Déclaration commune de la FNSEA et du DBV : Priorités franco-allemandes pour le Budget et la PAC post 2027
Les négociations sur le futur Budget (cadre financier pluriannuel – CFP) et la politique agricole commune (PAC) post 2027 entrent dans une nouvelle phase décisive. Pour l’agriculture, il est désormais essentiel de garantir un budget fort et sanctuarisé, une politique véritablement commune, ainsi que des conditions assurant le revenu des agriculteurs, la compétitivité des exploitations agricoles, la sécurité alimentaire et le dynamisme des zones rurales.
Dans le contexte des négociations en cours, Joachim Rukwied, Président du Deutscher Bauernverband (DBV – Allemagne), déclare : « Nous avons besoin de 500 milliards d’euros pour la future PAC. Seule une PAC forte, autonome et dotée de moyens suffisants nous permettra de relever les défis à venir. Le rétablissement de la compétitivité de l’agriculture doit être une priorité absolue. » Il a ajouté : « Parallèlement, le développement des régions rurales doit rester un élément essentiel de la politique européenne de financement. »
Arnaud Rousseau, Président de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA – France) souligne : « la FNSEA appelle à une ambition claire : le budget ne peut être affaibli, la PAC ne peut être fragmentée. La PAC doit rester une politique économique, au service des agriculteurs, pour améliorer leur revenu. L’agriculture doit être reconnue pour ce qu’elle est : un pilier stratégique de la sécurité de l’Union européenne. »
Une déclaration commune du DBV et de la FNSEA résume les principales priorités francoallemandes pour les prochaines négociations sur le CFP et la PAC : préserver le budget agricole, maintenir le caractère commun de la PAC, garantir un soutien effectif aux revenus, renforcer le développement rural et apporter une véritable simplification aux agriculteurs. Par ailleurs, la DBV et la FNSEA réitèrent leur ferme opposition au plafonnement et à la dégressivité obligatoires.
La FNSEA et le DBV appellent les gouvernements français et allemand ainsi que le Parlement européen à soutenir activement, lors des négociations, une politique agricole forte, commune et dotée de moyens suffisants, qui offre aux agriculteurs de toute l’Europe, stabilité et perspectives d’avenir.
Résidus de pesticides interdits
Les révélations venues du Brésil qui confirment l’alerte documentée par la CEPM sur le MERCOSUR
Un article du journal Folha de Sao Paulo paru dans la presse brésilienne le 26 mai dernier et informant de la présence de 147 substances autorisées au Brésil mais interdites dans l’Union européenne, ainsi que 306 cas de dépassement des seuils de détection acceptés par l’UE, confirme l’ampleur du risque sanitaire, commercial et concurrentiel que la Confédération européenne des producteurs de maïs (CEPM) dénonce depuis de nombreux mois.
Dans son étude « Accord UE-Mercosur : impacts et propositions pour la filière maïs » dévoilée fin 2024, l’AGPM mettait déjà en lumière des écarts massifs de standards de production entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, en particulier le Brésil : sur 178 substances actives autorisées sur maïs au Brésil et en Argentine, 92 sont interdites dans l’Union européenne, et 138 ne sont pas autorisées sur maïs en France, soit 77,5 % des substances actives autorisées pour les producteurs du Mercosur exportant vers l’UE.
Ces chiffres, établis par la CEPM à partir d’un travail approfondi sur les conditions de production du maïs dans le Mercosur, trouvent aujourd’hui un écho direct dans les constats remontés au ministère brésilien de l’Agriculture par ses propres services. Ils montrent une réalité simple : l’Europe continue d’ouvrir son marché à des productions agricoles qui ne respectent pas les normes qu’elle impose à ses propres agriculteurs.
Plus largement, cet article est une nouvelle preuve de l’absence totale de contrôle de l’UE qui laisse rentrer sur notre territoire du maïs qui ne respecte pas nos normes d’une part, et d’autre part que les limites maximales de résidus ne sont pas suffisantes pour mettre en place une réciprocité des normes puisque de nombreuses substances actives sont utilisées pendant le cycle de production.
Une alerte qui valide les conclusions de l’étude CEPM
L’étude de la CEPM montre que la quasi-totalité du maïs cultivé dans certaines grandes régions exportatrices du Brésil repose sur des modèles de production sans commune mesure avec ceux de la filière française : exploitations pouvant atteindre plus de 500 000 hectares, recours massif aux OGM, usage de substances phytosanitaires interdites de longue date dans l’Union européenne comme l’atrazine, interdite en France depuis 2003 et dans l’UE depuis 2007.
Elle démontre également que ces écarts réglementaires créent une distorsion de concurrence majeure. À l’appui d’une comparaison technico-économique entre exploitations françaises et brésiliennes, la CEPM chiffre à environ 100 €/t l’écart de coût de production entre un maïs français et un maïs brésilien produit dans l’Etat du Mato Grosso, au détriment des producteurs européens.
Le scandale n’est plus théorique : il est documenté de l’intérieur même du Brésil
Les éléments rapportés par la presse brésilienne, issus de travaux internes à l’administration brésilienne elle-même, sont particulièrement graves. Pour la CEPM, cela confirme un point essentiel : les “clauses miroir” et la réciprocité des normes ne relèvent ni du protectionnisme ni du débat idéologique. Elles relèvent du bon sens, de la cohérence réglementaire et de la protection des consommateurs comme des producteurs européens.
L’étude CEPM rappelle d’ailleurs qu’aujourd’hui une tonne de maïs sur quatre consommée dans l’Union européenne est importée, et que cette dépendance pourrait encore s’aggraver : selon les projections rassemblées dans l’étude, les importations européennes de maïs brésilien pourraient doubler d’ici 2030, passant de 5 à 10 millions de tonnes, si rien n’est fait pour corriger les distorsions de concurrence. À cet horizon, une tonne de maïs sur trois consommée en Europe pourrait être importée.
Face à ces constats convergents, la CEPM appelle les autorités françaises et européennes à sortir de l’ambiguïté. L’Union européenne ne peut pas, d’un côté, interdire des substances actives pour protéger la santé humaine et l’environnement, et, de l’autre, continuer à importer sans condition des produits agricoles qui ont été cultivés avec ces mêmes substances.
« Ce que révèle aujourd’hui la presse brésilienne confirme point par point ce que la CEPM a documenté il y a près de deux ans : l’Europe impose à ses producteurs des normes toujours plus strictes, tout en laissant entrer sur son marché des productions qui ne les respectent pas. Ce n’est ni tenable économiquement, ni acceptable sanitairement, ni défendable politiquement. On ne peut pas demander aux producteurs européens de produire moins, plus cher, avec davantage de contraintes, tout en important toujours plus de maïs et de produits dérivés issus de systèmes qui utilisent des substances interdites chez nous. Il est temps que l’Union européenne mette fin à cette incohérence et applique enfin une véritable réciprocité des normes. » déclare Franck Laborde, président de la CEPM.
Une étape décisive pour l'innovation variétale européenne
L’adoption définitive du règlement relatif aux nouvelles techniques génomiques (NGT) par le Parlement européen constitue une avancée majeure pour la sélection variétale et l’agriculture en Europe.
Le dispositif adopté permet ainsi d’enrichir la boite à outils du sélectionneur pour répondre aux nombreux défis de notre agriculture comme l’adaptation au changement climatique, la préservation des ressources naturelles, l’amélioration de la résilience des cultures et la contribution à la souveraineté alimentaire européenne.
Pour l’UFS, après 6 années de travaux législatifs intenses, nos Institutions ont confirmé leur volonté de s’engager en faveur du progrès scientifique pour accompagner l’innovation au service des filières agricoles et alimentaires.
Au cours des débats parlementaires, la question de la propriété intellectuelle a suscité de nombreuses discussions, témoignant des attentes exprimées par les différentes parties prenantes quant à l’accès aux innovations et aux ressources génétiques.
L’UFS consciente de ces préoccupations, sera particulièrement vigilante quant à la formalisation des actes délégués pour s’assurer qu’un équilibre entre la protection des investissements de recherche et l’accès à la diversité génétique soit garanti.
Dans cette perspective, l’UFS salue les engagements pris par la Commission européenne pour accompagner l’entrée en vigueur du règlement sur ce sujet sensible et restera pleinement mobilisée dans les travaux à venir.
Pour rappel, dans sa position officielle sur la propriété intellectuelle, l’UFS soutient une approche fondée sur trois principes essentiels :
- la transparence, afin de renforcer la confiance et la lisibilité du système pour l’ensemble des acteurs ;
- des mécanismes de licences accessibles et prévisibles, permettant une diffusion effective des innovations au sein de la filière ;
- la préservation de l’accès aux ressources génétiques avec l’exemption du sélectionneur, condition indispensable à la poursuite du progrès génétique, à la capacité d’innovation et à la diversité des acteurs qui font la force des sélectionneurs français.
Le vote est désormais derrière nous. Un nouveau défi collectif commence : faire vivre un cadre opérationnel, équilibré et efficace, capable de soutenir durablement l’innovation européenne au bénéfice des agriculteurs, des filières agroalimentaires et de la société dans son ensemble. C’est à cette condition que les NGT pourront pleinement contribuer à la compétitivité de la sélection variétale européenne et aux transitions de l’agriculture.
Forte baisse des surfaces de maïs en 2026 ; production de colza d’hiver attendue stable
Estimation des surfaces cultivées et en jachères, et des productions d'orge d'hiver et de colza d'hiver de la campagne 2025-2026
La forte baisse des surfaces de maïs grain cultivées en 2026 se confirme. À 1,31 million d’hectares (Mha), semences comprises, elles seraient en recul de 19 % sur un an, avec des baisses de plus de 30 % dans certains départements de l’ouest. Plus généralement, les semis de céréales d’été et de printemps1 reculeraient au profit des céréales d’hiver et des cultures d‘oléagineux. Ces dernières progresseraient d’environ 12 % sur un an, portées par l’augmentation des surfaces de colza (+ 150 milliers ha en un an) et de tournesol (+ 70 milliers ha). En première estimation au 1er juin, la production d’orges d’hiver en 2026 s’élèverait à 9,0 millions de tonnes (Mt), en hausse de 8 % sur un an. Celle de colza d’hiver serait quasi stable, à 4,7 Mt, la hausse des surfaces compensant le repli du rendement par rapport à 2025.
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Pratiques Agroécologiques
Concours Général Agricole des Pratiques Agroécologiques : 3 agriculteurs de Haute-Saône récompensés
Le 4 juin 2026 en Haute-Saône, Chambres d’agriculture France, Réseau Haies France, la Chambre d’agriculture de Haute-Saône et l’association Prairies, Semences, Biodiversité, Patrimoine ont organisé la journée annuelle de valorisation des lauréats du Concours Général Agricole des Pratiques Agroécologiques, en présence du préfet Serge Jacob et de nombreux acteurs institutionnels et agricoles.
Deux exploitations visitées pour découvrir les réalités des pratiques agroécologiques
Deux exploitations du département ont été visitées :
- La première est la SCEA Chèvrerie des Bois Pâturés de Carine Roland et Frédéric Chauvey, à Servance-Miellin, ferme du réseau Bienvenue à la ferme, lauréate en agroforesterie pour sa gestion de 16 hectares, qui valorise des bois pâturés en élevage caprin.
- La seconde est la SCEA des Hespérides de Franck Contet, à Dampierre-sur-Linotte, lauréate en prairies et parcours pour la richesse floristique des prairies permanentes gérées de façon extensive.
La journée a été l’occasion de présenter une brosseuse innovante, conçue par deux étudiants du Lycée Agricole de Port-sur-Saône et financée par AGRIEST (Groupe STERENN). Cet outil permet de récolter des semences directement dans les prairies naturelles pour réensemencer des zones dégradées avec des espèces locales adaptées au territoire.
Cette journée de terrain a permis aux partenaires nationaux, mécènes et institutions (ministère de la Transition écologique, DRAAF, DDT et préfecture) de mesurer la réalité des pratiques agroécologiques et leur double dimension : bénéfice environnemental mais aussi rentabilité économique pour les exploitations.
Elle a également illustré l’importance du collectif dans ces démarches, les lauréats s’appuyant sur des réseaux locaux d’acteurs pour expérimenter et progresser.
Lancement de la phase locale du Concours 2027
L’édition 2027 du concours entre désormais dans sa phase locale : les jurys locaux sont en cours de visite des exploitations candidates dans les différents territoires.
Les remises de prix locales auront lieu à l’automne, avant la cérémonie nationale de remise des prix en mars 2027.

L’UE renforce l’échange des données d’immatriculation
Le 8 juin 2026, la Commission européenne a adopté une décision d’exécution précisant les modalités techniques de consultation et d’échange automatisés des données d’immatriculation des véhicules entre les États membres. Cette décision s’inscrit dans le cadre du règlement Prüm II et vise à renforcer la coopération policière transfrontalière.
Un nouvel outil européen, Prüm II, au service des enquêtes transfrontalières
Le règlement européen Prüm II a pour objectif d’améliorer les échanges d’informations entre les services de police des États membres afin de lutter plus efficacement contre la criminalité transfrontalière.
Dans ce cadre, la décision d’exécution du 8 juin 2026 définit les règles techniques permettant aux autorités compétentes d’accéder automatiquement aux données d’immatriculation des véhicules enregistrées dans les différents pays de l’Union européenne.
Concrètement, lorsqu’un véhicule immatriculé dans un autre État membre est impliqué dans une enquête, les autorités pourront interroger directement les registres nationaux via le réseau européen EUCARIS (European Car and Driving Licence Information System).
L’objectif est de permettre une identification plus rapide des propriétaires et détenteurs de véhicules et d’accélérer les investigations dans les situations présentant une dimension internationale.
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La production de semences
Une voie de diversification concrète pour les agriculteurs de Centre-Val de Loire
SEMAE Centre et la Chambre régionale d’Agriculture Centre-Val de Loire ont organisé, les 2 et 9 juin 2026, deux matinées techniques dédiées à la diversification en production de semences, dans le cadre du Cap Filière Semences et Plants. Ces rendez-vous ont réuni au total une cinquantaine d’agriculteurs venus des six départements de la région. Première région française de production de semences fourragères et potagères, la region Centre-Val de Loire offre un terrain particulièrement propice au développement de ces filières de diversification.
Un format concret, ancré dans la réalité des exploitations
Chaque matinée a suivi une même organisation : présentation de la filière semences et de ses acteurs, points sur le cadre réglementaire applicable aux productions de porte-graines, présentation des dispositifs d’aides disponibles dans le cadre du Cap Filière, puis intervention d’un établissement semencier sur les modalités pratiques de contractualisation, d’enlèvement et d’appui matériel. La FNAMS, fédération de SEMAE regroupant les agriculteurs-multiplicateurs, était présente aux deux événements et a présenté ses actions techniques ainsi que l’outil MargiSem, qui permet de calculer la rentabilité potentielle d’une culture porte-graine.
L’agriculteur hôte a témoigné de son parcours et de son entrée dans la filière. La matinée se terminait par la visite de deux parcelles. Le 2 juin, les participants ont observé des cultures de luzerne et de seigle forestier. Le 9 juin, la visite portait sur des oignons et des carottes, avec des essais FNAMS implantés dans les oignons.
Sur chaque parcelle, l’itinéraire technique a été présenté conjointement par l’agriculteur et le représentant de l’établissement semencier, du semis à la récolte : gestion du désherbage, conduite de l’irrigation, prévention et gestion des pathogènes, choix des dates d’intervention, spécificités liées à chaque espèce. Cette double lecture a permis aux participants de comprendre à la fois les pratiques de terrain et les exigences de l’aval, notamment ce qu’attend l’entreprise en matière de qualité et de conformité à la réception en usine.
Une approche honnête de la filière
Les intervenants ont tenu à présenter la production de semences sans en masquer les contraintes. Il s’agit d’une activité qui peut comporter des risques agronomiques, qui se raisonne sur plusieurs années avant d’être pleinement maîtrisée, et qui demande rigueur et adaptabilité.
Ces productions s’inscrivent dans un modèle sous contrat avec un établissement semencier avec un prix au kilo fixé à l’avance sous réserve que la qualité attendue soit au rendez-vous, ce qui sécurise le débouché et apporte une valorisation économique directe, distincte des productions classiques soumises aux aléas du marché. Chaque espèce produite en multiplication est soumise à un règlement technique spécifique. C’est l’établissement semencier qui accompagne l’agriculteur dans le respect de ces exigences et assure le suivi de la certification.
Les témoignages des agriculteurs-multiplicateurs présents ont mis en avant une réalité récurrente : ces productions sont souvent décrites comme passionnantes, parce qu’elles impliquent un apprentissage continu, une grande diversité de situations et une rupture avec la routine des cultures classiques. Loin d’être une production réservée à des spécialistes, la multiplication de semences s’avère accessible à des exploitations diversifiées dès lors que les conditions agronomiques et organisationnelles sont réunies.
Chaque participant est reparti avec la liste des établissements actifs en région et les espèces fourragères ou potagères qu’ils produisent.
Des projets en cours de maturation
Plusieurs projets sont amenés à émerger à la suite de ces journées, orientés vers les semences en plein champ et sous tunnel. Des maraîchers du nord de la Loire s’interrogent par ailleurs sur la production de semences de variétés anciennes rares.
Ces journées avaient pour ambition de proposer des solutions de diversification à la fois aux agriculteurs déjà installés et à ceux en phase d’installation ou de réorientation.
La ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire, Annie GENEVARD, prend acte de la déclaration commune publiée le 9 juin 2026 par le SPACE, le Sommet de l’Élevage, le Salon International de l’Agriculture, GDS France et Races de France, par laquelle ces acteurs majeurs réaffirment leur volonté d’organiser les prochaines éditions des grands salons en présence de l’ensemble des espèces animales.
La ministre salue cette démarche collective et l’engagement fort des organisateurs en faveur du maintien de ces rendez-vous essentiels pour l’élevage français. Ces manifestations constituent des vitrines uniques de l’excellence génétique, sanitaire et technique de nos filières, ainsi que du savoir-faire et de l’engagement quotidien des éleveurs.
Au-delà de leur rôle dans le lien entre le monde agricole et les citoyens, les salons agricoles ont une importance économique et professionnelle capitales qu’il faut soutenir. Ils contribuent à faire connaître la diversité des productions françaises, à valoriser les métiers de l’élevage et à renforcer l’attractivité de ces filières stratégiques pour notre souveraineté alimentaire.
Il est donc essentiel que les prochaines éditions puissent se tenir dans les meilleures conditions.
De plus, il convient de rappeler que les rassemblements d’animaux sont encadrés par une réglementation nationale particulièrement rigoureuse, fondée sur des garanties sanitaires solides et appliquée avec la plus grande vigilance par l’ensemble des acteurs concernés. Toute exigence supplémentaire doit veiller à ne pas décourager la participation à ces salons, faute de quoi elle ne remplirait pas son objectif de soutien du monde de l’élevage.
La ministre note avec satisfaction que les organisations signataires convergent vers la mise en place d’un certificat sanitaire commun, témoignant de leur attachement partagé au respect de la réglementation et à la préservation du haut niveau sanitaire qui fait la force de l’élevage français.
Au-delà de ces trois grands rendez-vous nationaux, la ministre invite l’ensemble des salons et concours agricoles organisés sur le territoire à s’inspirer de cette dynamique. Ces événements participent pleinement à l’animation des territoires ruraux, au maintien de la vie agricole locale et à la promotion de l’excellence de l’élevage français.
A l’occasion de la sortie du Point éco sur la féverole en alimentation humaine, nous avons échangé avec Eva Renard, chargée d’études filière légumineuses à Terres Univia, sur cette légumineuse « dans l’air du temps » afin d’en savoir plus sur son potentiel pour le marché des alternatives végétales.
La féverole et l’alimentation humaine, un duo gagnant ?
Mais oui, la féverole est une légumineuse qui a tout d’une grande ! Elle s’inscrit pleinement dans les enjeux actuels de souveraineté protéique, de transition des systèmes agricoles et de santé publique.
Sur le marché intérieur, la féverole a déjà fait sa place dans le secteur de la boulangerie : intégrée à hauteur de 2 % à de la farine de blé, la farine de féverole se distingue par ses propriétés de blanchiment de la mie et sa capacité de rétention de l’eau. La féverole est un plus dans ce segment car elle participe au « moelleux » des préparations. Elle a aussi pleins d’autres intérêts, notamment lors de la panification.
Bien qu’elle soit destinée à un avenir prometteur, cela reste encore aujourd’hui un marché marginal et peu visible en alimentation humaine, qui demande à être mieux structuré.
Quelles sont les opportunités possibles ?
Le marché des alternatives végétales est un terrain de jeu propice à la féverole. La féverole, c’est 25 % de protéines en matière brute. Mais c’est aussi un goût neutre et des caractéristiques technologiques (moussante, émulsifiante et gélifiante), adaptés à ce type de marchés.
Nous voyons progressivement apparaître la féverole dans la fabrication d’ingrédients pour ce secteur : concentrat, isolat ou protéines végétales texturées.
La féverole peut également s’appuyer sur les innovations en cours, notamment dans le domaine de la nutrition sportive, pour renforcer son développement en alimentation humaine.
Comment transformer l’essai pour la féverole ?
Afin de valoriser la féverole à son plein potentiel, plusieurs leviers existent sur lesquels nous pourrions nous appuyer, entre autres : la contractualisation pour favoriser la régularité des volumes de production, la mise en place d’allotement au stockage pour favoriser l’homogénéité des lots, ou une coordination rapprochée entre l’amont et l’aval afin d’assurer un développement équilibré de la filière.
Dans tous ces cas de figure, l’émergence de filières territorialisées est un préalable au développement de la féverole sur le long cours.
L’étude de l’offre et de la demande en féverole pour l’alimentation humaine, dont est tiré le Point éco, a été menée dans le cadre du projet Insérez-Les (2024-2028). Elle bénéficie du co-financement de l’Agence Nationale de la Recherche et des cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales.
Point éco – La féverole en alimentation humaine, quelles opportunités ?

Recherche et développement
Les Chambres d’agriculture participent à la recherche européenne
Face aux défis climatiques, alimentaires et économiques, l’agriculture évolue à grande vitesse. Derrière la transformation des pratiques sur les fermes, un acteur joue un rôle essentiel dans l’élaboration et la diffusion de nouvelles solutions : les Chambres d’agriculture. Depuis plus de dix ans, elles participent activement aux grands programmes européens de recherche et d’innovation, comme Horizon 2020 puis Horizon Europe.
Les Chambres d'agriculture : une présence forte dans la recherche européenne
Les Chambres d’agriculture participent à 18 projets de recherche européens en cours, portant sur des sujets qui touchent directement le terrain :
- Adaptation au changement climatique
- Transitions agroécologiques
- Numérique
- Fertilisation durable
- Systèmes d’élevage innovants
- Santé des sols
- Bioéconomie, etc.
Grâce à ces programmes, elles :
- Mènent des essais en ferme ou en station
- Testent de nouvelles technologies
- Animent des groupes d’agriculteurs
- Forment les conseillers
- Et diffusent largement les résultats.
Cette participation n’est pas anecdotique : elle permet d’enrichir les compétences des équipes de conseillers, et surtout de reconnaître les Chambres comme acteurs majeurs de l’innovation agricole, au même titre que les instituts techniques, universités ou centres de recherche.
Vidéo et suite de l'article

Elle remporte un prix de bronze pour son projet radio Fourrage dans la catégorie " Création de contenus et dispositifs innovants", qui récompense les formats, dispositifs ou campagnes créatives et innovantes.
Le Prix Coop Com, rendez-vous incontournable des communicants des coopératives agricoles, a mis l’innovation à l’honneur lors de son édition 2026. Réunis au sein d’un jury associant professionnels de la communication, des médias, du marketing et représentants du monde agricole et agroalimentaire, les membres du jury ont distingué ce 10 juin à Paris, les dispositifs les plus créatifs et les plus impactants du secteur.
Les Lauréats de cette catégorie sont :
- Lauréat Or : Eureden pour son podcast « Entrez ! Plat, Dessert »
- Lauréat Argent : AXEREAL pour sess Visites virtuelles d’Axéréal
- Lauréat Bronze : Fédération Régionale des CUMA d’Auvergne-Rhône-Alpes pour son projet Radio Fourrages
Retour sur le projet radio Fourrage
Radio Fourrages, c’est un projet multipartenarial, financé par la Fondation Daniel et Nina Carasso, et mené avec la FRCUMA AuRA, TRAME, la FEVEC et le CDA. Son point de départ est assez simple : face aux dérèglements climatiques, aux années de plus en plus aléatoires, et au manque de fourrage, des éleveurs et des éleveuses inventent déjà des solutions. Sur leurs fermes, dans leurs collectifs, dans leurs Cuma.
Leur objectif était de rendre ces innovations visibles. Pas de manière descendante ni avec un discours trop institutionnel, mais en donnant directement la parole aux agriculteurs et aux agricultrices. Parce qu’ils et elles sont les mieux placés pour parler de ce qu’ils font, de leurs réussites, de leurs doutes, de leurs contraintes, et de ce qui les a poussés à changer.
Il existe de nombreuses de ressources sur l’agroécologie mais celles-ci ne sont pas toujours utilisées. Avec Radio Fourrages, les acteurs et actrices du projet ont voulu essayer un autre format : le podcast.
Ce format est court, facile à écouter, notamment dans le tracteur, dans la voiture, ou pendant un temps de travail. Il permet d’entendre une voix, une ambiance, une manière de parler et transmet quelque chose qu’un document écrit ne transmet pas toujours : l’énergie de la personne, l’ambiance, son environnement, son rapport très concret à son métier.
Réalisation du projet
Les équipes se sont formées avec un professionnel du son. Elles ont appris les bases de la captation, se sont équipées, puis sont allées enregistrer les éleveurs directement sur leurs fermes, dans leur environnement de travail.
Au total, Radio Fourrages a permis de produire des épisodes courts, de 6 à 8 minutes, autour de sujets très concrets : le pâturage dynamique en petites parcelles, le pâturage en lot unique, les rotations pour sécuriser les stocks fourragers, la production de luzerne, ou encore l’organisation collective autour du fourrage.
Tous les podcats sont à écouter ici
Le podcast, un outil complémentaire
Mais le podcast n’était pas une fin en soi. Il était plutôt une porte d’entrée. Une accroche. L’idée, c’était de donner envie d’aller plus loin.
C’est pour cela que des journées d’échanges ont ensuite été organisées autour des podcasts. Les agriculteurs pouvaient écouter un témoignage, découvrir les pratiques, puis poser leurs questions directement aux éleveurs concernés. Et c’est là que le projet prend tout son sens : le podcast déclenche l’intérêt, et la rencontre permet l’échange, l’appropriation, parfois même l’envie d’expérimenter à son tour.
Ce que nous avons appris avec Radio Fourrages, c’est que les témoignages d’agriculteurs, quand ils sont proposés dans le bon format, peuvent être un vrai levier de changement. Ils donnent envie d’en savoir plus, de poser des questions, de discuter entre pairs. Elle donne de la crédibilité, elle rassure.
Pour Daniel Petitjean, agriculteur membre du Bureau de la FRCuma et participant actif de ce projet, « Ce prix, pour nous, est donc une belle reconnaissance. Il reconnaît un projet, bien sûr, mais aussi une manière de travailler : en partenariat, avec les agriculteurs, avec les salariés du réseau, en croisant communication, animation, agroécologie et terrain.
Il reconnaît aussi la professionnalisation du réseau Cuma, y compris en région. Parce que ce type de projet montre que nous savons produire des contenus de qualité, expérimenter de nouveaux formats, accompagner les collectifs agricoles, et valoriser ce qui se construit déjà dans les territoires. »

lycéens agricoles coréens
Programme d'échanges
Des lycéens agricoles coréens à la découverte du modèle CUMA en Indre-et-Loire
Le vendredi 5 juin, la CUMA du Val de Veude, en Indre-et-Loire, a accueilli un groupe de 19 lycéens agricoles et 4 enseignants venus de Corée du Sud dans le cadre d'un programme d'échanges et de découverte des organisations agricoles françaises.
Cette visite, organisée à la demande d’un institut de recherche agricole coréen missionné par l’EPIS (organisme public placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture coréen), avait pour objectif de faire découvrir aux élèves le fonctionnement concret d’une CUMA et les principes de coopération qui la caractérisent.
Au cours de la matinée, les visiteurs ont pu découvrir le modèle de mutualisation du matériel agricole, comprendre son organisation et échanger autour des nombreux services développés au sein des CUMA : partage des équipements, organisation de travaux en commun, diffusion de nouvelles technologies ou encore coopération entre agriculteurs.
Pour ces futurs professionnels du monde agricole, cette visite constituait une occasion privilégiée d’observer un modèle collectif reconnu pour sa capacité à répondre aux enjeux de mécanisation, d’investissement et d’adaptation des exploitations agricoles.
La FRCUMA Centre-Val de Loire se réjouit de l’intérêt porté au réseau CUMA par des délégations internationales et remercie chaleureusement la CUMA du Val de Veude pour son accueil ainsi que les élèves et leurs enseignants pour la qualité des échanges.
Unigrains accompagne le Groupe LE DUFF dans son acquisition du Groupe Panamar Bakery en Espagne
IDIA, UNEXO, Sofilaro et Unigrains accompagnent le Groupe LE DUFF dans l’acquisition du Groupe Panamar Bakery
Rennes, le 16 juin 2026 – IDIA, UNEXO et Sofilaro, ensemble avec Unigrains et appuyés par la Caisse régionale de Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, ont accompagné le Groupe LE DUFF, à travers sa filiale Bridor, dans l’acquisition de Panamar Bakery, fabricant et distributeur espagnol de produits de boulangerie surgelés avec 600 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Avec cette opération, le Groupe LE DUFF poursuit son vaste plan d’investissements et renforce sa puissance commerciale, industrielle & logistique mondiale, dans plus de 100 pays où il opère, en ligne avec son objectif de doubler son chiffre d’affaires (2,8 Mds€ en 2025) à horizon 2031.
Un pool de partenaires financiers engagé sur le territoire
IDIA, UNEXO, Sofilaro et Unigrains ont assisté le Groupe LE DUFF dans la structuration financière de cette opération. L’ensemble des partenaires financiers soutiennent le savoir-faire français de la filière agro-alimentaire et s’engagent sur la durée aux côtés du Groupe LE DUFF.
Eric Poisson Directeur de Participations chez UNEXO et Alexandre Pavion, Directeur d’Investissements chez IDIA, déclarent : « Cette opération illustre pour nous une ambition claire : soutenir un groupe qui, depuis 50 ans, conjugue stabilité des équipes, exigence produit, innovation continue, et ouverture à l’international, au service des consommateurs. C’est la traduction concrète de notre engagement de long terme, soutenir des champions français de la filière agro-alimentaire, créateurs de valeur durable et de rayonnement pour les territoires. »
Anabelle Gerbal, Directrice d’Investissements chez Unigrains, déclare : « A travers cette acquisition stratégique, porteuse de sens et de valeur, le Groupe LE DUFF renforce son positionnement de leader mondial de la boulangerie-viennoiserie-pâtisserie. Cet accompagnement s’inscrit pleinement dans la mission d’Unigrains : être aux côtés, dans la durée, d’un leader français au cœur de notre filière agri-agroalimentaire et au rayonnement international. »
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