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Actualités de la filière

acquisition




IRRIFRANCE Groupe finalise l’acquisition de France Pivots avec le soutien d’Unigrains. Le spécialiste français des équipements d’irrigation agricole renforce son leadership et accélère son développement.

IRRIFRANCE Groupe, entreprise familiale française, spécialisée dans la fabrication d’équipements d’irrigation agricole, annonce l’acquisition de France Pivots, fabricant et installateur de systèmes de pivots agricoles auprès du Groupe Chagneau. A travers cette opération, IRRIFRANCE consolide sa position de leader en France et affirme son ambition de devenir un acteur de référence en Europe.

Fondé en 1963, IRRIFRANCE Groupe conçoit, développe et fabrique une gamme complète de solutions d’irrigation agricole : enrouleurs, pivots, rampes, couverture intégrale et irrigation localisée. IRRIFRANCE Groupe bénéficie d’un positionnement haut de gamme – Made in France – grâce à la maîtrise complète de sa chaîne de production et son site de production de 14 hectares en Occitanie. Ses équipements sont distribués via un réseau de distributeurs-partenaires de longue date. La disponibilité et la qualité des pièces détachées, son SAV ainsi que sa forte capacitée d’innovation (comme la rampe-enrouleur et les systèmes d’irrigation REUSE), font d’IRRIFRANCE Groupe une valeur sûre et un investissement durable pour ses clients.

Une forte complémentarité avec France Pivots

Le rapprochement avec France Pivots s’appuie sur une complémentarité entre les entreprises, reposant sur les points forts et préservant l’ADN de chaque marque :

  • Produits : par l’association de deux leaders sur le secteur, enrouleurs pour IRRIFRANCE et pivots pour France Pivots
  • Distribution : en associant leurs réseaux distinctifs
  • Géographie : assurant un meilleur maillage du territoire français et des perspectives de croissance à l’étranger
  • Innovation : intégration des solutions de tensiométrie développées par Challenge Agriculture, filiale de France Pivots.

La consolidation des offres et des savoir-faire conduit à l’émergence d’un leader national avec +40% de parts de marché. Sous la direction de Noumane Aïdi, Président et d’Alexandre Aïdi, Directeur Général, et fort de 140 collaborateurs et plus de 40 M€ de chiffres d’affaires, le nouvel ensemble rivalisera désormais avec les acteurs internationaux sur l’ensemble des technologies d’irrigation.

Unigrains entre au capital d’IRRIFRANCE

Dans le cadre de cette opération de croissance externe, IRRIFRANCE Groupe ouvre son capital à Unigrains, société d’investissement spécialiste de l’agri-agroalimentaire, en tant qu’actionnaire minoritaire aux côtés des actionnaires existants.
Unigrains mettra à disposition son expertise sectorielle pour accompagner le développement d’IRRIFRANCE Groupe dans ses nombreux projets tels que le déploiement de projets à l’export en Europe du Nord et en Europe de l’Est ou encore l’intégration de nouvelles technologies pour optimiser l’efficience de l’apport en eau des cultures.
Unigrains soutiendra également IRRIFRANCE Groupe dans l’étude de futures opportunités de croissance externe en France comme à l’étranger.

Noumane Aïdi, Président, et Alexandre Aïdi, Directeur Général, d’IRRIFRANCE Groupe, déclarent : « L’acquisition de France Pivots est une opération stratégique et structurante qui renforce notre expertise et accélère notre développement. Nous sommes heureux d’entamer cette nouvelle étape avec le soutien d’Unigrains, partenaire financier et stratégique, expert de notre secteur et qui partage pleinement notre vision des défis agricoles à relever. »
Virginie Boutrouille, Directrice d’Investissements chez Unigrains, déclare : « La complémentarité d’IRRIFRANCE et de France Pivots permet la construction d’un champion français de l’irrigation. Au coeur des enjeux agroécologiques actuels et répondant aux défis des agriculteurs de sécuriser leurs récoltes et leurs revenus, notre accompagnement d’IRRIFRANCE s’inscrit parfaitement dans la mission d’Unigrains en faveur du développement de solutions à forte valeur ajoutée pour la filière agri-agroalimentaire. »

Acteurs impliqués dans la transaction

IRRIFRANCE

  • Noumane Aïdi, Alexandre Aïdi

Unigrains

  • Virginie Boutrouille, Emma Le Clair, Aline Picaut, Robin Horriot

Conseils Unigrains

  • Juridique : De Pardieu Brocas Maffei (Eric Muller, Eloé Monnier)
  • BDD Financière : EY Parthenon (Mathieu Jaud de la Jousselinière, Victor de Fromont, Mathieu Casals, Anaïs Martin)
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Indemnisation

des producteurs bio contaminés



La FNAB salue le lancement d’une mission d’inspection

En ce début d’octobre 2025, les Ministères de l’Environnement, de l’Agriculture et des Finances ont mandaté leurs inspections pour réaliser une “Mission relative à l’indemnisation des agriculteurs biologiques touchés par des contaminations”. La FNAB, qui avait demandé la réalisation d’une telle mission dans le cadre d’Ecophyto 2030, se félicite de cette avancée. Retour sur 6 ans de mobilisation, visant à réduire le risque de contamination et à obtenir réparation pour les producteurs bio.

Proposer des outils pour réduire le risque de contamination et indemniser les agriculteurs bio

Même si les produits bio sont statistiquement beaucoup moins contaminés que les produits conventionnels (EFSA 2018), les parcelles et les productions bio sont malgré tout exposées à un risque de contamination. Cela représente un risque économique pour les producteurs bio, puisque leur production peut être déclassée, voire détruite, à cause de ces contaminations.

Depuis 2019, la FNAB s’est entourée d’un collectif de partenaires pour travailler sur cette question : instituts techniques (Itab), représentants de l’aval (Synabio); organismes certificateurs, FNCUMA, INRAE… Cette diversité d’acteurs à été mobilisée ces 6 dernières années dans le cadre du projet GeRiCo – Gestion du Risque de Contamination – financé par Ecophyto. 

Côté prévention, ces travaux ont permis de produire des outils à destination des agriculteurs bio visant à se protéger des dérives du voisinage, éviter les contaminations lors du partage de matériel ou savoir comment réagir face à des sols pollués. 

Côté indemnisation un outil d’accompagnement destiné à permettre aux agriculteurs de solliciter une indemnisation du voisin a été mis en ligne. 

Malgré cela, de nombreuses contaminations se soldent encore aujourd’hui par des pertes économiques importantes pour les producteurs bio, faute de responsable identifié. 

Publier un premier chiffrage du préjudice des producteurs bio

Lorsqu’une contamination est causée par un pesticide volatile (comme le prosulfocarbe) ou rémanent dans les sols (comme le chlordécone ou le DDT), il est impossible de retrouver le responsable de la contamination. Dans ces cas-là, aucune indemnisation du producteur bio contaminé n’est possible. La FNAB a souvent alerté les pouvoirs publics sur la nécessité de trouver une solution à ces situations. 

Dans le cadre du projet GeRiCo, la FNAB et ses partenaires ont mené un travail inédit de chiffrage afin d’évaluer les besoins d’un fonds national d’indemnisation, préparant ainsi les travaux de la mission d’inspection. Ce travail a été mené en trois étapes :

  1. Identification des substances : élaboration d’une liste de 17 substances rémanentes et volatiles, validée avec les pouvoirs publics, soumises à l’INRAE et confortée par une revue des études internationales sur le sujet
  2. Identification de ces substances dans les contaminations de productions bio : étude d’une base de données de plus de 5 000 analyses pesticides d’Ecocert (sur 7 ans) aboutissant à une estimation de 100 à 300 cas de contaminations annuelles, en tenant compte de plusieurs incertitudes.
  3. Évaluation du préjudice : deux enquêtes (2018 et 2025) auprès de 110 producteurs révèlent un coût moyen de 7 700 à 9 600 € par contamination.

En croisant ces données, le rapport estime le besoin annuel d’un fonds entre 772 000 € et 2,8 M€. A noter que ce chiffre ne prend pas en compte certains coûts indirects : les analyses de sols, les mesures de contournement ou d’adaptation, le changement de parcelle ou même l’abandon d’activité dans certains cas.

Cette étude constitue une première pierre pour nourrir les réflexions de la mission d’inspection générale lancée aujourd’hui. Les agriculteurs bio attendent depuis longtemps que les pouvoirs publics avancent sur cette question.” déclare Olivier Chaloche, co-président de la FNAB 

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Les Cuma

80 ans de progrès humain et collectif


 

Nous vous proposons une plongée dans l’histoire des Cuma à travers un texte de 1960, témoin d’une époque où la modernisation agricole s’accompagnait d’un profond idéal social.

Lire le texte

baromètre

du moral des agricultrices et agriculteurs bio



Poursuite de la hausse de la consommation bio, et première baisse des producteurs bio français, un enjeu pour la souveraineté alimentaire en bio ?

À l'occasion de la 10ème édition de Tech&Bio, rendez-vous majeur de l'innovation agricole qui se tient à Bourg-lès-Valence ces 24 et 25 septembre, I'Agence BIO présente les résultats de la 2ᵉ édition du baromètre du moral des agricultrices et agriculteurs bio en les remettant en perspective avec les chiffres de production et de consommation à mi année.

Des agriculteurs et agricultrices qui gardent leur vocation bio dans un contexte difficile

Le Baromètre 2025 du moral des agricultrices et agriculteurs bio révèle que ces derniers sont profondément attachés au bio: 93% d'entre eux se disent fiers d'être en bio et 86% estiment que le bio contribue à leur bien-être personnel, chiffre qui reste stable depuis l'édition 2023 malgré la crise du secteur bio.

Interrogés sur leurs attentes pour l'avenir, 92% des agriculteurs trouvent nécessaire une communication renforcée auprès du public sur le label bio, ses garanties, et avantages et 89% attendent une juste rémunération pour leurs produits et les services qu'ils rendent à la société.

Premier semestre 2025 : une consommation dynamique, un solde négatif en producteurs pour la première fois

La consommation de bio à domicile progresse à mi-2025 de 4,1% en chiffre d'affaires. Si la progression la plus forte est en bio et local (la vente directe) avec +8,8% et en magasins bio avec +6,2% ; pour la première fois depuis 2021 le bio en grande distribution progresse également de 1,4%.

La part de marché bio consommée en France et produite en France est de 82%, hors produits tropicaux1.

Face à cette demande des consommateurs pour du bio made in France, le nombre d'exploitations engagées dans la production bio diminue pour la première fois. En septembre 2025, le solde entre les nouveaux entrants et les sortants de la certification est négatif pour la première fois avec plus d'arrêts que de nouvelles installations depuis janvier 2025.

En août 2025, on note ainsi 2696 entrants et 2861 sortants, soit un solde de -165 producteurs

Si les surfaces bio ont reculé depuis 2 ans, le nombre de producteurs avait augmenté

jusqu'alors. La reprise de la consommation laisse néanmoins espérer une inversion de ces chiffres afin que les effets se produisent d'ici 2 à 3 ans, car la production bio requiert 2 à 3 années de conversion selon les productions.

Dans cette perspective, I'Agence BIO se mobilise et s'emploie à mieux faire connaître le bio pour augmenter la consommation, à appuyer la structuration des filières à travers le Fonds Avenir Bio, et à permettre un meilleur pilotage du secteur bio grâce à la mise à disposition de données fiables.

1. Hors produits tropicaux. Avec produits tropicaux, le chiffre est de 71%. Chiffres Agence BIO 2024

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Engagement



Malgré l’instabilité politique, 127 parlementaires s’engagent en faveur de l’agriculture biologique

C’est dans un contexte d’incertitude sur l’avenir gouvernemental que 9 membres de l’Assemblée Nationale engagés sur les questions agricoles ont, en collaboration avec la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, réuni le soutien de 127 parlementaires, issus de neuf groupes politiques différents, pour signer une résolution défendant l’agriculture biologique. Ils invitent le nouveau Gouvernement à prendre les mesures nécessaires à son développement, en utilisant l’ensemble des leviers à sa disposition. La FNAB se réjouit que l’agriculture biologique soit une solution de transition qui rassemble et demande un alignement des politiques publiques qui sous-tendent son développement.

L’agriculture biologique est une réponse évidente aux crises agricoles et à l’inquiétude citoyenne

L’agriculture française doit faire face à des challenges sans précédents, environnementaux, économiques, sociaux. Le débat public sur notre avenir agricole a été rendu impossible au moment de l’examen de la loi visant à lever les contraintes sur le métier d’agriculteur, par l’affirmation d’une solution unique à la crise : l’intensification.

La Bio n’a pas eu de place dans les débats sur la loi Duplomb alors qu’une exploitation agricole sur 5 est en bio. Nous faisons partie de la solution et cette déclaration parlementaire transpartisane montre que le législateur croit en nous ” explique Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

La FNAB demande une action politique cohérente de soutien au développement de la Bio

Le marché a été difficile ces dernières années, les fermes et les filières biologiques ont souffert mais, pour la plupart elles ont tenu bon. La relance apparaît timidement et les pouvoirs publics doivent l’accompagner.

Pour passer de 10% à 20% de surfaces en bio on a besoin de l’ensemble de l’écosystème agricole et d’une politique publique qui pense l’équilibre offre, demande ” conclut Loïc Madeline.

La FNAB souhaite que cette résolution soit suivie d’un débat au Parlement afin de pouvoir travailler des propositions législatives.

Retrouvez ici nos 10 propositions pour le développement l’agriculture biologique.