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Technique et innovation

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Qualité des graines

Les dernières fiches publiées



L’Observatoire de la qualité des graines, piloté par Terres Univia et mis en œuvre par Terres Inovia, analyse chaque année la qualité de graines oléagineuses ou issues de plantes riches en protéines récoltées en France. Les résultats de la récolte 2025 pour les graines de féverole, soja, pois chiche, lentille et tournesol viennent d’être publiés.

Les fiches résument l’ensemble des critères de qualité (teneur en huile, en eau ou en protéines, aspect visuel, etc.) et permettent d’observer les tendances d’évolution de la qualité des graines. Les travaux de l’observatoire sont réalisés avec la collaboration d’organismes stockeurs qui fournissent des échantillons à Terres Inovia.

Les fiches qualité des graines sont disponibles sur les sites internet de Terres Univia et de Terres Inovia.

Féverole : une très belle année !

Dans un contexte où la production française de féverole est en hausse de 34% en 2025, les analyses des échantillons de graines ont révélé une teneur en protéines plus élevée que la moyenne des dix dernières années, à 28,4% de la matière sèche. Les lots reçus présentent également une bonne qualité visuelle, et pour la majorité d’entre eux, moins de 1% de graines bruchées. 

Soja : une teneur en protéines assez faible

Les analyses des lots ont révélé un taux d’impuretés de 1,3%, en hausse par rapport à 2024, dû à une difficile maîtrise de l’enherbement sur certaines parcelles et à un retard des récoltes. La récolte 2025 fait aussi état d’une teneur en protéines assez faible à 39,8%. Cela peut s’expliquer par les fortes chaleurs en mai-juin qui ont limité le développement des nodosités et ont réduit la ramification et la fertilisation du soja. 

Pois chiche : des critères de qualité satisfaisants

La récolte s’est démarquée par une grande qualité des graines sur l’ensemble des secteurs. Les échantillons analysés font état d’une teneur moyenne en eau de 12,5% pour 2025, en baisse par rapport à 2024. Les lots se caractérisent aussi par une teneur en protéines moyenne, assez proche des cinq dernières années, de 22,3 %. Les analyses ont par ailleurs mis en lumière un poids de milles grains (PMG) moyen de 301 g, similaire à 2024, avec des différences selon les bassins. On retient également une très bonne qualité visuelle de la récole 2025 : seul le taux d’impuretés est en hausse par rapport à 2024.

Lentille : un teneur en protéines élevée

La récolte de lentille 2025 a été marquée par une teneur en eau en dessous des normes d’humidité, à 11,8%, valeur la plus basse observée depuis le lancement des enquêtes qualité pour la lentille en 2021. La teneur en protéines est élevée avec 29,9% de la matière sèche, proche des niveaux constatés en 2022 (30,8%). Autre point positif : les graines de lentille présentent une très bonne qualité visuelle. La récolte s’est néanmoins caractérisée par un fort taux de graines bruchées. 

Tournesol : une bonne qualité des graines et une hausse de la teneur en huile

L’analyse des graines de tournesol de la récolte 2025 met en avant une teneur moyenne en eau de 7,4%, proche de la moyenne quinquennale (7,5%). La teneur moyenne en huile s’établit à 45,3% soit 0,6 point supplémentaire par rapport à 2024 et à la moyenne quinquennale (44,7%). Par ailleurs, la teneur moyenne en protéines est aussi en hausse par rapport à 2024. Les conditions de récolte, globalement similaires sur le territoire, ont conduit à des teneurs en eau homogènes entre les régions, avec 85% des échantillons conformes. 

Les nouvelles éditions des fiches qualité des graines de lentille et de pois chiche ont été cofinancées par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire dans le cadre du programme Cap Protéines+. L’ensemble des fiches qualité des graines est financé ou cofinancé par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales.

Télécharger les fiches

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Qualité du pois chiche

Une bonne récolte 2025



L’Observatoire de la qualité de graines, piloté par l’Interprofession et mis en œuvre par l’institut technique Terres Inovia, a publié ses résultats pour la récolte de pois chiche 2025. En résumé : une bonne récolte marquée par une excellente qualité des graines. 

Observatoire de la qualité des graines : capter les tendances depuis les années 1990 

Cet observatoire a pour objectif de capter les tendances d’évolution de la qualité des oléoprotéagineux. Il est piloté par l’Interprofession qui en a confié la mise en œuvre à l’institut technique Terres Inovia. Pour y parvenir, celui-ci réceptionne les échantillons de graines auprès des organismes collecteurs volontaires et les analyse dans un laboratoire à Ardon, près d’Orléans. Huit cultures sont concernées par le périmètre de cet observatoire (colza, tournesol, soja, lupin, pois, féverole, lentille et pois chiche).  

S’agissant du pois chiche, cette nouvelle édition a été cofinancée par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire et par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales, dans le cadre du programme Cap Protéines +. 

Une bonne récolte et des critères de qualité satisfaisants 

La récolte s’est démarquée par une grande qualité des graines sur l’ensemble des secteurs. La fin de campagne a néanmoins été marquée par un stress hydrique et thermique dû à la canicule de juin enfin de cycle, ce qui ont pu limiter le nombre de graines par gousses. A l’inverse, les conditions météorologiques humides printanières ont été propices à certaines maladies (ascochytose) et à des ravageurs dans une moindre mesure (héliothis). 

Les échantillons analysés font état d’une teneur moyenne en eau de 12,5 % pour 2025, en baisse par rapport à 2024 (13,5 %). Ces humidités observées ne sont pas contraignantes pour le stockage. Les lots se caractérisent aussi par une teneur en protéines moyenne, assez proche des cinq dernières années, de 22,3 %. Les écarts importants entre les valeurs maximales et minimales pour la teneur en protéines sont dus à divers facteurs : potentiel de rendement, situation pédoclimatique, variétés, contexte de production. 

Les analyses ont mis en lumière un poids de milles grains (PMG) moyen de 301 g, similaire à 2024, avec des différences selon les bassins comme celui du sud-est. Autre critère important pour la commercialisation, les lots contiennent très peu de calibres inférieurs à 7 millimètres, moins demandés par le marché.  

Plus généralement, on retient une très bonne qualité visuelle de la récole 2025 : seul le taux d’impuretés est en hausse par rapport à 2024, parmi tous les critères de qualité visuelle (attaqués, cassées/splittées, tachées, impuretés).  

Pour améliorer le taux d’impuretés, un renforcement de la communication sur la gestion des adventices (végétaux et graines) et sur les bonnes pratiques de récolte (cailloux et terre) est préconisé. 

Télécharger la fiche récolte 2025

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#DigitAg

International Research Community.



Lancement de la société savante #DigitAg International Research Community - Un nouveau cap pour l’agriculture numérique responsable

À l’occasion de la conférence internationale CORDiALL (Convergence of Research in Digital Agriculture Leading Labs), qui se tient à Agropolis International du 13 au 17 avril 2026 à Montpellier, est officiellement lancée la société savante #DigitAg International Research Community. Cette initiative marque une étape majeure dans la structuration d’une communauté scientifique internationale dédiée à l’agriculture numérique responsable, un enjeu clé pour la transition agroécologique et la durabilité des systèmes alimentaires.

Une communauté au service de l’innovation responsable

Créée à l’issue de dix années de recherche interdisciplinaire au sein de l’Institut Convergences #DigitAg, cette société savante vise à fédérer chercheurs, enseignants, doctorants et acteurs socio-économiques autour d’un objectif commun : promouvoir des technologies numériques et une intelligence artificielle agricole inclusives et à faible impact environnemental, au service d’une agriculture plus agroécologique. Avec près de 30 % de ses recherches menées en partenariat avec des pays du Sud, #DigitAg avait marqué sa dimension internationale. #DigitAg International Research Community affirme cette orientation et l’importance d’un réseau renforcé, sur les priorités de ses établissements fondateurs, en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud.

Un héritage et une ambition

Porté par six établissements d’enseignement supérieur et de recherche – INRAE, AgroParisTech, CIRAD, Inria, L’Institut Agro Montpellier et l’Université de Montpellier – cette société savante capitalise sur la reconnaissance acquise par #DigitAg, tant en France qu’à l’international. Ayant financé et accompagné plus de 115 thèses, 28 post-doctorants et 135 stages de master, l’Institut Convergences a notamment :

largement contribué au Livre Blanc Inria-INRAE sur l’agriculture numérique (2022), alimentant le projet de PEPR « Agroécologie et Numérique » piloté par Inria-INRAE, créé une collection HAL de 900 articles, publié un ouvrage de référence (Quae) « Appréhender l’Agriculture Numérique – 10 ans de recherche interdisciplinaire au sein de l’Institut #DigitAg ».

La société savante entend poursuivre et amplifier ces dynamiques, en favorisant l’animation scientifique, la formation des jeunes chercheurs et la diffusion des connaissances vers les sphères politiques et économiques.

« Le numérique dans toutes ses dimensions est clairement un levier stratégique - aux côtés des leviers de l’agronomie, de l’amélioration et de la santé des plantes, et de ceux des sciences de l’élevage et la santé animale - pour permettre à l’agriculture de faire face aux grands défis de demain, en particulier la transition agroécologique et l’adaptation au changement climatique. C’est aussi une source de solutions actionnables par l’ensemble des agriculteurs, par exemple en anticipant les risques sanitaires ou climatiques, en optimisant l’emploi des outils de production ou de gestion, ou encore en soulageant l’agriculteur dans l’exécution de tâches pénibles et répétitives. » Carole Caranta, directrice générale déléguée Science et Innovation d’INRAE.

Une société savante qui bénéficie du soutien de la dynamique MEDVALLÉE MONTPELLIER et qui nourrit en retour l’écosystème d’excellence montpelliérain en matière de santé globale

Positionnée au croisement des trois filières d’excellence du territoire – alimentation-agro-agri, santé et environnement - la dynamique MEDVALLÉE MONTPELLIER - lancée en 2021 - ambitionne de positionner Montpellier comme un territoire exemplaire en matière de Santé Globale en créant un écosystème unique. Le lancement de la société savante #DigitAg dont l’objectif est de promouvoir des recherches menant à une agriculture numérique responsable est aujourd’hui une nouvelle avancée au sein de la communauté MEDVALLÉE.

En proposant un espace à la fois dédié à la recherche internationale (30% des recherches de #DigitAg sont menées avec ou sur des pays du Sud) et ouvert au monde économique, cette société savante s’ancre parfaitement dans l’ambition de la dynamique MEDVALLÉE : fédérer tous les acteurs économiques, de la recherche et de l’enseignement supérieur en créant un écosystème inédit qui associe les trois filières d’excellence de notre territoire. En soutenant des projets de transition écologique et numérique, cette société savante contribuera à faire rayonner Montpellier et son écosystème à l’international. 

Une cérémonie de lancement symbolique

Le lancement officiel a eu lieu le mercredi 15 avril 2026 en présence de 150 délégués internationaux. La cérémonie a été marquée par les interventions de Véronique Bellon Maurel, directrice de #DigitAg, de Carole Caranta, directrice générale déléguée à la science et l’innovation d’INRAE, d'Henri Bazzi, enseignant-chercheur AgroParisTech, de Thierry Fourcaud, directeur-adjoint Recherche & Stratégie du CIRAD, de Carole Sinfort, directrice de L’institut Agro-Montpellier, de Jacques Sainte-Marie, directeur du Programme Numérique et Environnement d'INRIA, d'Anne Laurent, vice-présidente déléguée Science Ouverte et données de la recherche Université de Montpellier, ainsi que du Dr Vincent Martin, directeur du Bureau de l’Innovation de la FAO. Une charte de soutien a été signée, réaffirmant l’adhésion des partenaires à une agriculture numérique responsable, inclusive et utile aux agriculteurs et aux sociétés.

Pourquoi une société savante ?

Alors que le numérique et l’intelligence artificielle transforment en profondeur le secteur agricole, il n’existait jusqu’à présent aucune structure dédiée à l’échelle nationale ou internationale pour fédérer les acteurs de ce domaine. #DigitAg International Research Community comble ce manque en offrant un espace de dialogue, de partage et de réflexion collective, ouvert à tous les acteurs académiques, publics et privés.

Photo : © Freepik

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tracteurs bioGNV



Restitution des travaux du projet Mon tracteur de ferme roule au BioGAZ

Le projet de suivi de performances des premiers tracteurs bioGNV en France arrive à son terme. Retrouvez les résultats.

Face aux enjeux climatiques et à la dépendance au gazole, l’agriculture est à un tournant. Produire son propre carburant à la ferme grâce à la méthanisation : une idée séduisante… mais est-elle vraiment réaliste sur le terrain ?

Pendant 3 ans, ce projet unique en France a permis de suivre les premiers tracteurs agricoles au bioGNV dans des conditions réelles d’utilisation, sur plusieurs exploitations et dans des contextes variés.

En plus des premiers résultats qui ont été déjà présentés à plusieurs reprises à différentes occasions comme cette synthèse d’essais comparatif publiée dans Entraid Médias ou présentés lors de conférences comme au space 2025, ce rapport détaillé vous plonge au cœur des questions que pose cette transition :

  • Comment ces tracteurs s’intègrent-ils dans le quotidien des agriculteurs ?
  • Quels sont leurs atouts… et leurs limites ?
  • Peuvent-ils réellement remplacer le gasoil non routier ?
  • Et surtout : à quelles conditions cette technologie peut-elle se développer ?

Entre promesse d’autonomie énergétique, défis techniques et enjeux économiques, cette étude apporte un éclairage concret pour tous les acteurs du monde agricole. En bonus, vous trouverez en annexe de ce rapport, une analyse individuelle des 6 tracteurs qui a mobilisé les données de télémetrie cumulées durant quasiment 3 ans de suivi.

Consulter le rapport complet 

Egalement une synthèse présentée lors d’un webinaire de restitution en présence de deux agriculteurs parmis les 6 agriculteurs suivis qui ont partagé leur retour d’expérience à cette occasion.

Voir le replay du webinaire

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Soja

Focus sur qualité des graines 2025



L’Observatoire de la qualité de graines, piloté par l’Interprofession et mis en œuvre par Terres Inovia, a rendu ses résultats pour la récolte de soja 2025. Point sur les faits marquants et les critères de qualité de la dernière campagne. 

Un observatoire pour appréhender les critères qualitatifs de la récolte 

Cet observatoire a été créé dans les années 90 pour faire un état des lieux des principaux critères qualitatifs des cultures à l’échelle nationale, dresser un historique utile pour toute la filière et d’orienter les réflexions sur leurs débouchés. Il est piloté par l’Interprofession qui en a confié la mise en œuvre à l’institut technique Terres Inovia. Pour y parvenir, celui-ci réceptionne les échantillons de graines auprès des organismes collecteurs volontaires et les analyse dans un laboratoire à Ardon, près d’Orléans. Huit cultures sont concernées par le périmètre de cet observatoire (colza, tournesol, soja, lupin, pois, féverole, lentille et pois chiche).  

Une teneur en protéines assez faible en 2025 

La production française de soja en 2025 a avoisiné les 388 000 tonnes, pour une surface de 150 000 hectares. La récolte a été affectée par deux épisodes de canicules, au moment de la floraison et mi-août. À cela se sont ajoutés des orages en août et des épisodes de pluies en fin de cycle qui ont étalé les dates des récoltes. La pression des ravageurs est néanmoins restée anecdotique. 

Les analyses des lots ont révélé un taux d’impuretés de 1,3 %, en hausse par rapport à 2024, dû à une difficile maitrise de l’enherbement sur certaines parcelles et à un retard des récoltes, souvent effectuées dans des conditions défavorables.  

Par ailleurs, la récolte 2025 fait état d’une teneur en protéines assez faible à 39,8 %, de 2,3 points en dessous de la moyenne quinquennale, le niveau le plus bas depuis une décennie. Cela peut s’expliquer par les fortes chaleurs en mai-juin qui ont limité le développement des nodosités, ont réduit la ramification et la fertilisation du soja (conduit en sec ou insuffisamment irrigué), ayant une incidence sur sa teneur en protéines. 

D’autres critères de qualité impactent le soja dans son débouché pour l’alimentation humaine, notamment la présence d’1 % de graines vertes pour 37 % des lots analysés. 

Les critères de qualité restent homogènes entre les bassins sauf pour la teneur en protéines, plus faible dans le bassin ouest.  

Télécharger la fiche récolte 2025

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Plantes et champignons

Interactions bénéfiques aux cultures



Mieux comprendre comment
les plantes et les champignons communiquent

Plantes et champignons souterrains échangent des nutriments, qui permettent à chaque organisme de mieux se développer. Des scientifiques du Laboratoire des interactions plantes-microbes-environnement (LIPME) du centre INRAE Occitanie-Toulouse travaillent à décrypter les mécanismes moléculaires impliqués pour optimiser ces interactions bénéfiques aux cultures. Ces travaux publiés dans Nature communications représentent une piste prometteuse pour réduire les intrants en agriculture.

Les champignons mycorhiziens arbusculaires vivent en symbiose avec la grande majorité des plantes, dont les espèces cultivées. Ces champignons souterrains s’associent avec les racines, où ils forment des structures spécialisées, les arbuscules, dans lesquels auront lieu des échanges de nutriments. Les champignons mycorhiziens arbusculaires se développent en réseau qui explore le sol, avec une surface d’échange mille fois plus importante qu’avec le système racinaire. Par ce réseau, les champignons puisent des éléments nutritifs, comme le phosphore et l’azote, ainsi que de l’eau. Ils fournissent ces éléments aux plantes et en échange, ils reçoivent des composés carbonés produits par la photosynthèse des plantes. Le réseau mycélien devient une véritable extension du système racinaire des plantes, ce qui renforce leur résilience et leur productivité face aux stress environnementaux.

Échange de bénéfices

La communication entre les plantes et les champignons mycorhiziens arbusculaires est essentielle au bon fonctionnement de cette symbiose. Pour ce faire, les champignons produisent des molécules signal, notamment des lipo-chitooligosaccharides (LCO) et chitooligosaccharides (CO). Quand les plantes perçoivent ces signaux, elles préparent leurs racines à la colonisation. Peuvent alors se créer dans certaines cellules racinaires les arbuscules.

Au cours des dix dernières années, les scientifiques du LIPME ont identifié des récepteurs responsables de la perception de ces signaux. « Nous avons caractérisé plusieurs récepteurs membranaires, appartenant à la famille des LysM-RLK, détaille Benoit Lefebvre, chercheur INRAE. Nos travaux se sont concentrés sur deux sous-familles de ces récepteurs ». Certains récepteurs, ceux de la sous-famille LYR-IA, reconnaissent spécifiquement les LCO, tandis que ceux de la sous-famille LYR-IB, perçoivent à la fois les LCO et les CO. Comme un mécanisme de clé et de serrure, cette identification participe à la reconnaissance des champignons arbusculaires par les plantes, et ouvre la porte à la colonisation massive des racines par ces champignons.

Au cours de l’évolution, le gène LYR-IA a acquis une fonction supplémentaire chez les légumineuses, la perception de LCO produits par un autre type de microorganisme bénéfique, des bactéries symbiotiques, appelées rhizobia. Ces bactéries sont capables de fixer l’azote dans ces structures racinaires spécialisées, les nodosités. Elles permettent aux légumineuses de puiser de l’azote dans l’air et de ne pas dépendre de l’azote des sols souvent apporté par des engrais en agriculture.

Les scientifiques du LIPME poursuivent ses travaux sur les mécanismes moléculaires impliqués dans les interactions des plantes avec des micro-organismes bénéfiques, principalement sur les échanges de nutriments.

« Mieux comprendre ces interactions ouvre des perspectives prometteuses pour les cultures, souligne Benoit Lefebvre. En optimisant les interactions entre cultures et champignons mycorhiziens arbusculaires, il devient envisageable d’améliorer la nutrition des plantes, d’accroître leur tolérance au stress et de réduire le besoin en intrants. »

Photo : © LIPME / INRAE

ClimaTerra



Un accompagnement des agriculteurs face au changement climatique

ClimaTerra est un projet exploratoire (2023-2026) piloté par Chambres d’agriculture France. Ce dispositif propose aux agriculteurs un parcours gratuit incluant un diagnostic de vulnérabilité à 360°, un plan d’action personnalisé et un accompagnement technique de 4 jours pour renforcer la résilience de leurs exploitations.

L'objectif : accompagner 10 000 agriculteurs par an dès 2026

Le projet vise à accompagner 10 000 agriculteurs par an dès 2026 en déployant des leviers d’adaptation et d’atténuation. Ce projet CasDAR multi-partenarial mobilise les Chambres d’agriculture, la Coopération Agricole, les instituts techniques agricole piloté par l’Idele et l’enseignement agricole avec l’Institut Agro Montpellier campus de Florac comme chef de file.

Le mardi 17 mars 2026, Chambres d’agriculture France a réuni 65 conseillers Chambres et techniciens des coopératives. Cette journée a permis de travailler sur les actions d’accompagnement des exploitations agricoles, où les conseillers et techniciens ont 4 jours pour apporter, via une approche globale, un suivi des leviers d’adaptation et d’atténuation choisis avec l’agriculteur.

En ouverture, Sébastien Windsor, Président de Chambres d’agriculture France, a rappelé que l’adaptation au changement climatique est au coeur du nouveau projet stratégique du réseau. Une table ronde a exploré les méthodes pour accélérer la mise en action des systèmes agricoles, suivie d'ateliers de co-développement sur :

  • La mobilisation des agriculteurs et la posture des conseillers
  • L’outillage des conseillers et techniciens
  • La coopération entre acteurs et la structuration de l'accompagnement
  • La communication et la valorisation des pratiques résilientes
  • L’amélioration des actions du dispositif ClimaTerra

Quel bilan en mars 2026 ?

  • 10 241 personnes sensibilisées (agriculteurs, conseillers, étudiants)
  • 557 plans d'action réalisés
  • 110 accompagnements réalisés
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OPTIMATAE



Un accompagnement de qualité pour réussir le passage au désherbage mécanique

En Grand Est, une expérimentation menée avec plusieurs groupes a permis de tester des briques concrètes du futur service d’accompagnement à la maîtrise du désherbage mécanique (SAM DM). Diagnostic, accès aux ressources, formation, essais, démonstration : tout n’a pas le même poids, ni la même facilité de mise en œuvre.

Dans OPTIMATAE, le bloc 1 a permis de construire des premiers outils, de produire des ressources et de mieux comprendre les conditions de maîtrise du désherbage mécanique. En Grand Est, cette expérimentation a permis d’aller un cran plus loin : non plus seulement réfléchir au futur service, mais en tester plusieurs briques dans des groupes engagés, avec en toile de fond la question suivante : de quoi une Cuma a-t-elle réellement besoin pour mieux utiliser ses matériels de désherbage mécanique ?

Une expérimentation qui part du terrain

Dans de nombreuses Cuma, les matériels existent, parfois dans les hangars depuis plusieurs années, mais ils ne sont pas toujours utilisés à leur plein potentiel. L’enjeu n’est donc pas seulement d’investir, mais de créer les conditions pour que ces outils trouvent vraiment leur place dans les pratiques du groupe. C’est dans cette logique que cette expérimentation a été conduite : tester des leviers d’accompagnement pour aider des collectifs à mieux se saisir de leurs matériels.

Ce travail fait partie du bloc 2 d’OPTIMATAE : créer un service d’accompagnement à la maîtrise du désherbage mécanique (SAM DM) fondé sur le triptyque diagnostic, ressources techniques et montée en compétences, pour massifier une adoption réussie du désherbage mécanique à partir des réalités de terrain.

Le diagnostic, utile s’il ouvre sur un plan d’action

Premier enseignement fort : le diagnostic a du sens, à condition de ne pas en rester à un simple constat. Dans cette expérimentation, la phase de diagnostic a été conçue comme une porte d’entrée dans le fonctionnement du groupe. Son rôle n’est pas uniquement de regarder le matériel, mais d’aider à faire émerger des pistes d’amélioration et à construire un plan d’actions.

Le diagnostic des matériels est un bon point d’entrée pour discuter, prendre du recul et ouvrir des échanges, mais il ne suffit pas à lui seul. Il doit déboucher sur des suites concrètes, sans être perçu comme un audit de ce qui ne va pas.

Des ressources existent déjà, mais pas encore assez faciles à mobiliser

L’expérimentation confirme aussi un point important : les ressources techniques existent, mais elles ne sont pas toujours accessibles au bon moment, dans le bon format, pour aider réellement à décider ou à agir. Les ressources repérées dans le projet OPTIMATAE ont été mises à dispositions des groupes, elles ont été jugées pertinentes et peuvent constituer un appui utile au service, mais il reste un travail à mener pour rendre leur accès plus intuitif.

Ce qui fait vraiment avancer les groupes : formation, essais, retours d’expérience

L’un des apports les plus intéressants de cette expérimentation est d’avoir comparé plusieurs leviers. Deux ressortent comme particulièrement prometteurs pour le futur service.

D’abord, la formation. Elle permet de faire monter en compétences, de gagner en expérience et de bénéficier de retours extérieurs. Ensuite, les essais. Ils apportent des résultats chiffrés sur l’efficacité des interventions, font progresser les agriculteurs par la pratique, et permettent aussi de lever certains freins à l’utilisation des matériels. Quand les résultats sont ensuite partagés, ils deviennent utiles à d’autres agriculteurs du groupe ou du territoire.

L’expérimentation montre que l’apprentissage passe par l’expérience, l’échange, la comparaison, la mise à l’épreuve au champ et la discussion collective autour de ce qui a été observé. 

La démonstration a sa place, mais elle ne peut pas être le cœur du service

La démonstration dynamique a également été testée. Elle présente un  réel intérêt : voir les outils en action, comprendre leurs réglages, observer leur efficacité, favoriser les échanges entre agriculteurs, techniciens et constructeurs. Mais elle apparaît plus difficile à intégrer comme brique centrale du service.

Les enseignements globaux du projet OPTIMATAE vont dans le même sens. Les partenaires en région observent que les démonstrations matérielles ont parfois une efficacité limitée pour embarquer les agriculteurs les moins convaincus, notamment quand les freins restent techniques, organisationnels ou économiques.

Cela ne veut pas dire qu’il faut les écarter, mais plutôt les repositionner : la démonstration semble utile comme appui, comme déclencheur ou comme support d’échange, pas comme réponse suffisante à elle seule.

Derrière le matériel, c’est la dynamique du collectif qui se joue

Optimiser l’utilisation des outils de désherbage mécanique ne revient pas seulement à mieux régler une bineuse, une herse étrille ou une houe rotative. Cela suppose aussi du temps, de l’observation, des échanges, des essais, de la coordination et parfois une remise à plat des habitudes du groupe. Un sujet technique donc, mais également collectif, organisationnel et humain.

Le SAM DM, en cours de construction dans le bloc 2 du projet OPTIMATAE, tient compte de ces enseignement pour articuler un diagnostic d’entrée pour identifier et qualifier les besoins du groupe, un accès simplifié à des ressources utiles, et des leviers d’accompagnement « à la carte », selon les besoins des collectifs.

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