
Stabilité Structurale Des Sols
Les couverts végétaux sont un gage de durabilité des systèmes
À partir de travaux conduits en grandes cultures dans le Sud-Ouest, Terres Inovia a analysé l’impact de la présence des couverts sur la stabilité structurale des sols sur les coteaux argilo-calcaires. Gain de fertilité et limitation de l’érosion sont autant de bénéfices liés à cette technique qui valorise les intercultures longues.
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adapter les charges
du blé tendre
Comment adapter les charges du blé tendre sans sacrifier sa marge
Lorsque les marges sont sous pression, la tentation est grande de réduire les dépenses de conduite de culture. Toutes les économies ne se valent toutefois pas. Certains postes peuvent être optimisés assez facilement, avec bon sens. D’autres sont moins évidentes, que le contexte justifie de rappeler.
Entre la guerre en Ukraine, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la concurrence des blés de la mer Noire ou encore les incertitudes entourant la future PAC, les producteurs disposent de peu de visibilité économique au moment des semis à venir. Dans ce contexte, la tentation peut être grande de réduire les surfaces emblavées ou d’alléger fortement les itinéraires techniques, en particulier en zone à moindre potentiel.
« Ces réflexions sont tout à fait compréhensibles après 4 années difficiles, en particulier en terres à faible potentiel, où soit les rendements sont affectés par des stress climatiques majeurs, soit la flambée des charges dégrade fortement les revenus », indique Alexis Decarrier, animateur de la filière Blé tendre chez ARVALIS. Pourtant, les simulations réalisées par l'institut montrent que le blé tendre demeure, dans la plupart des cas, l’une des grandes cultures présentant les marges semi-directes les plus élevées, malgré les variations des prix des engrais et du grain.
« Les marges brutes des céréales restent positives dans la plupart des scénarios étudiés, notamment lorsque le prix de l’azote n’excède pas 2,5-3 € par kilo », rappelle Alexis Decarrier. Le raisonnement consiste donc moins à savoir s’il faut produire qu’à identifier les postes sur lesquels il est possible d’économiser sans dégrader la rentabilité finale.
Les charges de structure continuent de courir, qu’une parcelle produise ou non.
Les charges fixes et annuités d’emprunts (mécanisation, bâtiments, foncier…) ainsi que les salaires et fermages doivent être réglés indépendamment du résultat de la campagne. Cet ensemble représente fréquemment 65 à 70 % des charges des exploitations. Les charges en intrants (engrais, protection, semences) quant à elles, représentent environ 30 à 35 % des charges totales.
Pour cette raison, remplacer une culture de vente par une surface sans production commercialisable apparaît rarement comme une stratégie pertinente économiquement. Même lorsque les perspectives de prix sont décevantes, le produit de la récolte, complété par les aides, contribue à couvrir les charges en intrants et au moins une partie des charges de structure dans les situations les plus compliquées. « Les charges de structure continuent de courir, qu’une parcelle produise ou non. Dans ces conditions, il est généralement préférable de dégager une marge brute avec une culture que de laisser une parcelle sans revenu lié à la production. Une stratégie adaptée peut avoir du sens lorsque la gestion des adventices devient très compliquée. Elle n’est toutefois pas gratuite : l’implantation et l’entretien de la jachère ou de la culture nettoyante représentent des dépenses qui ne sont pas toujours compensées à court terme », rappelle Alexis Decarrier.


Sur les chemins de l’agroécologie. Rencontres avec des femmes et des hommes qui la pratiquent au quotidien
À travers une quinzaine de portraits de fermes et de structures en France, cet ouvrage donne à voir l’agroécologie telle qu’elle se construit et se pratique sur le terrain. Il éclaire les processus à l’œuvre et les enjeux agricoles, environnementaux et territoriaux auxquels font face celles et ceux qui s’engagent dans ces transformations, dans un contexte de changement climatique. Publié aux Éditions Sud-Ouest, il est signé par Francis Macary, agronome, et Zoé Rollin, sociologue, tous deux membres de l’unité de recherche ETTIS du centre INRAE Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux.
L’agroécologie est une approche qui répond aux défis de l’agriculture contemporaine : concilier performance agronomique, respect des écosystèmes et justice sociale. Cet ouvrage propose une immersion concrète au cœur de la transition, à travers une quinzaine de portraits de fermes et de structures en France. Des céréales à la vigne, en passant par l’élevage et le maraîchage, les auteurs de ce livre donnent la parole aux acteurs de terrain. Une parole indispensable à l’heure où la transition vers une agriculture durable devient un défi majeur de nos sociétés.
« Sur les chemins de l’agroécologie. Rencontres avec des femmes et des hommes qui la pratiquent au quotidien » est un livre nécessaire pour comprendre les enjeux d’aujourd’hui et envisager les solutions de demain. Il s’adresse à un public large.
Cet ouvrage est un projet porté par deux auteurs issus de disciplines complémentaires :
- Francis Macary est ingénieur agronome, docteur en sciences de l’environnement et expert international en agroenvironnement. Il est chercheur au sein de l’unité de recherche Environnement, Territoires en Transition, Infrastructures, Sociétés (ETTIS) du centre INRAE Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux.
- Zoé Rollin est sociologue, spécialiste des questions d’éducation à la santé au travail. Elle est Maîtresse de conférences (Université Paris Cité, CERLIS) et chercheuse au sein de l’unité de recherche Environnement, Territoires en Transition, Infrastructures, Sociétés (ETTIS) du centre INRAE Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux.
Il est illustré par des aquarelles de Delphine Garcia, artiste bordelaise.
La préface du livre a été rédigée par Christian Huyghe, ingénieur agronome et directeur de recherche INRAE, spécialiste de la génétique végétale et de l'agroécologie, chargé de mission pour la Direction scientifique Agriculture d’INRAE.
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Que peut- on attendre des solutions d’autonomisation ?
Le 8 septembre 2026, une démonstration d’un tracteur équipé du système d’autonomisation IQUUS, distribué en France par Latitude GPS, était organisée chez à Ménéac (Morbihan). La démonstration s’est déroulée sur une parcelle de 4,5 hectares. Pour le réseau cuma Ouest, cette démonstration s’inscrit dans une démarche de veille engagée depuis plusieurs années. La technologie avait déjà été observée en juin 2024 lors d’une visite du siège de Latitude GPS à Venon, dans l’Eure. À cette époque, IQUUS était encore en développement et n’était pas commercialisé. Deux ans plus tard, la solution est désormais déployée chez de premiers clients.
Une conduite autonome basée sur la programmation des missions
Le principe repose sur le concept du rétro-fit. Il s’agit d’équiper d’un tracteur conventionnel (avec boîte à variation continue) de différents systèmes permettant d’automatiser la conduite aux champs. Le tracteur utilise notamment le GPS RTK pour suivre précisément les trajectoires. Les missions sont préparées et paramétrées en amont. Le système peut ensuite gérer les passages dans la parcelle ainsi que les séquences en bout de ligne : relevage de l’outil, demi-tour, remise en position et reprise du travail. Le régime moteur peut également s’adapte en fonction de l’avancement dans la parcelle. Lors de la démonstration, le fonctionnement dans le cœur de la parcelle a pu être observé concrètement.
Une autonomie qui reste supervisée
Le terme « autonome » ne signifie toutefois pas que la machine fonctionne sans présence humaine. Le système est habilité à fonctionner en mode « jumeau », avec un opérateur qui reste à proximité du tracteur afin de pouvoir intervenir rapidement : « cela signifie que l’opérateur peut effectuer d’autres travaux tout en restant à côté».
Celui-ci dispose d’une télécommande permettant notamment d’activer ou de désactiver le fonctionnement. Elle comporte également un arrêt d’urgence permettant d’arrêter immédiatement la machine. Une application existe également, mais la télécommande constitue le dispositif recommandé pour l’opérateur présent sur le terrain.
Cette notion de supervision est importante lorsqu’on s’intéresse aux conséquences de l’autonomie sur l’organisation du travail : le conducteur peut être libéré de la conduite, mais il reste nécessairement dans ou à proximité de la parcelle, afin d’être en capacité d’intervenir si besoin.
Des dispositifs de sécurité renforcés
Le tracteur dispose de radars et de caméras à l’avant et sur les côtés pour percevoir son environnement. Un bumper permet de déclencher l’arrêt à la suite d’un contact physique. Plusieurs dispositifs d’arrêt d’urgence sont également présents sur le tracteur. Les aspects liés à la cybersécurité ont par ailleurs été pris en compte via les services de Orange Cyberdéfense.
Le dispositif est aujourd’hui assurable : “Groupama Centre Manche a validé l’assurance de tracteurs équipés de IQUUS”. Etant donné que l’installation du système, constitue une modification substantielle du tracteur, elle fait l’objet d’une certification.
Une technologie qui sort du stade expérimental
Latitude GPS compte aujourd’hui environ quatre systèmes déployés en France, tandis qu’une soixantaine de dispositifs sont présents à travers le monde.
Parmi les clients mentionnés par Latitude GPS, figure une exploitation des Landes produisant des carottes en agriculture biologique et utilisant également un système de désherbage laser “Carbon Robotics”. L’avancement de ce type d’équipement étant très lent, l’automatisation de la conduite présente un réel intérêt. D’autres utilisateurs ont également été cités lors de la démonstration, notamment l’hippodrome de Deauville-Clairefontaine et la station INRAE de Montoldre.
Des perspectives pour les travaux très lents
L’un des intérêts identifiés lors de la démonstration concerne en particulier les travaux réalisés à très faible vitesse.
La vitesse minimale annoncée lors de la présentation est de 0,108 km/h. Cette capacité est intéressante pour des travaux particulièrement longs et répétitifs, notamment en désherbage mécanique ou pour certains travaux de précision, en particulier en maraîchage.
L’enjeu n’est donc pas nécessairement de faire rouler un tracteur autonome plus vite, mais plutôt de réduire le besoin de présence permanente au poste de conduite lorsque la tâche elle-même est lente et répétitive.
Les fourrières, encore un point à améliorer
La démonstration a principalement porté sur le travail dans le cœur de la parcelle.
La gestion des fourrières reste aujourd’hui un point d’amélioration. Il est techniquement possible de les intégrer, mais cela nécessite de gérer différentes “missions” et de les réassocier dans le logiciel. Dans les parcelles importantes et régulières, cette contrainte peut rester limitée. Elle devient davantage problématique dans les petites parcelles ou les parcelles irrégulières.
Dans la pratique, Latitude GPS indique que ses clients actuels préfèrent reprendre la conduite manuellement pour effectuer le tour de la parcelle, puis changer de parcelle. Dans l’Ouest avec de petites parcelles, le point de vue des agriculteurs pourrait se révéler différent.
Quel intérêt pour les cuma ?
Le coût annoncé lors de la démonstration est de l’ordre de 100 000 €, incluant notamment l’équipement, l’arpentage, le paramétrage et les éléments liés à la certification. Un coût récurrent de l’ordre de 3 000 à 4 000 € par an a également été évoqué.
De tels niveaux d’investissement posent la question de l’utilisation individuelle de la technologie, mais aussi celle de la mutualisation.
Dans le réseau cuma, plusieurs pistes peuvent être imaginées : acquisition par une cuma, utilisation par plusieurs adhérents ou encore développement d’un service intégrant l’équipement, le paramétrage, le suivi et la maintenance.
La question de la supervision est alors centrale : il faut notamment déterminer qui assure l’arpentage et la surveillance du tracteur, dans quel périmètre et avec quelles compétences.
De la robotisation à l’organisation du travail
Au-delà de la performance technique, l’intérêt de ces solutions doit donc être regardé sous l’angle de l’organisation du travail.
Si un tracteur peut réaliser seul une tâche répétitive pendant plusieurs heures, l’intérêt est de permettre à l’agriculteur ou au salarié de consacrer ce temps à une autre activité, tout en restant à proximité pour assurer la supervision.
C’est cette question qui mérite désormais d’être approfondie : dans quelles situations l’autonomie permet-elle réellement de gagner du temps, de réduire la pénibilité ou de faciliter l’organisation du travail ?
Des débuts prometteurs mais des impacts encore incertains
Unigrains, l’investisseur-partenaire des entreprises de l’agri-agroalimentaire, publie une nouvelle étude sur l’impact de l’intelligence artificielle dans la distribution alimentaire en France.
Baptiste Naves, Chargé d’Etudes Economiques et Stratégiques Junior, chez Unigrains, déclare : « L’intelligence artificielle offre d’importantes perspectives aux acteurs de la distribution capables d’investir et de déployer rapidement de nouvelles solutions. Malgré les incertitudes juridiques et sociales, les fournisseurs doivent dès aujourd’hui anticiper cette transformation. »
Des applications multiples, à des niveaux de maturité variables
L’IA intervient principalement dans trois domaines dans la grande distribution :
- Supply chain & opérations : prévision de la demande, gestion des stocks et dates de péremption, anticipation des ruptures, automatisation des relations fournisseurs et robotisation des entrepôts
- Expérience client & marketing : publicités personnalisées, retail media en magasin, intégration de l’offre aux chatbots et création automatisée de contenus
- Gestion des magasins : suivi de la performance, sécurisation par reconnaissance d’images, caisses automatiques et chariots autonomes, politique de prix adaptative
Un développement progressif et inégal
La supply chain est aujourd’hui le domaine le plus avancé. Les principaux logiciels de prévision intègrent déjà des fonctionnalités IA, tandis que certains distributeurs associent intelligence artificielle et robotisation dans leurs entrepôts.
Les applications liées à l’expérience client se développent également, notamment dans le retail media (traitement automatisé des données clients pour fournir des recommandations et des publicités personnalisées) et l’intégration de l’offre commerciale au sein des modèles de langage à l’image d’un « add-on » sur ChatGPT qui intègre l’offre drive aux réponses proposées par l’IA.
En magasin, la transition reste plus lente en raison du coût des infrastructures et des contraintes réglementaires. Des chariots connectés sont néanmoins en cours de test et la reconnaissance automatique de gestes suspects a reçu, sous conditions, le feu vert de la CNIL en juin 2025. Le pricing dynamique reste, pour sa part, sujet à controverses : perception consommateur négative, risque de dérives, pression sur les prix.
Des équilibres concurrentiels susceptibles d’évoluer
Les groupes intégrés disposent d’une plus grande capacité de financement, de déploiement à grande échelle et de maîtrise de la donnée. Ils peuvent également nouer plus facilement des partenariats avec les grands acteurs technologiques. En contrepartie, leurs investissements sont davantage soumis à des exigences de rentabilité à court terme, notamment pour les groupes cotés, et leurs organisations logistiques sont parfois plus complexes à transformer.
Les indépendants bénéficient d’une connaissance plus fine du client local, d’une logistique agile et de circuits de décision plus courts. Ils rencontrent cependant davantage de difficultés pour financer et généraliser des transformations technologiques à grande échelle.
Un cadre légal encore en construction
L’Union Européenne a renforcé l’encadrement des données au-delà du RGPD avec l’AI Act, qui interdit certains usages à risque de l’IA et encadre les modèles d’IA générative, ainsi qu’avec le Digital Service Act, qui impose davantage de transparence aux grandes plateformes sur leurs systèmes de recommandation. Le Data Act, appliqué depuis 2025, facilite par ailleurs l’accès aux données générées par les objets connectés en obligeant les fabricants à les partager dans certains cas.
En France, la loi Informatique et Libertés encadre l’ensemble des traitements de données, y compris ceux liés à l’IA. Les systèmes d’IA à risque (traitement de données personnelles à grande échelle) doivent faire l’objet d’analyses d’impact, tandis que la CNIL renforce ses contrôles face à la hausse des sanctions et au faible niveau de conformité des entreprises.
Potentielles dérives et points d’attention
Pour les clients :
- Manipulation comportementale par les dark patterns algorithmiques (choix visant à influencer le comportement de l’utilisateur) : messages insistants après l'abandon d’un achat avant paiement ou un défilement infini pour encourager la surconsommation
- Discrimination tarifaire algorithmique : l’utilisation de l’IA pour du pricing peut conduire à facturer des prix différents à des consommateurs différents pour un même produit, sans que ces derniers en soient informés ni conscients
- Enfermement dans des bulles de consommation : les algorithmes de recommandation réduisent progressivement la diversité des produits proposés ce qui impacte négativement l’innovation
- Abus concernant la collecte et le partage des données : reventes des données, risque de piratage et utilisation à d’autres fins, hébergement par des acteurs étrangers
Pour les distributeurs :
- Rupture des règles de concurrence : des distributeurs pourraient être mis en avant par les principales IA publiques. Le référencement des distributeurs au sein des IA pourrait également décupler l’importance des incidents réputationnels
- Les hallucinations de l’IA : certes en diminution, elles peuvent mener à une désinformation du consommateur. Les biais algorithmiques peuvent d’ailleurs encourager des comportements sous-optimaux (par exemple en logistique avec des commandes irréalistes). Ces questions soulèvent plus largement le flou juridique sur les responsabilités en cas de dysfonctionnement de l’IA.
Quels impacts sur l’emploi ?
Selon une étude Coface d’avril 2026, les métiers de la vente en France ne seraient pas plus exposés que la moyenne des emplois en France, avec 16% des « tâches » considérées comme à risque dans le secteur.
Une part importante des activités de la grande distribution reste en effet physique et difficilement automatisable, notamment la manutention, la mise en rayon, le nettoyage et la sécurité. La présence de vendeurs en rayon reste plébiscitée en particulier par une clientèle senior.
Quelles conséquences pour les fournisseurs ?
Les fournisseurs de la distribution alimentaire devront anticiper plusieurs évolutions :
- Adaptation technologique aux nouveaux outils logistiques de la GMS (dialogue machine à machine)
- Exigence accrue vis-à-vis de l’utilisation des données concernant leurs propres produits (un partage de la data le plus large possible avec les distributeurs)
- Attention portée aux nouvelles méthodes de recommandation des produits, par un chatbot notamment, qui peuvent à terme favoriser certains produits (fournisseurs privilégiés ou MDD)
- Vigilance sur les méthodes de pricing quant à la marge du distributeur (dichotomie entre un pricing dynamique et des prix fournisseurs bloqués potentiellement défavorable)
- Adoption progressive des outils technologiques propres aux forces de vente (analyse automatique en rayon, prévision de la demande…)
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Un « Perspectives et Innovation » peut en cacher un autre ! Pour cette rentrée, nous avons eu l’occasion de publier un deuxième opus dédié cette fois-ci aux alternatives au cacao et au café. Entretien avec Matthieu Vincent, dirigeant de DigitalFootLab, qui nous décrypte les tendances actuelles, avec une carte à jouer pour les oléoprotéagineux.
Qu’est-ce qui vous a amené à travailler avec Terres Univia sur cette publication ?
Je collabore avec Terres Univia depuis maintenant 5 ans, au sein du Club Innovation. Je suis donc bien au fait des tendances innovantes liées aux oléoprotéagineux.
Avec Marie Dubot, chargée innovation à Terres Univia et co-rédactrice de cette publication, nous souhaitions faire un point sur les alternatives au cacao et au café, dans un contexte d’envolée des prix de ces deux matières premières.
Même si nous constatons un retour à la normale sur les prix du cacao et du café, la question de faire un état des lieux – évolution, valorisation – de ces alternatives est restée prioritaire.
Quels sont les éléments clés de cette étude ?
Premièrement, nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas un seul type d’alternatives mais une diversité d’alternatives, allant de projets à court terme (café, chicorée) à des innovations à moyen ou long terme, comme la fermentation ou l’agriculture cellulaire.
Nous avons été également surpris par l’engouement que ces alternatives ont suscité chez les agro-industriels, spécialement pour le snacking, avec une réelle envie et motivation à trouver des solutions innovantes. Cela peut s’expliquer en partie par l’anticipation d’une pénurie structurelle sur le cacao, liée aux effets du changement climatique.
Enfin, nous avons remarqué qu’une nouvelle vague d’alternatives arrivent encore sur le marché, comme les produits de la start-up allemande Planet A (Choviva) et ceux de la start-up française Green Spot Technologies (Milatea), en complément de celles déjà existantes.
Quelle est la carte à jouer pour les oléoprotéagineux ?
Que ce soit à court ou moyen terme, il est évident que les oléoprotéagineux jouent un rôle clé pour le développement de nouvelles alternatives. Nous avons déjà des alternatives végétales à base d’oléoprotéagineux, comme le lupin, pour le segment des produits enrichis en protéines, ou bien pour créer des pâtes à tartiner avec moins de cacao.
Il y a aussi des projets de substitut au cacao prometteurs, en utilisant des protéagineux, comme la caroube ou les coques de féverole, et des oléagineux comme les graines de tournesol.
Quels sont les freins que la filière pourrait rencontrer ?
Ce qui pourrait ralentir cette courbe d’innovation, c’est en premier lieu le prix. En effet les alternatives au cacao sont en généralement plus chères. Se pose également la question de la disponibilité de la matière pour une utilisation à plus grande échelle.
A cela s’ajoute une méconnaissance sur ce type de produit. Il sera donc important d’intégrer de la pédagogie sur la plus-value des alternatives au café et au cacao.


Sciences de gestion et agri-environnement : vers une ingénierie organisationnelle des dynamiques collectives
Face aux crises agri-environnementales, les solutions techniques ne suffisent plus. Alors comment construire et pérenniser des formes d'actions collectives durables ? Cet ouvrage y répond en mobilisant les sciences de gestion pour montrer que gérer le vivant et les ressources naturelles, c'est avant tout un défi organisationnel. S’appuyant sur des études de cas variées de la santé animale et végétale, de la politique de l’eau, ou encore de la gestion multi-usage des territoires, il interroge aussi les situations d’enquête et la fabrique de l’interdisciplinarité. Destiné aux chercheurs, enseignants et étudiants, il intéressera également les professionnels engagés dans des projets de gestion de l’agri-environnement.
Les crises agri-environnementales, de plus en plus prégnantes, soulignent la nécessité de changements de paradigme et d’innovations organisationnelles. Les enjeux qu’elles soulèvent mobilisent une diversité d’acteurs et d’objets naturels (ressources, biodiversité, santé) qui s’inscrivent dans des dynamiques collectives et des temporalités longues — voire infinies lorsqu’il s’agit de préserver des ressources naturelles ou patrimoniales.
Dans une perspective de durabilité, se posent alors les questions de l’émergence et de la résilience d’un organizing : comment des processus d’organisation associant une multiplicité d’acteurs et d’objets se construisent-ils et se pérennisent-ils ?
Historiquement centrées sur l’entreprise et l’administration, les sciences de gestion apportent un éclairage original sur ces dynamiques d’action collective. S’appuyant sur des études de cas variées (santé animale et végétale, politique de l’eau, gestion multi-usage des territoires…), l’ouvrage interroge aussi les situations d’enquête et la fabrique de l’interdisciplinarité. Il propose une synthèse inédite de connaissances issues de recherches en sciences de gestion et met ainsi en évidence leur apport spécifique à la compréhension et à la gestion des problèmes agri-environnementaux pour éclairer et renouveler les pratiques dans ces domaines. Destiné aux chercheurs, enseignants et étudiants, il intéressera également les professionnels engagés dans des projets de gestion de l’agri-environnement.
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Identifier les effets néfastes des pesticides liés au stress oxydatif
Le stress oxydatif joue un rôle central dans la perturbation des organismes vivants, et peut être induit par l’exposition à des pesticides. Le réseau européen et interdisciplinaire CAPSTONE, porté le laboratoire de Toxicologie alimentaire (Toxalim – Université de Toulouse / EI Purpan / ENVT / INRAE) du centre Occitanie-Toulouse, en étudie les effets néfastes sur la santé humaine et les écosystèmes dans une approche une seule santé (« One Health »).
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Quels agroéquipements en 2050 pour une agriculture durable, résiliente et prospère ?
De quelles machines aurons-nous besoin pour accompagner les transformations de l'agriculture dans les prochaines décennies ? Pour répondre à cette question, la FNCuma vient de publier les premiers éléments de son étude prospective*, avec pour objectif de proposer un cadre de discussion sur les besoins techniques, économiques, organisationnels et humains à venir. Elle a été présentée pour la première fois en conférence au SPACE Rennes ce matin.
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