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Technique et innovation

tournesol-bandeau

récolter le tournesol



L'OAD « Quand semer et récolter le tournesol » de Terres Inovia fait peau neuve

Lancé par Terres Inovia en 2023, cet outil d’aide à la décision propose un nouveau module qui autorise la réalisation de simulations de dates prévisionnelles de récolte à partir de données météos de l’année, permettant ainsi une projection plus précise. Il sera disponible dès le mois de juin. 

Ultime rendez-vous de la campagne, la récolte n’en demeure pas moins une intervention clé pour optimiser les résultats techniques et économiques du tournesol. Effectuée dans de mauvaises conditions, trop précocement ou trop tardivement, elle peut annihiler les efforts consentis durant tout le cycle. 

Récolter à un stade optimal

Parce que la rentabilité de la culture de tournesol se joue dès l’implantation, l’OAD « Quand semer et récolter » permet d’estimer la date de récolte du tournesol en fonction du choix variétal, de la date de semis et de la localisation géographique. Il complète ainsi l’accompagnement technique et l’aide à la prise de décision réalisés par Terres Inovia auprès des producteurs. 

Des simulations possibles avec les données météo de l’année en cours de campagne

Lancé par Terres Inovia en 2023, cet outil fait peau neuve cette année avec une évolution majeure : la prise en compte de la météo de l’année dans le calcul de la période de récolte. 

La version 2026 de l’OAD comprend ainsi deux nouveaux modules. Le premier, disponible dès à présent sur le site Internet de Terres Inovia, s’appuie sur des données météorologiques fréquentielles des dix dernières années. Une interface épurée présente une probabilité de récolte à une date donnée, découlant du scénario renseigné par l’utilisateur.

Accessible en juin prochain, le deuxième module autorise la réalisation de simulations en cours de campagne. Les données météo de l’année en cours, du semis jusqu’à la date à laquelle est réalisé le calcul, sont intégrées par l’outil dans le calcul d’une plage prévisionnelle de récolte. La projection devient par conséquent plus précise, ajustée selon les conditions climatiques de l’année.  

Il est crucial d’engager l’opération lorsque la plante atteint un stade optimal. Une récolte à sous-maturité rendra plus difficiles les conditions d’intervention, et tout particulièrement le réglage du matériel. Des frais de séchage très souvent élevés, car corrélés au coût de l’énergie, pourront être imposés aux producteurs. A l’inverse, un battage à sur-maturité peut générer des pertes liées à l’égrenage, à la déprédation, aux maladies et surtout un manque à gagner substantiel dès lors que l’humidité s’effondre par rapport à la norme de commercialisation (9%). 

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désherbage du soja



Le désherbage du soja évolue avec l’autorisation à titre dérogatoire de l’Isard (art53 - dérogation 120 jours)

Autorisation d’AMM à titre dérogatoire pour Isard

Face à l’impasse générée par le retrait de SUCCESSOR 600, succédant au retrait des herbicides à base de Smétolachlore Terres Inovia a renouvelé une demande de dérogation 120 jours (art53-REG 1107/2009) pour la spécialité ISARD / SPECTRUM / ENCARIT le 04 février dernier. Celle-ci vient d’être accordée par le Ministère de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté Alimentaire (MAASA). La période couverte par cette dérogation s’étale du 20/03/2026 au 18/07/2026.

ISARD bénéficie d’une AMM dérogatoire sur soja à la dose de 1.2 l/ha (recommandation d’usage de 0.7 à 0.9l/ha, voir ci-après). Il est accompagné des mentions :  


Concernant la phrase Spe01 de ISARD

Selon notre interprétation, les doses recommandées en soja de 0.7 à 0.9 l/ha permettent de rester en dessous du seuil de 720 g/ha/an évitant ainsi l’application de la restriction d’une application de DMTA-P tous les 2 ans.

Cette mention issue d’une évaluation du risque par le MAASA est propre à l’ail et au soja. Compte tenu de l’évaluation de l’ANSES pour ISARD (maïs) ou pour DAKOTA-P (maïs et tournesol) et de la phrase Spe01 « Pour protéger les eaux souterraines, ne pas appliquer ce produit ou tout autre produit contenant du diméthénamide-p plus d'une fois par an sur la même parcelle », quelle que soit la dose, nous considérons possible l’application de ISARD sur soja à 0.7 ou 0.9 l/ha après une application de ISARD (tant que la dose ne dépassait pas 720g/ha sur soja) ou DAKOTA-P l’année précédente (2025).  

Nous considérons également, qu’après un soja recevant ISARD à la dose de 0.7-0.9 l/ha, il sera possible de faire, en 2027, un maïs ou un tournesol avec ISARD ou DAKOTA-P, quelle que soit la dose (dans la limite de son AMM).  

La restriction sur les périmètres de captage de prélèvement d’eau souterraine est à rechercher auprès des Chambres départementales d’Agriculture ou des DRAAF-SRAL. Attention, à ne pas confondre avec les périmètres eaux superficielles, bien plus fréquents et de plus grandes dimensions.  

Concernant la phrase Spe03 de ISARD

La mention « non réductible » de la ZNT 20 mètres n’ouvre aucune possibilité de réduire celle-ci en activant le levier buses anti-dérives.  

Autres points règlementaires

Rappelons qu’ISARD est toujours en attente de ré-homologation (maïs, etc,..) et d’extension d’usage (soja, tournesol, etc,.) et donc en instruction à l’ANSES.  

Rappelons également que pour SUCCESSOR 600, la fin des ventes est terminée depuis le 14/11/2025 et derniers usages possibles prennent fin au 14/11/2026).  

Conseil technique

ISARD, composé de dmta-P à 720 g/l, apportera une réponse efficace aux pressions de graminées en particulier estivale, voire en ray-grass de manière plus partielle, avec quelques bénéfices en dicotylédones, notamment morelle, séneçon et partiellement laiterons et chénopode. Les recommandations d’usage varient selon les situations, de 0.9 l/ha en utilisation seule et/ou forte pression graminées, à 0.7 l/ha en pression faible à modérée, ou utilisation associée à une autre solution de pré-levée.  

Alternatives à l’Isard dans les périmètres prioritaires de captage en eau souterraine et en situation ZNT 20 mètres non réductible :

Dans ces situations, la gestion des graminées se complexifie indéniablement.  

Par conséquent, les alternatives envisageables sont :

  • Les solutions à base de pendiméthaline telles que Atic-Aqua, Prowl. Face au risque de manque de sélectivité en sols filtrant, bien tenir compte des recommandations de doses. Ne pas dépasser 680 g/ha de pendiméthaline (Atic-Aqua 1.5 l/ha) sur les sols très battants (ex : Boulbènes) ou très filtrants (sables, sables limoneux ou encore limons superficiels sur galets ou graviers). L’action anti-graminée devra être complétée par PULSAR 40 ou DAVAÏ mais surtout par un antigraminée foliaire de type STRATOS.  
  • L’utilisation des derniers stocks de SUCCESSOR 600 à base de péthoxamide, 1,5 à 2 l/ha. Performante en sétaire et digitaire, cette solution reste en retrait sur panic dans nos essais.
  • Les antigraminées foliaires (Stratos Ultra 1.2 l/ha + Dash 1.2 l/ha, Agil 0.5 à 0.6 l/ha + huile 1 l/ha, Fusilade Max 1.2 l/ha, etc.). Afin d’éviter tout risque d’antagonisme, il est préférable de dissocier l’application de Pulsar 40 et d’antigraminées foliaire avec un intervalle d’une semaine (PULSAR ou CORUM puis antigraminées foliaire).  
  • Pulsar 40 ou Davaï à base d’imazamox assureront une bonne efficacité sur panics et sétaires, et une efficacité très moyenne sur digitaire. Dans tous les cas (a fortiori sur digitaire) ces efficacités pourront se montrer insuffisantes sans une base racinaire de prélevée ou un complément antigraminées foliaire.  
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Plan de sortie du phosmet



Colloque Plan de sortie du phosmet : luttes alternatives et régulation biologique

Quatre projets ont permis de creuser les pistes de la régulation biologique dans le Plan de sortie du phosmet. Ils ont été détaillés dans le colloque final de restitution du programme, le 24 mars dernier. 

La grosse altise du colza, ennemi n°1 du colza à l’automne

Laurent Ruck, chargé d’études de Terres Inovia, a présenté l’état des lieux de la présence des grosses altises sur les parcelles de colza. « Ce ravageur est présent sur l’ensemble du territoire. Après un automne 2024 plus calme, l’altise adulte a pénalisé les colzas à l’automne 2025 dans certaines régions », explique-t-il. D’autant plus que la pression larves d’altise à l’automne et en entrée hiver de la campagne en cours (2026) est plus forte que les années précédentes. 

Or, les altises ont développé des résistances fortes (mutation SKDR), et les pyréthrinoïdes, qui sont les seuls insecticides autorisés, ne sont plus efficaces. Cette mutation progresse. « En cas de résistance forte, contre les dégâts foliaires des adultes, la seule solution passe par un semis et une levée précoce pour atteindre le stade 3-4 feuilles vers le 15-20 septembre, date à laquelle les altises colonisent généralement les parcelles de colza.» Contre les larves, la seule alternative repose sur Minecto Gold autorisé uniquement par dérogation annuelle.

« Après un automne 2024 plus calme, l’altise adulte a pénalisé les colzas à l’automne 2025 dans certaines régions. » Laurent Ruck, Ingénieur de développement de Terres Inovia

Adaptacol2 : le biocontrôle pour réduire les dégâts foliaires des grosses altises adultes

Des stratégies de biocontrôle ont été étudiées dans le cadre du Plan de sortie du phosmet : 

  • Les sels d’acides gras : ils agissent par déshydratation et suffocation et nécessitent de toucher l’altise.
  • Le souffre : il aurait un effet plutôt répulsif.
  • Plusieurs produits aux propriétés de barrières physiques ont été évalués comme le talc, le kaolin ou la chabazite. Parmi ces trois solutions, le kaolin appliqué avec un mouillant s’est avéré le plus efficace, mais l’efficacité n’était pas supérieure aux solutions précédentes et pouvait présenter certaines contraintes d’application. D’autres barrières physiques doivent être évaluées et l’impact de l’ajout d’un mouillant évalué.

Il faut maintenant identifier de nouveaux modes d’action à tester dans des conditions de pression variée et mieux comprendre les conditions d’application favorables à leur efficacité. Les travaux se poursuivent avec de nouvelles solutions évaluées dans le projet PARSADA Altifast. Néanmoins, les biocontrôles évalués ne se sont pas avérés efficaces pour gérer les larves. 

Avec les produits actuellement disponibles, ce levier est jugé peu réaliste, les essais de lutte directe contre les larves ne sont donc pas poursuivis. Mais des pistes développées par les projets de recherche du Plan ouvre la voie à de nouveaux modes d’action sur cette cible, tels que les acariens prédateurs (projet MOPLAH).

Colzactise : un produit dissuasif de contact

Ce projet a cherché des plantes dissuasives et étudié des métabolites sous-jacents. Un sourcing industriel de molécules dissuasives a été effectué à partir d’une matrice de Sinapis alba en criblant les extraits pour leur dissuasion, puis la plante entière. A l’issue de ces travaux, une molécule dissuasive candidate issue d’une brassicacée sauvage a été sélectionnée, puis validée sur le terrain avec six essais. 

Pour l’extrait de moutarde blanche, « l’activité d’un glucosinolate candidat sur plante entière, à hauteur de 1kg/ha, a été validée avec l’obtention d’un extrait renfermant le glucosinolate dissuasif à hauteur de 10 % max. Le prix de revient industriel de cet extrait est supérieur à 300 €/kg », conclut Thomas Rey, de l’Inrae. 

Pour la molécule candidate dissuasive, les travaux de formulation seront à poursuivre pour optimiser l’efficacité au terrain. 

Nap-guard : un produit associé à des outils technologiques pour réduire les larves de grosse altise

Ce projet visait à « optimiser le positionnement d’un produit de biocontrôle pour réduire la pression larvaire des grosses altises et associer le produit à des outils technologiques », explique Théophile Kazmierczak, d’Alvie. Une solution combinatoire avec un produit de biocontrôle a été testée. 

Les bénéfices de la solution combinatoire proposée permettent de : 

  • Maintenir les populations larvaires du ravageur en dessous des seuils de nuisibilités économiques afin de protéger les rendements et de réduire les pertes financières des agriculteurs.
  • Permettre aux agriculteurs de prioriser les parcelles à haut risque, améliorant ainsi l’allocation des ressources, réduisant le stress et renforçant la qualité des décisions.
  • Améliorer la technicité des conseillers, la pertinence des recommandations et permettre de se concentrer sur les tâches prioritaires.
  • Enregistrer en continu des données de terrain pour permettre une amélioration progressive du positionnement et de l’efficacité de la solution. 

« Avec Nap-Guard, il s'agissait d'optimiser le positionnement d’un produit de biocontrôle pour réduire la pression larvaire des grosses altises et associer le produit à des outils technologiques » Théophile Kazmierczak, Co-fondateur d'Alvie

Adaptacol2 : luttes alternatives contre le charançon du bourgeon terminal

« Dans les secteurs historiques du Centre, de l’Est et du Sud-Ouest, le charançon du bourgeon terminal est observé dans plus de 8 parcelles sur 10. Il a développé des mécanismes de résistance aux pyréthrinoïdes seuls insecticides autorisés aujourd’hui », a constaté Laurent Ruck, ingénieur de développement de Terres Inovia. 

Deux axes ont été travaillés : 

  • Mieux connaitre la biologie et l’écologie du charançon du bourgeon terminal : l’objectif était de décrire les modalités de colonisation des insectes dans les parcelles et les délais avant les premières pontes pour améliorer le positionnement des solutions de lutte directe. Des essais ont permis de mieux connaître la typologie de l’évolution du système reproducteur au cours du temps pour mieux connaître le cycle du ravageur.
  • Améliorer l’évaluation du risque à la parcelle : malgré les essais mis en place dans le cadre du Plan de sortie du phosmet, les résultats disponibles à ce jour sont insuffisants pour faire évoluer les règles de décision pour une intervention ou non contre le charançon du bourgeon terminal dans les régions à risque fort. D’autres essais avec des taux d’attaques variés dans des situations agronomiques contrastées sont encore nécessaires. Ces travaux se poursuivent dans le projet PARSADA Coleofast. 

« Dans les secteurs historiques du Centre, de l’Est et du Sud-Ouest, le charançon du bourgeon terminal est observé dans plus de 8 parcelles sur 10. » Laurent Ruck, Ingénieur de développement de Terres Inovia

Les parasitoïdes des ravageurs du colza, des alliés à ne pas négliger

« Les parasitoïdes sont des ennemis naturels efficaces, qui participent à la régulation des ravageurs sur le long terme », indique Céline Robert, chargée d’études de Terres Inovia.

Pour les préserver, il est recommandé de « limiter le travail du sol après un colza et, en matière de traitements insecticides, respecter les règles de décision et ne pas traiter en pleine journée, lors des périodes d’activité des parasitoïdes ».

Il faut aussi préserver les zones refuges (bords de champs, haies…), raisonner la fauche des bords de champs (1 fauche par an avec si possible exportation des pailles à l’automne). 

Pour favoriser la connectivité entre les espaces semi-naturels, les parcelles de grande taille sont à éviter. 

« Les parasitoïdes sont des ennemis naturels efficaces, qui participent à la régulation des ravageurs sur le long terme. » Céline Robert, Chargée d'études de Terres Inovia

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Gestion des limaces

à l’implantation du tournesol



Le tournesol est une culture particulièrement appétente pour les limaces. Depuis plusieurs campagnes, l’intensification des attaques peut dégrader le peuplement. Dans un contexte marqué par des hivers doux et des printemps humides, favorables au maintien des populations, la gestion du risque limaces devient un levier déterminant de la réussite de la culture. La gestion du risque limaces s’anticipe dès l’interculture et repose sur trois piliers : évaluer le risque, activer les leviers agronomiques et assurer une surveillance accrue pour intervenir précocement si nécessaire.

Une période de sensibilité courte mais déterminante

Le tournesol est sensible aux limaces entre la germination et le stade 4 feuilles. Les attaques précoces sur graines en cours de germination ou sur cotylédons entraînent un impact direct sur le peuplement. Ces pertes ne seront pas compensées par la suite.

Au-delà du stade 4 feuilles, la culture devient nettement moins sensible. L’enjeu est donc de protéger efficacement la culture sur cette phase initiale, en fonction du niveau de risque de la parcelle.

 

Évaluer le risque et identifier les situations à pression

Le niveau de risque dépend de la combinaison de facteurs climatiques et agronomiques. Les limaces sont actives en conditions humides et douces, avec une activité principalement nocturne.
Les situations les plus à risques sont caractérisées par :

  • Sols motteux ou à forte humidité en surface
  • Présence de résidus ou de mulch
  • Destruction tardive des couverts d’interculture, par conséquent, une destruction suffisamment précoce s’impose en tournesol: 2 mois avant semis en général, 3 semaines si couverts à dominante légumineuses
  • Précédents favorables (colza, tournesol, légumineuses)
  • Travail du sol limité ou simplifié

Voir l'article de référence dédié - Limaces : Estimation du risque

Une évaluation préalable est indispensable pour raisonner la protection. Pour cela, il convient de vérifier la présence de limaces avant le semis, en conditions humides, soit par observation directe en début de journée, soit par piégeage à partir de 15 jours avant le semis.

Cette démarche permet de classer la parcelle en niveau de risque faible, moyen ou fort et d’adapter la stratégie de protection. Elle doit être complétée par une surveillance régulière à la levée.

Sécuriser l’implantation et intervenir précocement

La qualité de l’implantation constitue un levier essentiel pour limiter les dégâts. Afin d’obtenir une levée rapide et homogène, Il est recommandé de :

  • Semer sur un sol ressuyé et réchauffé (température ≥ 8 °C à 5cm de profondeur)
  • Assurer un bon contact graine-sol 
  • Obtenir un lit de semence favorable (objectif : au moins autant de terre fine que de mottes en surface). Pour cela, les conditions d’intervention lors des opérations de préparation de la parcelle sont déterminantes (le sol doit être ressuyé sur la profondeur de travail)
  • Refermer correctement le sillon, ce qui implique d’éviter de semer dans un sol trop humide en surface. Après un couvert végétal détruit tardivement, la présence d’équipements de fermeture du sillon sur le semoir est conseillée.

En parcelles à risque moyen à fort, une protection dès le semis est recommandée

  • Application d’anti-limaces en plein dès le semis
  • Possibilité d’intervenir dans un premier temps au moment du semis en appliquant une demi-dose d’anti-limace en localisé dans la raie de semis.
  • Renouvellement si nécessaire en plein selon la pluviométrie et la persistance des granulés.

Une attention particulière doit être portée à la qualité d’application : régularité de la répartition et limitation de la casse des granulés sont essentielles pour garantir l’efficacité.

Tableau anti limaces 2026

En cas de dégâts à la levée, une intervention curative doit être réalisée rapidement, avant que les pertes de pieds ne deviennent irréversibles.

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lentillesimplantation

Désherbage de la lentille

Dérogation 120 jours NIRVANA S



La demande de dérogation 120 jours (art53 REG 1107/2009) déposée le 04 février 2026 par Terres Univia et Terres Inovia au niveau des services du ministère de l’Agriculture a reçu un avis positif.

La spécialité commerciale NIRVANA S bénéficie donc d’un usage dérogatoire pour la campagne 2026 (du 26 mars au 24 juillet 2026) pour la lentille au sein de l’usage légumineuses potagères (sèches)*désherbage.

NIRVANA S est alors homologué pour une utilisation en 2 (prélevée puis postlevée) ou 3 applications (prélevée puis postlevée fractionnée en deux applications) à la dose maximale de 2 l/ha en cumulé. Le stade maximal d’application est BBCH 16 (6 feuilles) et le délai avant récolte (DAR) de 63 jours. Nous recommandons de ne pas dépasser la dose de postlevée de 0.5 l/ha et de fractionner l’application en post levée en 2 applications de 0.25 l/ha. 

Attention : contrairement aux conditions d’emploi en prélevée stricte de la spécialité, la DGAL stipule dans le cadre de cette dérogation :

  • une ZNT de 20 m accompagné d’une DVP de 20 m
  • une ZNT arthropodes et plantes non cibles : 5m
  • une Distance Sécurité Riverains : 5m
  • de ne pas appliquer ce produit sur sols artificiellement drainés ayant une teneur en argile supérieure ou égale à 45%

Les autres conditions sont identiques

Chaque bassin de production ayant des problématiques spécifiques, nous vous recommandons fortement de vous rapprocher de votre opérateur de terrain habituel avant toute intervention sur votre culture. 

Des risques éventuels de tassement/décoloration en végétation ne sont pas exclure et l’utilisation de NIRVANA S se raisonne sur une priorité d’infestation de type ortie royale ou renouée liseron en forte pression. Cet usage ayant été obtenu à la demande de Terres Univia et Terres Inovia pour lever des impasses techniques, la firme décline toute responsabilité sur ces éventuels risques de sélectivité. 

Appliquer NIRVANA S, seul (associations non conseillées) en post levée sur une végétation sèche et en bon état végétatif (absence de stress hydrique, de carences). L’application sera efficace sur de jeunes adventices, 2-3 feuilles maximum. 

Pour rappel, sont autorisés sur lentille en post levée :

  • CHALLENGE 600 :  autorisé en postlevée à 1 l/ha/an (la dose totale prélevée + postlevée doit être de 4 l/ha maximum) - application entre le stade 4 et 7 feuilles. Fractionnable en 2 applications maximum de 0,5 l/ha par application.
  • LENTAGRAN : autorisé à 2 kg/ha/an (dose pleine non recommandée du fait de manques de sélectivité) – application en post levée jusqu’au stade BBCH 33 (formation du 3ème entre-nœuds), fractionnable en 2 applications. 
    - Conseil : 2 applications à 0,5 kg/ha par application à 8-10 jours d’intervalle. Mélange possible avec CHALLENGE 600 à 0.5 l/ha.
    - Attention, des manques de sélectivité peuvent parfois survenir selon les conditions d’application et de croissance des lentilles.
  • NIRVANA S : autorisé en postlevée à 0.5 l/ha. Respecter un cumul maximum pré levée + post levée de 2 l/ha/an - application entre le stade 2 et 6 feuilles. Fractionnable en 2 ou 3 applications (pré-levée incluse). 
    - Conseil :  2 applications de 0,25 l/ha par application à 8-10 jours d’intervalle.
  • CORUM : Fortement déconseillé à cause du manque de sélectivité sur lentille.
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Plan de sortie du phosmet



Colloque Plan de sortie du phosmet : favoriser la robustesse du colza

Le 24 mars dernier, le Plan d’action de sortie du phosmet avait organisé un colloque, à Paris, pour présenter les résultats de cet ambitieux programme de R&D. L’un des axes du Plan a consisté à trouver des leviers pour favoriser la robustesse du colza, avec en particulier les résultats du projet Adaptacol2 et Resalt. 

« Face à l’urgence, la filière colza a su se mobiliser collectivement pour sécuriser les productions et construire des solutions concrètes, du terrain à la recherche. » Laurent Rosso, Directeur général de Terres Inovia

L’implantation, la phase clé pour obtenir un colza robuste

« Un colza robuste grâce à une implantation réussie est moins sensible aux bioagresseurs, permet d’exprimer au mieux son potentiel de rendement et contribue une réduction de l’usage des intrants », a expliqué Matthieu Loos, ingénieur de développement chez Terres Inovia. 

Dans le cadre du projet Adaptacol2, pour favoriser l’adoption des pratiques du colza robuste, Terres Inovia et ses partenaires ont effectué des suivis de parcelles entre 2023 et 2025 sur les leviers de robustesse du colza. Pour obtenir des plantes vigoureuses et réduire la nuisibilité des ravageurs d’automne, ce réseau de parcelles a permis de relever plusieurs enseignements :

  • Les colzas dont le pivot est supérieur à 15 cm ont une biomasse/plante significativement plus importante (+ 50 g/plante), d’où l’importance de la qualité de la structure du sol.
  • Les colzas levés après le 1er septembre ont une biomasse/plante en tendance plus faible que ceux levés avant (- 25 g/plante), la levée précoce est donc un levier de réussite. 
  • Les meilleures biomasses/plante sont obtenues pour les parcelles avec un peuplement <35 pieds/m² (+ 50g/plante) : la densité de semis doit donc être maitrisée. 
  • L’effet du type de sol reste central pour la croissance et la biomasse du colza

Soutenir la croissance du colza à l’automne par la fertilisation et biostimulation

Les observations menées en essais et en parcelle agriculteurs ont mis en évidence « le lien étroit entre la biomasse du colza et les dégâts infligés par les larves d’insectes d’automne : améliorer la nutrition pour améliorer la croissance est un levier pour limiter la nuisibilité des dégâts d’insectes », a précisé Cécile Le Gall, chargée d’études chez Terres Inovia. 

Toujours dans le cadre d’Adaptacol2, deux pistes ont été identifiées pour favoriser la croissance du colza : l’apport d’azote au semis ou en végétation d’un côté et l’application de biostimulants. 

  • Apport d’azote : un effet observé et quantifié de l’apport d’azote en végétation ou au semis sur la croissance du colza contribue à limiter la nuisibilité des dégâts occasionnés par les insectes à l’automne. « Un réseau multipartenaire soutenu dans Adaptacol2 a contribué à l’appropriation du levier en région, et à poursuivre l’acquisition de référence dans des conditions contrastées en vue du PAN 8 », poursuit Cécile Le Gall.
  • Biostimulant : il n’y a pas eu d’effet observé des biostimulants sur la croissance, les dégâts d’insectes ou le rendement du colza dans les conditions des essais. A ce titre, ces expérimentations n’ont pas été poursuivies.

« Un colza robuste grâce à une implantation réussie est moins sensible aux bioagresseurs » Matthieu Loos, Ingnéieur de développement de Terres Inovia

Retour d’expérience sur la fertilisation à l’automne et l’usage de biostimulants

Dans le Berry, le colza étant une tête de rotation importante, les travaux d’Adaptacol2 sur le colza robuste ont permis de « fédérer les partenaires régionaux, expérimenter de nombreux sujets, faire monter en compétence les conseillers et porter des messages clés aux agriculteurs », a synthétisé Guillaume Houivet (FDGEDA du Cher). 

Une plateforme de colza a été mise en place pendant deux ans. Quels en sont les enseignements ?

  • Fertilisation azotée à l’automne : dans les situations limitantes, l’azote apporté permet d’accompagner la croissance du colza durant la période de risque (mi-octobre / fin-novembre). Dans ces cas-là, l’azote apporté en cours de végétation est plus efficace que l’azote au semis. Il permet d’atteindre la biomasse/plante nécessaire pour tolérer les attaques d’insectes (50 gr/plante), permettant de limiter les dégâts. 
  • Biostimulants : les expérimentations ont montré qu’ils n’avaient pas d’impact sur la croissance ni sur la présence de larves ou sur les dégâts observés (ports buissonnants).

« Améliorer la nutrition pour améliorer la croissance est un levier pour limiter la nuisibilité des dégâts d’insectes. » Cécile Le Gall, Chargée d'études de Terres Inovia

RESALT : le levier variétal face aux altises d’hiver

« Dans un objectif de lutte alternative et intégrée, Terres Inovia a démarré une nouvelle méthodologie d’évaluation variétale pour répondre à la question suivante : existe-t-il des différences significatives de tolérance aux ravageurs entres les variétés de colza commercialisées en France ? », a questionné Antoine Gravot, de l’Inrae.  

Le projet RESALT a associé l’Inrae, Terres Inovia, Innolea et dix obtenteurs. Il visait à rechercher des résistances à l’altise :

  • sur le colza au travers d’une évaluation des dégâts au champ pour trouver des solutions à échéance courte. 
  • chez les Brassica par une évaluation des dégâts en condition de laboratoire, en particulier les facteurs phytochimiques et génétiques impliqués dans la résistance, pour des solutions à moyen terme.  

Quels enseignements ?

  • Des protocoles partagés, compatibles avec des approches génétiques au champ et en conditions contrôlées. 
  • Une identification de génotypes élite à comportement contrastés. L’étude de ces génotypes en conditions contrôlées doit être poursuivie.
  • Une identification d’accessions de choux à bon comportement : les analyses génétiques et métabolomiques sont encourageantes.

Un programme de R&D inédit et aux enjeux stratégiques pour la filière

Lors de la table-ronde inaugurale du colloque du Plan de sortie du phosmet, Terres Inovia, l’Inrae, Sofiprotéol et le Ministère de l'Agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire ont mis en avant les enjeux de ce programme de R&D.

  • Laurent Rosso, directeur général de Terres Inovia
    "Face à l’urgence, la filière colza a su se mobiliser collectivement pour sécuriser les productions et construire des solutions concrètes, du terrain à la recherche."
  • Christian Lannou, directeur scientifique adjoint agriculture de l’Inrae
    "La recherche a été mobilisée pour produire rapidement des connaissances utiles, tout en ouvrant des perspectives durables grâce à une meilleure compréhension des ravageurs."
  • Benoît Bonaimé, directeur général de l'enseignement et et de la recherche au Ministère de l’Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
    "Ce plan montre qu’on peut concilier urgence et transition en co-construisant des solutions efficaces avec l’ensemble des acteurs."
  • Xavier Dorchies, directeur général délégué  de Sofiprotéol
    "L’innovation collaborative et les financements combinés sont essentiels pour préserver la compétitivité de la filière et préparer l’avenir."

Au total, 11 projets, 30 acteurs et des centaines d’essais ont été déployés. À court terme, il a permis de sécuriser les cultures et d’optimiser les pratiques existantes. À moyen terme, il a produit de nouvelles connaissances (biocontrôle, variétés, comportement des ravageurs). Il a aussi renforcé la collaboration et l’innovation dans la filière. Sa méthode, basée sur la co-construction et la résolution de problème, est aujourd’hui un modèle. L’enjeu est désormais de diffuser largement les solutions auprès des agriculteurs.

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Plan de sortie du phosmet



Colloque Plan de sortie du phosmet : détourner les ravageurs d’automne du colza

Le colloque du Plan de sortie du phosmet, le 24 mars dernier, a partagé les résultats d’un des axes de ce programme inédit, créer des stratégies pour éloigner les ravageurs des colzas, avec trois projets : AltisOR, Adaptacol2 et Ctrl-Alt.

AltisOR : que nous apporte la connaissance des récepteurs olfactifs de l'altise ?

Pour éloigner les ravageurs des parcelles de colza, le projet AltisOR a travaillé sur les récepteurs olfactifs de l’altise : « l’odorat est un sens clé des insectes pour localiser les plantes-hôtes, partenaires sexuels, lieu de ponte…Les odeurs sont détectées par des récepteurs olfactifs. Les connaitre permet de développer une approche d’écologie chimique inverse », a expliqué Emmanuelle Jacquin-Joly, de l’Inrae Versailles. 

Dans ce projet, un inventaire et une sélection des meilleurs OR – récepteurs olfactifs- ont été effectués à l’automne et au printemps en 2022 et 2023. Résultats ? La création d’un transcriptome antennaire a permis de créer une ressource pour la communauté, 74 OR d’altises ont été identifiés et les plus prometteurs sont en cours de tests fonctionnels. 

« L’odorat est un sens clé des insectes, les connaitre permet de développer une approche d’écologie chimique inverse. » Emmanuelle Jacquin-Joly, Chercheuse à l'Inrae

Variété « piège à altise » : que disent les résultats d’essais Adaptacol 2 ?

Pour attirer les altises sur des plantes attractives et protéger les parcelles de colza, des stratégies ont été évaluées : 

  • Associer des variétés avec des caractéristiques physiologiques contrastées pour gagner en résilience du colza dans un contexte de pression insecte et/ou de contraintes climatiques.
  • Attirer les altises sur des plantes plus attractives avec une autre crucifère (ex : radis chinois) et avec une variété dite « piège ». 

Sur les campagnes de 2022 à 2024, 75 essais de Terres Inovia et ses partenaires régionaux ont été effectués. 

Résultats ? « Quelle que soit la combinaison entre colza d’intérêt et colza piège, aucun mélange n’apporte de réelle plus-value par rapport à la variété d’intérêt agronomique implantée seule pour réduire efficacement les infestations d’altises dans les conditions expérimentales les évaluées », conclut Antoine Gaignou, chargé d’études de Terres Inovia.

Le mélange du colza et d’une crucifère piège n’est pas suffisant pour permettre de réduire efficacement les infestations d’altises, même si le radis chinois se révèle plus attractif que le colza au sein du mélange pour les altises. 

Si les travaux portant sur l’évaluation des mélanges variétaux et interspécifiques pour la gestion des ravageurs d’automne du colza à l’échelle de la parcelle ne seront pas poursuivis, l’exploitation des préférences des altises reste néanmoins une piste prometteuse. « D’autres travaux explorent des stratégies complémentaires, incluant l’utilisation de plantes de service et de composés organiques volatils (COV), visant à la fois à perturber le comportement des insectes dans la parcelle et à les détourner à l’échelle territoriale », résume Antoine Gaignou.

Ctrl-Alt : mobiliser des plantes de service et des composés volatils pour détourner l’altise du colza

Dans ce projet, les travaux ont cherché à : 

  • Identifier des plantes de service qui influencent le comportement de l’altise
  • Préciser sur quelles phases comportementales elles agissent
  • Identifier des composés organiques volatils (COV) attractifs
  • En tester le potentiel pour détourner l’altise de la culture de colza
  • Combiner ces leviers comportementaux avec d’autres leviers agroécologiques pour proposer une stratégie globale de gestion de l’altise à court et moyen terme

Les travaux ont porté sur plusieurs plantes de service : la moutarde brune, le chou chinois, le radis, le radis chinois, le radis fourrager, la moutarde d’Abyssinie et la navette, en conditions contrôlées et semi-contrôlées en parcelles expérimentales. Résultats ? « Pour l’ensemble des tests dans les différents dispositifs, trois plantes de service se sont montrées plus attractives que le colza pour l’altise : le chou chinois, le radis chinois et, surtout, la navette, qui a été choisie pour la suite des expérimentations », précise Anne-Marie Cortesero, de l’Inrae. 

A la suite de ces travaux, des ateliers de co-conception pour concevoir avec les agriculteurs des stratégies de gestion des altises ont été organisés en région Centre et Île-de-France pour faciliter l’appropriation de l’usage des plantes attractives par les agriculteurs. 

Quels enseignements ?

  • Des composés attractifs émis par ces plantes de services ont été identifiés dans le projet et testés sur le terrain
  • Les résultats sont encourageants mais demandent à être complétés par des travaux au laboratoire pour trouver les meilleurs composés à assembler et les doses les plus efficaces
  • Des travaux complémentaires sont également à prévoir sur le terrain pour tester le potentiel attractif de ces COV en conditions réelles et établir leurs conditions d’efficacité

Les travaux se poursuivent dans les projets METASERV et ARDECO. 

« Trois plantes de service se sont montrées plus attractives que le colza pour l’altise : le chou chinois, le radis chinois et, surtout, la navette. » Anne-Marie Cortesero, Chercheuse à l'Inrae

Détourner les altises d’hiver du colza grâce aux intercultures pièges pilotées

D’autres travaux, menés dans le cadre d’Adaptacol2, ont consisté à « détourner les altises d’hiver (et les CBT) des parcelles de colza en les attirant sur des parcelles d’interculture », explique Céline Robert, chargée d’études de Terres Inovia. 

Pour évaluer l’efficacité de la technique, 43 dispositifs partenariaux ont été mis en place. « L’efficacité a été démontrée car jusqu’à 77 % des altises ont été détournées - 30 % en moyenne - sur ce référentiel, c’est-à-dire en conditions pas toujours optimales ». Cette stratégie permet donc une diminution des populations d’altises l’année en cours et l’année suivante. 

Ce levier – peu coûteux, entre1et 3€/ha - peut être complémentaire aux stratégies parcellaires (comme le colza robuste) et prend tout son sens quand elle est mise en œuvre à l’échelle territoriale. 

A moyen ou long terme, l’efficacité pourrait être renforcée par l’utilisation de médiateurs chimiques (projet PARSADA ARDECO). Les travaux et le déploiement des intercultures pièges pilotées vont se poursuivre dans le cadre des projets Dephy Expe CONCERTO et PARSADA ALTIFAST.

« D’autres travaux, menés dans le cadre d’Adaptacol2, ont consisté à détourner les altises d’hiver des parcelles de colza en les attirant sur des parcelles d’interculture. » Céline Robert, Chargée d'études de Terres Inovia

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Thrips, sitones et pucerons, les ravageurs à surveiller dès la levée sur légumineuses de printemps

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Le sitone, le ravageur toujours ponctuel

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