Zoom


Christophe Richardot, membre du bureau Métiers du Grain, à qui nous avons posé 8 questions pour mieux le connaître :
- Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Christophe Richardot, j’ai 53 ans, je suis marié, père de 4 enfants et petit fils d’un agriculteur laitier dans la haute Saône où j’ai grandi en passant de nombreux moments dans l’exploitation.
J’ai étudié au lycée agricole de Vesoul puis j’ai enchainé avec un BTS avant d’arriver à la CCI de Paris ou j’ai été formé aux métiers de l’agrofourniture pour terminer en master à l’ESSEC.
En 1994 je rejoins l’union de coopératives « L’union Est-Agro » qui était une centrale d’achats et d’approvisionnement qui est ensuite devenue « AREA » et dont j’ai pris la direction en 2012.
Enfin, en 2018 je rejoins la direction de l’alliance BFC et Dijon céréales que je dirige toujours actuellement. - Quels sont vos rôles au sein de LCA / LCA MDG ?
Je suis Administrateur au Conseil de section depuis 2019 et membre du Bureau LCA Métiers du grain depuis 2020. - En trois mots, quelles sont les qualités nécessaires pour être performant dans vos missions ?
Agilité, écoute et analyse.
En tant que directeur, je dirais qu’il faut avoir une vision macro de l’économie agricole mais aussi de l’économie au sens large.
Rester très informé sur ce qui se passe dans le monde et savoir se projeter au court comme au long terme.
D’un point de vue opérationnel, je dois rester à l’écoute de mes équipes tout en restant transparent et pragmatique, car le monde bouge très vite, parfois trop.
L’important est aussi de comprendre nos métiers dans toute leur complexité, il n’est pas rare que ce que nous pensions impossible il y a quelques années finisse par nous arriver. Les exemples ne manquent plus en 2025.
Pour s’y préparer au mieux, je pense que l’objectif est de détecter les effets dominos de certaines actualités ou événements sur nos métiers, et donc de garder une vision large. - Votre vision : quels objectifs vous semblent primordiaux à atteindre dans les 5 prochaines années ?
Nous avons mis l’accent sur la diversification de la coopérative comme des exploitations adhérentes.
Nous travaillons à l’intégration de nouvelles cultures dans le périmètre des surfaces de la coopérative ce qui apporte une souveraineté alimentaire sur le territoire.
L’objectif est d’aller chercher de la robustesse dans la production et mais aussi sur les exploitations, en définitive, être résilient vis-à-vis du climat.
Pour Métiers Du Grain : Continuer à tenir compte des nouveaux enjeux géopolitiques, politiques, économiques et climatiques.
Accompagner Cela passe aussi par l’adaptation des outils des coopératives aux besoins d’aujourd’hui et de demain, renforcer toujours et encore le travail en réseau avec l’écosystème des productions végétales pour rester puissants. - Pouvez-vous revenir sur les projets actuels chez Dijon céréales :
Il y en a plusieurs, tous développés dans ce même but de diversification des activités pour apporter résilience et stabilité aux exploitations et à la coopérative.
Je souhaite revenir sur la création de l’unité de méthanisation Sécalia alimentée par la biomasse issue de 160 exploitations. Ce projet représente parfaitement pour nous la virtuosité de la filière végétale.
Après plus de 2 ans de réflexions, 5 ans de mise en place, il a pu voir le jour en mars 2024 et produit du gaz depuis le mois de juillet 2024.
Sécalia représente aujourd’hui la plus grande capacité de production de biogaz 100% végétal de France, elle représente 25% des besoins en gaz résidentiel de Dijon, et alimente plus de 100 000 personnes.
Dans cette même envie de diversification, nous avons le projet des boulangeries Mistral et valorisation des farines « nous autrement »
C’est un projet à échelle plus locale, en phase avec notre stratégie de relocalisation de l’alimentation qui traduit bien l’impact direct des outils de transformation sur la diversification des exploitations et la valorisation de nos produits.
Ce qui passe aussi par la labellisation des biscuits Mistral par « Nous Autrement » la marque des producteurs et acteurs de Bourgogne Franche-Comté. - Quelle est votre devise professionnelle ?
« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles. » Oscar Wilde - Si votre fonction était un animal, ou un arbre… elle serait ?
Le roseau, car il ne rompt pas, il plie. - Sujet libre : Quelque-chose à ajouter ?
Je voudrais simplement revenir sur l’importance de notre fédération d’entreprises La Coopération Agricole : du travail collectif pour avancer plus loin.
