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Actualités de la filière

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Accord UE-Mercosur



La Coopération Agricole salue le vote du Parlement européen

La Coopération Agricole salue l’exercice de contrôle démocratique au niveau européen et se réjouit de la décision du Parlement européen de saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur l’accord UE-Mercosur.

Avec sa signature à marche forcée la semaine dernière au Paraguay, cet accord a ravivé de profondes inquiétudes exprimées par les agriculteurs, leurs coopératives, les filières, les consommateurs et de nombreux élus de terrain.

Aujourd’hui, la décision du Parlement européen marque l’exigence légitime de clarté juridique et de débat démocratique sur un texte aux conséquences stratégiques majeures pour l’agriculture et l’agroalimentaire. Elle rappelle que sans la pleine prise en compte de la voix des producteurs et des consommateurs, le réarmement productif agricole et agroalimentaire français et européen et son objectif de souveraineté alimentaire, ne seront que des vœux pieux.

Ce temps doit maintenant permettre d’agir concrètement sur les fragilités structurelles de notre secteur, de rétablir les conditions d’une concurrence libre et non faussée et de donner aux agriculteurs et à leurs coopératives les moyens de produire durablement ce que les Français et européens consomment quotidiennement. Cela suppose de lever les freins à la production, de faciliter les installations et de soutenir l’investissement dans les territoires.

La Coopération Agricole rappelle qu’elle n’est pas opposée aux échanges internationaux ni aux accords commerciaux. Elle s’oppose en revanche fermement aux accords déloyaux. À ce titre, elle réaffirme son opposition totale à l’accord UE-Mercosur et appelle à un cap clair, cohérent et durable pour relancer la production agricole et agroalimentaire en France comme en Europe.

aide-alimentaire

Aide alimentaire

FranceAgriMer au cœur du dispositif



Pour la période 2021-2027, l’Union européenne a mis en place le Fonds social européen+ (FSE+), destiné à soutenir l’emploi, l’inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté. En France, le FSE+ intègre l’ancien Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) et poursuit l’objectif spécifique de lutte contre la privation matérielle, en particulier à travers l’aide alimentaire.

La France a fait le choix de consacrer le budget du FSE+ « Emploi, jeunesse, inclusion et compétences » à l’achat de denrées alimentaires distribuées gratuitement aux personnes les plus démunies. Pour la période 2021-2027, cette enveloppe s’élève à 582 millions d’euros de crédits européens, complétée à hauteur de 10 % par des crédits nationaux, soit un total de 647 millions d’euros.

FranceAgriMer, bénéficiaire et gestionnaire du FSE+

Sous l’autorité de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), FranceAgriMer occupe un double rôle dans la mise en œuvre du FSE+ : bénéficiaire de l’aide européenne et gestionnaire du dispositif. À ce titre, l’Établissement est chargé de l’achat des denrées alimentaires, de l’organisation de leur logistique et de leur mise à disposition auprès des quatre associations bénéficiaires agréées : la Fédération française des banques alimentaires, le Secours populaire français, les Restaurants du Cœur et la Croix-Rouge française.

En 2024-2025, 108 millions d’euros de denrées ont ainsi été achetées par FranceAgriMer et 60 000 tonnes ont été livrées aux associations d’aide alimentaire, représentant plus de 100 000 palettes.

Des achats exigeants et adaptés aux besoins

Les marchés publics passés par FranceAgriMer reposent sur des cahiers des charges précis, intégrant des exigences sanitaires, nutritionnelles et qualitatives élevées. Une attention particulière est portée au choix des produits et à leur conditionnement. Les achats sont réalisés majoritairement en milieu de gamme, avec la possibilité, en cas de difficulté d’approvisionnement ou de contraintes techniques, de recourir à des produits de gamme supérieure.

FranceAgriMer est en relation permanente avec les associations bénéficiaires agréées afin d’adapter les produits et les volumes aux réalités des publics accompagnés (composition familiale, âge, équipements des logements).

Un dispositif en constante évolution

Face aux aléas économiques, climatiques ou géopolitiques, la capacité d’adaptation est essentielle. FranceAgriMer a ainsi fait évoluer ses pratiques en dissociant les marchés d’achats de denrées et ceux de transport-logistique, en mettant en place des lots multi-attributaires et en recourant à des marchés pluriannuels pour certaines denrées. Ces évolutions permettent de sécuriser les approvisionnements, de mutualiser les achats et de mieux répartir les risques.

La recherche de produits de qualité et la négociation avec les industriels demandent des compétences spécifiques. Ainsi, la mise en œuvre du FSE+ mobilise plus de 30 agents au sein de FranceAgriMer, aux profils complémentaires (achat, qualité, logistique, marchés, facturation, …). Ils sont pleinement engagés au service d’une aide alimentaire de qualité, efficace et respectueuse des bénéficiaires.

Plus d’informations sur le Soutien européen à l’aide alimentaire du FSE+

Photo : © Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr

fnab1166

Crédit d’impôt bio

4 500 € sur trois ans, une victoire en demi-teinte



Le Gouvernement a engagé sa responsabilité sur la partie recettes du projet de loi de finances pour 2026, actant le maintien du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique à hauteur de 4 500 € sur trois ans, soit jusqu’en 2028.

Dans un contexte budgétaire contraint, cette décision permet de sécuriser un dispositif dont l’existence même avait été menacée,
Pour autant, ce niveau reste inférieur à la trajectoire votée par les deux chambres. A l’issue de débats transpartisans, l’Assemblée nationale puis le Sénat s’étaient prononcés en faveur d’un relèvement du crédit d’impôt bio à 6 000 € sur trois ans.

« Le Gouvernement et le Premier ministre s’étaient engagés auprès de notre organisation à soutenir le vote transpartisan du Parlement sur le crédit d’impôt à 6 000 € sur trois ans. Nous attendons désormais des explications sur ce choix final surprenant et des garanties complémentaires, notamment le maintien de l’Agence Bio et la relance du Fonds Avenir Bio, indispensables pour sécuriser la reprise et apporter de la stabilité aux producteur·trices bio » déclare Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

Alors que les premiers signes de reprise de la consommation bio se confirment, la FNAB rappelle que le crédit d’impôt bio demeure un levier essentiel pour sécuriser les fermes, relancer l’investissement et consolider les filières. Dans un contexte de recul marqué, depuis 2023, des aides PAC spécifiques à la bio, ce dispositif fiscal aurait contribué en partie, à le compenser.

La Fnab appelle le Gouvernement à donner de la visibilité et de la cohérence à sa stratégie pour permettre au secteur biologique de s’inscrire durablement dans une dynamique de reprise.

ania1166

Redevances de l’eau




Un nouveau frein à la souveraineté et à la compétitivité des industries agroalimentaires

Culture Viande, La Coopération Agricole, l’ANIA et la FIA alertent sur la remise en cause, dans le cadre du recours à l’article 49.3 pour l’adoption du projet de loi de finances, du lissage de l’augmentation de la redevance sur l’eau voté par le Sénat.

Cette décision intervient alors que les entreprises de l’agroalimentaire, sur l’ensemble du territoire français, sont pleinement engagées dans des démarches responsables de réduction des consommations d’eau. Elles sont notamment engagées dans des démarches de sobriété hydrique et travaillent au développement de la réutilisation des eaux. Ce choix s’inscrit également en totale incohérence avec les Conférences de la souveraineté alimentaire, lancées par Madame Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, le 8 décembre dernier, au cours desquelles les acteurs de la filière ont rappelé la situation économique extrêmement dégradée des industries agroalimentaires et leur perte de compétitivité alarmante.

Les entreprises agroalimentaires subissent déjà une accumulation de charges structurelles en forte hausse : écocontributions sur les emballages (+485 % depuis 2007), coûts énergétiques (+40 % depuis 2022), hausse des salaires de branche (près de 10 % entre 2022 et 2025) ainsi qu’une augmentation des coûts liés au renforcement continu des exigences sanitaires et environnementales.

Dans ce contexte, l’augmentation brutale des redevances des agences de l’eau depuis janvier 2025 accentue la perte de compétitivité déjà marquée des entreprises françaises face à leurs concurrentes européennes et remet en cause leur capacité d’investissement sur l’enjeu majeur qu’est l’eau.

L’effet cumulatif de toutes les redevances modifiées représente une augmentation moyenne de plus de 150 %, pouvant atteindre pour certaines entreprises + 900 %. Revenir sur la mesure de lissage adoptée par le Parlement, proportionnée et limitée dans le temps et en volume, qui permettait à l’ensemble des entreprises de l’agroalimentaire, d’absorber ces augmentations très importantes progressivement sur trois ans, les prive du seul amortisseur crédible face à ce choc de charges. Cela ralentit par conséquent les investissements dans la réduction des consommations d’eau, le recyclage et l’optimisation des procédés. Sans capacité d’investissement, il n’y a pas de sobriété possible.

Culture Viande, La Coopération Agricole, l’ANIA et la FIA appellent le Gouvernement à maintenir cette mesure, condition indispensable à la cohérence de la démarche de souveraineté et à la compétitivité de la filière agroalimentaire française.

inrae2030

Priorités INRAE 2025-2030

Lancement de 15 défis « Recherche et Innovation »



Face à l’accélération des crises climatiques, agricoles, sanitaires et environnementales, et à l’urgence de transformations profondes des systèmes agricoles, alimentaires et forestiers, INRAE franchit une nouvelle étape dans le déploiement de sa stratégie scientifique à l’horizon 2030.

Philippe Mauguin, PDG d’INRAE, et Carole Caranta, DG déléguée Science et Innovation, annoncent le lancement de 15 défis “Recherche et Innovation” à l’occasion de l’ajustement à mi-parcours de la stratégie scientifique de l’institut. Objectif : produire sur une série d’enjeux prioritaires, d’ici 3 à 5 ans, des solutions concrètes et mobilisables par les acteurs socio-économiques, les filières et les pouvoirs publics. 

Une recherche d’excellence, fondamentale et appliquée, à impact

Depuis le lancement d’INRAE 2030 en 2021, l’institut a structuré son action autour de 5 grandes orientations scientifiques et de 3 orientations politiques transversales, qui restent pleinement d’actualité : répondre aux changements globaux, accompagner les transitions agroécologique et alimentaire, développer une bioéconomie sobre et circulaire, promouvoir une approche globale de la santé et mobiliser les sciences des données et le numérique au service des transitions.

Dans un contexte de compétition scientifique internationale accrue, de fortes attentes sociétales vis-à-vis de la recherche publique et de besoins pressants de solutions opérationnelles, INRAE renforce aujourd’hui son engagement : faire de la science un levier décisif de transformation, au service de la souveraineté alimentaire, de la durabilité environnementale et de la santé des populations.

15 défis Recherche et Innovation pour répondre aux enjeux prioritaires

Les 15 défis Recherche et Innovation s’inscrivent pleinement dans les priorités scientifiques d’INRAE 2030. Ils ciblent des enjeux scientifiques et sociétaux majeurs, avec une ambition d’impact à court et moyen terme, et seront conduits avec nos partenaires de l’écosystème recherche et développement en France et à l’international, pour et avec les acteurs socio-économiques concernés.

Construits de manière interdisciplinaire, ces défis mobilisent les expertises des 14 départements scientifiques d’INRAE, en articulation étroite avec les instituts techniques agricoles et tous les acteurs de terrain. Organisés en mode projet, ils reposent sur des objectifs clairement identifiés, des livrables précis et une volonté affirmée de renforcer le passage des connaissances aux solutions.

Ils couvrent notamment :

  • l’adaptation des agricultures et des forêts au changement climatique,
  • la gestion durable des ressources en eau, des sols et de la biodiversité,
  • la transition des systèmes agricoles et alimentaires vers des modèles bas-carbone,
  • la santé animale et humaine dans une approche « une seule santé »,
  • la bioéconomie et les biotechnologies,
  • le numérique et l’intelligence artificielle au service des transitions.

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