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Actualités de la filière

colza1138

Biosourcé

La France accélère, Evertree réaffirme son ambition



Alors que l’ADEME met en lumière dans une étude inédite le potentiel stratégique du biosourcé, Evertree confirme son rôle de pionnier dans ce domaine avec une résine végétale à 98 % biosourcée, performante, locale et sans compromis.

L’étude de marché des produits biosourcés publiée par l’ADEME en février 2025 confirme le potentiel du secteur : faisant converger l’innovation technologique, la performance environnementale et sanitaire et la souveraineté industrielle, les matériaux d’origine végétale ne sont plus de simples alternatives, mais des solutions à part entière, concrètes, durables, compétitives et créatrices d’emplois.

Evertree - entreprise française spécialisée dans les colles végétales haute performance pour le développement d’un ameublement durable - salue cette reconnaissance institutionnelle et réaffirme son engagement de longue date en faveur d’une chimie plus verte, plus sûre et plus locale.

Un secteur en plein essor

Selon l’ADEME, la pénétration et la consommation des produits biosourcésreprésente aujourd’hui près de 5 % du marché en volume et 10 % en valeur (part du marché total constitué des produits biosourcés et de ceux issus de ressources fossiles en France). Le secteur a généré entre 22000 et 40000 emplois directs, avec une croissance plus rapide que celle des produits issus du pétrole depuis 2018.

À titre d'exemple, la Filière des Oléo-protéagineux qui couvre en France notamment la culture du Colza et du Tournesol est très dynamique et contribue à la consolidation d’une bioéconomie française et européenne, au travers de la production de matières premières végétales renouvelables, qui entrent dans la composition des résines Evertree.

Evertree : une solution biosourcée performante et industrialisable

Dans un secteur des adhésifs encore largement dépendant de la pétrochimie, Evertree fait figure d’avant-garde en proposant une résine végétale à 98 % biosourcée, issue des coproduits de la trituration de graines de colza et de tournesol cultivées en France. Un niveau largement supérieur à celui observé dans l’étude de l’ADEME, où les colles biosourcées atteignent exceptionnellement les 85 %.

« Chez Evertree, nous proposons des solutions biosourcées et locales, qui allient performance et durabilité tout en accompagnant les industriels dans cette transformation essentielle pour l’environnement et la santé, » précise Pierre Tabbagh, CEO Evertree.

Pensée pour répondre aux contraintes industrielles sans compromis sur la performance, la résine d’Evertree :

  • Offre une adhésion équivalente aux colles pétrosourcées,
  • Supprime formaldéhyde et isocyanate, substances reconnues pour leurs effets nocifs sur la santé,
  • Réduit de 80 % l’empreinte carbone par rapport à une résine classique.

Grâce à cette innovation, Evertree a permis la création et la commercialisation de deux premières mondiales :

  • NEXT®, le premier panneau MDF biosourcé au monde, 100 % français, conçu avec Panneaux de Corrèze - Unilin;
  • PANTair, le premier panneau de particules biosourcé, également 100 % français, conçu avec Seripanneaux.

Vers une industrialisation à grande échelle

Fort de ces résultats concrets et de ses partenariats industriels, Evertree démontre que le biosourcé est déjà une solution industrialisable, durable et compétitive. Pour accompagner cette dynamique et répondre à une demande nationale et internationale en forte croissance, l’entreprise ambitionne désormais de construire sa propre usine en France.

Omnibus agricole



Un pas de plus dans la simplification mais il faut aller plus loin !

La Commission européenne a adopté ce 14 mai sa proposition législative pour simplifier la PAC, dite « omnibus agricole ». Les agriculteurs européens avaient exprimé avec force le besoin de simplification de la PAC lors des mobilisations de 2024. La Commission avait alors adopté une première série de mesures de simplification, en particulier sur la conditionnalité des aides. Jeunes Agriculteurs et la FNSEA se félicitent ainsi du pas supplémentaire franchi avec ce nouveau paquet de simplification qui apporte plus de pragmatisme dans l’application des mesures pour tenir compte de la réalité agronomique des exploitations.

Au premier rang des mesures attendues, nous portions depuis de nombreuses années le besoin d’une nouvelle définition des prairies permanentes, et d’une gestion plus pragmatique en adéquation avec l’évolution de l’élevage dans les territoires. La possibilité pour les nouveaux installés de financer les mises aux normes dans le deuxième pilier de la PAC sur une durée plus longue est un autre exemple de mesure satisfaisante.

Il reste cependant des éléments qui méritent d’être précisés, même s’ils vont dans le bon sens, en particulier sur les mesures de gestion des crises qui répond à des besoins croissants des exploitations victimes d’accidents climatiques et sanitaires, ou la mise en œuvre d’un contrôle PAC unique. Par ailleurs, nous espérons que l’allègement des obligations pour les Etats membres se traduise également par des allégements dans les cours de ferme.

Enfin, il faut encore progresser dans la voie de la simplification. Nous attendons en effet des assouplissements sur l’ensemble des normes, en particulier concernant les zones humides, le défaut d’application totale de la transparence GAEC pour l’aide complémentaire aux jeunes agriculteurs, sur les règles d’éligibilité des investissements notamment en matière d’irrigation, ou sur les obligations de déclaration qui restent importantes.

La prochaine étape sera la réforme de la PAC pour la période 2028-2034. Nous espérons qu’une nouvelle étape décisive sera franchie en matière de simplification. Cependant, nous mettons en garde les pouvoirs publics français et européens : une PAC plus simple ne signifie pas une PAC au rabais ! Le budget de la PAC doit rester une priorité dans les discussions du Cadre Financier Pluriannuel de l’UE qui démarrent, à la hauteur des ambitions en matière de souveraineté alimentaire.

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Terres Univia

mobilisée dans Insérez Les



Pour contribuer à débloquer les freins au développement des légumineuses, Terres Univia se mobilise pour  le projet Insérez Les. En quoi consiste-t-il et quel est le rôle de l’Interprofession ? Réponses.

Lancé officiellement en mars 2024, le projet Insérez Les, piloté par l’institut technique Terres Inovia et financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour une durée de 4 ans, réunit un consortium de 11 partenaires pour engager des travaux de recherche et innovation autour des 6 espèces de légumineuses à graines. L’ambition est de faire émerger des innovations coordonnées de diverses natures, qu'elles soient agronomiques, variétales, technologiques, économiques et sociétales.

D’une durée de quatre ans, il travaille à cinq objectifs :

  • Faciliter l’accès à la 1ère transformation des graines pour l’agriculteur, avec des études techniques et économiques sur le décorticage de la féverole et la mobilisation d’une unité mobile de transformation des graines. Le procédé LowTech de la fermentation vise à améliorer les propriétés sensorielles des légumineuses à graines (LAG) tout comme l’utilisation des farines dans des produits céréaliers type biscuit.
  • Fournir à l’agriculteur toutes les informations pour décider de cultiver ces cultures, avec le lancement d’expérimentations pour étudier les effets des LAG en précédent cultural ou la fréquentation des insectes en parcelle de LAG.
  • Comprendre et co-concevoir des solutions pour obtenir un rendement satisfaisant et stable, avec la mise en place d’observatoires de parcelles agriculteurs visant à   hiérarchiser les facteurs limitants du rendement des cultures.
  • Faciliter l’exploitation des innovations variétales pour stabiliser les performances par la définition des panels génotypiques et phénotypiques mobilisables pour définir des stratégies de réduction de risque par le choix variétal.
  • Analyser les conditions socioéconomiques de réussite et d’échec pour développer ces cultures, avec notamment un projet expérimental régional de paiement pour services environnementaux.

Tiana Smadja, chargée d’études économiques de Terres Univia

Quel est le rôle de Terres Univia dans le projet INSEREZ LES, piloté par l’institut technique Terres Inovia ?

L’Interprofession pilote un module de travail dans ce projet visant à analyser les conditions socio-économiques de partage et de connaissance de valeur sur les légumineuses, avec trois actions phares : la construction d’un dispositif de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) sur les légumineuses, l’analyse des conditions de rentabilité des activités de décorticage de la féverole et les recensements et diagnostics des initiatives collectives sur les légumineuses.

En quoi consiste le développement des PSE ?

L’objectif est de mener une expérimentation régionale dans les pays de la Loire, avec l’association Solenat, pour améliorer le revenu des agriculteurs en valorisant les atouts environnementaux des légumineuses. Un groupe d’agriculteurs vient d’être constitué : une douzaine de producteurs (céréaliers et polyculteurs-éleveurs) va insérer des légumineuses dans les  assolements au printemps 2026. Une visite de plateforme d’essais est organisée en juin avec Solenat et des ateliers de travail sont prévus à partir de septembre pour définir le cahier des charges  PSE avec le groupe d’agriculteurs.

Une autre action pilotée par Terres Univia et l’institut technique Terres Inovia porte sur la féverole décortiquée ?  

Oui, nous voulons analyser les conditions de rentabilité économique de la féverole décortiquée. Terres Univia réalise actuellement une étude sur l’analyse de l’offre et de la demande en féverole décortiquée, une vingtaine d’entretiens d’acteurs de la filière (collecteurs et industriels) ont déjà été réalisés. Les résultats sont attendus à la fin de l’année. Terres Univia et Terres Inovia mènent aussi une étude technico-économique pour mettre en place un outil calculateur des conditions économiques de la rentabilité du décorticage de féverole.

Et concernant les initiatives collectives sur les légumineuses ?

Il est prévu de réaliser un recensement et une cartographie interactive (prévue en 2026) des initiatives collectives sur les légumineuses en France, dans toutes leurs diversités (qu’elles soient liées à la recherche, aux programmes alimentaires territoriaux, aux acteurs économiques, etc.). Par ailleurs, un diagnostic des principales initiatives territoriales sur les légumineuses est en cours, les résultats étant attendus pour mi-2026.  

Photo : © FPWing – stock.adobe.com

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loi d’orientation agricole



PPL visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur

Proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur : des leviers indispensables pour notre souveraineté alimentaire et l’accompagnement dans les transitions.

Le 26 mai prochain, la proposition de loi « visant à lever les contraintes en agriculture » sera débattue en séance publique à l’Assemblée nationale. Un texte très attendu qui viendrait concrétiser le cap et les intentions de la loi d’orientation agricole adoptée il y a quelques semaines.

Les 2 100 coopératives agricoles françaises, qui rassemblent 3 agriculteurs sur 4 attendent du travail parlementaire à venir la prise en compte des enjeux suivants : 

Permettre aux coopératives agricoles de jouer pleinement leur rôle d’accompagnement et de conseil des agriculteurs dans les transitions. Une mission d’information et une commission d’enquête parlementaire avaient mis en avant l’inefficacité sur le terrain de la séparation des activités de vente et de conseil. Le texte issu de la commission des affaires économiques adapte et sécurise le dispositif.

Autoriser les moyens de protection des plantes, par ailleurs autorisés en Europe, lorsque des filières entières se retrouvent en distorsion de concurrence et sont menacées de disparaître. La Coopération Agricole salue le pragmatisme de la commission des affaires économiques, qui a validé une dérogation temporaire encadrée. Cette disposition devra être confirmée en séance publique d’autant qu’elle s’inscrit dans le droit fil de la loi d’orientation agricole qui rend opposable un principe simple : "pas d’interdiction sans solution". 

Remettre de la raison dans le débat public : comment croire que l’accès à l’eau n’est pas un enjeu essentiel pour l’agriculture ? Il ne s’agit pas d’accaparer la ressource en eau mais d’organiser les conditions du partage en considérant les activités agricoles à leur juste place : essentielle. La souveraineté agricole a été reconnue d’intérêt général majeur il y a quelques semaines. La Coopération Agricole appelle donc le législateur à réintroduire l’article 5 lors de l’examen en séance plénière et à revenir sur les dispositions contraignantes 
introduites en commission. 

Enfin, lever les barrières au maintien et au développement de l’élevage dans nos territoires. La commission des affaires économiques a eu le bon sens de revenir sur les modalités de la loi Industrie Verte qui imposait une consultation publique inadaptée aux activités d'élevage (bovins, porcs, volailles). Il faut maintenant aller au bout et relever les seuils ICPE aux niveaux de nos voisins européens. 

Dans un monde traversé par l’instabilité, chaque crise expose nos vulnérabilités stratégiques, nos dépendances et nos contradictions. Face à cette réalité, le secteur agricole et agroalimentaire constitue plus que jamais un pilier de stabilité, d’ancrage territorial et de résilience économique. 

Adopter cette proposition de loi, c’est préserver ce pilier fondamental, et permettre aux acteurs du secteur de redevenir compétitif, et attractif pour que demain de nouvelles générations s’engagent dans ces métiers essentiels. 

Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole : 
« Au-delà d'un enjeu pour le monde agricole c’est un véritable choix de société que les parlementaires seront amenés à faire dans les prochains jours : conserver dans les territoires une agriculture forte, compétitive engagée dans les transitions, ou déléguer à d’autres l’alimentation des Français en privilégiant des produits importés moins disant sur le plan sanitaire et environnemental. Car au fond il ne s’agit pas uniquement des intérêts des agriculteurs et des coopératives mais bien de l’intérêt général de notre pays. »