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Technique et innovation

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Maïs grain



Préserver la qualité de la récolte en adoptant les bons réglages de la moissonneuse

Les normes de commercialisation du maïs requièrent que les lots aient une humidité inférieure à 15 %, moins de 5 % de grains cassés et moins de 3,5 % d’impuretés. Limiter les chocs que subissent les grains de la parcelle à l’acheteur final est déterminant dans la préservation de leur qualité physique. Bien régler la moissonneuse-batteuse est un préalable pour limiter casses et fissures, qui seront aggravées par la suite dans la chaîne logistique et compromettront le séchage et la conservation du lot.

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Trois conseils

pour gérer le datura à l’automne



Le datura, fléau des cultures d’été comme le maïs, doit aussi faire l’objet de toutes les attentions à l’été et à l’automne, que ce soit pour réduire le stock semencier des parcelles ou limiter la dissémination du problème aux alentours. Tout tient en trois recommandations !

1/ Réaliser des faux-semis après une culture d’hiver

Le meilleur moyen de déstocker les graines de datura présentes dans la parcelle consiste à introduire une culture d’hiver dans la rotation, si elle est pertinente économiquement. Il sera alors possible de réaliser des faux-semis après la récolte pendant la période estivale.

L’idée est de travailler le sol superficiellement pendant l’été pour faire germer les daturas et de détruire ensuite les plantules. Plus l’opération sera répétée, plus le stock semencier de la parcelle sera diminué.

Encore faut-il que les conditions climatiques le permettent ! En fonction des types de sols, le passage d’un outil en été peut s’avérer délicat si le sol est trop sec. De plus, s’il ne pleut pas après le travail du sol, les graines d’adventices ne pourront pas germer.

Même si l’on décide de ne pas réaliser des faux-semis, il faut surveiller a minima les parcelles pour empêcher la montée à graines des daturas encore présents, sous peine d’enrichir encore un peu plus le stock semencier. A l’automne, même de très petits daturas, de 20 ou 30 cm, peuvent faire des bogues et produire des graines viables.

2/ Entretenir les abords de parcelles

Les daturas profitent du moindre rayon de lumière pour se développer. Ils se rencontrent fréquemment dans les passages d’enrouleurs, dans les zones où il y a eu des dégâts de sangliers… sans oublier les bordures de parcelles.

Il faut donc surveiller régulièrement ces endroits pour détruire les daturas qui pourraient produire des graines. Leur destruction peut se faire soit mécaniquement à l’aide d’un broyeur, soit manuellement s’ils sont peu nombreux (attention à ne pas oublier de mettre des gants pour les arracher !). Dans ce dernier cas, on veillera à exporter du champs ou de sa bordure les plantes pourvues de bogues, de façon à ne pas enrichir le stock de graines de la parcelle.

3/ Nettoyer le matériel de récolte

Quant à la moissonneuse-batteuse, en particulier dans des parcelles de maïs infestées en datura, elle peut être un vecteur de contamination de deux ordres :

  • disséminer des graines de datura d’une parcelle à l’autre,
  • contaminer la récolte avec des alcaloïdes présent dans la sève de datura. Le broyage des tiges de datura dans la moissonneuse libère alors cette sève qui se répand sur les pièces mécaniques et le grain.

Pour éviter ces contaminations, il ne faut jamais récolter une zone propre après une zone infestée sans avoir au préalable nettoyé avec soin le matériel de récolte entre deux parcelles. Cela passe préférentiellement par un lavage à grandes eaux (basse pression et gros débit) des cueilleurs et autres compartiments de la machine, de préférence avant de sortir de la parcelle, avec bac à pierre et trappes ouverts pour une bonne évacuation.

Si l'accès à l'eau n'est pas possible, on peut recourir à un nettoyage à l'air avec un gros débit et peu de pression, mais cela ne nettoiera pas les résidus de sève sur les pièces de la machine.

A minima, sans aucun matériel, on peut utiliser quelques résidus végétaux positionnés dans le fond de vis de la trémie avant de lancer une vidange. Celle-ci va entraîner les graines de datura avec l'évacuation des résidus.

Ainsi, avec au départ 15 à 20 kg de graines de datura, un nettoyage soigné (20 à 30 minutes) peut réduire les résidus à 5 ou 6 g de graines dans la machine et limiter l’expansion des zones à problème pour l’année suivante.

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Projet Intercropvalues



Analyse croisée des cas d’études de co-innovation

À travers 13 cas de co-innovations en Europe, le projet Intercropvalues explore comment développer des filières agroalimentaires basées sur les cultures associées. Diversité des contextes, similitudes dans les démarches, changements de cap et défis rencontrés : l’analyse intermédiaire met en lumière la richesse mais aussi la complexité de ces dynamiques collectives.

À travers 13 cas de co-innovations en Europe, le projet Intercropvalues explore comment développer des filières agroalimentaires basées sur les cultures associées. Diversité des contextes, similitudes dans les démarches, changements de cap et défis rencontrés : l’analyse intermédiaire met en lumière la richesse mais aussi la complexité de ces dynamiques collectives.

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3 appels à projets

BPI FRANCE & FRANCEAGRIMER



« RESILENCE ET CAPACITÉS AGROALIMENTAIRES 2030 »
CLOTURE LE 11/03/2026

  • Objectifs : accompagner les acteurs de la chaine de valeur agricole et alimentaire contribuant par leurs implantations industrielles au renforcement de la résilience du système alimentaire, à la structuration des filières et à la transition écologique du secteur.
  • Types de projets :
    - T1 : Soutien aux capacités industrielles d’intrants agricoles essentiels et de complémentation critique pour l’alimentation animale
    - T2 : Soutien à la réindustrialisation des maillons agroalimentaires innovants ou à forts potentiels économiques
    - T3 : Soutien aux démarches collectives innovantes de transition et de résilience des filières agricoles et agroalimentaires
  • Durée : entre 24 et 48 mois
  • Taux de subvention : 60% de l’aide attribuée sous la forme de subventions au maximum et 40% de l’aide attribuée sous la forme d’avances remboursables au minimum
  • Assiette de dépenses minimal : 3 M€ pour T1 et T2 ; 500 k€ pour T3

Plus d’informations : https://www.bpifrance.fr/nos-appels-a-projets-concours/appel-a-projets-resilience-et-capacites-agroalimentaires-2030
 



« FINANCEMENT DES PROTOTYPES DE TECHNOLOGIES AGRICOLES INNOVANTES »
CLOTURE LE 10/12/2025 & 28/04/2026

  • Objectifs : financer la présérie industrielle de machines fixes ou mobiles et d’équipements agricoles intégrant des technologies numériques, dont l’intelligence artificielle.
  • Thématiques :
    - Réduction de la consommation d’énergie et des émissions de GES (via les énergies renouvelables : agrivoltaïsme, méthanisation, l’efficacité énergétique, la réduction des effluents, etc.)
    - Réduction d’intrants, fertilisants ou produits phytopharmaceutiques, en priorisant la substitution aux intrants chimiques de synthèse
    - Amélioration du bien-être animal et la réduction de la pénibilité au travail
    - Amélioration de la gestion de la ressource en eau ;
    - Protection contre les aléas climatiques ;
    - Valorisation des effluents et des co-produits et la gestion des déchets agricoles (par exemple, recyclage des nutriments dans les déchets d'origine organique).
  • Durée : entre 24 et 48 mois
  • Taux de subvention : subvention (50 %) et d’une part d’avances récupérables (50 %)
  • Assiette de dépenses minimal : entre 200 k€ et 3M€

Plus d’informations : https://www.bpifrance.fr/nos-appels-a-projets-concours/appel-a-projets-financement-des-prototypes-de-technologies-agricoles-innovantes
 



CASDAR 2026 

Thèmes prioritaires 
(communs aux trois AAP)

  • Créer des chaînes de valeur équitables,
  • Répondre au défi du renouvellement des générations
  • Contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture et développer les techniques permettant de stocker du carbone (et valorisation associée) ;
  • Développer l'autonomie protéique et azotée
  • Valoriser et préserver l'agro-biodiversité,
  • Accompagner l’adaptation des systèmes face aux aléas et au changement climatique,
  • Renforcer la gestion intégrée de la santé animale et végétale,
  • Améliorer le bien-être et poursuivre les transitions pour rester acteur des marchés et générer de la valeur au sein des filières
  • Mobilisation du levier du numérique pour soutenir la conception, le pilotage, le déploiement et la valorisation de systèmes de production agricole innovants et performants

1• CONNAISSANCE - Clôture le 15/01/26

Soutenir des projets permettant la production de connaissances, d’outils, de tests, et/ou de méthodes opérationnelles, en vue de leur application dans les systèmes agricoles et agro-alimentaires.

ATTENTION : Les projets conduits à l’échelle régionale ou inférieure sont exclus

Plus d’information : https://www.franceagrimer.fr/aides/casdar-appel-projet-connaissances-2026


2• CO-INNOVATION - Clôture le 16/01/26

Soutenir des projets permettant la production d’innovations, dans les champs techniques, organisationnels, économiques et/ou sociaux et leurs mises en application simultanées dans le temps du projet 

ATTENTION : Les projets conduits à l’échelle régionale ou inférieure sont exclus et l’intégration d’un ou plusieurs groupements d’agriculteurs formalisés (GIEE, groupes 30000, DEPHY, GDA, CETA, CIVAM, ODG, …) au partenariat est obligatoire.

Plus d’information : https://www.franceagrimer.fr/aides/casdar-appel-projet-co-innovations-2026


3• DEMULTIPLICATION - Clôture le 16/01/26

Soutenir des actions ambitieuses en atière d’accompagnement, de transfert et de conseil agricole afin de faciliter la détermination par chaque agriculteur, des connaissances, outils et méthodes appropriés à mettre en œuvre prioritairement dans son contexte d’exploitation.

Plus d’information : https://www.franceagrimer.fr/aides/casdar-appel-projet-demultiplication-2026