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Ensemble pour un contrat de solutions
pour l’avenir : une trajectoire de progrès
pour la protection des plantes
Lors d’un point presse qui a rassemblé près de 30 organisations agricoles et de recherche, un « Contrat de solutions » visant une trajectoire de progrès pour la protection des plantes afin de réduire l’utilisation, les risques et les impacts des produits phytosanitaires en France, a été présenté.
Ensemble, les organisations veulent répondre aux demandes des concitoyens et des consommateurs et aux attentes des agriculteurs. Il s’agit notamment de proposer une trajectoire de solutions et non d’interdictions au Gouvernement. La protection des plantes ne doit pas être, ne doit plus être un sujet de polémiques mais s’inscrire comme un sujet d’avenir partagé.
L’accès à une alimentation diversifiée, sûre et suffisante est devenu normal et tant mieux ! Cela s’est banalisé et l’OMS a récemment salué la France comme le pays de la sécurité sanitaire et alimentaire. Mais il est temps de montrer à quel point les agriculteurs grâce aux produits de protection des cultures y ont contribué et y contribuent encore.
La FNSEA se réjouit de l’engagement à ses côtés de près de 30 organisations pour une démarche visant ensemble à : innover, développer, déployer, conseiller, former, et trouver des solutions pour économiser les produits phytosanitaires avec comme état d’esprit, pour les agriculteurs français et leurs filières d’excellence, le besoin de continuer à produire dans des conditions optimales.
Des efforts considérables ont été effectués en la matière et donnent des résultats. Il s’agit désormais d’accélérer la recherche d’alternatives possibles et d’optimiser à grande échelle. L’ambition est qu’aucun agriculteur ne se retrouve face à un mur technique pour produire des denrées irréprochables. Nous sommes prêts à relever l’objectif du plan Ecophyto II avec une diminution de l’utilisation, des risques et des impacts des produits phytosanitaires de 25% en 2020 et de 50% à 2025 et si les solutions des acteurs le permettent, nous irons au-delà.
La recherche publique et privée doit engager les moyens nécessaires pour trouver les solutions adaptées : agronomie, génétique, biocontrôle et équipements robotiques doivent permettre aux agriculteurs de relever le défi qui nous rassemble : réussir l’évolution des pratiques agricoles ! Le monde agricole se prend en main pour répondre aux défis sociétaux mais interpelle le Gouvernement afin qu’il réponde à notre main tendue. Ce nouveau contrat doit être signé à deux pour être efficace et porteur
d’espoir !
L'ensemble des documents présentés
Conseil spécialisé céréales
du 16 novembre 2017

Le conseil spécialisé pour la filière céréalière s’est réuni le 16 novembre 2017, sous la présidence de Rémi Haquin.
À l’ordre du jour : le partenariat entre FranceAgriMer et l’Autorité des marchés financiers, les modalités de financement des céréales avec l’aval de FranceAgriMer pour la campagne 2018/19 et les nouvelles prévisions pour la campagne commerciale en cours.
Projet de convention entre FranceAgriMer et l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour mieux encadrer les marchés de matières premières
Suite à la crise des subprimes en 2007, les pays du G20 ont décidé de renforcer l'encadrement des marchés financiers afin d’en prévenir les dysfonctionnements et les abus. Cette prise de conscience internationale s’est concrétisée par d’importantes évolutions des textes européens encadrant les marchés financiers. L'AMF s’est ainsi vu renforcée dans ces nouvelles missions de détection et de sanction des pratiques abusives et des manipulations de marchés, en particulier les manipulations croisées des marchés financiers et physiques. Son rôle de surveillance des marchés à terme d’instruments financiers dont le sous-jacent est un marché physique de matières premières, notamment agricoles (blé, maïs, orge, colza, lait) est conforté. Dans ce cadre, l’AMF s’appuiera sur le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et FranceAgriMer, en vue de collecter les informations pertinentes sur les marchés physiques agricoles et obtenir des expertises sectorielles utiles dans la perspective de mise en œuvre de la nouvelle réglementation à compter du 3 janvier 2018. Une convention sera prochainement signée entre l’AMF et FranceAgriMer pour définir l'étendue et les modalités pratiques de la mise en œuvre de ce partenariat entre les deux institutions.
Financement des céréales avec l’aval de FranceAgriMer pour la campagne 2018/19
Le conseil spécialisé a donné un avis favorable au projet de décision de la directrice générale de FranceAgriMer concernant les modalités de financement des céréales avec l’aval de FranceAgriMer pour la campagne 2018/19. Le dispositif acté pour 2017/18 est reconduit. L’aval est une forme de caution accordée par FranceAgriMer aux collecteurs de céréales pour garantir aux agriculteurs le paiement comptant de leurs livraisons. Il permet aux collecteurs de mobiliser la trésorerie nécessaire auprès des établissements bancaires pour financer l’achat de céréales aux producteurs, avant leur mise en marché effective.
Blé tendre : prévisions d’exportations vers pays tiers révisées à la baisse face à la compétitivité des origines mer Noire
Les ventes vers l’Union européenne sont légèrement ajustées à la hausse à 8,1 Mt (+ 60 000 tonnes par rapport au mois dernier tandis que les prévisions d’exportations de grains vers les pays tiers sont révisées à la baisse à 9,9 Mt (- 0,3 Mt par rapport au mois dernier), face à la compétitivité des origines mer Noire, qui s’écoulent pour le moment sans difficulté logistique particulière.
Orges : revalorisation des prévisions d’exportations vers l’Union européenne et les pays tiers
Sur le marché français, les prévisions d’utilisation d’orge par les fabricants d’aliments du bétail sont révisées à la baisse de 100 000 tonnes par rapport au mois dernier, au profit du maïs. Les prévisions de ventes de grains vers l’Union européenne sont ajustées à la hausse à près de 3,4 Mt et les exportations vers les pays tiers sont revalorisées à 3,4 Mt (+ 100 000tonnes).
Maïs : davantage d’incorporations en alimentation animale
Malgré des prévisions d’incorporation en alimentation animale en hausse par rapport au mois dernier, le stock français de maïs pourrait s’alourdir à 2,7 Mt en fin de campagne sous l’effet conjugué d’une récolte et d’une collecte de maïs revue à la hausse et de prévisions de ventes vers l’Union européenne ajustées à la baisse.
Blé dur : des disponibilités pour approvisionner nos clients de proximité
Avec le retour à la normale de la production française de blé dur à 2,1 Mt, la France pourrait exporter près d’1 Mt vers l’Union européenne et 0,4 Mt vers les pays tiers. L’utilisation de blé dur par les semouliers français, débouché stable depuis plusieurs années, est maintenue à un peu moins de 0,5 Mt.