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Actualités de la filière

La semence s’affirme

dans un environnement à risques



La semence au cœur des enjeux de souveraineté, d’innovation et de compétitivité

À l’occasion d’un AgriDébat organisé par Agridées autour de sa note « La semence s’affirme dans un environnement à risques », experts et représentants de la filière ont échangé sur les grandes mutations qui transforment le secteur semencier depuis une décennie.

Dans un contexte marqué par le changement climatique, les tensions géopolitiques, la hausse des coûts de production et les nouvelles attentes sociétales, les discussions ont mis en lumière le rôle stratégique de la semence pour la résilience des agricultures et des filières agroalimentaires.

Une filière française solide mais confrontée à de nouveaux défis

À cette occasion, Rachel Blumel, directrice de l’Union Française des Semenciers, a rappelé plusieurs chiffres-clés illustrant le poids stratégique de la filière française des semences.

La France demeure aujourd’hui le premier producteur européen de semences et le premier exportateur mondial de semences de grandes cultures. La filière représente un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros, dont plus de la moitié réalisés à l’export, et consacre près de 450 millions d’euros par an à la recherche et à l’innovation (soit 13% du CA investi en moyenne par les entreprises).

Malgré cette position de leader, un paradoxe français a été souligné au cours des échanges : la filière semencière française, reconnue mondialement pour l’excellence de sa recherche, la qualité de ses productions et son savoir-faire historique, évolue pourtant dans un environnement de plus en plus contraint. Aux défis déjà posés par la hausse des coûts, les tensions sur les moyens de production, la concurrence internationale ou encore les aléas climatiques, s’ajoute un cadre réglementaire parmi les plus exigeants au monde. Si ces exigences traduisent un haut niveau d’ambition pour l’agriculture française, elles sont aussi susceptibles d’affecter la compétitivité de la filière et d’encourager le développement de certaines activités à l’international.

Regards croisés d’entreprises semencières à dimension internationale

Laurent Guerreiro (RAGT), Régis Fournier (Limagrain) et Basile de Bary (Sakata), tous les trois issus d’entreprises adhérentes à l’UFS, ont apporté un éclairage concret sur la manière dont leurs entreprises appréhendent les transformations du contexte international.

Ils ont partagé leur vision du développement à l’international et les impacts très concrets des évolutions géopolitiques sur leurs activités : sécurisation des approvisionnements, compétitivité des sites de production, organisation des flux commerciaux ou encore adaptation aux cadres réglementaires selon les régions du monde.

Les échanges ont également mis en évidence le rôle croissant de l’innovation, notamment les NGT, le numérique et l’intelligence artificielle, pour répondre aux enjeux de compétitivité, de durabilité et d’adaptation au changement climatique.

Une semence plus stratégique que jamais

La note publiée par Agridées souligne combien la semence est devenue un levier stratégique pour relever les défis agricoles et alimentaires des prochaines années.

Résilience face aux stress climatiques, développement de nouvelles variétés, contribution à la souveraineté alimentaire, adaptation des filières ou encore réduction des intrants : les attentes à l’égard de la semence n’ont jamais été aussi fortes.

Dans ce contexte, les intervenants ont rappelé l’importance de préserver un environnement favorable à l’innovation et à la production semencière en France afin de permettre à la filière de continuer à investir, produire et innover au service des agricultures françaises et européennes.

L’UFS remercie chaleureusement Marie-Cécile Damave pour son implication dans la réalisation de cette publication ainsi que pour l’animation de cet événement, qui a permis des échanges particulièrement riches et constructifs.

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poischiche1182

Pois chiche

Etat des Cultures - Mi Mai 2026



Les pois chiches sont actuellement en fin de phase végétative. Il est maintenant temps de préparer la floraison avec ses risques associés : l’ascochytose et/ou l’héliothis. Ces risques sont à moduler en fonction des secteurs de production, voir les articles dédiés. 

Le début de campagne 2026 est marqué par une période de semis plutôt tardive du fait d’une fin d’hiver pluvieuse entraînant des retards de préparation de sol et de semis. La grande majorité des semis ont été effectués fin mars (de mi-mars à début avril) sur des sols humides et réchauffés. 

Quelques rares semis ont pu avoir lieu en février dans le Sud-Est, secteurs également touchés par les forts cumuls en fin d’hiver qui a conduit à l’impossibilité de semer la culture dans un grand nombre d’exploitations. Pour autant, la climato d’avril et de début mai a été favorable à une levée rapide et un bon début de cycle dans l’ensemble des secteurs de production. 

A partir de fin avril, on a pu avoir quelques stress dû au manque d’eau dans les premiers horizons. 

Les peuplements sont bons tout comme la mise en place des ramifications.

Grâce à ce début de cycle, on ne note pas de facteurs limitants pour la mise en place des composantes de rendement. 

Les nodosités sont en place dans le bassin Centre et Sud. L’état d’enherbement des parcelles est bon à ce jour. Attention au resalissement de parcelles avec le retour des pluies depuis début mai. Les toutes premières parcelles arrivent aujourd’hui à début floraison (Sud-Est et Sud-Ouest) et le reste des parcelles devraient arrivée à floraison d’ici la fin de mois.

Le stade floraison est un moment critique pour la protection contre les bioagresseurs.  A ce jour, l’état sanitaire est sain mais des premiers symptômes, en bas de plante, peuvent être présents depuis 15 jours. 

Pour faire le point sur la lutte contre l'aschochytose, principale maladie du pois chiche, voir l'article en lien ci-dessous.

Concernant les ravageurs, notamment l’héliothis, malgré quelques toutes premières captures dans nos pièges (Sud-Ouest, Sud-Est…) le stade critique débutera lors de l’apparition des gousses. L'article sur la stratégie de lutte sera bientôt disponible.

etude1182

Nutrimétrie

Résultats de l'étude



Consommation de légumineuses des Français

Poussée par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 5) et par la dernière Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), la consommation de légumineuses est au croisement des enjeux de santé publique et de durabilité. Pour la première fois depuis la dernière étude INCA en 2017, une enquête alimentaire, l’étude Nutrimétrie 2024, fait la lumière sur les habitudes et les niveaux de consommation de légumineuses des Français. Cette actualisation des connaissances sans précédent fournit des données fiables qui confirment une consommation de légumineuses encore trop modeste chez les Français, en moyenne environ une fois toutes les deux semaines ; consommation bien en deçà des recommandations des autorités de santé*. De même, l’étude révèle des écarts de consommation marqués selon l’âge, la situation familiale, la profession ou encore le lieu de résidence.

Réalisée par le cabinet C-ways, l’enquête Nutrimétrie 2024 est financée par 13 interprofessions réunies au sein du Comité de Liaison des Interprofessions Agricoles et Agroalimentaires (CLIAA). Terres Univia, au sein de ce collectif, a cherché à caractériser de manière fine la consommation de légumes secs (pois chiches, lentilles, pois cassés, haricots secs), de fèves et de soja, qu’ils soient cuisinés tels quels ou intégrés dans des plats.

Premier panorama précis de la consommation de légumineuses

La consommation de légumineuses des Français révélée par l’étude est encore trop modeste : le niveau moyen de consommation atteint 1,6 kilo par an et par adulte**. Plus en détail, les données de l’étude mettent en évidence un effet significatif de l’âge sur la consommation de légumineuses : la consommation moyenne est la plus faible chez les 18–34 ans et les 45–64 ans (1,4 kg/an), tandis qu’elle est plus élevée chez les 35–44 ans et les 65–79 ans (1,9 kg/an). Le surcroît observé chez les 35–44 ans provient surtout des légumineuses intégrées dans des plats préparés et autres recettes (soupes, alterna¬tives végétales, préparations diverses).

Le genre n’apparaît pas comme un facteur structurant de la consommation de légumineuses (1,5 kg/an pour les hommes et 1,7 kg/an pour les femmes). On observe en revanche une consommation plus faible chez les adultes vivant avec des enfants (environ 1,2 kg/an) que chez les adultes vivant seuls ou en couple sans enfant (autour de 2,0 kg/an). Ces écarts suggèrent des pratiques de consommation différentes selon la situation familiale (organisation des repas, praticité, acceptabilité des légumineuses au sein du foyer…).

La profession est un déterminant important de consommation. Les niveaux les plus élevés sont observés chez les cadres (2,4 kg/an) ainsi que chez les agriculteurs, les artisans, les commerçants, les chefs d’entreprise et les professions intermédiaires (2,2 kg/an). À l’inverse, la consommation est nettement plus faible chez les employés (1,4 kg/an) et surtout chez les ouvriers (0,4 kg/an). Enfin, les contrastes territoriaux sont importants : la consommation est par exemple environ six fois plus élevée dans la zone Ouest que dans le Nord, symbolisant l’importance des pratiques culinaires locales. 

Actualisation des connaissances sur la fréquence et les habitudes de consommation des Français

En 2024, 13 % des Français ont consommé des légumineuses au moins une fois au cours des trois jours de suivi. En moyenne, les légumineuses sont ainsi consommées environ une fois toutes les deux semaines, une consommation donc bien en deçà des recommandations de santé émises par les autorités publiques de santé***. Ces résultats mettent en évidence une marge de progression importante, que ce soit pour élargir le nombre de consommateurs ou pour augmenter la présence de légumineuses dans les assiettes.

La lentille est la légumineuse la plus consommée, devant le pois chiche. Les conserves constituent le principal format utilisé, représentant près de la moitié des quantités (environ 0,7 kg/an), devant les légumineuses contenues dans des plats préparés et les légumineuses sèches (0,2 kg/an chacune), puis celles issues de soupes (0,1 kg/an). La consommation s’effectue encore très majoritairement à domicile (89 % des volumes), contre 11 % hors domicile.     

« Les résultats de cette nouvelle enquête alimentaire robuste sur la consommation de légumineuses des Français confirment l’ampleur des enjeux d’éducation nutritionnelle et gustative à poursuivre pour atteindre les recommandations de consommation préconisées par les autorités de santé. Ils indiquent également la nécessité de poursuivre le développement d’une offre accessible, pratique et adaptée aux usages du quotidien. L’ensemble de ces leviers permettra de lever certains freins à la consommation et de multiplier les occasions de consommation dans les foyers », analyse Marilou Keck, chargée de mission Consommation & Marchés Alimentation Humaine chez Terres Univia.

Cette étude a été cofinancée par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales.

Méthodologie :

L’étude Nutrimétrie est une enquête alimentaire sur les habitudes de consommation en France. Réalisée par le cabinet C-Ways, l’étude a recruté, au cours de l’année 2024, un échantillon représentatif de la population française de 2 200 adultes. Les participants ont rempli pendant trois jours, un carnet alimentaire détaillant l’ensemble des aliments et boissons consommés. 

Télécharger l'étude

* Recommandations du Programme National de Nutrition Santé élaborées par Santé Publique France : Les légumes secs, c’est deux fois par semaine.
** En prenant en compte des portions de 50 g deux fois par semaine, on peut estimer qu'il faudrait consommer environ 5 kilos de légumineuses par personne et par an pour atteindre les recommandations de santé.
*** Le PNNS 4 recommande de consommer des légumes secs au moins deux fois par semaine.

 

lettre1182

Lettre économique

Mai 2026



On peut se voiler la face, en indiquant qu’il n’y a pas de décrochage de la croissance économique en France, le constat est pourtant irréfutable. En établissant un bilan trimestriel sur les agrégats macroéconomiques, l’INSEE le confirme, la croissance française a été nulle, alors qu’elle avait été de +0,2% au dernier trimestre 2025. 0% au premier trimestre, sans tenir compte de la guerre en Iran, dont les effets sont déjà palpables et qui hypothèquent d’ores et déjà les prévisions de croissance pour 2026. L’économie a donc calé au premier trimestre et l’objectif de +0,9% pour l’année s’éloigne de plus en plus, au point que certains conjoncturistes évoquent le risque de la récession.

Télécharger la lettre

les marges des industriels

et de la grande distribution




Rapport du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution : les faits sont établis, le gouvernement doit agir

La rapporteure Antoinette Guhl a rendu public ce jour les conclusions de la commission d’enquête sénatoriale sur les prix et les marges des industriels et de la grande distribution, au terme de six mois de travaux et de 71 auditions. Sept organisations professionnelles représentant l’ensemble des fabricants de produits de grande consommation établis en France saluent ce travail et appellent le gouvernement à agir.

Un rapport qui tranche le débat

Le rapport sénatorial jette la lumière sur ce que beaucoup savaient : le pouvoir d’achat du consommateur français n’est pas protégé par la grande distribution. Depuis vingt ans, la grande distribution cultive un récit selon lequel elle serait le bouclier des Français face à des industriels qui chercheraient à augmenter les prix. La commission en démonte l’imposture avec une rigueur sans précédent.

Le rapport offre une démonstration documentée du transfert continu de valeur de l’amont vers l’aval de la chaîne, au profit des enseignes de distribution. La répartition de la valeur dans la chaîne alimentaire est très déséquilibrée : la distribution en capte 40 %, quand l’agriculture n’en perçoit que 8 % et l’industrie 14 %. Le rapport l’établit graphiquement : depuis 2021, les prix de vente aux consommateurs augmentent systématiquement plus vite que les tarifs négociés avec les fournisseurs – l’écart se creuse chaque année au profit des enseignes. Parallèlement, le coût des accords de services internationaux imposés aux industriels est passé de 780 millions d’euros en 2019 à 1,1 milliard d’euros en 2024.

Se trouve ainsi contredit, dans ses fondements mêmes, le discours par lequel la grande distribution s’érige en seule garante du pouvoir d’achat. Cette captation de la valeur par l’aval fragilise par cascade la rémunération des producteurs agricoles et des pêcheurs. Il érode les capacités d’investissement des fabricants établis en France. Ce sont les citoyens qui, dans la durée, en supportent les conséquences – pertes d’emplois, fermetures d’usines, réduction de l’offre, recul des produits biologiques, dépendance croissante aux importations et un risque à terme de conséquences directes sur les prix pour les consommateurs mais aussi pour notre amont agricole et notre souveraineté industrielle.

Des pratiques déloyales érigées en système

D’un côté 25 000 industriels locaux ou nationaux et de l’autre seulement trois centrales d’achat qui contrôlent près de 90 % des achats de produits de grande consommation. Ce n’est plus une négociation : c’est une soumission économique structurelle.

Le rapport documente des pratiques déloyales récurrentes et assumées : menaces de réduction de commandes pouvant représenter entre 30 % et 70 % de l'assortiment, baisses brutales pouvant atteindre jusqu'à 60 % des ventes d’un industriel, facturation de services contraints.

La commission le souligne expressément : « cet effet de massification ne semble pas avoir d’effet favorable automatique sur le pouvoir d’achat des consommateurs ».

L’argument des centrales européennes comme outil de protection du consommateur ne résiste pas à l’analyse, contrairement à ce que tente d’accréditer la grande distribution, elles ne concernent pas que les multinationales : elles imposent leurs conditions à des ETI et à des filiales françaises de grands groupes aux résultats fragiles, avec des implantations industrielles et des emplois en France. La DGCCRF le confirme : « la part croissante des enseignes qui négocient par l’intermédiaire de centrales européennes (…) impacte l’ensemble de ces négociations par une pression globale à la baisse sur les prix, y compris ceux des produits négociés en France ».

Cette impunité est organisée. Des produits fabriqués en France à partir de matières premières majoritairement françaises, destinés aux consommateurs français, font l’objet de négociations conduites depuis des entités basées en Suisse, en Belgique, au Luxembourg ou aux Pays-Bas – des organisations d’achats qui ont pour 

effet de neutraliser et de contourner le droit français et les mécanismes de protection de la valeur agricole institués par EGalim. Le rapport met en évidence à plusieurs reprises l’exploitation des effets de bord catégoriels et la généralisation du non-respect de la sanctuarisation du coût de la matière première agricole – obligation cardinale d'EGalim – contrairement aux engagements pris devant la représentation nationale.

Une action publique jusqu'ici insuffisante

Depuis 2018, le Parlement a renforcé à cinq reprises le corpus législatif applicable aux relations commerciales (Lois EGAlim 1 et 2, ASAP, Descrozaille et Travert). Ce travail a produit des avancées réelles, mais il se heurte à une limite que le rapport souligne sans équivoque : le gouvernement ne se saisit pas suffisamment des pouvoirs que la loi lui confère. Les signalements sont documentés quotidiennement par nos fédérations. Les pratiques sont connues et qualifiées. Ce qui demeure en défaut, c’est la volonté politique de mobiliser l’ensemble des moyens de contrôle et de sanction prévus par la loi.

Le rapport est précis sur ce point. Si le nombre de contrôles de la DGCCRF sur l’amont agricole a augmenté de 75 % entre 2022 et 2023, la commission regrette que ces contrôles se cantonnent trop souvent à une appréciation formelle des contrats, sans analyser suffisamment leur économie générale. Deux obstacles structurels sont identifiés : la réticence des entreprises à saisir les autorités de contrôle, par crainte des mesures de rétorsion commerciale ; et les stratégies des distributeurs pour se soustraire à l’application de la loi française via leurs centrales européennes. La commission recommande en conséquence d’améliorer le ciblage des contrôles en lien avec les fédérations professionnelles, de mieux encadrer les diminutions de commandes injustifiées durant les négociations et de rehausser le plafond des amendes pour leur redonner un caractère réellement dissuasif.

Ce que nous demandons

Nos organisations alertent depuis des années sur ces dérives. Le rapport sénatorial les documente désormais avec une précision sans précédent. Il appartient à présent aux pouvoirs publics d'agir.

  • Nous demandons au Gouvernement de prendre, sans délai, des engagements publics et précis sur la méthode et le calendrier qu'il entend suivre dans les prochaines semaines pour mettre fin à ce système mortifère et de corriger durablement les dérives identifiées.
  • Le Parlement a construit cet édifice législatif : il est en droit d'en exiger l'application effective. Nous sollicitons son appui pour s'assurer que la réponse du Gouvernement soit à la hauteur de l'enjeu.
  • Nous demandons à être reçus collectivement rapidement par le Premier ministre.

Les sénateurs ont fait un travail remarquable. Il appartient maintenant au Gouvernement et aux régulateurs de faire le leur.

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Congrès international

du colza 2027



Les inscriptions et l’appel à communication sont ouverts

Le 17ème congrès international du colza (IRC) se tiendra à Paris, au Palais des congrès, du 18 au 21 avril 2027. Organisé par Terres Inovia, Terres Univia et la Fop, ce rendez-vous, organisé tous les quatre ans sous l’égide du GCIRC, est considéré comme l’événement mondial de référence pour la recherche, l’innovation et le développement autour du colza et du canola. Inscrivez-vous dès maintenant ! 

Partager les avancées de la recherche mondiale sur le colza et le canola

Pour la première fois depuis 44 ans, le congrès international du colza aura lieu en France. Organisé tous les quatre ans par un pays différent, le cru 2027 est organisé par Terres Inovia, Terres Univia et la Fop, sous l’égide du GCIRC, l’association animée par l’institut technique, en partenariat avec Inrae.

Cet événement planétaire permet de partager les avancées de la recherche mondiale sur le colza et le canola afin de rendre ces cultures plus compétitives, marquant le rendez-vous de la communauté scientifique internationale. « Le choix d’organiser le congrès international de colza à Paris est historique alors que l’hexagone est le premier producteur européen de colza, avec l’Allemagne selon les années. Il marque aussi l’importance de la culture de colza pour renforcer la souveraineté française avec les huiles et les protéines dans le but de réduire les importations », déclarait Laurent Rosso, directeur général de Terres Inovia en décembre 2024, au moment de recevoir le trophée du Paris leaders club qui récompensait la contribution de l’institut technique à l’attractivité internationale de Paris en organisant le congrès international du colza dans la capitale française. 

Le congrès en pratique

Du 18 au 21 avril 2027, au Palais des congrès, à Paris
Au programme : 

« Une vitrine mondiale pour la recherche agricole française, un accélérateur d’innovation pour la filière colza et une opportunité de coopération scientifique internationale. » Etienne Pilorgé, Chargé des relations internationales et institutionnelles

Valoriser les résultats de la recherche sur le terrain

Ce congrès représente une opportunité unique de connaître les avancées de la recherche, qui peuvent être valorisées sur le terrain. S’il concerne d’abord le noyau dur de la communauté scientifique, il devrait aussi intéresser directement tous les acteurs de développement « qui transforment les résultats de recherche en actions concrètes de terrain », fait remarquer Etienne Pilorgé. 

Cette édition 2027 réunira près de 900 participants internationaux issus de la recherche publique et privée, des universités, des institutions gouvernementales, des acteurs industriels et agricoles de la filière oléagineuse, autour du thème : « Repenser l’innovation pour un monde en transition ».
 

Des visites de terrain aux conférences plénières

Innovation agronomique, transition agroécologique, changement climatique, nouvelles valorisations du colza, enjeux alimentaires et énergétiques, génétique et la protection des cultures…Des conférences plénières, sessions thématiques et groupes de travail scientifiques, des espaces d’exposition et de networking, ainsi que des visites techniques et de terrain permettront d’appréhender l’ensemble des avancées de la recherche pour améliorer la conduite du colza.

Quelles thématiques abordées ?

  • Génétique, génomique et sélection
  • Maladies
  • Ravageurs
  • Agronomie
  • Stress abiotiques (climat, eau, nutriments)
  • Débouchés, économie et marché
  • Produits et qualité
  • Sessions multidisciplinaires/transdisciplinaires (modélisation ; changement climatique ; cultures associées…)
     

Mettre en lumière les pratiques de colza robuste sur une plateforme de démonstration

Avant le congrès proprement dit, des visites de terrain, dites « Field Tour », seront organisées dans l’Aube, près de Troyes,afin d’aller voir une plateforme de démonstration , et des installations industrielles. « La plateforme mise en œuvre par Terres Inovia et ses partenaires sera consacrée au colza robuste, de la tolérance aux ravageurs d’automne à la conduite actuelle du colza, avec un dispositif de démonstration en bande », relate Etienne Pilorgé. 

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Cap Protéines Challenge



Les talents à l’honneur lors de la 5e édition du Cap Protéines Challenge

La finale du concours d’innovation Cap Protéines Challenge a eu lieu dans les locaux de Terres Univia, mardi 19 mai 2026. Cet événement haut en couleur a permis de mettre en lumière 6 projets, portés par des jeunes passionnés, valorisant les oléoprotéagineux dans l’alimentation humaine. Cette 5e édition a été organisée par Terres Inovia et Terres Univia, en partenariat avec la Fondation Avril, le Centre Technique Agroalimentaire (CTCPA) et Manger du sens.

Stimuler l’innovation autour des oléoprotéagineux 

L’Interprofession, aux côtés de l’institut technique Terres Inovia, a souhaité créer ce concours d’innovation il y a maintenant 5 ans, financé en partie par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales. Celui-ci a pour objectif de repérer des projets innovants qui valorisent les oléoprotéagineux, de l’amont à l’aval de la filière, et de les accompagner dans leur développement. 

À la clef pour les lauréats : une récompense – d’un montant de 3000 euros pour le Grand Prix et d’un montant de 1000 euros pour le Coup de Cœur du jury. L’Interprofession offre également au lauréat du Grand Prix un an d’accompagnement par l’incubateur Euralimentaire, afin de soutenir l’innovation au long cours et stimuler la création de valeur ajoutée dès ses prémices.  

Avec ce concours, l’Interprofession souhaite encourager les projets d’intérêt pour la filière et accompagner les jeunes générations dans le développement de leur créativité au service des oléoprotéagineux. Un positionnement qui fait écho aux échanges qui ont précédé les "pitchs" des finalistes, avec les interventions d’Emmanuel Leveugle (Fondation Avril), de Raphaëlle Senio-Girerd (Avril), de Nadia Sekher (BPIFrance) et de Simon Houdouin (Les Kojiteurs). 

6 projets innovants retenus pour la finale 

Pour cette nouvelle édition de Cap Protéines Challenge, 6 projets ont retenu l’attention d’un jury de professionnels pour la grande finale, après une première sélection sur dossiers puis une phase de "pitchs". 

Cette finale a été marquée par la qualité et la diversité des projets, portés tant par des étudiants que par des jeunes actifs. Cette année particulièrement, de nombreuses thématiques ont été abordées, que ce soient la création de produits innovants à base de légumineuses, la sensibilisation et l’éducation sur les bienfaits des légumineuses, d'un point de vue agronomique et nutritionnel, ou une proposition de service pour les Chefs… 

  • BeanBuddiez s’est fait remarquer par son muesli croquant à base de pois chiches et de lentilles ; 
  • Cap Veggie a marqué les esprits en proposant une plateforme collaborative d’échanges de recettes durables à destination des Chefs de la restauration collective ; 
  • Fevie’s a fait preuve d’une grande créativité en développant des bouchées à base de féverole ; 
  • Floorish s’est démarquée pour son mix pour pâtisserie de farines sans gluten à base de protéagineux et d'oléagineux ; 
  • Proté-win a rendu leurs lettres de noblesses aux oléoprotéagineux à travers un jeu de plateau où l’on cultive ces cultures ; 
  • 235 EAT a mis un coup de projecteur sur les préparations pour repas "prêt à cuisiner", en créant des recettes à base de légumineuses. 

235 EAT, Fevie’s, Proté-win, lauréats de cette 5e édition  

À la suite d’une délibération intense du jury, un trio est sorti gagnant de cette grande finale. 

La start-up 235 a été lauréate du Grand Prix "Cap Protéines Challenge 5" pour son beau projet autour du "prêt à cuisiner". Lauriane Charles, fondatrice de la start-up, déclare à cette occasion : « Pour moi et pour le projet, c'est une énorme reconnaissance qui me permettra de bénéficier d'un accompagnement pour aller plus loin, d'accéder à un réseau et également de bénéficier d'un prix de 3000 euros qui me permettra de commercialiser une troisième recette dès la fin de l'année ». 

Fevie's a obtenu le Coup de Cœur du jury pour ses délicieuses bouchées à la féverole et Proté-win a reçu les encouragements du jury pour son jeu de plateau ludique autour des oléoprotéagineux.  

Une 5e édition qui se clôture avec l’enthousiasme des participants à innover encore plus avec les oléoprotéagineux ! 

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Cadmium

Les récoltes françaises respectent la règlementation



L'exposition des Français au cadmium fait actuellement l’objet de débats intenses. Divers produits à base de blé et les pommes de terre sont questionnés. Pourtant, les récoltes françaises respectent les limites maximales réglementaires, selon les données collectées et analysées par les filières, les pouvoirs publics et ARVALIS.

Dans son Étude de l’Alimentation Totale française 3 (EAT3), publiée en janvier 2026, puis dans son avis1 publié en mars 2026, l’Anses met en avant l'exposition des Français au cadmium. L’agence pointe l’alimentation comme « de loin la source majeure d’exposition, représentant jusqu’à 98 % de l’imprégnation au cadmium dans la population non fumeuse ». Plusieurs produits céréaliers sont incriminés : céréales du petit-déjeuner, pains, viennoiseries, gâteaux, pâtes, riz…, ainsi que les pommes de terre.

Le cadmium étant classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction, sa toxicité est prise très au sérieux par les filières alimentaires. Sa présence dans les blés tendre et dur ainsi que dans les pommes de terre récoltées en France fait l’objet de suivis annuels depuis plus de 15 ans par les filières (Intercéréales et le CNIPT), les pouvoirs publics (FranceAgriMer) et ARVALIS. Ils témoignent du respect des seuils réglementaires tous les ans.

Lire l'article

Crise énergique

Une nouvelle mesure MSA pour les Cuma



Suite aux annonces du 21 mai 2026, cette mesure vise à demander à la Mutualité sociale agricole (MSA) un report de paiement des cotisations et contributions sociales dues au titre de l’année 2026, pendant une période de six mois, sans aucune condition à remplir.

Quelle forme prend ce report de paiement ?

Cette aide prend la forme d’un report de paiement des cotisations et contributions sociales dues au titre de l’année 2026.

Qui peut en bénéficier ?

Les bénéficiaires sont les exploitants et employeurs de main d’œuvre agricole et forestier, y compris les CUMA et les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF).

Quelles sont les modalités de dépôt de la demande ?

Les demandes doivent être formulées auprès des caisses locales de la MSA.

Quels sont les délais pour déposer une demande ?

La mesure s’applique pour une durée de six mois à compter du 23 mars 2026. À compter du dépôt des dossiers, une confirmation de l’éligibilité sera envoyée dans les 15 jours.

Découvrez les autres mesures concernant le GNR en Cuma

Comment se faire rembourser certaines taxes et bénéficier d’une aide de 15 centimes par litre ?

GNR : l’impact sur les Cuma et ouverture du « prêt flash carburant »