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Actualités de la filière

ajustementmassse

iChemAtlas



Lancement de la première cartographie de l’exposome chimique humain

Responsable de près de neuf millions de morts prématurées par an dans le monde, la pollution constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique majeur. S'appuyant sur l’étude Esteban de Santé publique France, France Exposome et ses partenaires de l’infrastructure de recherche européenne EIRENE lancent l’initiative iChemAtlas : une cartographie inédite des expositions chimiques réalisée à partir d’échantillons représentatifs provenant de 800 individus (hommes, femmes, enfants de 6 à 17 ans). 

Comprendre les expositions pour mieux les prévenir

La population mondiale est quotidiennement exposée à des centaines de contaminants chimiques (PFAS, phtalates, insecticides, bisphenols et bien d’autres). Pour certains d'entre eux (pesticides ou plastifiants par exemple) les effets cancérigènes, neurotoxiques, reprotoxiques ou immunotoxiques sont désormais bien établis, mais les effets cumulés de ces mélanges complexes restent largement inconnus. Ce manque de données est un frein majeur à la conception de politiques de santé publique adaptées, qui devraient prendre en compte l’ensemble des expositions réelles auxquelles les populations sont soumises.

Pour pallier ce manque de données, France Exposome coordonne iChemAtlas (Human Internal Chemical Exposome Atlas), un effort collaboratif réunissant 20 partenaires internationaux, avec pour ambition de produire une première cartographie de l'exposome chimique interne, c’est-à-dire l’ensemble des petites molécules exogènes et de leurs produits de biotransformation présents dans les échantillons biologiques humains pouvant provenir de produits de consommation, de l’alimentation, de médicaments, ou diverses expositions environnementales.

iChemAtlas s'appuie sur un réseau international de plateformes de spectrométrie de masse - une technique d’analyse qui permet l’identification et la quantification de contaminants présents à l'état de traces ou d'ultra-traces dans échantillons biologiques complexes.

Donner accès à un inventaire représentatif des expositions chimiques

Les premiers résultats montrent la présence de mélanges complexes incluant plus de 250 substances chimiques dans le sang et les urines des échantillons étudiés. iChemAtlas s’est attaché, dans un premier temps, à rechercher les molécules fréquemment détectées, incluant des contaminants interdits depuis plusieurs décennies.

Dans un second temps, le consortium élargira ses travaux à des molécules émergentes, souvent négligées dans les études populationnelles en raison de la complexité analytique qu’elles impliquent. Grâce à la spectrométrie de masse à haute résolution, iChemAtlas sera en mesure de produire des empreintes chimiques comprenant des dizaines de milliers de signaux pouvant correspondre à des substances chimiques encore peu ou pas étudiées. A ce jour, plus de 350 000 substances ou mélanges de substances sont répertoriés dans les bases de données internationales, soulignant l’ampleur du défi. Dans une démarche de science ouverte, le consortium prévoit de développer un site web dédié permettant de partager les données issues de cette cartographie, afin de favoriser leur réutilisation par la communauté scientifique et les acteurs de santé publique.

Deux unités INRAE au cœur du projet

En tant que co‑pilote de l’infrastructure nationale de recherche France Exposome, le LABERCA (Laboratoire d’étude des Résidus et Contaminants dans les Aliments), basé à Nantes, a joué un rôle déterminant dans la conception et la mise en œuvre de l’initiative internationale iChemAtlas. Les chercheurs du LABERCA (Ronan Pommereuil, Jean-Philippe Antignac et Bruno Le Bizec)  ont accompagné le chercheur principal, Arthur David (IRSET, EHESP, Rennes), dans la définition du design expérimental, la structuration des différentes phases de l’étude et l’identification et la mobilisation des partenaires scientifiques extérieurs à France Exposome. Par ailleurs, la plateforme du LABERCA a contribué directement à la production des données analytiques, en fournissant une partie des mesures générées par spectrométrie de masse et nécessaires à la cartographie initiale de l’exposome chimique interne de la population française.

« Le LABERCA contribuera à la génération de nouvelles données, à la fois ciblées (substances connues) et non ciblées (découverte de signaux inconnus), la consolidation de la cartographie de l’exposome chimique humain, et le renforcement des capacités analytiques de France Exposome pour mieux comprendre, et demain mieux prévenir, les expositions environnementales. » Bruno Le Bizec, directeur du LABERCA

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Maladies du colza



Une protection basée sur la gestion préventive du sclerotinia

Le sclerotinia est historiquement la maladie la plus préjudiciable sur colza au printemps. Néanmoins, les attaques sévères sont en net recul depuis plusieurs années. Des conditions climatiques moins favorables au développement du champignon au stade sensible de la culture pourraient expliquer cette baisse de la pression maladie, malgré une présence de l’inoculum dans les parcelles. 

Attention à la variabilité inter et intra parcellaire !​​ 

L’entrée en floraison peut différer entre les parcelles de l’exploitation. Cette variabilité s’explique d’une part par des différences de précocité entre variétés, mais également par des problématiques ravageurs (altises, charançon, méligèthes), et/ou le contexte pédoclimatique. Il est donc recommandé de piloter l’intervention fongicide sclérotinia au cas par cas. 
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L’utilisation d’une variété piège à méligèthes, précoce à floraison, entraine un décalage de stade. Il convient dans ces situations d’observer le stade de la variété d’intérêt pour positionner l’intervention au meilleur moment.

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L’azote en grandes cultures



Un levier de performance stratégique à piloter avec précision

Sécuriser sa fertilisation azotée dans un contexte incertain

Dans un contexte de volatilité durable des prix de l’azote et de possibles évolutions réglementaires (MACF), chaque unité d’azote compte. Ce dossier revient sur les fondamentaux de la fertilisation, les leviers pour améliorer l’efficience en grandes cultures et les alternatives à l’azote minéral, comme les couverts végétaux et les apports organiques.

Reliquats : la base d’un pilotage moderne, au-delà de la réglementation

Les analyses de reliquats d’azote minéral en sortie d’hiver sont connues depuis longtemps. Cela demeure la méthode la plus fiable pour estimer la quantité d’azote disponible dans le sol en sortie d’hiver. Le calcul via la méthode du bilan qui y est associé intègre l’ensemble des facteurs qui déterminent la dose finale (besoins de la culture, fournitures du sol, apports organiques…).

Pourquoi mesurer les reliquats ?

Ces analyses permettent de :

  • Quantifier l’azote réellement disponible dans le sol,
  • Ajuster la dose prévisionnelle avec une plus grande précision,
  • Limiter les apports excédentaires, donc les dépenses inutiles,
  • Sécuriser la marge brute dans un contexte d’azote cher.

Nos essais depuis 2013 sur blé tendre meunier valident l’intérêt de la méthode : en moyenne, le rendement est optimal et la teneur en protéine est au-dessus de 11 à la dose X.

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Plateformes Syppre

Berry et Picardie



Terres Inovia partage ses derniers résultats

Syppre Berry - Une nouvelle année historiquement difficile en grandes cultures dans le Berry

Chaque année, les expérimentateurs du projet Syppre réalisent un bilan des résultats et des enseignements de la campagne écoulée, ainsi qu’une analyse pluriannuelle depuis le début de l’expérimentation. C'est au tour de la plateforme berrichonne.

La campagne 2024-2025 constitue une nouvelle année historiquement difficile pour les grandes cultures dans la région, pénalisant fortement les deux systèmes. Comme lors de la campagne précédente, elle se caractérise par un automne exceptionnellement pluvieux, qui affecte fortement l’implantation des cultures d’automne, ainsi que par une sécheresse marquée dès le mois de mai, qui a pénalisé la fin de cycle des cultures d’automne et impacté fortement les cultures de printemps.

Les résultats économiques des exploitations de la région sont, en conséquence, fortement dégradés. Dans ce contexte climatique et économique difficile, il est intéressant de constater que le système innovant se montre légèrement plus résilient que le système témoin colza-blé-orge, comme en 2024.

Consultez l'intégralité des résultats
présentés sur le site de Syppre

Syppre Berry - Intérêt de la diversification pour améliorer les performances de l’orge

La diversification des rotations améliore nettement les performances de l’orge d’hiver. Dans le système innovant, la pression en vulpin est beaucoup plus faible que dans la rotation colza–blé–orge, ce qui permet des rendements plus élevés et une marge économique supérieure. Ces résultats confirment l’intérêt d’adapter le positionnement de l’orge et d’introduire des cultures de printemps comme le tournesol pour sécuriser la production.

Consultez l'intégralité des résultats
présentés sur le site de Syppre

Syppre Picardie - Un décennie pour mesurer l'évolution des stocks de carbone

À l’aube de sa 10ᵉ campagne, la plateforme Syppre Picardie franchit une étape clé avec la réalisation de mesures de stocks de carbone organique et d’azote dans les sols. Ces analyses issues de 270 échantillons et menées sur les mêmes parcelles qu’en 2016 dans le cadre du projet AMG-Lab (avec le soutien financier de l’Ademe) permettront pour la première fois d’évaluer l’évolution de ces stocks et de confronter les résultats aux simulations réalisées jusqu’ici.

Voir la vidéo en entier
sur le site de Syppre