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Actualités de la filière

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Présidentielle 2027



La Coopération Agricole appelle les candidats à s’engager pour faire de l’agriculture et de l’alimentation une priorité stratégique nationale

Dans un contexte marqué par les crises géopolitiques, climatiques et économiques, les coopératives agricoles appellent les candidates et candidats à faire de la souveraineté agricole et alimentaire une priorité du prochain quinquennat. La Coopération Agricole leur propose un " Pacte coopératif ": un engagement réciproque autour de dix propositions destinées à replacer la production agricole et alimentaire au cœur du projet national afin de préserver notre capacité de production de plus en plus fragilisée et de renforcer notre souveraineté alimentaire européenne. 

La Coopération Agricole appelle à un changement de méthode

Pour répondre à la crise que traverse le secteur, les agriculteurs et leurs entreprises coopératives ont besoin d’un cap clair et de confiance pour relever les défis colossaux qu’ils doivent affronter. La Coopération Agricole propose au futur Gouvernement de faire reposer l'action publique sur du pragmatisme et de la méthode : fixer un cap clair et le tenir, évaluer avant de réglementer ; simplifier avant d'ajouter de nouvelles obligations.

Mettre la production agricole et alimentaire au cœur du débat présidentiel 

La Coopération Agricole entend ouvrir le débat autour de trois enjeux majeurs pour l'avenir du pays : produire davantage et mieux en France et œuvrer à la souveraineté européenne, transformer nos filières pour répondre aux défis climatiques et environnementaux, réconcilier les Français et leurs territoires de production. 

Pour Jean-Luc Duval, Président de La Coopération Agricole : 
« La future présidente ou le futur président de la République devra s’engager à faire de notre secteur une priorité stratégique pour notre pays. La France doit pouvoir produire l’alimentation que ses concitoyens consomment au quotidien. La France doit aussi pouvoir compter sur ses forces agricoles et agroalimentaires pour peser dans les échanges internationaux. Pour cela il faut se donner les moyens d’innover, d’adapter ou de transformer nos filières. Il est aussi nécessaire de travailler à un nouveau pacte de confiance entre la Nation et celles et ceux qui la nourrissent. »

10 priorités pour rebâtir la souveraineté alimentaire française :

  • Sécuriser l'accès à l'énergie, à l'eau et aux intrants stratégiques ;
  • Moderniser les outils de production et de transformation ;
  • Renforcer la capacité exportatrice de la France pour créer de la valeur pour les agriculteurs ;
  • Accélérer le déploiement de l'innovation, de l'intelligence artificielle, de la robotique et des nouvelles techniques génomiques ;
  • Accompagner les transitions environnementales à l'échelle des filières ;
  • Soutenir l'installation des agriculteurs et l'attractivité des métiers ;
  • Développer l'approvisionnement en produits français dans la restauration collective et la commande publique.  

(Retrouvez l’intégralité du Pacte Coopératif en cliquant ici)

Omnibus « Food & Feed



L’Europe veut-elle encore de l’innovation pour son agriculture ?

Dans le cadre des discussions européennes sur l’Omnibus « Food & Feed », Phyteis appelle à préserver l’ambition initiale de la Commission européenne : lever les freins qui ralentissent l’arrivée des innovations dans les cours de ferme. L’organisation défend un cadre européen plus lisible et harmonisé afin de réduire les procédures administratives redondantes et de concentrer l’expertise là où elle est nécessaire. Cette évolution doit garantir un haut niveau de sécurité pour l’agriculteur, le consommateur et l’environnement tout en apportant aux industriels la prévisibilité nécessaire pour continuer à investir dans la recherche et le développement de nouvelles solutions.

L’innovation ne suit plus le rythme des retraits

En sept ans, 92 substances actives ont été retirées du marché européen (86 conventionnelles et 6 de biocontrôle) et une seule nouvelle substance active conventionnelle a été autorisée. Cette perte nette de solutions réduit progressivement la boîte à outils à disposition des agriculteurs alors que protéger les cultures nécessite de pouvoir combiner différents leviers. En parallèle, 83 nouvelles solutions sont en cours d’évaluation. Pour Phyteis, l’Europe doit donc accélérer l’arrivée de toutes ces innovations : biocontrôle, solutions phytopharmaceutiques, agronomie digitale et biotechnologies. Au sein de cette palette, accélérer le biocontrôle est bien sûr indispensable mais ne doit pas conduire à ralentir l’accès aux autres solutions dont les agriculteurs ont besoin. Pour rappel, il faut en moyenne plus de dix ans et des investissements très importants pour autoriser une nouvelle solution phytopharmaceutique.

Simplifier et harmoniser pour accélérer l’innovation sans moins évaluer

Pour Phyteis, simplifier ne signifie pas déréguler ni moins évaluer mais mieux mobiliser les ressources d’expertise. L’organisation soutient le passage d’une logique de renouvellement calendaire systématique à une évaluation fondée sur le risque permettant des réévaluations ciblées à tout moment lorsque de nouvelles connaissances scientifiques, données de surveillance ou alertes le justifient. Phyteis appelle également à renforcer l’harmonisation entre les États membres, à réduire les évaluations redondantes et à améliorer le cadre de la reconnaissance mutuelle.

Les dispositifs destinés à accélérer l’accès au marché, notamment les autorisations provisoires proposées par la Commission pour le biocontrôle, doivent pouvoir bénéficier à l’ensemble des innovations. L’Omnibus doit ainsi permettre de dégripper le système européen, sans compromis sur le niveau d’exigence scientifique, sanitaire et environnementale.

« L’Europe ne peut pas demander à son agriculture de réussir ses transitions tout en laissant sa boîte à outils se réduire. En sept ans, 92 substances actives ont été retirées et une seule nouvelle substance active conventionnelle a été autorisée. L’Omnibus doit permettre de retrouver une dynamique d’innovation : accélérer l’accès à toutes les solutions, mieux harmoniser les procédures européennes et concentrer l’expertise là où elle est réellement nécessaire, sans jamais transiger sur la sécurité des agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement. » déclare Yves Picquet, président de Phyteis.

Nouveau Contrat d’Objectifs

et de Performance



Quelle ambition pour les 6 prochaines années ?

À l’occasion de la session du 23 septembre, Sébastien Windsor et la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, en présence des Présidents du réseau des Chambres d’agriculture, ont signé le nouveau Contrat d’Objectifs et de Performance (COP) précisant les ambitions et objectifs partagés entre l’Etat et les Chambres d’agriculture pour la période 2026-2031.

Ce COP constitue un document de référence et fixe des engagements réciproques entre l’Etat et les Chambres d’agriculture ainsi que les priorités stratégiques du réseau des Chambres d’agriculture sur les 6 prochaines années. Il décline le Projet Stratégique "Ambition 2030", élaboré avec l’ensemble des élus des Chambres d’agriculture en 2025.  

Ce contrat repose sur 3 grandes ambitions :

  • Garantir la viabilité économique des exploitations agricoles et accompagner les transitions climatiques et environnementales
  • Accompagner les filières agricoles, agroalimentaires et forestières, les collectivités locales et les démarches collectives afin de créer plus de valeur et de répondre aux enjeux de souveraineté alimentaire, d'adaptation et de résilience
  • Faire évoluer l'organisation et la gouvernance du réseau afin d'optimiser son fonctionnement et de rationaliser ses ressources

A travers son projet stratégique et le COP, le réseau des Chambres d’agriculture a vocation à renforcer son accompagnement auprès de chaque agriculteur, de l’émergence de son projet à sa transmission.

Trois évolutions marqueront les 6 prochaines années :

  • France Services Agriculture (FSA) : un nouveau dispositif d’accompagnement des porteurs de projets et des cédants dont le déploiement démarrera au 1er janvier 2027  
  • Approche globale du conseil : une approche rénovée du conseil, construite autour d’une approche globale des exploitations  
  • Politique de l'eau : une feuille de route sur les captages pour le volet qualitatif et appui à l’ingénierie des projets hydrauliques pour le volet quantitatif 

Cette signature ouvre le champ d'action du réseau des Chambres d'agriculture, avec des objectifs et des engagements concrets pour les années à venir.

Consulter le COP 2026-2031

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Plan engrais

La FNAB demande l'élargissement du dispositif bio



Depuis le 1er août 2026, face à la flambée des coûts des engrais liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, le Gouvernement a ouvert un guichet d’aide exceptionnel de 150 millions d’euros ciblant exclusivement les engrais azotés de synthèse. La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) a alerté par courrier le Ministère de l’agriculture sur cette exclusion de facto des exploitations biologiques, qui subissent pourtant également une inflation sur les engrais organiques.

Les chiffres confirment une hausse du prix des engrais organiques

Aujourd’hui, la FNAB documente l’augmentation du prix des engrais organiques pour l’année 2026, en publiant, dans une note adressée aux Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, des données INSEE couplées à des remontées d’agriculteurs et des coopératives bio[i]. Ces données confirment une nouvelle inflation, atteignant parfois +20 % à +30 % sur les engrais organiques élaborés (bouchons) ou les fientes, impactant lourdement la trésorerie des producteurs bio.

Les marchés des engrais minéraux de synthèse et des engrais organiques ne sont pas cloisonnés. Lorsque le prix des engrais de synthèse augmente, les agriculteurs conventionnels se reportent sur les solutions organiques, provoquant mécaniquement une hausse de leurs tarifs, un phénomène déjà documenté par les services du Ministère (Agreste) lors de la guerre en Ukraine (+18 %)[ii].

Une aide pour répondre à la crise et préparer l’avenir

En réservant son soutien de 50 à 70 euros par tonne aux seuls engrais azotés de synthèse, le plan d’urgence gouvernemental maintient une dépendance structurelle aux énergies fossiles et aux importations. Cette orientation contredit les objectifs affichés à moyen terme par le « plan engrais » du Ministère, qui prône une réduction de l’usage de ces intrants de synthèse et le développement des alternatives organiques.

 « L’inflation sur les engrais touche l’ensemble des exploitations, y compris en agriculture biologique. En ciblant uniquement les engrais de synthèse, le dispositif actuel laisse de côté une partie des producteurs pourtant tout aussi impactés. Nous appelons le Ministère à ajuster cette aide pour qu’aucun agriculteur ne soit oublié face à la crise. » déclare Olivier Chaloche.

Les demandes de la FNAB :

Pour garantir une équité de traitement entre les paysans et préparer durablement notre souveraineté alimentaire, la FNAB demande au Gouvernement :

  • L’élargissement de l’aide exceptionnelle à l’achat de l’ensemble des fertilisants et amendements autorisés en agriculture biologique, sur le modèle de ce qu’a mis en place l’Espagne.
  • La prise en compte rétroactive des achats d’engrais organiques effectués pour la nouvelle campagne (depuis le 1er juin 2026), afin d’éviter les distorsions de concurrence et les reports de charges sur les prix de vente.
  • Une concertation rapide avec les services du Ministère de l’Agriculture pour définir les critères d’éligibilité précis des types d’engrais organiques concernés.

[i] représentées par Forébio.
[ii]  Synthèse conjoncturelle n°403, Intrants agricoles, En 2022, une hausse historique du prix des intrants, Agreste, avril 2023.

Téléchargez la note FNAB
sur l'augmentation du prix
des engrais organiques

Canicules/sécheresse



Reconnaissances par l’État des pertes de récolte ouvrant la voie au versement de l’indemnisation de solidarité nationale (ISN) pour les exploitants non assurés : 111 demandes de reconnaissance en pertes de récoltes pour 83 départements

Conformément aux engagements du plan CASI, le calendrier de reconnaissance des pertes subies par les agriculteurs du fait des canicules et de la sécheresse 2026 a été resserré afin d’accélérer les procédures d’indemnisation par la solidarité nationale (ISN) et par les calamités agricoles.

Après une réunion des Comité national de la gestion des risques en agriculture (CNGRA) et de la Commission chargée de l’orientation et du développement des assurances garantissant les dommages causés aux récoltes (CODAR) le 7 septembre dernier, une nouvelle séance s’est tenue le jeudi 1er octobre. Son objectif était de compléter le nombre de départements dans lesquels des guichets d’indemnisation des pertes étaient ouverts pour les agriculteurs.

La CODAR a validé les 111 demandes de reconnaissances de dégâts et pertes de récoltes qui lui ont été soumises par 83 départements et pour tous les groupes de cultures : céréales, oléoprotéagineux, cultures industrielles, arboriculture, viticulture, légumes, les semences de ces cultures et autres productions spécialisées comme l’horticulture et les plantes à parfum, aromatiques et médicinales.

Ce sont désormais 90% des départements qui peuvent ouvrir des guichets de dépôt des demandes d’ISN pour l’ensemble des cultures reconnues. Au regard de la nature des départements et des pertes d’ores et déjà couverts, il est probable que ce sont même déjà plus de 95 % des pertes de récolte liés aux canicules et à la sécheresse 2026 qui sont d’ores et déjà couverts par ces reconnaissances de sinistre et qui vont désormais pouvoir être indemnisées.

Aux dégâts sur les récoltes s’ajoutent les pertes de matériel, fonds et moyens de production. Le CNGRA a reconnu 11 demandes au titre des calamités agricoles faisant suite aux aléas de cet été, dans 11 départements, pour près de 6 M€ d’indemnisations [: Ille-et-Vilaine, Haute-Savoie, Corrèze, Creuse, Dordogne, Landes, Pyrénées Atlantique, Haute-Vienne, Gers, Lot et Alpes de Haute Provence]. Ces pertes concernent principalement des pertes de plants et cultures pérennes : sapinières, pépinières, jeunes plants de vignes et petits fruits rouges.

L’ensemble des arrêtés de reconnaissance pour les pertes de récolte a été signé dès ce jour, à l’issue de la réunion des CNGRA et CODAR. Les DDT(M) concernées sont pleinement mobilisées pour l’ouverture dans les tous prochains jours des guichets d’indemnisation pour les agriculteurs.

Une nouvelle séance exceptionnelle des CNGRA et CODAR se tiendra dès le 9 novembre 2026 et permettra d’examiner les dernières demandes concernant les cultures les plus tardives et dont les récoltes sont toujours en cours ainsi que les dommages aux moyens de production dont les pertes sont plus longues à constater.

assemblée-nationale

projet de budget



Un projet de budget perdant – perdant pour les entreprises des agriculteurs et des territoires

Alors que l'agriculture et l'agroalimentaire traversent une crise sans précédent, le projet de budget pour 2027 présenté par le Gouvernement risque d'aggraver les difficultés des coopératives agricoles, entreprises des agriculteurs et des territoires.

La Coopération Agricole alerte plus particulièrement sur deux mesures qui, en taxant ou en excluant les coopératives agricoles, vont pénaliser le revenu des agriculteurs, la rentabilité des entreprises et le pouvoir d’achat des consommateurs.

Tout d’abord, l’extension de la taxe soda aux produits transformés sucrés est une bombe à retardement pour la compétitivité des entreprises agroalimentaires, le revenu des agriculteurs et le pouvoir d’achat des consommateurs. Vouloir réduire le déficit en fragilisant davantage un secteur déjà sous tension est un très mauvais signal envoyé à l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Ensuite, le choix du Gouvernement de financer les investissements stratégiques et indispensables pour notre souveraineté et notre compétitivité par des mécanismes de suramortissement risque de mettre de côté les coopératives agricoles. Du fait de leur régime fiscal spécifique, celles-ci rencontrent de véritables difficultés à être éligibles à ces mécanismes et risquent ainsi de ne bénéficier ni du mécanisme de suramortissement pour favoriser la robotisation des entreprises, ni du mécanisme de suramortissement mis en place pour financer les projets d’avenir agricole.

Par ailleurs, alors que le plan de rebond agricole avait été annoncé comme une réponse de moyen long terme, aucune enveloppe dédiée ne figure dans ce budget.

« Taxer davantage ceux qui produisent et investir toujours moins dans l’avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire n’est pas une stratégie de redressement économique. C’est affaiblir notre souveraineté alimentaire, notre compétitivité et nos territoires. » déclare Jean-Luc Duval Président de La Coopération Agricole

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La Cuma

Un collectif pour ne pas rester seul



L'agriculture traverse une crise particulièrement impactante. Face aux difficultés, ne pas rester seul est essentiel. Le collectif et les dispositifs d’accompagnement peuvent aider à trouver une écoute et du soutien.

Être agriculteur et agricultrice, c’est aussi traverser des périodes de doute, de fatigue ou de difficultés. Dans ces moments, faire parti d’un collectif, pouvoir échanger, parler et compter sur les autres peut faire la différence.

La Cuma ne se résume pas au partage de matériel. C’est aussi un lieu où l’on se rencontre, où on travaille ensemble et où on créé du lien, pendant les chantiers, les réunions ou simplement autour d’un café. La Cuma, véritable collectif forme une barrière contre l’isolement et favorise l’entraide entre agriculteurs et agricultrices.

Prendre des nouvelles, être attentif à un changement de comportement, proposer son aide : chacun peut à son échelle, être un relais. Et le réseau Cuma s’engage à être une solution pour lutter contre cet isolement.

Mais lorsque le collectif ne suffit plus, il ne faut pas hésiter à se tourner vers des professionnels et des structures spécialisées, qui peuvent écouter, accompagner et orienter vers des solutions adaptées.

Pour toute urgence absolue, contacter les numéros suivants :

  • SAMU — 15
  • Numéro national de prévention du suicide — 3114
  • Agri’écoute (MSA) — 09 69 39 29 19
  • Violences Femmes Info — 3919
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Déclaration commune

sur la coopération agricole



La ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, et son homologue espagnol Luis Planas, ministre de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation, se sont accordés sur une déclaration commune afin de renforcer la collaboration en matière agricole entre les deux pays, alors que s’achève la visite d'État du Président de la République Emmanuel Macron en Espagne.

L'Espagne et la France entretiennent depuis de nombreuses années une coopération bilatérale privilégiée dans des domaines tels que la défense de la Politique Agricole Commune, la santé végétale et animale, le dialogue entre les représentants professionnels des filières des fruits et légumes et de la viticulture, ou encore la défense des spécificités agricoles dans les régions ultrapériphériques (programme POSEI).

La situation créée par le conflit au Moyen Orient depuis le mois de mars a un impact important sur les coûts de production du secteur agricole, notamment en ce qui concerne les engrais et le carburant.

De plus, les conditions climatiques exceptionnelles enregistrées cet été ont eu de lourdes conséquences sur les rendements agricoles et la production animale dans une grande partie de l'Europe. L'Union européenne vit un moment décisif pour sa sécurité alimentaire.

Dans ce contexte, dans leur déclaration conjointe, les ministres réaffirment l'importance qu'ils accordent à l'alimentation, à l'agriculture et à l'élevage en tant que composantes essentielles de l'autonomie stratégique, de la souveraineté et de la sécurité à long terme de l'Europe.

Ils s'engagent à poursuivre leur travail conjoint dans la dernière phase des négociations de la future Politique Agricole Commune (PAC), pour une PAC robuste, dont le budget soit à la hauteur des enjeux.

Le caractère commun de cette politique fondatrice de l’Union européenne doit être préservé afin d’éviter des distorsions de marché, tout comme les spécificités qu’elle prévoit pour les régions ultrapériphériques.

La réforme de la PAC et les futurs fonds européens de compétitivité et Horizon Europe doivent permettre d’adapter le secteur agricole et agro-alimentaire aux défis que traverse l’Union, et permettre de renforcer la compétitivité des filières et la souveraineté alimentaire européenne, les revenus des agriculteurs, la gestion des crises, le renouvellement des générations et l’accompagnement des agriculteurs dans les transitions climatiques et environnementales.

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Première réunion

du Comité des solutions à la protection des cultures



Ce vendredi 2 octobre, Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire, a présidé la première réunion du Comité des solutions à la protection des cultures.

Créé par la loi du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, ce comité vise à recenser les usages pour lesquels les méthodes de lutte contre les organismes nuisibles ne sont plus disponibles ou sont susceptibles de ne plus l’être à brève échéance. Pour mieux anticiper les difficultés auxquelles les agriculteurs peuvent être confrontés, il a également pour objectif d’identifier les solutions alternatives à développer en priorité

Le comité des solutions doit en particulier identifier les cultures pour lesquelles les moyens de lutte contre les maladies, les ravageurs ou les plantes indésirables risquent de devenir insuffisants dans les prochaines années. L’objectif est d’agir suffisamment tôt pour que les agriculteurs ne se retrouvent pas sans solution.

Les travaux du comité permettront ainsi de mieux coordonner la recherche, les instituts techniques, les pouvoirs publics et le monde agricole, afin de concentrer les moyens sur les situations les plus urgentes.

Ils s’appuieront sur les travaux déjà engagés dans le cadre du Plan de souveraineté pour les Fruits et Légumes, lancé en 2023, ainsi que du PARSADA, qui vise à anticiper le retrait de certaines substances et à développer des solutions alternatives dans le cadre de la stratégie Ecophyto 2030.

Ces travaux contribueront également aux Conférences de souveraineté alimentaire qui doivent permettre de définir une stratégie pour la production et la transformation agricoles françaises à dix ans.

Le Comité des solutions rassemble les acteurs institutionnels et de la recherche et du développement agricole (administrations, Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, Instituts techniques agricoles) et les représentants de la profession agricole (Chambres d’Agriculture France et organisations professionnelles). Il se réunira régulièrement afin de dresser un état de la situation et émettre des recommandations qui pourront être utiles pour tous les acteurs de la protection des cultures.

« Cette première réunion marque une étape importante. Notre objectif est clair : anticiper et prioriser plutôt que de subir. Lorsqu’une solution disparaît, un agriculteur ne doit pas se retrouver dans une impasse. Chacun des membres du comité est en mesure, par sa connaissance du secteur de la protection des cultures, d’identifier les problèmes les plus marquants et de proposer des solutions pour nos producteurs. A partir d’un diagnostic partagé, nous devons coordonner nos actions et concentrer nos moyens sur les domaines les plus prioritaires C’est aussi une condition de notre souveraineté alimentaire. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

Le Comité des solutions se réunira de nouveau d’ici la fin de l’année.

Parmi ses premières missions, il devra identifier les situations dans lesquelles l’absence ou l’insuffisance de solutions contre certaines maladies, certains ravageurs ou certaines plantes indésirables pourrait menacer, à court terme, le potentiel de production agricole et alimentaire.

Ce travail permettra notamment de compléter la liste des usages pour lesquels il est prioritaire d’accélérer la recherche et le développement de solutions, établie par l’arrêté du 6 mars 2026.

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Projet de loi de finances

pour 2027



Dans un contexte budgétaire exigeant, le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire finance les priorités agricoles, les réponses aux urgences et garantit la mise en œuvre des lois agricoles adoptées depuis 2025

Le projet de loi de finances pour 2027, présenté ce jour en Conseil des ministres, dote la mission « Agriculture et Alimentation » de 4 Md€ (soit 6 Md€ de crédits budgétaires pour le ministère d’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, en ajoutant les crédits dédiés à l'enseignement agricole et à l'enseignement supérieur).1 En y ajoutant également les 9,4 Md€ de la politique agricole commune ainsi que les 9 Md€ de dispositifs sociaux et fiscaux, ce sont près de 25 Md€ qui seront consacrés en 2027 à l’agriculture et à l’alimentation.

La comparaison avec le seul budget voté en février 2026 ne rend toutefois pas compte de l’effort engagé face aux crises de cette année. Après l’épisode exceptionnel de sécheresse et les incendies qui ont durement touché de nombreuses exploitations et filières cet été, un plan d’urgence de plus de 1 Md€ est en cours de déploiement, avec une mise en œuvre majoritaire dans les prochaines semaines. Cet effort vient s’ajouter aux moyens prévus pour 2027. Parallèlement, un plan de relance de l’agriculture est en préparation. Il a vocation à nourrir les discussions parlementaires autour du budget 2027 et à accompagner la transformation de notre agriculture dans les prochaines années.

En 2027, les dispositifs prioritaires en faveur des agriculteurs et des filières sont préservés, confirmant l’ambition de poursuivre les efforts engagés depuis plusieurs années pour accompagner l’agriculture française face aux nombreuses crises qu’elle traverse, dans la perspective de son réarmement et du renforcement de notre souveraineté alimentaire.

Le PLF 2027 donne également les moyens de mise en œuvre des trois lois agricoles adoptées depuis 2025 : la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture du 24 mars 2025 (LOSARGA), la loi du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur (loi « Entraves ») et la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles du 18 août 2026 (loi UPSA). Ces textes ont fixé un cap. Le budget 2027 doit permettre de le tenir.

Trois priorités structurent donc ce budget : protéger, produire et transmettre.

Protéger : mieux anticiper les risques climatiques et sanitaires

Ce budget préservera la capacité du ministère à faire face aux crises climatiques, avec la hausse structurelle des moyens consacrés à l’indemnisation des pertes de récoltes liées aux aléas climatiques exceptionnels. La dotation au Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) est portée à 156 M€ pour dédier 600 M€ en 2027 à la protection des agriculteurs sinistrés, conformément à l’engagement présidentiel.

Sur le plan sanitaire, le budget accompagne les orientations travaillées dans le cadre des Assises du sanitaire animal dont les travaux s’achèvent cet automne. Le réseau des vétérinaires sentinelles, chargé d’améliorer la détection précoce des crises sanitaires, disposera de 17,6 M€, soit 7 M€ supplémentaires après un premier effort de 11 M€ en 2026. Cela permettra de préserver le maillage vétérinaire en milieu rural et maintenir une capacité d’intervention rapide sur l’ensemble du territoire.

Le PLF prévoit aussi des dispositions pour soutenir la trésorerie des agriculteurs afin de renforcer leur capacité à faire face à des pertes de revenu. En particulier, le dispositif bancaire GRETEA (Garantie pour le réaménagement des dettes et le renforcement de la trésorerie des exploitations agricoles), aussi appelé « prêts structurels », est prolongé.

Produire : soutenir l’investissement, l’accès à l’eau et la compétitivité

La souveraineté alimentaire suppose une agriculture capable de produire, d’investir et de rester compétitive.

La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a créé les projets d’avenir agricole, qui seront au cœur de la stratégie agricole des prochaines années. Ils doivent permettre de relancer l’investissement et de construire, filière par filière — élevage, végétal, exportation — une trajectoire soutenable face aux défis climatiques, économiques et géopolitiques. Cette stratégie sera présentée à l’automne, à l’issue des conférences territoriales de la souveraineté alimentaire lancées à Rungis le 8 décembre 2025.

Pour accompagner ces investissements nécessaires, le PLF 2027 prévoit un suramortissement fiscal de 40 % pendant trois ans, applicable aux bâtiments comme aux installations. Un nouveau fonds d’amorçage pour la souveraineté alimentaire accompagnera également les premiers projets. Cet effort s’inscrit dans une enveloppe globale de 106 M€ consacrée à la planification écologique. Elle financera notamment le plan pour les protéines végétales, le plan d’adaptation de l’agriculture méditerranéenne et la rénovation des vergers.

L’accès à l’eau demeure une priorité. Un an après son triplement, le fonds hydraulique agricole conserve 60 M€ d’autorisations d’engagement pour accompagner notamment les retenues et la réutilisation des eaux usées traitées.

La compétitivité des filières intensives en main-d’œuvre est également préservée. L’exonération de cotisations pour l’emploi de travailleurs occasionnels (TO-DE), dont bénéficient 66 000 entreprises, représente près de 600 M€, soit 9,4 M€ supplémentaires, désormais regroupés dans le seul programme 149 renommé « Compétitivité et durabilité de l'agriculture et de l'agroalimentaire ».

Les principaux dispositifs fiscaux et d’accompagnement sont maintenus : crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, crédit d’impôt haute valeur environnementale (HVE), déduction pour épargne de précaution et mesures destinées à faciliter la transmission des exploitations et l’installation en agriculture.

Afin de préparer les solutions agricoles de demain, le CASDAR conserve 159 M€ pour la recherche appliquée. Les moyens consacrés à Écophyto 2030, au PARSADA (Plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures) et au programme national pour l’alimentation sont également préservés.

La forêt disposera en 2027 d’un programme budgétaire propre (nouveau programme 386 dit « Forêt »). Il prévoit notamment 236 M€ pour l’Office national des forêts et 107,5 M€ en AE pour le renouvellement forestier, la gestion durable et le suivi de l’état des forêts. Ce programme intègre les crédits dédiés à la forêt qui étaient portés jusqu’à présent par le programme 149.

Transmettre : former et accompagner la nouvelle génération d’agriculteurs

La loi d’orientation agricole fixe l’objectif d’au moins 400 000 exploitations agricoles à l’horizon 2035. Le renouvellement des générations constitue donc une priorité du budget 2027.

Les crédits de l’enseignement agricole augmentent de 6 % en CP pour atteindre 613 M€. 46 emplois seront créés à la rentrée 2027 sur le programme de l’enseignement technique agricole dans un contexte général de diminution des emplois de l’État. Au total, les moyens consacrés à l’enseignement agricole progressent de près de 45 M€. Ces moyens permettront notamment de financer les engagements de l’État envers l’enseignement privé à hauteur de +28,6 M€ en 2027 par rapport à 2026, les aides à la scolarité pour +8,4 M€, l’accompagnement des élèves en situation de handicap avec 3,6 M€ supplémentaires, ainsi que la reconstruction du lycée de Coconi à Mayotte, endommagé par le cyclone Chido.

Le Bachelor Agro, créé par la loi d’orientation, sera proposé dans près de 50 établissements accrédités avec déjà 25 classes ouvertes depuis la rentrée 2026 et sera accessible via Parcoursup en 2027. Les emplois de l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et du paysage sont intégralement préservés. Le repas à 1 € pour les étudiants est également financé.

Enfin, France Services agriculture, guichet unique consacré à l’installation et à la transmission, ouvrira comme prévu le 1er janvier 2027.

« Dans un contexte budgétaire particulièrement exigeant, j’ai veillé à préserver les moyens qui ont un effet concret pour nos agriculteurs. Nous devons pouvoir continuer à répondre aux crises, comme nous l’avons fait cet été, mais aussi préparer l’avenir : investir dans nos filières, sécuriser l’accès à l’eau, renforcer notre capacité de prévention sanitaire et former celles et ceux qui reprendront demain nos exploitations. C’est le sens des choix que nous faisons dans ce budget et des lois agricoles que nous mettons en œuvre.

Le budget de l’État de 2027 est essentiel pour les agriculteurs et je souhaite que toutes les sensibilités politiques le votent pour soutenir notre agriculture, qui est actuellement à un tournant majeur si l’on souhaite concrétiser la souveraineté alimentaire et répondre à tous les défis économiques, sociaux et environnementaux. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

[1] Les crédits budgétaires dédiés à l'enseignement agricole figurent dans la mission interministérielle « Enseignement scolaire » et les crédits dédiés à l'enseignement supérieur et la recherche agricoles dans la mission interministérielle « Recherche et enseignement supérieur ».

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Lancement

de l’EDIC for Agri-Food



Annie Genevard, ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, a lancé, jeudi 1er octobre 2026, l’EDIC for Agri-Food, consortium européen d’infrastructures numériques pour l’agriculture et l’alimentation.

Le « European Digital Infrastructure Consortium » (EDIC) réunit 14 Etats de l’Union : 10 membres (Autriche, Croatie, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Région des Flandres, Slovénie, Roumanie) et 4 observateurs (Allemagne, Espagne, Irlande, Lettonie).

Son lancement va permettre de concevoir et développer des solutions numériques au service de la compétitivité des acteurs du monde agricole, pour alléger la charge administrative des agriculteurs, soutenir les transitions et renforcer la souveraineté numérique à l'échelle européenne.

Il répond à deux objectifs :

  • Adapter l’agriculture européenne au changement climatique, en développant des outils d’aide à la décision utiles aux agriculteurs et leur permettant de mieux anticiper et gérer les évolutions climatiques.
  • Renforcer la souveraineté numérique européenne, dans un contexte marqué par la multiplication des cyberattaques et les tensions et conflits internationaux.

Les projets que porte l’EDIC sont financés à 100 % par les fonds européens. Une première enveloppe de 15 millions d’euros lui est dédiée dans le Programme numérique européen sur la période 2026-2028.

La première Assemblée des membres de l’EDIC s’est réunie le 1er octobre et a élu à l’unanimité, pour un mandat de 2 ans renouvelable, son président, Monsieur Jean-Marc Bournigal, Directeur général de Chambres d’agriculture France, et son vice-président Monsieur Jürgen Vangeyte, Directeur scientifique d’ILVO, l’institut de recherche en agriculture, pêche et alimentation de la Région des Flandres.

« L’EDIC for Agri-Food constitue un jalon majeur pour apporter des solutions numériques d’intérêt général et souveraines dans un contexte climatique et géopolitique particulièrement difficile pour l’agriculture. Je me réjouis du rôle de pilote joué par la France dans ce projet dont mon ministère a porté la préparation, en concertation constante avec les États membres, la Commission européenne et les professionnels.
L’EDIC Agri-Food marque une étape importante au service de la création d’outils numériques contribuant à la fois à la simplification administrative et aux transitions climatique et environnementale de l’agriculture
. » Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

« Une belle fenêtre d’opportunité s’ouvre avec le lancement de l’EDIC for Agri-Food pour donner une accélération indispensable et la dimension qu’il mérite au numérique agricole.
L’élan de cette initiative européenne doit stimuler nos propres avancées nationales pour nous adapter à un changement qui n’est pas que climatique, mais aussi numérique, et tout aussi rapide et puissant
. » Jean-Marc Bournigal, président de l’EDIC for Agri-Food

« L’EDIC for Agri-Food est une nouvelle façon de travailler entre pays Membres de l’Union européenne pour améliorer la performance du secteur. L’EDIC est là pour apporter rapidement des solutions opérationnelles et efficaces aux agriculteurs. C’est notre objectif à court terme. » Jürgen Vangeyte, vice-président de l’EDIC for Agri-Food

fnab1197

Pesticides



La FNAB demande à Syngenta de ne pas utiliser la bio pour verdir son image

Le 3 octobre, des milliers de personnes ont manifesté contre les pesticides devant l’usine Syngenta de Saint-Pierre-La-Garenne. Au lieu de reconnaître sa responsabilité quant à l’impact de son activité sur la santé humaine et environnementale, l’entreprise se dédouane en mettant en avant sa production de produits utilisables en agriculture biologique. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique tendu pour les pesticides. Après deux lois Duplomb délétères, le Parlement européen examinera fin octobre le texte « Omnibus 10 » qui prévoit d’affaiblir les procédures de réévaluation et d’autorisation des produits phytosanitaires. Alors même que début 2026 l’INRAE démontrait qu’on pouvait produire sans aucun pesticide. 

Produire sans pesticides dangereux doit être notre horizon commun

Les agriculteurs et agricultrices biologiques en font l’expérience chaque jour : produire sans intrants chimiques de synthèses, toxiques pour l’homme et l’environnement, c’est possible ! Le projet Rés0Pest(1) de l’INRAE, mené sur 10 ans et achevé début 2026, vient d’ailleurs de démontrer qu’il était possible sur des systèmes grandes cultures et polyculture élevage de produire sans aucun pesticide, tout en gardant un modèle économique rentable.

« Alors que la colère des citoyens monte, les producteurs de pesticides font du lobbying à Paris et à Bruxelles pour pouvoir continuer à vendre le plus longtemps possible des produits dangereux pour l’homme et son environnement » explique Loïc Madeline, président de la FNAB. Le paquet réglementaire Omnibus 10 permet notamment l’autorisation des pesticides de synthèse sans date limite.

La Bio ne sera pas le paratonnerre de l’agrochimie

Ce n’est pas la première fois que l’agrochimie se cache derrière la bio, mettant en avant des produits comme le soufre utilisable en bio. 

“ C’est malhonnête d’utiliser la Bio comme paratonnerre au lieu de répondre aux inquiétudes des français pour leur santé. Syngenta fait sa marge en vendant des pesticides toxiques qui ne sont pas utilisables en bio, pas en vendant du soufre” continue Loïc Madeline.(2)

La FNAB dénonce le parallèle entre la communication de façade de Syngenta et les manœuvres de l’agrochimie à Bruxelles.

Le réseau FNAB se mobilise aux côtés de la société civile courant octobre pour demander aux députés européens de ne pas voter le paquet omnibus 10.

(1) https://www.inrae.fr/actualites/etude-experimentale-menee-10-ans-montre-potentiel-systemes-production-agricoles-pesticides
(2)  Le site de Saint-Pierre-la-Garenne fabrique les produits phrase de Syngenta à base de sédaxane, de fludioxonil, de métalaxyl, de difénoconazole, qui sont toutes des substances de synthèse interdites en agriculture biologique.

80 ans d'histoire

Un secteur sous tension



L’amidonnerie française appelle à un sursaut immédiat

L'USIPA a organisé ce jour, à l'occasion de son 80e anniversaire, son Assemblée générale annuelle. Un rendez-vous célébré avec fierté, mais assombri par des données économiques en repli : pour la seconde année consécutive, le chiffre d'affaires de l'amidonnerie française recule, fragilisant un secteur pourtant stratégique pour la souveraineté agricole, alimentaire et industrielle du pays. Fait rare, les dirigeants des quatre groupes amidonniers implantés en France alertent face à la perte de vitesse du secteur, et appellent les pouvoirs publics français et européens à un sursaut politique immédiat en faveur de la compétitivité industrielle.

80 ans : les dirigeants des quatre amidonniers français alertent sur l’avenir d’un secteur stratégique pour la souveraineté de la France et de l’UE

Réunis à l'occasion de cet anniversaire, Thierry Fournier, Olivier Leducq, Franck Monmont et Ardie Van Lankveld, dirigeants respectifs de Roquette, Tereos, Cargill et ADM, ont pris la parole lors d'une table ronde exceptionnelle, aux côtés de Thierry Breton, ancien Commissaire européen, invité comme grand témoin. Ils ont dressé un constat commun sans détour : l'Europe décroche face à la Chine et aux États-Unis, et cette perte de vitesse menace désormais directement le secteur amidonnier français.

« Le constat posé par Mario Draghi il y a deux ans reste d'une actualité brûlante : l'UE décroche face à la Chine et aux États-Unis, qui avancent plus vite, de manière plus déterminée et selon des stratégies claires » a souligné Kristell Guizouarn, présidente de l'USIPA.

L’appel porté collectivement par les dirigeants du secteur est sans ambiguïté : faire de la restauration de la compétitivité industrielle le moteur de l'action publique française et européenne. Un impératif qui dépasse le seul enjeu économique. Pour l’USIPA, préserver les capacités de production françaises et européennes est aussi un gage de souveraineté. Alors que les tensions et les incertitudes géopolitiques s’accentuent, cet enjeu mérite de retrouver une place centrale dans les politiques publiques.

Un repli confirmé, révélateur de difficultés devenues structurelles

En 2025, le chiffre d'affaires de l'amidonnerie française s'établit à 2,9 milliards d'euros, en recul de 6,5 % par rapport à 2024. Cette deuxième année consécutive de repli traduit des difficultés qui ne relèvent plus d'un simple ralentissement conjoncturel. Les causes sont multifactorielles : une demande atone, des coûts de production structurellement plus élevés qu'ailleurs dans le monde, une crise énergétique et l’ouverture croissante du marché européen à une concurrence internationale dont le cadre de production n'a rien de comparable. Toujours très présente à l'export (71 % du chiffre d'affaires), l’amidonnerie française voit toutefois ses volumes exportés reculer de 4,3 % en 2025, tandis que les importations sur le marché français progressent de 55 % en cinq ans.

« Notre industrie a traversé les siècles parce qu'elle a su faire preuve d’adaptation, d'ambition et d'un esprit de conquête. Mais une position de leader n'est jamais acquise. Nous avons aujourd’hui besoin de symétrie des règles, de soutien pour la décarbonation et de défense de notre souveraineté industrielle » déclare Kristell Guizouarn.

Décarbonation et sobriété hydrique : des efforts réels qui butent sur le cadre réglementaire

Entre 2015 et 2025, l'amidonnerie française a réduit ses émissions de CO2 de 37 %.
Des résultats obtenus au prix d'investissements considérables, que le marché ne valorise toujours pas : la tonne d'amidon décarboné se vend au même prix que la tonne conventionnelle. Une équation économique qui pose la question du financement des nouveaux investissements et appelle un cadre européen (réforme du système ETS) plus favorable et tenant véritablement compte des réalités industrielles.
Sur l’eau, indispensable aux procédés de fabrication amidonniers, les chiffres compilés par l’USIPA indiquent une baisse des prélèvements de 17,5% entre 2020 et 2025. Un niveau d’économie qui apparait aujourd’hui indépassable sans assouplissement de la réglementation française. Seule une libéralisation du recyclage des eaux (REUT), comme cela se pratique en Belgique ou en Espagne, peut désormais permettre de poursuivre les économies d’eau attendues de l’industrie. Une mesure qui va « dans le sens de l’Histoire » après l’été hors norme que nous venons de vivre.

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Congrès international du colza

Cap sur avril 2027



Le 17ᵉ Congrès international du colza (IRC 2027) se tiendra en France, à Paris, du 18 au 21 avril 2027. Organisé tous les quatre ans, cet événement réunira pléthore d’experts, de scientifiques, d’industriels et décideurs politiques. Son but : faire progresser la recherche, l’innovation et les synergies au sein de la chaîne de valeur du colza et du canola au niveau mondial. 

Au cœur des échanges : "Repenser l’innovation pour un monde en transition" 

C’est l’événement phare sur le colza et le canola en 2027, où près de 900 participants sont attendus, dont 75% d’internationaux, pour échanger ensemble autour de l’innovation dans un monde en pleine mutation. A travers ce prisme, de nombreuses thématiques seront abordées : génétique, génomique et sélection, maladies, ravageurs, agronomie, stress abiotiques (climat, eau, nutriments), débouchés, économie et marché, produits et qualité, …

Un programme mêlant visites sur le terrain et conférences scientifiques  

Terres Univia est sponsor de cet événement clé pour la filière colza, ainsi qu'organisateur aux côtés de Terres Inovia et de la Fédération Française des Producteurs d’Oléagineux et de Protéagineux (FOP). Fait notable, le congrès est de dimension mondiale, sous l’égide du Global Council for Innovation in Rapeseed and Canola (GCIRC), qui fêtera à cette occasion son 50ᵉ anniversaire. 

De nombreux temps forts sont également prévus. Du 16 au 17 avril, en amont du congrès, les participants pourront s’inscrire à des visites techniques, de plateformes de démonstration et d’unités de production dans l'Aube. Puis, du 18 au 21 avril, ils seront conviés à l’ouverture officielle du congrès, alternant conférences plénières, sessions thématiques et moments de networking à Paris. Cet agenda sera complété par un dîner de gala le 20 avril aux Pyramides. 

Pour s’inscrire et bénéficier jusqu’au 30 novembre d’un tarif préférentiel : https://ircparis2027.com/