
La récolte 2026 des grandes cultures a commencé, avec plusieurs semaines d’avance, sous l’effet des fortes chaleurs qui ont marqué la fin du printemps et le début de l’été. Si les premiers retours de terrain sont plutôt rassurants pour les céréales d’hiver, les inquiétudes demeurent très fortes pour les cultures de printemps, notamment le maïs, confronté à des épisodes caniculaires répétés. Selon les dernières estimations d’Agreste, confirmées par les analyses de la presse agricole spécialisée, les agriculteurs français ont profondément réorienté leurs assolements cette année, avec un recul des surfaces céréalières au profit des oléagineux.
Les céréales en retrait après le rebond des semis d’automne
Les surfaces consacrées aux céréales devraient diminuer de 2,9 % par rapport à 2025 et se situer environ 4 % sous leur moyenne des 5 dernières années, à 8,54 millions d’hectares.
Cette évolution masque toutefois des situations très contrastées selon les espèces. Les bonnes conditions de semis à l’automne 2025 ont favorisé les céréales d’hiver, tandis que les cultures implantées au printemps reculent nettement.
Le blé tendre tire son épingle du jeu. Ses surfaces progressent par rapport à l’an dernier et retrouvent un niveau proche de la moyenne quinquennale. En revanche, plusieurs cultures enregistrent des replis marqués :
- le blé dur recule de 16 % par rapport à sa moyenne récente
- l’orge de printemps de 22 %
- le maïs de 13 %.
Cette tendance globale sur les céréales s’explique à la fois par les arbitrages économiques des producteurs et par un contexte géopolitique perturbé. Les tensions au Moyen-Orient ont notamment alimenté la volatilité des marchés des engrais et de l’énergie, pesant sur les décisions d’implantation des cultures les plus gourmandes en intrants.
Céréales d'hiver : des premiers rendements encourageants
Alors que les moissonneuses sont déjà à l’œuvre dans de nombreuses régions, les premiers résultats apparaissent globalement satisfaisants. Les rendements en orge d’hiver et en blé sont annoncés proches de la moyenne, avec des qualités jugées correctes à bonnes. Selon les dernières estimations, le volume de production en blé tendre est estimé entre 31 et 32 Mt, légèrement inférieur à celui de l’an dernier (33,3 Mt).
Quelques points de vigilance subsistent néanmoins :
- Les organismes stockeurs signalent des teneurs en protéines parfois élevées en orge de printemps, ce qui pourrait compliquer certains débouchés brassicoles
- Le blé dur reste également sous surveillance, les conditions climatiques extrêmes du printemps pouvant affecter la qualité technologique des récoltes.
- Le principal sujet d’inquiétude concerne cependant le maïs. Au-delà de la baisse des surfaces, son potentiel de rendement a été fortement fragilisé par les vagues de chaleur successives. Dans plusieurs régions, les déficits hydriques s’accumulent et les restrictions d’eau se multiplient, laissant planer une forte incertitude sur la récolte finale. Plusieurs opérateurs tablent sur une production inférieure à 10 Mt, soit la plus faible récolte depuis 1990.
À l’inverse des céréales, les oléagineux progressent fortement en 2026. Les surfaces totales augmenteraient de près de 12 % par rapport à l’année précédente, à 2,38 millions d’hectares et dépasseraient de plus de 8 % leur moyenne quinquennale.
Cette progression par rapport à la moyenne repose presque exclusivement sur le colza, les surfaces de soja et de tournesol se situant légèrement en dessous de la moyenne. Les semis de colza ont bénéficié de conditions favorables au mois d’août et les producteurs ont été attirés par des perspectives économiques plus favorables que pour certaines céréales. Les premières estimations nationales font état d’un net rebond des surfaces, retrouvant des niveaux observés avant les difficultés rencontrées par la filière ces dernières années.
Les premiers retours de récolte montrent toutefois une forte hétérogénéité des rendements selon les régions et même parfois des parcelles. Malgré ces écarts, les rendements nationaux devraient rester proches de la moyenne
Le tournesol et le soja profitent aussi du mouvement de diversification des assolements, même si la chaleur exceptionnelle de juin et début juillet suscite certaines inquiétudes quant à leur potentiel final. Dans plusieurs bassins de production, le stress hydrique est déjà visible.
Quelles évolutions pour les protéagineux ?
Les protéagineux connaissent également d’importantes évolutions. La culture du pois poursuit son recul avec des surfaces inférieures de 22 % à leur moyenne récente, tandis que la féverole progresse fortement, avec une hausse de 41 %.
Cette évolution traduit l’adaptation des producteurs face aux difficultés agronomiques croissantes du pois dans certaines régions, notamment sous l’effet des sécheresses printanières répétées. Plusieurs observateurs du terrain constatent ainsi un transfert significatif des surfaces vers la féverole, jugée plus robuste dans certains contextes pédoclimatiques.
Betteraves et pommes de terre : des surfaces en diminution
Parmi les autres cultures industrielles, la betterave sucrière voit ses surfaces diminuer de plus de 6 % à 373 000 ha. Les pommes de terre de conservation reculent également par rapport à l’année précédente, tout en restant proches de leur moyenne historique.
Là encore, l’évolution des rendements dépendra largement des pluies estivales. Après un printemps particulièrement chaud, de nombreuses cultures présentent un besoin accru en eau pour préserver leur potentiel de production.
Campagne 2026 : une issue dépendante des conditions météorologiques
À l’échelle mondiale, les perspectives sont proches de celles observées en France.
Les analystes anticipent :
- une baisse d’environ 2 % de la production céréalière mondiale
- une potentielle progression de 2,5 % de la production d’oléagineux
Pour la France, la récolte 2026 pourrait finalement s’avérer correcte pour les céréales d’hiver grâce à des rendements proches de la normale.
Mais l’issue de la campagne dépendra largement des conditions météorologiques des prochaines semaines. Entre sécheresse, canicule et tensions géopolitiques sur les marchés agricoles, les cultures de printemps restent les grandes inconnues d’une année qui illustre une nouvelle fois la vulnérabilité des productions végétales aux aléas climatiques.

La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent à lever le voile sur les prix et marges des produits bio
À l’occasion de la publication du rapport 2026 de l’Observatoire de la Formation des Prix et des Marges (OFPM), la FNAB, FOREBIO et le SYNABIO alertent sur les limites persistantes de la transparence des prix et des marges sur les produits biologiques.
Alors que le prix reste le premier frein à la consommation bio pour les Français, les données disponibles ne permettent toujours pas d’expliquer clairement les écarts de prix entre produits bio et conventionnels, ni d’objectiver la répartition réelle de la valeur entre producteurs et leurs organisations économiques de mise en marché, transformateurs et distributeurs.
Plusieurs travaux récents sur les fruits et légumes bio, notamment ceux de l’économiste Olivier Mevel, de l’UFC-Que Choisir, et ceux de la commission d’enquête sénatoriale sur les relations commerciales, ont mis en évidence des écarts significatifs dans la répartition de la valeur au sein des filières bio. Ils soulignent également la nécessité de mieux comprendre les mécanismes de formation des prix et de partage de la valeur.
Or, l’OFPM a précisément vocation à produire ce type d’analyse de manière indépendante, robuste et incontestable sur les produits de grande consommation. Encore faut-il que ses méthodologies et ses outils de collecte prennent pleinement en compte les spécificités des produits biologiques.
L’intégration des produits biologiques au périmètre de l’OFPM constitue une avancée importante. Toutefois, leur suivi reste aujourd’hui très partiel : sur les 33 produits observés par l’Observatoire, seuls 6 font l’objet d’un suivi spécifique en bio (beurre, lait UHT, deux fruits et deux légumes). Des produits pourtant centraux dans la consommation des ménages, tels que les œufs, la farine, le steak haché ou le jambon, ne sont à ce jour pas couverts par ce dispositif.
Les analyses disponibles demeurent également incomplètes. À titre d’exemple, l’OFPM publie depuis plusieurs années des analyses sur les produits laitiers bio sans distinguer clairement la marge des laiteries de celle de la distribution, alors que ce travail est réalisé pour les produits conventionnels.
La FNAB, FOREBIO et SYNABIO demandent donc :
- L’élargissement des travaux de l’OFPM aux principaux produits représentatifs de la consommation bio (œufs, farine, viande fraîche (steak haché) et charcuterie (jambon))
- une amélioration des méthodologies de collecte et d’identification des données relatives aux produits biologiques
- la possibilité de comparer des produits bio et conventionnels réellement équivalents
Alors que 73 % des Français demandent davantage de transparence sur les prix alimentaires, les organisations signataires rappellent qu’il ne pourra y avoir de débat apaisé sur le prix du bio sans amélioration significative des outils publics de transparence économique.
Pour la FNSEA, l’heure est à un véritable plan de soutien exceptionnel pour l’agriculture française
Au regard des remontées du terrain, des témoignages des agriculteurs et des premières évaluations réalisées dans les filières, les administrateurs de la FNSEA, réunis ce jour, alertent sur une situation d’une gravité inédite. Le chiffrage des pertes économiques reste encore incomplet, mais celles-ci seront considérables. Ils demandent au Premier ministre un plan de soutien exceptionnel pour apporter une réponse financière immédiate aux exploitations les plus touchées et une enveloppe de crise dans le projet de loi de finances pour 2027.
Depuis trois semaines, la canicule frappe durement l’ensemble de l’agriculture française. Pertes de récoltes ou d’animaux, pénurie de fourrages, baisse des productions, hausse des charges et tensions de trésorerie se multiplient, compromettant l’avenir de nombreuses exploitations.
Les premières estimations témoignent déjà de l’ampleur de la catastrophe. Les pertes économiques atteignent près de 25 % pour les fruits et légumes frais. Dans les zones intermédiaires, les rendements céréaliers reculent jusqu’à 20 %, tandis que la production de maïs accuserait des baisses pouvant atteindre 30 % à l’échelle nationale. Les filières d’élevage sont également durement touchées, avec une diminution de la production laitière pouvant aller jusqu’à 30 %. Dans le Grand Ouest, les éleveurs de porcs font état de pertes atteignant 30 % en porcherie, tandis que les éleveurs de volailles subissent eux aussi des pertes considérables.
Face à cette situation, la FNSEA s’est déjà mobilisée pour obtenir du Gouvernement les mesures d’urgence prévues en cas de canicule, à l’image de la dérogation sur les jachères, et a mobilisé son réseau autour de mesures d’entraide, comme l’opération de solidarité « paille et fourrages ».
Mais, face au caractère inédit de cette situation, il faut aller plus loin : le Conseil d’administration de la FNSEA demande au Gouvernement un plan de soutien exceptionnel pour apporter une réponse financière immédiate aux exploitations les plus touchées et une enveloppe de crise dans le projet de loi de finances pour 2027.
Soutenir les exploitations touchées et préserver notre potentiel de production est une question de souveraineté alimentaire. Il faut éviter une catastrophe économique sans précédent qui impactera, par ricochet, tous les territoires et plus largement les Français.
« Face à une crise de cette ampleur, les réponses ordinaires ne suffisent pas. J’appelle le Premier ministre à déployer des moyens exceptionnels : la France doit engager un plan de soutien immédiat pour les exploitations sinistrées, un plan d’investissement massif pour l’ensemble du monde agricole et enclencher la solidarité nationale. C’est une condition essentielle pour réhabiliter l’acte de production en agriculture, adapter nos outils et réaffirmer notre fierté de nourrir les Français, sinon et nous ne le savons que trop bien, ce sont les importations qui prendront le dessus.» déclare Arnaud Rousseau, président de la FNSEA.
Unigrains renouvelle son engagement auprès du Groupe Sarafruits (Pomone)
Le Groupe Sarafruits (Pomone), spécialiste des pâtisseries premium surgelées, renouvelle son tour de table autour de la famille Sarazin
Unigrains et Crédit Mutuel Equity, actionnaires minoritaires depuis 2010, poursuivent leur accompagnement et sont rejoints par Ouest Croissance
Le Groupe Sarafruits (Pomone), spécialiste des pâtisseries surgelées, annonce le renouvellement de son tour de table autour de la famille Sarazin. À cette occasion, Unigrains et Crédit Mutuel Equity, actionnaires minoritaires depuis 2010, poursuivent leur accompagnement et sont rejoints par Ouest Croissance.
Fondé en 2010, le Groupe Sarafruits s’est imposé comme un acteur reconnu sur le marché des desserts et préparations fruitières, à destination de la grande distribution, de la restauration hors foyer et de l’export. Reposant sur un modèle intégré couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur – du verger jusqu’au produit fini – le Groupe s’appuie notamment sur ses propres vergers et ses outils industriels situés en Maine-et-Loire.
Détenu majoritairement par la famille Sarazin et dirigé par Eric Sarazin, Président-Directeur Général, le Groupe réalise un chiffre d’affaires d’environ 63 M€, dont 40% à l’export, et emploie près de 320 collaborateurs.
Cette opération intervient alors que le Groupe Sarafruits engage une nouvelle phase de développement articulée autour de plusieurs axes stratégiques :
- la poursuite de la croissance en France et à l’international, avec une présence déjà structurée sur les marchés export et un potentiel de développement renforcé ;
- le renforcement des capacités industrielles, notamment à travers la modernisation et l’extension du site d’Avrillé ;
- l’accélération de l’innovation produit et du positionnement premium, en s’appuyant sur un savoir-faire reconnu et une capacité d’adaptation aux attentes des différents circuits de distribution.
Eric Sarazin, Président Directeur Général du Groupe Sarafruits, explique : « Notre mission, "Agissons ensemble pour des gourmandises saines et durables", guide chacune de nos décisions et de nos investissements. Elle traduit notre volonté de créer de la valeur durable pour nos clients, nos collaborateurs, nos partenaires agricoles et nos territoires.
Nous remercions chaleureusement Unigrains et Crédit Mutuel Equity pour leur engagement à nos côtés depuis 2010, ainsi que pour la qualité des relations de confiance et la valeur ajoutée qu'ils ont apportées au développement du Groupe. L'arrivée d'Ouest Croissance marque une nouvelle étape de cette aventure entrepreneuriale. Ensemble, nous nous donnons les moyens d'accélérer une trajectoire de croissance ambitieuse, responsable et durable, afin d'ancrer durablement Pomone parmi les acteurs de référence de son secteur, en France comme à l'international, tout en restant fidèle à notre mission : agir ensemble pour des gourmandises saines et durables ».
Nicolas Mulle, Directeur de Participations chez Unigrains, souligne : « Nous sommes très heureux de poursuivre notre accompagnement aux côtés de la famille Sarazin et du Management. Cette opération illustre pleinement le positionnement d’Unigrains en tant que partenaire de long terme auprès des entreprises familiales dynamiques et de filière. La qualité de nos relations et la confiance construite au fil des années constituent un socle solide pour accompagner le Groupe dans ce nouveau cycle de développement ».
Laure Marchais, Chargée d’affaires chez Crédit Mutuel Equity, ajoute : « En tant qu’actionnaire historique, nous connaissons bien l’équipe de management qui durant toutes ces années a su faire preuve de résilience tout en menant une stratégie réussie de développement à l’export. De plus, l’engagement du Groupe en faveur de la transition alimentaire, la traçabilité des produits et la RSE donne du sens au modèle économique. Bien alignés avec les valeurs du Groupe, il était important pour Crédit Mutuel Equity, dont l’ADN est la capacité d’adaptation au temps des projets, de poursuivre l’aventure avec l’entreprise pour l’accompagner au fil de son évolution ».
Quentin Fournier, Chargé d’Investissement chez Ouest Croissance, déclare : « Nous sommes ravis de rejoindre la famille Sarazin aux côtés d'Unigrains et de Crédit Mutuel Equity pour accompagner le Groupe Sarafruits dans cette nouvelle étape de développement. La maîtrise de l'ensemble de la chaîne de valeur, l'ancrage historique du Groupe en Maine-et-Loire et la qualité de son équipe dirigeante, ont été des éléments déterminants dans notre décision d'investissement. Nous sommes convaincus que la vision portée par Eric Sarazin, entouré de Sandrine Hardel et Alexis Rod, permettra au Groupe de poursuivre durablement sa trajectoire de croissance en France comme à l'international ».

PRO à PRO, Vivien Paille et la CAPL s'allient pour structurer la filière française du Quinoa Blond
PRO à PRO, distributeur alimentaire de référence en restauration collective et commerciale, Vivien Paille, leader français de la transformation de riz et légumes secs, et la coopérative agricole CAPL, ont signé un accord tripartite inédit le 23 juin 2026. D'une durée de 3 ans, cette convention vise à garantir aux professionnels de la restauration un approvisionnement sécurisé en Quinoa Blond de France, tout en assurant une juste rémunération aux agriculteurs. Une initiative concrète qui prouve que relocalisation, traçabilité et restauration durable peuvent aller de pair.
Une chaîne de valeur locale et transparente, du champ à l'assiette
Face à l'engouement des Français pour le quinoa (plus de 10 000 tonnes consommées par an) et aux enjeux écologiques liés aux importations, PRO à PRO, Vivien Paille et la CAPL ont décidé de s'unir pour valoriser ce produit du terroir. Aujourd'hui, la production française oscille entre 3 000 et 4 000 tonnes, ce qui permet de couvrir 20 à 30 % de la consommation avec du quinoa récolté en France.
Dans le cadre de cet accord tripartite, la CAPL fournit la récolte issue principalement de l'Anjou – 1re région de production et bassin historique européen – Vivien Paille assure ensuite la transformation et le conditionnement des matières premières, et PRO à PRO se charge de la distribution auprès de ses clients partout en France.
« Structurer une filière quinoa 100 % française est un défi collectif. Cette convention reflète l'engagement commun en faveur d'une agriculture responsable et d'une relation commerciale pérenne. Chez PRO à PRO, nous sommes fiers d'offrir à nos clients un Quinoa Blond de France synonyme de qualité, d'engagement et de traçabilité », affirme Caroline Dubilly, Directrice de l'Offre et des Achats chez PRO à PRO.
Des engagements concrets pour une filière plus équitable et durable
Par-delà l'accord commercial d'approvisionnement, cette convention s'inscrit dans une démarche équitable visant à pérenniser la filière française et à la rendre plus durable et responsable. Concrètement elle vise à :
- Garantir une juste rémunération aux 200 producteurs de quinoa blond d'Anjou : en leur offrant des débouchés sécurisés, l'accord soutient la résilience économique des exploitations agricoles de la région Pays de la Loire.
- Réduire drastiquement l'empreinte carbone liée au transport par rapport au quinoa d'importation conventionnel (issu d'Amérique du Sud), en proposant un quinoa cultivé, transformé et distribué en France.
- Développer des pratiques culturales respectueuses : les surfaces engagées dans les Pays de la Loire font l'objet d'un suivi rigoureux par des partenaires techniques, basé sur des indicateurs agronomiques précis et validés avec les agriculteurs.
- Recycler les emballages dans une logique d'éco-conception globale : l'emballage développé pour la référence Quinoa Blond de France 2,5 kg Vivien Paille (destinée aux cuisines professionnelles) sera exclusivement conçu en matériau 100 % recyclable.
- Mieux répondre aux exigences de la loi EGAlim : pour la restauration collective, cette nouvelle filière offre la garantie d'un produit sain, tracé, écologique et profondément engagé dans le tissu économique local.
À travers ce partenariat, PRO à PRO, Vivien Paille et la CAPL prouvent qu'une transition alimentaire ambitieuse est possible lorsque l'agriculture, l'industrie et la distribution s'unissent.

Premières interventions d’experts associés dans les lycées et exploitations de l’enseignement agricole
Depuis le printemps 2026, des experts associés accompagnent les équipes enseignantes et de direction des établissements de l’enseignement technique agricole. Issus d’écoles agronomiques et vétérinaires, d’organismes de recherche et de groupements professionnels, près de 120 scientifiques et professionnels ont été habilités par le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire afin de faciliter la transmission des nouvelles connaissances scientifiques, techniques et professionnelles liées aux transitions agricoles, climatiques et environnementales. De nouvelles habilitations viendront régulièrement compléter le dispositif afin de diversifier les thématiques, les compétences et les modalités d’intervention, et ainsi enrichir la formation des futurs acteurs du monde agricole.
Un dispositif au service de la diffusion des connaissances scientifiques et techniques dans les établissements techniques de l’enseignement agricole
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole promulguée en mars 2025, et afin de contribuer à répondre aux défis de la souveraineté alimentaire et du renouvellement des générations, le ministère chargé de l’agriculture a déployé le dispositif « Experts associés ».
Les experts associés sont des volontaires issus des secteurs de la recherche, de l’enseignement supérieur agricole ou du monde professionnel, disposant d’une expertise reconnue dans les domaines relatifs aux transitions climatique et environnementale. Habilités par le ministère en charge de l’agriculture, ils interviennent au sein des établissements d’enseignement technique agricole, qui forment des apprenants de la 4e au nouveau diplôme de niveau bac+3, le bachelor agro, afin de transmettre les connaissances et innovations issues des derniers travaux de recherche, sans se substituer au rôle d’enseignant. Ce dispositif contribue au renforcement des compétences des futurs actifs agricoles dans les domaines liés aux transitions, à l’entreprenariat et au numérique.
Des interventions déjà engagées dans les établissements de l’enseignement agricole
Les missions en cours de réalisation dans les lycées et exploitations agricoles sont variées, comme le montrent les exemples suivants :
- Autonomie des systèmes de production : conception d’interventions et de ressources techniques destinées à renforcer l’autonomie des maraîchers en matière de fertilité des sols.
- Diplôme du bachelor agro : contribution à la conception de séquences pédagogiques dans le cadre de projets de bachelors agro, nouveau diplôme de niveau bac+3 qui commence à être déployé à la rentrée scolaire 2026 dans les établissements agricoles, notamment sur l’hydrologie régénérative.
- Innovation et agriculture de précision : appui à la définition de protocoles expérimentaux, à la mise en place de formations et à l’exploitation de données dans le domaine de l’agriculture et l’élevage de précision, dans le cadre d’un projet lauréat de France 2030.
- Adaptation des techniques aux aléas climatiques : apport de solutions techniques sur la résilience des cultures ou la gestion de l'eau, en lien avec modélisations climatiques locales.
- Reconception du projet structurel de l'exploitation agricole du lycée : appui d'un tiers expert pour déterminer les perspectives à moyen et long terme.
Le ministère adresse ses plus vifs remerciements aux organisations et experts qui s’engagent dans ce projet. Ils contribuent à la montée en compétences des équipes pédagogiques et encadrantes des établissements techniques et à la formation des futures générations d’actifs agricoles. Ce dispositif permet de renforcer la diffusion des connaissances scientifiques et techniques issues de la recherche et du monde professionnel au sein des établissements, contribue à valoriser les compétences des experts et à nouer des collaborations fructueuses.
Modalités de participation au dispositif
Les établissements de l’enseignement agricole public et privé, les centres de formation professionnelle agricole, les exploitations agricoles, les maisons familiales rurales peuvent solliciter l’appui d’experts associés afin enrichir leurs formations, en déposant une demande en ligne : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/demande-inter-experts-associe
Les chercheurs, enseignants-chercheurs, professionnels qualifiés peuvent candidater afin de devenir experts ou expertes associés : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/candidature-experts-associes
Informations complémentaires sur :
https://chlorofil.fr/experts-associes
https://www.ensfea.fr/experts-associes/
« Pour que l’agriculture relève le défi des transitions climatique et environnementale, nos apprenants ainsi que nos équipes pédagogiques et d’encadrement doivent pouvoir s’appuyer sur des compétences de haut niveau en agronomie, en zootechnie, en numérique et dans bien d’autres disciplines. Grâce à l’engagement des experts associés, que je tiens à remercier chaleureusement, nous formons les futurs agriculteurs aux connaissances et aux pratiques les plus récentes dans ces domaines. »
La publication du rapport annuel de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, ce 9 juillet, est une étape importante pour visualiser l’état de santé économique du secteur agricole. Cette publication vient confirmer le recul de la position du maillon agricole dans la chaîne agro-alimentaire.
Les Chambres d’agriculture s’inquiètent du repli du revenu agricole par actif non salarié dans toutes les filières suivies en 2024, en lien avec la baisse de la part de la matière agricole dans le prix des produits vendus aux consommateurs.
Une illustration de la fragilisation des exploitations agricoles, qui voient dans le même temps leurs coûts de production s’alourdir.
La consommation alimentaire des Français permet de moins en moins de soutenir l’agriculture. Pour 100 euros dépensés par les Français pour leur alimentation, on compte seulement 13,2 euros de valeur agricole française incluse (données 2021, donc avant les chocs de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient).
- C’est le résultat d’une évolution de notre alimentation se portant sur :
- Des produits à fort contenu en services (produits ultra-transformés, plats préparés, services de livraisons à domicile…)
- La montée en puissance de la restauration
- La progression des importations dans la consommation alimentaire.
Face à ces transformations de nos pratiques alimentaires, les Chambres d’agriculture identifient de forts enjeux de répartition de la valeur dans les filières et s’inquiètent de la croissance de la dépendance aux importations.
« Ces chiffres montrent que les agriculteurs produisent toujours plus de valeur pour la société, mais ils en captent toujours moins. Nous ne garantirons pas la souveraineté alimentaire de la France si ceux qui nous nourrissent ne peuvent pas vivre correctement de leur métier. Notre priorité est d'accompagner les exploitations à créer davantage de valeur et à améliorer leur revenu, mais aussi de défendre un meilleur partage de cette valeur tout au long de la chaîne alimentaire. » Sébastien Windsor Président de Chambres d’agriculture France

Les récentes annonces du Gouvernement concernant l'évolution des dispositifs de soutien au biométhane injecté font peser une lourde incertitude sur l'avenir des projets de méthanisation agricole portés par les agricultrices et agriculteurs en collectif.
La FNCuma apporte son plein soutien à la position commune portée par les organisations agricoles et les acteurs de la filière, qui appellent à une véritable concertation avant tout changement du cadre de soutien.
Les évolutions annoncées, notamment la fin du tarif d’achat au profit d’un système d’appels d’offres, remettent en question la visibilité économique indispensable aux projets de méthanisation. Elles impactent directement les agricultrices et les agriculteurs qui choisissent de porter ensemble des projets collectifs, construits sur le temps long et fondés sur la coopération. La méthanisation via ces collectifs agricoles contribue à l’autonomie des exploitations agricoles, et comporte également de nombreuses externalités positives, avec des distances de transport réduites, une cohérence territoriale et une valorisation de la biomasse agricole non alimentaire.
La méthanisation constitue un levier de diversification des revenus des exploitations, de valorisation des ressources agricoles, de décarbonation des territoires et de souveraineté énergétique. Les projets portés collectivement, notamment entre adhérents de Cuma mobilisent des investissements importants, aussi l’impact de ces évolutions sur les projets en cours constitue une mise à mal directe du modèle économique de ces exploitations agricoles.
Alors que le revenu agricole et la souveraineté énergétique sont régulièrement affichés comme enjeux majeurs, il est difficile de comprendre des décisions qui fragilisent des projets de production d’énergie renouvelable directement adossés à l’activité agricole.
En soutien des positions des organisations de la filière, la FNCuma demande la suspension de la réforme afin d’engager une véritable concertation avec les représentants de la filière. Un cadre de soutien stable et prévisible est nécessaire. Elle demande que soient pris en compte les projets déjà engagés et les investissements déjà réalisés par les agriculteurs.
Le dispositif actuel a permis de créer une filière compétitive à l’échelle européenne, et il repose en grande partie sur l’engagement et le travail des agricultrices et des agriculteurs, via les Cuma notamment. Fragiliser ces projets aujourd’hui, c’est mettre un coup d’arrêt à une dynamique qui contribue pleinement à l’avenir de notre agriculture et de nos territoires.

88,3 % de diplômés en 2026, une réussite au service du renouvellement des générations en agriculture
À l’issue de la session d’examens de juin 2026, le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire annonce un taux de réussite global de 88,3% des élèves de l’enseignement agricole technique, du CAP au BTS agricoles. Ce sont ainsi 47 527 jeunes qui décrochent leur diplôme cette année et s’engagent dans un secteur innovant, résolument tourné vers l’avenir. Des chiffres en augmentation par rapport à la session de 2025 à l’occasion de laquelle 46 942 jeunes avaient décroché leur diplôme.
Cette année, près de 53 800 élèves et apprentis se sont présentés aux examens dans les filières du CAP agricole, du baccalauréat professionnel et technologique, et du BTS agricole.
Avec un taux de réussite global de 88,3 %, ce sont donc plus de 47 500 jeunes qui sont aujourd’hui diplômés de l’enseignement agricole. Les résultats détaillés ci-après concernent les diplômes dont le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire assure la certification :
- CAP agricole : 8 814 diplômés pour 9 282 candidats présents, soit un taux de réussite de 95,0 % ;
- Baccalauréat technologique : 4 849 diplômés pour 4 977 candidats présents, soit un taux de réussite de 97,4 % ;
- Baccalauréat professionnel : 22 745 diplômés pour 25 545 candidats présents, soit un taux de réussite de 89,0 % ;
- BTS agricole : 11 119 diplômés pour 14 002 candidats présents, soit un taux de réussite de 79,4 %
En 2026, l’enseignement agricole, sous tutelle du ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, a formé près de 220 000 jeunes par voie de formation initiale, dont 78 % en voie scolaire et 22 % en apprentissage. Ces effectifs sont en hausse constante, avec une augmentation de 7 % du nombre de jeunes en formation sur les cinq dernières années. L’enseignement agricole démontre ainsi sa capacité à répondre aux aspirations des jeunes, jouant un rôle clé pour le renouvellement des générations dans le milieu agricole. Les formations proposées, ancrées dans les territoires et au plus près du terrain, permettent aux jeunes de monter en compétences et les préparent à intégrer des filières professionnelles d’avenir.
« Félicitations aux diplômés de cette session 2026 ! Leur réussite est le fruit de leur engagement et de leur travail mais aussi celui d’un accompagnement exigeant tout au long de leur parcours scolaire. Je remercie ainsi les équipes pédagogiques, les directeurs d’établissement et l’ensemble des professionnels mobilisés pour former et accompagner chacun des élèves de l’enseignement agricole qui sont non seulement de futurs professionnels mais aussi de véritables citoyens éclairés et responsables. Alors que près de la moitié des agriculteurs est susceptible de partir à la retraite d’ici 2030, ces jeunes diplômés incarnent le renouvellement indispensable des forces vives de l’agriculture. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
© Photo : Thomas Hubert / agriculture.gouv.fr
Pourquoi l’Europe a besoin
du tandem maïs-sorgho ?
Le maïs et le sorgho peuvent-ils contribuer à la souveraineté européenne ? Plus que jamais. Face aux aléas climatiques, aux tensions géopolitiques et à la volatilité des marchés mondiaux, ces deux cultures offrent à l’Europe des solutions concrètes pour sécuriser ses approvisionnements agricoles et industriels.
Pourquoi miser sur leur complémentarité ?
Parce qu’ensemble, ils renforcent la résilience des exploitations. Adaptés aux conditions climatiques de plus en plus contrastées, le maïs et le sorgho permettent de diversifier les assolements, de limiter les risques et de valoriser des débouchés multiples.
Quels bénéfices pour l’économie européenne ?
Alimentation humaine et animale, bioénergies, biomatériaux : ces cultures alimentent des filières stratégiques et contribuent à réduire la dépendance aux importations tout en créant de la valeur sur le territoire européen.
L’atout supplémentaire ?
L’excellence de la sélection variétale européenne, qui permet de développer des solutions.
Le tandem maïs-sorgho constitue un levier concret pour renforcer l’autonomie, la compétitivité et la résilience de l’Europe.

Ouverture d’un appel à projets en faveur de l’innovation variétale des légumineuses
Dans le cadre de la stratégie nationale protéines végétales et de la planification écologique, la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire renforce son soutien à l’innovation variétale des légumineuses, levier stratégique pour réduire les dépendances françaises aux importations de protéines végétales et contribuer à la diminution du recours aux engrais azotés de synthèse à moyen terme.
FranceAgriMer publie aujourd’hui la décision relative au nouveau dispositif de soutien aux projets de recherche et d’innovation portant sur les espèces légumineuses. Doté de 10 millions d’euros, cet appel à projets vise à accélérer les progrès génétiques sur les légumineuses afin d’accélérer l’obtention de nouvelles variétés plus rémunératrices et compétitives.
Le dispositif s’adresse aux opérateurs économiques du secteur semencier et aux organismes de recherche actifs dans ce domaine et soutiendra prioritairement les projets permettant de développer de nouvelles caractéristiques variétales répondant aux enjeux agronomiques, climatiques et économiques des filières protéines végétales, pour l’alimentation humaine comme animale, en mobilisant les dernières innovations méthodologiques et technologiques, telles que le phénotypage et le génotypage à haut débit, les outils numériques ou encore l’exploitation du potentiel de l’intelligence artificielle.
Les projets retenus devront permettre des avancées significatives de la génétique des légumineuses, avec des impacts concrets pour les agriculteurs, notamment en matière de rendement, de résistance aux stress climatiques et sanitaires ou d’adaptation des cultures, ainsi que pour les acteurs de l’aval en matière de valorisation des productions.
L’objectif est de contribuer à la hausse durable des surfaces cultivées en légumineuses, en relançant une dynamique d’innovation à l’échelle des différentes filières concernées et en renforçant la souveraineté protéique française.
Les projets pourront être conduits sur une durée de trois à cinq ans, afin de tenir compte des cycles propres à la sélection et à l’innovation variétales. Les aides soutiendront des projets de tailles variées structurants pour les filières. Les dépenses éligibles couvriront notamment les dépenses de personnel, l’acquisition de matériels et consommables nécessaires aux travaux de recherche et d’expérimentation, ainsi que certaines prestations de service directement liées aux projets.
L’ensemble des modalités de dépôt et de sélection des projets est disponible sur le site de FranceAgriMer.
À propos de la Stratégie nationale pour les protéines végétales
Lancée par le ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire en 2020, cette stratégie a pour objectif de réduire notre dépendance aux importations de protéines végétales, de favoriser l’autonomie fourragère des exploitations d’élevage et de développer une offre de produits locaux en matière de légumes secs (lentilles, pois chiche, haricots, fèves, etc.).
© Photo : Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr