Après presque une décennie de croissance et d’innovations sous la bannière Bioline by InVivo, la division agricole du groupe InVivo change de nom et ouvre un nouveau cycle. Ainsi, Bioline by InVivo devient InVivo Ag°. Plus qu’un nouveau nom, c’est un signal fort adressé au monde agricole : celui d’une entreprise coopérative qui assume son rôle d’orchestrateur stratégique, au service d’une agriculture durable et souveraine au bénéfice des agriculteurs.
Dans un secteur agricole confronté à des défis majeurs (renouvellement générationnel, accélération des enjeux climatiques, attentes sociétales renforcées, émergence de l’AgTech, instabilité internationale) InVivo Ag° s’impose comme la nouvelle marque institutionnelle agricole du groupe InVivo, au service d’une ambition collective : coordonner nos expertises pour déployer des solutions durables à grande échelle.

De Bioline à InVivo Ag° : du pionnier à l’accélérateur
Pendant dix ans, Bioline a été une entreprise pionnière, réalisant des explorations et des paris audacieux qui ont fait émerger de nouvelles activités aujourd’hui leaders dans leurs domaines comme Fertiline et be Api, ou Life Scientific et Aegilops, et ouvert des marchés jusque-là inexplorés. Avec une croissance régulière, un chiffre d’affaires porté à 2,4 milliards d’euros et un EBITDA multiplié par 8 pour atteindre presque 50 millions, l’ex-Bioline a prouvé sa capacité à inventer et transformer.
« Ce que nous avons semé avec Bioline, nous allons le cultiver avec InVivo Ag°. Nous entrons dans une phase d’accélération, encore plus structurée, plus ambitieuse, pour accompagner l’agriculture des 15 prochaines années, voire au-delà. » a déclaré Laurent Martel, Directeur Général d’InVivo Ag°.
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Au GAEC d’Anjou, près d’Amiens, la famille Thibaut conjugue transmission réussie et innovation agricole. Entre production porcine, cultures diversifiées et méthanisation, deux générations assurent la pérennité de la ferme tout en intégrant des pratiques durables et technologiques. Rencontre avec Quentin Thibaut, qui perpétue l’histoire familiale depuis 2019.
Quentin et Jean-Marie Thibaut en vidéo
Une ferme familiale depuis les années 60
L’histoire du GAEC d’Anjou commence dans les années 60 avec le grand-père de Quentin, arrivé sur une ferme en location sans eau ni électricité, et qui démarre un petit élevage de porcs en plein air.
Plus tard, Jean-Marie Thibaut, père de Quentin, s’installe en 1987 avec son frère. Pour sécuriser l’exploitation et pouvoir acheter la ferme, ceux-ci développent la production porcine, essentielle pour améliorer la fertilité de leurs sols. Le troupeau est doublé en 1998, consolidant la diversification de la ferme.
Aujourd’hui, la ferme s’étend sur 345 hectares, grâce aux apports successifs de Jean-Marie et de Quentin : chacun a intégré une exploitation extérieure au GAEC pour renforcer la structure et la pérennité de l’exploitation.
Quentin Thibaut : une nouvelle génération dans le GAEC
Quentin Thibaut, 31 ans, est installé depuis octobre 2019. À la reprise de l’exploitation, il intègre le GAEC avec Jean-Marie, son frère, leurs épouses respectives, soit au total 5 associés, soutenus par 3 salariés.
Cette reprise s’est faite naturellement, après plusieurs années de collaboration avec ses parents et son oncle, dans un climat de confiance et de transmission progressive.
« Dans mon installation, chaque associé a son activité et son pouvoir de décision. Chacun peut s’épanouir dans son domaine et pour nous, c’est très important. » précise Quentin Thibaut.
Trois activités complémentaires pour une ferme performante
Le GAEC d’Anjou repose sur trois piliers :
- Production de céréales : blé, orge et colza, avec une partie des surfaces dédiée à la betterave, adaptée aux sols argile à silex et craie et valorisant les lisiers de porcs.
- Production porcine : élevage naisseur-engraisseur de 200 truies, avec environ 5.000 porcs engraissés par an.
- Méthanisation : unité alimentée uniquement par la ferme, mise en route en janvier 2021, permettant de produire électricité et chaleur, tout en valorisant les digestats pour fertiliser les sols.
« Tout ça, c’est possible parce qu’il y a le porc, explique Quentin Thibaut. Demain, s’il n’y avait que des céréales, on ne pourrait pas faire ça. C’est le cœur de notre activité. »
Une ferme tournée vers l’innovation et l’efficacité
Dès son installation, Quentin a intégré la méthanisation à son exploitation. En cogénération, l’unité produit 250 kW d’électricité. Il transforme les lisiers en digestats désodorisés, respectueux des riverains, et prévoit à l’avenir de valoriser la chaleur produite par la méthanisation via un séchoir.
La ferme pratique une agriculture économe en énergie : non-labour depuis 25 ans, semis direct de sorgho et de seigle pour réduire la consommation énergétique, et récolte de la paille stockée en vrac. « Notre objectif est de consommer le moins d’énergie possible et de valoriser ce que nous produisons », indique Jean-Marie Thibaut.
L’élevage porcin bénéficie d’équipements modernes : une fabrique d’aliments interne, un robot de lavage et des bâtiments photovoltaïques, améliorant la qualité de vie au travail tout en réduisant l’empreinte environnementale de la ferme.
Grâce à la cohésion familiale, aux pratiques durables et aux innovations, Quentin et sa famille préparent la prochaine génération tout en assurant la performance et la pérennité de l’exploitation.
Site internet : https://www.noriap.com