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Actualités de la filière

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Nos propositions



À moins d’un mois des élections européennes, l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) dévoile ses propositions à l’attention des candidats. Au regard du contexte géopolitique et environnemental, et alors qu’une crise agricole a secoué de nombreux continents européens, les céréaliers de France identifient deux enjeux stratégiques et déterminants pour l’avenir de l’agriculture européenne : le rééquilibrage des piliers de compétitivité et de durabilité du green deal et l’évolution de la relation entre l’Union européenne et l’Ukraine. Pour y répondre, le projet de l’AGPB s’appuie sur des leviers politique, réglementaire, économique et géopolitique, pour redonner une nouvelle dynamique à la Politique agricole européenne, et permettre à la filière céréalière de jouer sa double mission déterminante au service de la souveraineté alimentaire et de la stabilité géopolitique. L’AGPB présentera ses propositions à tous les candidats à l’occasion d’un Grand Oral au Parlement Européen de Strasbourg le 29 mai, lors du Congrès des Céréaliers.

Eric Thirouin, président de l’AGPB, déclare : « La crise sanitaire de la Covid-19 et le déclenchement de la guerre en Ukraine ont remis l’impératif de souveraineté alimentaire au cœur du projet européen et ont bousculé de manière flagrante les marchés agricoles européens, notamment ceux des céréales. Les élections européennes du 9 juin sont une étape politique majeure pour l’avenir et la compétitivité de notre agriculture. Les céréaliers sont une chance pour l’Europe et au cœur des enjeux de société. Cette échéance doit être l’occasion  d’une considération politique à la hauteur des enjeux de souveraineté alimentaire auxquels nous contribuons quotidiennement »

DES ENJEUX STRATÉGIQUES POUR LA FILIÈRE CÉRÉALIÈRE ET L’AGRICULTURE FRANÇAISES

Si une première prise de conscience s’est opérée au sein des institutions européennes sur ce nouveau contexte géopolitique et économique, notamment à la suite des mobilisations agricoles aux quatre coins de l’Union, il est désormais capital de passer aux actes. Acteurs majeurs du « produire mieux et plus », les céréaliers de France appellent à mettre en œuvre concrètement et dans les meilleurs délai l’agenda de simplification proposé pour aboutir à des mesures favorables à la compétitivité de l’agriculture européenne.

À l’heure de la candidature de l’Ukraine à l’Union européenne, et compte tenu de sa puissance agricole et céréalière, l’agriculture ne saurait être traitée comme une variable d’ajustement. Pour l’AGPB, la relation future avec l’Ukraine doit être anticipée et source de création de valeur tant pour les agriculteurs français, européens qu’ukrainiens.

4 AXES DE PROPOSITIONS CONCRÈTES POUR RELEVER LES DÉFIS DE COMPETITIVITÉ ET DE TRANSITION AGROECOLOGIQUE

Dans ce contexte, l’AGPB formule quatre axes de propositions issus des attentes émanant des céréaliers sur le territoire. Elles concernent à la fois des dimensions réglementaire, économique, politique et géopolitique :

  • Un axe production: Réinterroger les propositions législatives du green deal pour garantir le maintien des moyens de production. Pour cela, les céréaliers français plaident pour une approche globale intégrant moyens de production agricole et stabilisation des réglementations, pour assurer à la fois la compétitivité de l’agriculture française et une concurrence équitable dans l’Union.
  • Un axe compétitivité : Accélérer les initiatives européennes pour développer une « troisième révolution agricole » basé sur la science, l’innovation et la recherche tout en valorisant les solutions concrètes des céréaliers qui relèvent le défi climatique et environnemental.
  • Un axe politique : Redonner à la PAC sa place de politique européenne stratégique. Pour y parvenir, l’AGPB propose de doter la PAC de moyens à la hauteur de ses ambitions.
  • Un axe géopolitique : Prendre en compte les conséquences du nouveau contexte géopolitique sur le commerce international, tant au niveau des perspectives d’élargissement de l’Union à travers la candidature de l’Ukraine qu’au niveau de la compétitivité à l’international.

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nos propositions

Égalité femmes-hommes

et lutte contre les discriminations



INRAE conserve la double labellisation AFNOR

L’AFNOR renouvelle la labellisation Diversité et Égalité professionnelle (dite labellisation Alliance) d’INRAE, reconnaissant à nouveau l’engagement de l’institut en faveur de la lutte contre les discriminations et de la défense de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Depuis janvier 2020, INRAE est le seul établissement à caractère scientifique et technologique (EPST) à bénéficier des deux labels AFNOR Égalité et Diversité. S’inscrivant dans le cadre d’une politique volontariste de l’institut, les valeurs d’égalité et de diversité sont fortement partagées au sein des collectifs. Cet engagement d’INRAE est la suite d’une politique menée depuis 2009 dans le cadre de la labellisation européenne Human Resources Strategy for Researchers (HRS4R). Parmi ses priorités, des droits professionnels reconnus, des procédures de recrutement transparentes, des actions en faveur des équilibres des temps de vie, un environnement de recherche ouvert et innovant.

Suite à un nouvel audit de 9 jours et à l’audition de plus de 100 personnes, la double labellisation Alliance a été renouvelée à INRAE. Cet audit a notamment relevé la progression du pourcentage de femmes dans les instances de décision et les corps et grades les plus élevés. Les pourcentages de femmes et d’hommes sont ainsi passés, entre 2011 et 2022, de 15 et 85 % à 43 et 57 % pour les directeurs et directrices de classe exceptionnelle, de 24 et 76 % à 32 et 68 % pour celles et ceux de 1re classe et de 41 et 59 % à 45 et 55 % pour ceux de 2e classe[1].

L’AFNOR a souligné également l’efficacité des actions des réseaux des 23 référentes et référents égalité-diversité, des correspondants handicap et des équipes RH qui ont contribué à rendre plus efficace la politique égalité/diversité au sein de l’institut.

Le renouvellement de la labellisation Alliance est le fruit d’un travail guidé par :

  1. les conclusions de diagnostics réalisés au sein de l’établissement,
  2. le bilan de situation comparée des femmes et hommes à INRAE,
  3. les résultats des éditions successives du baromètre Qualité de vie et conditions de travail.

En termes d’égalité, les actions mises en œuvre s’articulent autour de 4 axes :

  1. l’analyse des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et la place des femmes dans les niveaux de corps les plus élevés,
  2. l’égal accès des femmes et des hommes à la fonction publique, l’effectivité d’une plus grande mixité des métiers et des actions sur les représentations,
  3. l’articulation entre vie personnelle et vie professionnelle,
  4. la prévention et la lutte contre les violences à caractère sexuel et sexiste.

Concernant la diversité, INRAE mène des actions visant à :  

  1. accompagner tous les parcours à chaque étape de la carrière grâce aux dispositifs RH (mobilités internationales, importance du dialogue social, valorisation des bilans des parcours),
  2. garantir un environnement de travail sécurisé et inclusif pour les personnels en situation de handicap et poursuivre la politique de prévention en matière de santé et de sécurité au travail,
  3. contribuer à l’épanouissement professionnel des agents en leur proposant un cadre de travail plus flexible,
  4. prévenir et lutter contre les discriminations, les violences sexuelles et sexistes, le harcèlement moral ou sexuel ainsi que les agissements sexistes.

[1] Les catégories professionnelles de la fonction publique (A – B – C) comprennent différents corps parmi lesquels on retrouve les corps de chercheur.es (directrices et directeurs de recherche et chargé.es de recherche). Chaque corps est subdivisés en classes allant de façon croissante de la 2ème classe à la classe exceptionnelle pour les directrices et directeurs de recherche et de la classe normale à la hors classe pour les chargé.es de recherche. Les évolutions de carrière pour passer à la classe supérieure peuvent se faire selon les cas lors de campagnes d’avancement, de sélections professionnelles ou de concours.

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Paiement des aides bio



“Nous ne voulons pas être les dindons de la PAC”

Les agriculteurs et agricultrices bio se mobilisent aujourd’hui à Limoges, devant le siège de l’Agence des Services et Paiements pour exprimer leur ras le bol face au traitement des aides bio de la Politique agricole commune. Alors que l’Etat ne cesse d’afficher ses ambitions en matière de transition agroécologique, une partie des agriculteurs et agricultrices qui font la transition – dont les bio font partie – n’ont toujours pas touché les aides à l’agriculture biologique (CAB et MAB), les aides agro-environnementales (MAEC), la dotation aux jeunes agriculteurs (DJA) et l’aide au maraîchage qui leur sont dues au titre de la campagne 2023, soit un an après le dépôt de leur dossier administratif.

Les Bio doivent être traités comme les autres

Ce traitement de défaveur n’est pas nouveau et ne peut plus durer.  Alors que les fermes bio rendent des services à la société en protégeant les ressources en eau, la biodiversité et le climat, ils vont à nouveau être les derniers payés. Cette situation absurde devient intenable dans une période où les agriculteurs bio subissent de plein fouet l’absence de politique de la demande en produits de qualité et les conséquences de la crise économique post covid et guerre en Ukraine.

Nous avions engagé en 2019 une procédure contre l’Etat suite aux retards de paiement de la précédente programmation, et le juge avait reconnu qu’après un an de délai la faute de l’Etat était avérée. L’Etat doit mettre les moyens humains pour instruire les dossiers bio en même temps que les autres en fin d’année et pas 8 mois plus tard. La transition a un coût et on ne peut plus l’assumer seuls ” explique Philippe Camburet, président de la FNAB.

Les agriculteurs bio mobilisés à Limoges demandent non seulement un paiement sous quinze jours de l’ensemble des aides PAC 2023 mais surtout un changement durable pour les années à venir avec un paiement de leurs aides bio au même moment que les autres et non plusieurs mois plus tard.

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Innovation et créativité

au Cap Protéines Challenge 3



Le 14 mai, la finale de la 3e édition du Cap Protéines Challenge, soutenu par Terres Inovia, a eu lieu, à Angers, au sein de l’Ecole Supérieure des Agricultures (ESA). C’est Arsène et sa boisson au café à base de lupin et les kits de pâtisserie de Pulse Pastry qui ont remporté l’adhésion du jury.

Un concours soutenu par Terres Inovia

Initié dans le cadre du Plan Protéines il y a trois ans, Cap Protéines Challenge vise à repérer les produits innovants de demain à base de protéines végétales destinés à la consommation humaine. Il est organisé en partenariat entre Terres Univia, Terres Inovia, ITERG, CTCPA, Fondation Avril, Manger du sens et l’ESA.

Chaque année, ce concours d’innovation repère des projets d’étudiants entrepreneurs qui, s’ils sont sélectionnés, pourront être accompagnés pour voir aboutir leurs idées.

Pour cette troisième édition, Cap Protéines Challenge avait sélectionné cinq équipes en finale. Celles-ci ont présenté leurs projets devant un jury d’experts, qui a pu déguster ces produits avec une belle dégustation en prime.

Un jury d’experts reconnus

Le jury de Cap Protéines Challenge est varié, issu du monde agricole et agroalimentaire.

Il était composé de Laurent Rosso (directeur général de Terres Inovia et directeur de Terres Univia), Jean-Pierre Paillot (directeur général de la Fondation Avril), Rémi Verstraete ( directeur de l’incubateur/accélérateur Euralimentaire), Irina Iouanou (enseignante-chercheuse manager àl’ESA), Julie Anthoni (responsable scientifique et marchés innovants chez Vivescia), Nadia Sekher (responsable sectorielle agriculture et agroalimentaire de BPI), Anthony Routhiau (chef de cuisine et de production chez Papillote et compagnie) et Cécile Abalain (directrice innovation chez Vegepolys Valley).

Pour initier la journée, Laurent Rosso et René Siret, directeur général de l’ESA, ont évoqué le contexte global du concours, ses objectifs ainsi que leur volonté de soutenir des initiatives qui favorisent l’émergence de start-up dans la filière des protéines végétales.

Retour sur l’édition 2023 : le témoignage de Madame Beans

Avant de laisser la place aux cinq finalistes 2024, Charlotte Blin, co-fondatrice de Mme Beans et gagnante de la 2ème édition du Cap Protéines Challenge, est venue présenter l’avancement de son projet de création d’aides culinaires à base de légumes secs à destination de la restauration collective. Elle a pu ainsi témoigner de son expérience d’accompagnement à la suite du concours grâce à Euralimentaire. La start-up est d’ailleurs hébergée par l’incubateur de l’ESA.

Cinq projets en lice

Qui sont les cinq équipes finalistes ?

  1. Lupille
    Ce projet, issu de l’esprit de deux étudiantes de l’ESA, consiste à commercialiser des granolas à base de lentilles et de lupins fermentés. Un produit d’autant plus original et novateur que les légumineuses sont peu utilisées pour des produits de petit-déjeuner.
  2. Vitabar
    Quatre étudiantes en master d’ingénierie de la production alimentaire à l'Université d'Avignon ont développé des barres à base de légumineuses et de légumes au goût provençal.
  3. Pulse Pastry
    Ce projet a été créé par un groupe de quatre étudiants de 2ème année de bachelor en arts culinaires à l’Institut Lyfe (ex-Institut Paul Bocuse). Ils proposent un kit de préparation de pâtisserie, notamment des cookies à base de farine de lupin. L’équipe a même sollicité une personne du public pour démontrer la facilité de préparation des cookies en temps réel !
  4. Arsène
    Deux ingénieures en agroalimentaire, diplômées de l'école ONIRIS, ont présenté cette alternative au café, à base de lupin français, tout en conservant le goût et l'usage d'un vrai café.  Le produit est composé à 100% de lupin torréfié, sous forme de capsule biodégradable compatible Nespresso.
  5. Pulse&Seeds
    Pour remettre au goût du jour les légumineuses et les oléagineux, l’équipe de quatre étudiants de l’Institut Lyfe propose une gamme de crèmes glacées artisanales avec quatre parfums (chocolat-pois chiche, haricot azuki, vanille-lentille et fraise-amande).

Et les gagnants sont…

Arsène a remporté le grand prix Cap Protéines Challenge. Les entrepreneuses sont reparties avec un chèque de 3000 € et seront  accompagnées par l’incubateur de start-up Euralimentaire, en particulier pour concevoir l’image de marque du produit, démarcher les futurs clients et créer juridiquement l’entreprise.

Pulse Pastry a gagné, de son côté, le Prix de l’idée créative : l’équipe remporte un chèque de 1000 euros. Mais les créateurs, qui n’ont pas terminé leurs études, mettent le projet en stand-by.

Et, pour clôturer cette journée riche en idées créatives, Jean-Pierre Paillot, directeur général de la fondation Avril, a souligné son admiration vis-à-vis des projets finalistes et a encouragé toutes les équipes à aller encore plus loin dans le développement de leurs idées.

BILAN

DES NEGOCIATIONS COMMERCIALES 2024




FNSEA et Jeunes Agriculteurs demandent des mesures immédiates pour assurer la non-négociabilité de la matière première agricole et protéger le revenu des agriculteurs

Le médiateur des relations commerciales agricoles a publié le 14 mai les résultats de l’Observatoire des négociations commerciales annuelles pour l’année 2024. Les résultats montrent un décalage préoccupant entre les augmentations des prix initialement demandées par les fournisseurs (+4,5% en moyenne, en raison de la hausse des coûts de production globaux) et celles qui ont été effectivement négociées (+1% en moyenne), avec des variations notables selon les familles de produits. Plus inquiétant encore, les données révèlent que « la hausse moyenne de la matière première agricole (MPA) déclarée par les industriels n’a pas été couverte par la hausse du prix 3 net », soulignant un doute sur la sanctuarisation du prix de la MPA, essentielle pour la pérennité de l’agriculture française.

Le diagnostic posé par le médiateur confirme ce que la FNSEA et Jeunes Agriculteurs expriment avec force depuis le début de la mobilisation agricole initiée en novembre dernier : le revenu des agriculteurs est menacé par les difficultés persistantes dans l’application des lois EGAlim. Nous l’avions souligné lorsque les dates des négociations commerciales avaient été avancées sous prétexte de lutte contre l’inflation : le revenu des agriculteurs ne peut pas être une variable d’ajustement.

Face à ce constat, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs mettent en garde contre toute recommandation qui contribuerait à détricoter EGAlim, et rappellent au Gouvernement son engagement vis-à-vis des agriculteurs français. Il est nécessaire d’apporter des ajustements législatifs urgents afin de renforcer les dispositions de la loi. Les prochaines négociations commerciales approchent et il est primordial que ces ajustements puissent être opérationnels d’ici là.

Nous demandons ainsi que la formation des prix de la MPA soit établie principalement à partir des indicateurs de coûts de production interprofessionnels, qui doivent être les seuls indicateurs de référence ou, à défaut, ceux des Instituts Techniques reconnus. Nous voulons également l’établissement d’une date butoir pour la conclusion des contrats amont entre l’agriculteur et son premier acheteur avant l’envoi des CGV. La transparence dans les relations commerciales est un point clé pour garantir la sanctuarisation de la MPA. Ces ajustements sont essentiels pour une construction du prix en « marche avant », du producteur au distributeur conformément à l’esprit des lois EGAlim afin d’assurer la sanctuarisation de la MPA à travers toute la chaîne de valeur et pour garantir une rémunération équitable aux agriculteurs.