Avis d'expert


Interview
Adeline TRAN
Responsable Agronomie et Environnement
La Coopération Agricole Métiers Du Grain
1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, je m’appelle Adeline. Originaire de Toulouse, j’ai étudié l’agronomie à l’Ecole d’Ingénieurs de Purpan.
Pendant trois années, j’ai travaillé dans le conseil en financement de l’innovation, au cours desquelles j’ai accompagné des projets de R&D dans l’obtention de financements publics (Bpifrance, ADEME, FranceAgriMer, Europe).
Par la suite, j’ai découvert le monde coopératif vu de l’intérieur en tant que Réviseure, en réalisant des missions d’audit de conformité juridique du statut coopératif.
Immergée dans le monde coopératif et souhaitant revenir à mon cœur de métier autour des innovations en agronomie, j’ai pu concilier mes deux expériences en rejoignant LCA en tant que Responsable Agronomie et Environnement.
2. Quel poste occupes-tu au sein de LCA ?
Le poste de Responsable Agronomie et Environnement au sein de La Coopération Agricole Métiers Du Grain est consacré au suivi des dossiers et des enjeux de l’amont agricole des coopératives de collecte et d’approvisionnement de céréales et d’oléo-protéagineux.
3. En quoi cela consiste-t-il ?
Je travaille en binôme avec Pauline Bodin qui est experte des intrants agricoles (protection des cultures, fertilisation et semences).
Pour ma part, j’accompagne et défend les coopératives des Métiers du Grain sur leurs enjeux spécifiques, autour de plusieurs axes :
- La R&D et l’innovation des pratiques agronomiques ;
- L’atténuation et l’adaptation au changement climatique, notamment sur des thématiques telles que le carbone, la biodiversité et l’eau en particulier pour les grandes cultures ;
- La RSE : je collecte, consolide et valorise les données de nos coopératives.
Par exemple : la part des coopératives ayant réalisé leur bilan carbone et en comparant les résultats à d’autres coopératives de la filière, la part des femmes dans les conseils d’administrations ou encore la proportion d’infrastructures agroécologiques favorisant la biodiversité.
À travers ce travail, je contribue à renforcer la visibilité des coopératives des Métiers du Grain auprès des pouvoirs publics ;
- Le recyclage des déchets d’agrofourniture via la filière A.D.I.VALOR ;
- Plus largement, le suivi des démarches de transition de nos coopératives vers des modèles d’agriculture régénérative des sols.
En lien avec l’ensemble de ces sujets, et en collaboration avec Pauline, nous co-animons la Commission Agronomie-Environnement qui se réunit trois fois par an.
4. Comment qualifierais-tu ton expertise ? / Donne-moi une compétence ou expertise que tu es fière d’apporter ?
Je suis fière d’apporter à l’équipe mes compétences en gestion de projet ainsi que ma connaissance du fonctionnement coopératif, acquises lors de mes précédentes expériences.
5. Quels sont les sujets « chauds » / d’actualité sur lesquels tu travailles en ce moment ?
Je travaille actuellement à la mise à jour de notre panorama RSE, en y intégrant des focus inédits sur les initiatives et les démarches de transition portées par nos coopératives.
J’ai également été sollicitée par le ministère pour réaliser un bilan du dispositif des CEPP (Certificats d’Economie de Produits Phytosanitaires). Dans ce cadre, j’ai organisé un groupe de travail réunissant des coopératives volontaires afin d’identifier les difficultés et les freins rencontrés, dans l’objectif de les faire remonter et de proposer des pistes d’évolution du dispositif.
Enfin, nous avons récemment été saisis par plusieurs coopératives concernant l’accès à l’eau pour l’irrigation des agriculteurs, un sujet sur lequel nous sommes désormais mobilisés.
6. Qu’as-tu envie d’accomplir au sein de LCA MDG dans les prochains mois ?
Au sein de La Coopération Agricole Métiers du Grain, je souhaite contribuer concrètement à la transition agronomique et environnementale de la filière, en accompagnant les coopératives dans leurs évolutions techniques, réglementaires et stratégiques.
Mon objectif est d’apporter une expertise agronomique solide pour concilier performance économique et exigences environnementales, tout en valorisant les pratiques durables et les innovations.
Je souhaite également jouer un rôle de facilitatrice entre les différents acteurs de la filière et contribuer à porter une parole collective claire et techniquement argumentée.
Questions « quick fire » :
7. Si ta fonction était un animal ? Un arbre ou une culture… ?
Un roseau, car il filtre l’eau, contribue à l’équilibre de l’écosystème et en reflète la bonne santé.
8. Si ta fonction était un objet culturel (tableau, livre, film, morceau de musique, etc.) ?
Une boussole, comme dans L’Odyssée de Homère : s’orienter, s’adapter et avancer malgré les détours. Mon rôle est d’aider les coopératives à garder le cap.
9. Quelle est ta devise professionnelle ?
« Faites quelque chose ; si cela ne fonctionne pas, faites autre chose. » de Franklin D. Roosevelt
