence sur ces thématiques, capable d'accompagner les transitions écologiques, industrielles et territoriales. Portée par Claire Mayer-Laigle (INRAE, UMR IATE) et Tom Wassenaar (CIRAD, unité de recherche Recyclage et Risque), cette Initiative Clé implique directement, au moment de son démarrage, près de 40 chercheurs issus de 18 laboratoires de Montpellier. Le projet bénéficie d’un financement de 375 000 euros sur deux ans dans le cadre des projets du programme d’Excellence I-SITE de l'Université de Montpellier afin de créer et d’animer cette communauté scientifique.

Donner une seconde vie aux ressources du vivant

Les bioressources désignent toutes les matières premières d'origine biologique qui peuvent, possiblement, être valorisées : coproduits agricoles, forestiers et agroalimentaires, résidus d’assainissement, biomasses lignocellulosiques et algales, biodéchets. Ces ressources, longtemps considérées comme de simples déchets, deviennent progressivement des matières premières de circuits de valorisation plus ou moins locaux, renforçant la résilience des socio-écosystèmes. 

Ainsi, par exemple, la paille de blé, une fois la récolte terminée, peut être transformée en panneaux isolants pour le bâtiment, en emballages biosourcés ou en molécules utilisées dans l'industrie, plutôt que d'être perdue ou brûlée. Autre exemple : les déchets alimentaires d'une cantine peuvent produire du biogaz pour fabriquer de l'énergie. Le résidu issu de cette transformation devient ensuite un fertilisant pour les cultures. Une même ressource est ainsi valorisée plusieurs fois, limitant le gaspillage et réduisant le recours aux ressources fossiles.

Une approche unique en France

Si plusieurs sites de recherche en France développent déjà des travaux dans le domaine de la bioéconomie, ceux-ci sont le plus souvent structurés autour d'approches disciplinaires ou de filières spécifiques. L'originalité de la démarche portée à Montpellier repose sur une approche transdisciplinaire associant sciences du vivant, sciences pour l'ingénieur, sciences économiques et sociales, afin d'accompagner la valorisation des bioressources locales et la construction de filières adaptées aux spécificités des territoires. La communauté entend s’outiller pour être en capacité d’éclairer, en toute situation et de manière systémique, toutes les voies de valorisation offertes par les bioressources présentes.

Le projet prévoit notamment de cartographier les bioressources disponibles, de développer un atlas numérique des compétences, des procédés et des ressources, de soutenir des projets interdisciplinaires, de renforcer les liens avec les entreprises et les collectivités et de former une nouvelle génération de chercheurs aux enjeux de la bioéconomie.

Un enjeu scientifique… mais aussi économique

Au-delà de la recherche, cette initiative clé entend contribuer à l'émergence de nouvelles filières économiques fondées sur les ressources du vivant. En rapprochant scientifiques, entreprises, collectivités et acteurs des territoires, l'initiative ambitionne de développer des innovations capables de réduire la dépendance aux ressources fossiles, de créer de la valeur à partir de biomasses aujourd'hui peu exploitées et d'accompagner les transitions écologiques en France comme dans les territoires méditerranéens et tropicaux.

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Enjeu climatique



Comment les sols sont‑ils devenus un enjeu climatique ? Le regard de la sociologie

THE CONVERSATION - Longtemps pensés uniquement à l’aune de leur fertilité, les sols sont aujourd’hui redécouverts pour leur statut de puits de carbone. Autrement dit, leur capacité à séquestrer du carbone est désormais mieux prise en compte dans les politiques climatiques. Une étude sociologique menée auprès de scientifiques, politiques et acteurs publics territoriaux met en évidence cette redéfinition climatique des sols et ses conséquences concrètes.

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Trophées des Cuma

& Lycées agricoles 2027



Pour qui et pourquoi ce concours ?

Ce concours, conçu conjointement par la Fédération Nationale des Cuma (FNCuma) et la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER), vise à récompenser des projets associant des groupes de lycéens, étudiants et apprentis de l’enseignement technique agricole public et privé et des agriculteurs et agricultrices sur les enjeux auxquels sont confrontés l’agriculture française et le réseau Cuma.

Les thématiques sont riches et variées, telles que le renouvellement des générations, l’autonomie énergétique (sobriété, production d’énergie renouvelable), le développement de pratiques écologiques, l’organisation du travail et la qualité de vie, la création ou l’amélioration d’outils, la relocalisation de l’alimentation, l’adaptation au changement climatique, etc.
Vous avez peut-être déjà été contacté par la fédération de Cuma de votre territoire, il s’agit du même concours Trophées des Cuma.

Qui peut participer ?

Chaque participant est obligatoirement un binôme, composé d’une Cuma, voire d’une fédération et d’un groupe de lycéens et lycéennes, étudiants et étudiantes, apprentis de l’enseignement technique agricole public ou privé.
Chaque candidat présente un projet qui peut impliquer l’exploitation et/ou l’atelier technologique de l’établissement, qu’ils soient adhérents ou non à la Cuma partenaire.

Comment participer ?

Vous devez envoyer vos éléments à l’adresse trophees@cuma.fr selon le calendrier suivant :

Entre janvier 2027 et le 15 février 2027 – Envoyez votre acte de candidature : les « couples » composés d’une Cuma/fédération et d’un groupe de lycéens/étudiants/apprentis manifestent leur intérêt en déposant une lettre d’intention.

7 avril 2027 – C’est la date limite de dépôt du dossier final décrivant le projet mené en collaboration entre le lycée et la Cuma.

Plus de détails ?

Retrouvez le détail de ce concours ainsi que le règlement en cliquant ici.

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Journée Opti de Croixrault



Des références techniques pour préparer les prochains semis

Technicité, proximité et convivialité étaient au rendez-vous de la Journée Opti de Noriap à Croixrault. Réunis autour des expérimentations menées par la coopérative, près de 450 personnes sont venues échanger avec les experts et découvrir les dernières innovations. Ce rendez-vous a une nouvelle fois illustré la volonté de la coopérative d’accompagner les agriculteurs face aux enjeux techniques, économiques et agronomiques de leurs exploitations.

Une journée au plus près des réalités du terrain

Tout au long de la journée du 10 juin 2026, les participants ont parcouru les différents ateliers animés par les experts de Noriap, sur la plateforme multicultures de Croixrault.

Variétés de blé, couverts végétaux, fertilisation, biostimulants en pomme de terre, inhibiteurs de nitrification, désherbage, protection du lin ou encore marchés des céréales : autant de thématiques abordées pour apporter des repères techniques et des conseils directement applicables sur les exploitations.

Au-delà des essais présentés, cette journée a également été l’occasion de favoriser les échanges entre agriculteurs, techniciens et spécialistes de la coopérative. Une proximité essentielle pour confronter les observations de terrain, partager les retours d’expérience et accompagner les choix des prochaines campagnes.

Six nouvelles variétés de blé à découvrir pour les prochains semis

Parmi les temps forts de la visite figurait la présentation de six nouvelles variétés de blé tendre qui intégreront la gamme Noriap pour les semis d’automne.

Sélectionnées à partir des expérimentations conduites sur nos plateformes, elles répondent aux attentes des exploitations.

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