

Initié en 2017, ce projet animé par Terres Inovia structure une véritable filière de légumineuses à graines en Occitanie, de l’amont à l’aval. Son assemblée générale annuelle marque le signe d’une belle progression collective.
Le 17 mars dernier, environ 70 adhérents ont participé à l’assemblée générale de FILEG. Le message fort ? La nécessité de « faire filière », une expression désormais centrale dans la stratégie de ce projet emblématique pour développer les légumineuses en Occitanie.
Au programme de l’Assemblée générale 2026
L’événement, qui s’est déroulée au lycée agricole de Carcassonne, a été rythmé par plusieurs temps forts :
- Le discours du président, Édouard Cavalier, des soutiens financiers,de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et la Région Occitanie, et de Laurent Rosso, directeur général de Terres Inovia
- Le renouvellement de la confiance dans le Conseil d’Administration de FILEG
- La présentation du rapport moral et des perspectives pour 2026 et 2027
- Une table ronde abordant la gestion du risque à 360° dans la filière légumineuse en Occitanie.
Le rôle de Terres Inovia
En plus de la coordination de l’association FILEG, Terres Inovia anime l’axe « Production » de la feuille de route au travers de formations et des groupes de travail spécifiques sur le soja et les légumes secs ainsi que l’axe « Observatoire économique » (en co-animation avec la DRAAF et l’INRAE).
Le projet FALEB de FILEG, sur l’usage des farines en boulangerie, pâtisserie, traiteur est financé par Cap Protéines + et piloté par Terres Inovia.
Identifier les risques spécifiques des légumineuses
Contrairement aux idées reçues, les légumineuses s’imposent, en effet, aujourd’hui comme des leviers d’innovation agricole et alimentaire, répondant à des enjeux très actuels comme la transition agricole, la nutrition… « Grâce à ses actions auprès des communautés d’acteurs de la restauration collective, restauration commerciale et de l’écosystème « farines », FILEG contribue à changer les regards », fait remarquer Cyrielle Mazaleyrat, co-coordinatrice du projet FILEG Occitanie pour Terres Inovia.
Cette journée d’échanges a aussi permis de mettre en avant les dispositifs existants de gestion des risques spécifiques aux légumineuses afin de les réduire à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation, des collectifs d’agriculteurs, de la filière et du territoire. De nombreux exemples ont été cités tels que les variétés, les itinéraires techniques, les rotations, les formations, la mutualisation, les assurances, la contractualisation… « Il apparaît stratégique pour FILEG de proposer un plan de gestion de ces risques, tout en poursuivant sa feuille de route », poursuit la coordinatrice.
Le travail accompli dans le cadre de FILEG montre qu’une vraie dynamique collective a été engagée. Il est important que les convictions soient alignées dans la durée pour produire des résultats concrets, capables de renforcer la mobilisation de l’ensemble des acteurs .
Laurent Rosso, Directeur général de Terres Inovia
Zoom sur un temps fort
La Semaine des Légumineuses, qui s’est déroulée du 9 au 15 février 2026, c’est :
- Plus de 700 sites mobilisés
- 285 000 repas servis
- 28 tonnes de légumineuses
FILEG : un éventail de succès
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- Des travaux de CISALI sur l’autonomie protéique montrent le rôle stratégique que peuvent jouer les légumineuses dans la création de valeur et la résilience des systèmes d’élevage.
- La forte mobilisation des acteurs agricoles dans les formations, avec plus de 50 conseillers formés depuis trois ans, dans les groupes de travail et les nombreux projets de R&D.
- Dans le cadre de l’observatoire économique co-animé par Terres Inovia, DRAAF et INRAE, les adhérents de FILEG travaillent à analyser la création, la répartition de la valeur et la gestion des risques afin de structurer une filière plus équitable et durable.
Les perspectives
FILEG fourmille de projets pour la poursuite de sa feuille de route dans les mois à venir : des formations techniques en juin prochain, animées par Terres Inovia, la mobilisation d’un groupe de travail sur l’alimentation animale ou encore la participation aux échanges régionaux organisés par l’État, la Région Occitanie et la Chambre Régionale d’Agriculture dans le cadre de la Conférence sur la souveraineté alimentaire, etc.

Fertilisation azotée du maïs
Comment sécuriser ses marges dans un contexte de prix tendus ?
La fertilisation azotée représente le premier poste de charges opérationnelles du maïs et 14 % des charges totales selon la Fermothèque ARVALIS 2025. Avec la volatilité actuelle des prix des engrais et l’incertitude sur les marchés des grains, chaque unité d’azote doit être pensée comme un investissement. L’objectif n’est plus seulement d’atteindre le rendement maximal, mais d’optimiser la marge nette par hectare.
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Pour évaluer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, comme pour émarger aux marchés du carbone, il est notamment nécessaire de suivre l’évolution des stocks de carbone organique dans les sols. Pour cela, des scientifiques INRAE du Centre d'études spatiales de la biosphère, (CESBIO - INRAE/CNRS/IRD/CNES/Université de Toulouse) ont coordonné une étude internationale qui a analysé les différentes méthodes de suivi et proposent un cadre méthodologique harmonisé ainsi qu’un arbre de décision pour déterminer la méthode la plus adaptée à chaque situation.
Le sol a un rôle majeur dans le cycle du carbone. Le maintien, voire l’augmentation, des stocks de carbone organique dans le sol est un enjeu pour la santé des sols, la sécurité alimentaire et le climat. Le suivi de ces stocks est nécessaire pour les inventaires nationaux des gaz à effet de serre, donc un enjeu pour déterminer les contributions nationales aux plans de lutte contre le réchauffement et orienter les politiques climatiques. Il est aussi mis en œuvre par certains états membres de l’Union Européenne dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC).
Ce suivi permet aussi la mise en œuvre d’un marché volontaire du carbone en agriculture. « Une surveillance précise et continue des stocks de carbone dans le sol est nécessaire à l’échelle nationale mais aussi à l’échelle des parcelles », souligne Ainhoa Ihasusta, doctorante et principale auteure de cette étude. Cela entraine une demande croissante pour des méthodes de surveillance fiables et économiquement viables.
Un grand nombre de méthodes de suivi
Pour surveiller le carbone organique du sol dans les terres cultivées, il existe des méthodologies différentes. Elles se répartissent en deux catégories : certaines s’appuient sur des mesures et des remesures du sol espacées dans le temps, d’autres travaillent à partir de modélisations, combinées ou non avec des données issues de la télédétection. Face à la multitude de méthodes d’estimation, apparaissent des besoins en termes d’harmonisation des approches méthodologiques entre contextes de suivi (inventaires nationaux, PAC, marché du carbone) et des besoins en conseils pour choisir la méthode adaptée. Dans le cadre du projet ORCaSa, le CESBIO a donc coordonné une analyse des différentes méthodes au regard de leur robustesse scientifique, de leur coût, de leur évolutivité, de leur applicabilité à grande échelle, etc.
« Il en ressort qu’il n’y a pas d’approche de quantification permettant de répondre à tous les contextes de suivi, constate Ainhoa Ihasusta, même si certaines sont plus recommandés dans certains cas. Il a donc fallu développer une approche pour pouvoir choisir la méthode la mieux adaptée à sa région et son contexte pédoclimatique comme à ses obligations réglementaires ».
Un arbre de décision pour faciliter le choix
Pour sélectionner la stratégie de surveillance la plus appropriée à son contexte, les scientifiques ont élaboré un arbre de décision, qui s’appuie sur six critères : contexte d’application, faisabilité de mesures in situ des variations de stock du carbone du sol, pertinence des différentes approches de modélisation, compromis entre coût et précision, possibilité de combiner les approches de modélisation avec des données d’observation de la Terre, disponibilité et qualité des données de terrain biomasse, pratiques agricoles. Une prochaine étape sera d’élargir cette réflexion à d’autres écosystèmes comme les prairies ou les parcelles agroforestières dans le cadre du projet MARVIC.
Ces travaux ont montré que certaines pistes d’amélioration pourraient conforter les méthodes de suivi du stockage de carbone dans les sols. Ainsi, le suivi de la biomasse via la télédétection permet d’améliorer la précision des modèles et leur application à large échelle à moindre coût. Les nouvelles approches de télédétection sont aussi prometteuses pour obtenir une cartographie des changements des propriétés du sol et vérifier l’adoption des pratiques agricoles recommandées en matière de carbone.

Pour les agriculteurs, le choix entre sorgho et maïs doit se raisonner en termes de complémentarité. Comme un 4×4 robuste et une Formule 1 ultra-rapide, ces deux cultures répondent à des besoins différents, mais s’avèrent indispensables pour une agriculture durable et notre souveraineté alimentaire.
Le sorgho, plus résilient en cas de stress hydrique et en sols pauvres, est le « véhicule tout-terrain » idéal pour les zones à faible pluviométrie ou à climat chaud. Il offre une stabilité économique même en période difficile, avec des rendements modérés mais fiables sur le long terme. Contrairement au maïs, il ne dépend pas d’un environnement parfaitement optimisé.
À l’inverse, le maïs, lui, est le « bolide » qui excelle dans les conditions idéales : sols fertiles, irrigation abondante et chaleur constante. Il permet des rendements élevés, mais reste vulnérable aux aléas climatiques. Son efficacité est maximale là où le sorgho ne peut pas suivre.
Pourquoi associer le maïs et le sorgho ?
Le sorgho couvre les périodes de stress hydrique, tandis que le maïs optimise les périodes favorables. Cette diversification intelligente réduit les risques de perte, améliore la résilience des exploitations et offre une flexibilité adaptée aux réalités du terrain.
Comme le soulignait Thierry Lecat Business Manager Europe de l’Ouest Advanta, lors du congrès européen du sorgho : « Le sorgho n’est pas un concurrent du maïs, mais un partenaire stratégique pour une agriculture plus résiliente. » Le choix dépend des contraintes locales, mais leur complémentarité en fait une combinaison gagnante.

Le colza occupe une place majeure dans les grandes cultures françaises. Plante oléagineuse emblématique des rotations céréalières, elle joue un rôle agronomique, économique prépondérant. La France figure parmi les principaux producteurs européens, même si les surfaces ont connu des fluctuations ces dernières années.
Des surfaces importantes mais en évolution
Après une période de recul amorcée à partir de 2019, la culture du colza retrouve un certain dynamisme. Selon les dernières estimations d’Agreste, la campagne 2026 atteindrait 1,37 million d’hectares. Historiquement, la sole de colza oscillait autour de 1 à 1,5 million d’hectares en France, ce qui en fait la principale culture oléagineuse du pays.
Les rendements sont variables selon les années et les conditions climatiques, avec des écarts importants entre régions. L’année 2025 a été exceptionnelle pour les rendements de colza. En moyenne, sur la période 2020-2024, ils se sont établis à 30,6 q/ha.
Les grands bassins de production
Le colza est cultivé dans la majorité des régions françaises, à l’exception notable du Sud-Est. Les principaux bassins de production se situent dans :
- le Grand Bassin parisien (Beauce, Champagne crayeuse, Picardie), cœur historique des grandes cultures
- le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté
- le Nord et les Hauts-de-France
- l’Ouest (Pays de la Loire, Bretagne)
Des régions comme la Beauce illustrent bien l’importance du colza dans les systèmes et rotations de cultures, aux côtés du blé et de l’orge. On observe généralement un gradient de rendement croissant du sud vers le nord, lié à des conditions climatiques plus favorables (pluviométrie, températures).
Les usages du colza
Le colza est une culture polyvalente, dont les débouchés sont multiples :
- Alimentation humaine : huile alimentaire riche en oméga-3
- Alimentation animale : tourteaux riches en protéines, alternative au soja importé
- Énergie : production de biodiesel (diester), qui a fortement contribué au développement de la culture
- Usages industriels : biolubrifiants, solvants, produits techniques
Cette diversité d’usages renforce l’intérêt stratégique du colza dans un contexte de recherche d’autonomie protéique et énergétique en Europe.
Les principales phases de la culture
Le colza d’hiver, majoritaire en France, suit un cycle cultural bien défini :
- Semis (mi-août à mi-septembre) : Implantation rapide nécessaire pour assurer une bonne levée avant l’hiver
- Développement automnal : Stade clé des 4 feuilles avant l’entrée en hiver, déterminant pour la résistance au froid.
- Reprise de végétation au printemps : Forte croissance nécessitant une fertilisation azotée importante.
- Floraison (avril-mai) : Phase sensible aux maladies comme le sclérotinia, pouvant impacter fortement le rendement
- Remplissage des graines et maturation : Conditionné par les conditions climatiques de fin de cycle.
- Récolte (juin-juillet)
La culture du colza est exigeante en intrants, notamment en azote, ce qui en fait une culture techniquement minutieuse.
Transformation et filière aval
Après récolte, les graines de colza sont dirigées vers des unités de transformation :
- La trituration permet de produire l’huile et le tourteau
- Les outils de 2ème transformation (raffinage, estérification, extraction) permettent d’obtenir le biodiesel, l’huile pour l’alimentation humaine et différents composés (solvants, peintures, cosmétiques…). Ces installations sont réparties à proximité des grands bassins de production, notamment dans le nord et l’ouest de la France, afin de limiter les coûts logistiques.
Une culture sous pression des marchés internationaux
Le colza s’inscrit dans un marché mondialisé fortement concurrentiel. Les principaux producteurs mondiaux sont l’Union européenne, le Canada (canola), la Chine et l’Inde.
La filière française est confrontée à plusieurs pressions :
- Concurrence des importations (Canada et importations de soja)
- Volatilité des prix liée aux marchés des huiles végétales et de l’énergie
- Réglementations environnementales (réduction des phytosanitaires)
- Variabilité climatique, impactant fortement les rendements
Ces facteurs rendent la culture du colza plus risquée économiquement, malgré son intérêt agronomique.
Dans ce contexte, les agriculteurs bénéficient d’un accompagnement technique important, notamment par les Chambres d’agriculture et les instituts techniques.
Ces structures assurent :
- Le conseil agronomique (choix variétal, fertilisation, protection des cultures)
- La veille technique et réglementaire, (conseil période d’implantation, suivi des cultures…)
- L'expérimentation et la diffusion de références techniques
Un outil central de cet accompagnement est le Bulletin de Santé du Végétal (BSV). Ce dispositif de surveillance biologique du territoire permet de :
- Suivre en temps réel la présence et l’évolution des ravageurs et des maladies
- Evaluer les niveaux de risque
- Aider à la prise de décision raisonnée en matière de traitements
Au plus proche du terrain, les réseaux BSV suivent ainsi chaque année de nombreuses parcelles de colza afin d’analyser les dynamiques sanitaires et climatiques. Les bulletins diffusés régulièrement donnent des informations précises sur les stades des cultures et les pressions parasitaires adaptées à chaque contexte territorial.
La culture du colza reste un pilier des systèmes de grandes cultures en France. Malgré des surfaces fluctuantes et des contraintes croissantes, elle conserve un rôle stratégique grâce à ses débouchés multiples et ses bénéfices agronomiques. Toutefois, sa réussite repose de plus en plus sur une technicité élevée Dans un contexte de pressions assez fortes sur les marchés internationaux, le colza devra continuer à s’adapter pour rester compétitif et durable.
Évaluation ex-ante et ex-post de systèmes de culture innovants sans glyphosate : cadre expérimental, méthodes et résultats
Comment évaluer, avant et après leur mise en œuvre, des systèmes de culture innovants visant à réduire l’usage du glyphosate, et que révèlent les écarts entre performances attendues et observées en conditions réelles ?
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L’Observatoire de la qualité des graines, piloté par Terres Univia et dont la mise en œuvre a été confiée à Terres Inovia, vient de publier ses résultats pour la récolte 2025 de féverole. En synthèse, les indicateurs sont au vert pour la féverole, qui bénéficie d’indicateurs de qualité satisfaisants, notamment une bonne teneur en protéines.
Observatoire de la qualité des graines : capter les tendances pour les oléoprotéagineux
Cet observatoire a pour objectif de capter les tendances d’évolution de la qualité des oléoprotéagineux. Pour ce faire, l’Interprofession en a confié la mise en œuvre à l’institut technique Terres Inovia. Celui-ci prélève les échantillons de graines auprès des organismes collecteurs volontaires, et les analyse dans un laboratoire à Ardon, près d’Orléans.
Ces analyses permettent de suivre toute une série d’indicateurs pertinents pour évaluer la qualité des graines (colza, tournesol, soja, lupin, pois, féverole, lentille et pois chiche) à l’échelle nationale.
Des indicateurs de qualité globalement positifs
2025 est l’année de la féverole. En effet, la production française de féverole, qui a augmenté de 34 % pour atteindre 358 000 tonnes, fait également état d’une bonne qualité globale de ses graines. Cela s’explique notamment par des conditions favorables en début de cycle, tant pour la féverole d’hiver que pour celle de printemps. La féverole de printemps a cependant subi de fortes chaleurs en juin et un stress hydrique qui ont limité les rendements (20 à 35 q/ha).
Les analyses des échantillons de graines ont révélé une teneur en protéines plus élevée que la moyenne des dix dernières années, à 28,4 % de la matière sèche (MS). Les lots reçus jouissent également d’une bonne qualité visuelle, avec un faible taux de graines cassées/splittées, tachées, avec très peu d’impuretés - moins de 1 % pour 80 % des lots. Ce résultat est à l’image de la récolte qui a été effectuée dans de bonnes conditions, de mi-juillet à début septembre, les lots étant systématiquement nettoyés avant commercialisation.
La majorité des lots reçus présentent moins de 1 % de graines bruchées, et aucune mycotoxine de champ n’a été détectée.
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En 2026, dans le cadre du plan de promotion européen, plusieurs rendez-vous seront proposés aux professionnels désireux d’en savoir plus sur le sorgho.
Conférences, salons, forum, webinaire, voyage d’étude… en France, Pologne, Roumanie, Hongrie, … le programme offre de multiples opportunités pour approfondir ses connaissances sur la culture et ses débouchés et pour échanger avec des collègues et professionnels d’autres pays.
Calendrier des événements 2026
Online en juin. Un webinaire orienté sur les débouchés.
Conçu pour les courtiers, transformateurs et traders, le webinaire explorera les 1001 raisons d’investir dans le sorgho. Accessible gratuitement, il livrera durant 2 heures les témoignages d’acteurs expérimentés issus d’entreprises telles que Kite ou Bonafarm qui ont fait du sorgho une matière première de 1er plan. Le webinaire se déroulera en juin. Le programme et la date exacts seront disponibles prochainement.
À la ferme en Roumanie en août. Un programme orienté sur les techniques de production.
Au cœur d’une exploitation agricole, une cinquantaine d’agriculteurs sont attendus pour cette journée technique coorganisée par le FAPPR et la FNPSMS. Une plateforme technique comparera plusieurs expérimentations sur les variétés de semenciers européens, notamment sur des paramètres comme la précocité et la lutte contre les adventices. La visite se fera sous forme d’une conférence guidée incluant une présentation des parcelles et des essais, ainsi qu’une intervention technique portant sur les étapes clés de la culture du sorgho. En amont de l’événement qui se tiendra le 25 août, des communications régulières seront publiées sur l’avancement des travaux.
Outdoor en Hongrie en août. Un salon international carrefour de l’agriculture et de l’alimentation.
Le sorgho aura un stand dédié lors de la 35e édition Farmer Expo à Hajdú-Bihar en Hongrie qui aura lieu du 27 au 29 août. Le contenu de ce stand portera principalement sur la conduite culturale du sorgho et son utilisation en alimentation animale.
Outdoor en France en septembre. Un salon technique de plein champ qui allie démonstrations et conférences.
Innovagri, se tiendra du 9 au 10 septembre à Ondes, dans le sud-ouest de la France. La particularité de ce salon est de présenter les produits, variétés et programmes techniques en conditions réelles d’utilisation. Agriculteurs, éleveurs, entrepreneurs… viennent s’y former, s’informer et découvrir des innovations. Sur le stand de la FNPSMS, sorgho et maïs se côtoieront sous l’angle de la complémentarité des deux cultures. Une conférence sur la multiplication des semences est également prévue.
Outdoor en Pologne en septembre. Un rendez-vous annuel considéré comme plus grand salon de plein air d’Europe.
Sur 120 hectares, du 18 au 20 septembre Agro Show tiendra sa 26ème édition, à Bedbary en Pologne. Pas moins de 700 exposants et 76 000 visiteurs sont attendus pour ce grand événement annuel qui fait la part belle aux dernières innovations techniques en machines et équipements agricoles. PZPK y tiendra un stand où maïs et sorgho seront en vedette.
Au-delà des événements organisés dans le cadre du plan de promotion européen, le sorgho fait régulièrement l’objet d’actualité. Ce sera le cas notamment le 13 mai à Venise, où Monia Carama, chercheuse en alimentation durable, fera une intervention lors de la conférence Food Revolution.

À l’occasion du congrès européen du sorgho, Markus Wiltafsky-Martin, Managing Director chez Evonik Industries a mobilisé la base de données mondiale de l’entreprise pour explorer la composition du sorgho et partager les enseignements issus des analyses réalisées à grande échelle.
Acteur mondial de référence dans le domaine de la chimie de spécialité, Evonik Industries se distingue par son expertise et son engagement au service de nombreuses industries, dont celle de l’alimentation.
Au sein de ses activités, Evonik dispose d’une division spécialisée dans les additifs alimentaires, mais son rôle va bien au-delà de la simple fourniture de produits. L’entreprise accompagne également les acteurs de l’alimentation animale grâce à un vaste réseau international de laboratoires dédiés à l’analyse des matières premières et des ingrédients. Chaque année, plus d’un million d’échantillons y sont étudiés, permettant de générer des données précieuses sur la qualité et la composition des ressources utilisées dans le monde entier.
C’est dans ce contexte que s’inscrit l’intervention de Markus Wiltafsky-Martin, Managing Director chez Evonik Industries lors du congrès européen du sorgho. En mobilisant la base de données mondiale de l’entreprise, il a pu explorer la composition du sorgho et partager les enseignements issus des analyses réalisées à grande échelle. Au-delà de cette contribution exceptionnelle, qui permet de mieux comprendre les matières premières et d’accompagner les évolutions de l’industrie, Markus Wiltafsky-Martin, a accepté de répondre à quelques questions sur l’avenir du sorgho.

La vidéo ci-dessous est disponible avec des sous-titres : il vous suffit de cliquer sur l’icône correspondante pour les activer.
Une étude menée en janvier-février 2026 révèle que près de 8 professionnels du secteur sur 10 estiment que les Cuma facilitent l’installation en agriculture.
Faisant face à des crises multiples, la ferme France voit ses effectifs se réduire. Sur trois départs d’agriculteurs, deux seulement seront remplacés. Avec moins d’agriculteurs dans les champs, la mutualisation via les Cuma s’impose comme une réponse concrète : elle réduit les charges de mécanisation, facilite l’installation et sécurise les modèles économiques. Une récente étude confirme leur rôle clé : pour plus de 79 % des professionnels du monde agricole, les Cuma facilitent l’installation des jeunes.
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Les associations culturales
à l’épreuve du terrain
Expérimentation grandeur nature au Domaine de Lamothe - Réunion bout de champs au domaine de Lamothe
Jeudi 26 mars dernier, la fédération des Cuma Haute-Garonne Ariège s’est rendue sur l’exploitation agricole de l’école d’ingénieurs de Purpan, implantée depuis 1973 au Domaine de Lamothe. Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’une rencontre « bout de champs » du GIEE DEFILE Légumes Secs, porté par l’ACVA (Association Cantonale de Vulgarisation Agricole) de Muret – Saint-Lys, en partenariat avec Milpat (Mouvement pour l’instauration de Projets Alimentaires de Territoire).
Cette matinée avait pour objectif de présenter un essai d’association de cultures en conditions réelles, d’en tirer de premières observations et de favoriser les échanges entre agriculteurs, membres du GIEE et partenaires techniques. Elle a également permis de confronter les pratiques et d’identifier des leviers d’amélioration autour de la conduite des légumineuses.
Une expérimentation en conditions réelles
Sur le plan technique, la parcelle d’essai de Purpan a été semée le 5 novembre 2025. Trois modalités sont testées sur des surfaces de 1 400 m² chacune :
- Une association lentille / petit épeautre, avec une densité de semis en pur de 300 g/m² pour la lentille et 350 g/m² pour le petit épeautre. Le semis a été réalisé à une densité de 80 % pour la lentille (240 g/m²) et de 30 % pour le petit épeautre (105 g/m²), afin de limiter la concurrence entre les deux espèces et permettre au petit épeautre de jouer un rôle de tuteur pour la lentille ;
- Une association lentille / blé tendre, avec une densité de semis en pur de 300 g/m² pour la lentille et 380 g/m² pour le blé. Le semis a également été réalisé à une densité de 80 % pour la lentille (240 g/m²) et de 30 % pour le blé (114 g/m²).
- Une association lentille / orge de printemps, avec une densité de semis en pur de 300 g/m² pour la lentille et 450 g/m² pour l’orge de printemps. Le semis a été réalisé à une densité de 80 % pour la lentille (240 g/m²) et de 30 % pour l’orge (135 g/m²).
Premières observations et enseignements
Les premières observations de terrain mettent en évidence des irrégularités au sein des parcelles. Celles-ci s’expliquent principalement par les conditions climatiques, notamment les excès d’eau liés à la localisation en bord de cours d’eau, sur des sols hydromorphes.
Malgré ces contraintes, les zones épargnées apparaissent prometteuses. Nous avons pu constater une bonne levée, aussi bien pour la lentille que pour les céréales associées. A ce stade, le blé et plus fortement le petit épeautre ne jouent pas encore pleinement leur rôle de tuteur, leur développement étant encore insuffisant. Néanmoins, la dynamique de la culture reste encourageante.
Par ailleurs, la présence d’adventices observée sur la parcelle reste relativement faible, ce qui constitue à ce stade un élément encourageant. Si cette tendance se confirme au cours du cycle cultural, cela pourrait représenter un véritable point positif et mettre en évidence l’intérêt de ces associations culturales dans la gestion des mauvaises herbes.
Lors du temps d’échange en salle, il est ressorti que les conditions pédoclimatiques de la parcelle ne sont pas idéales pour ce type d’association.Une nouvelle rencontre pourrait être organisée au stade de floraison afin d’évaluer le comportement de la culture sur le long terme.
Le tri optique : une solution en test
Les échanges en salle ont également permis d’aborder la question du tri des productions, avec la présentation d’un dispositif de tri optique proposé par la fédération des Cuma Haute-Garonne Ariège en association avec l’entreprise MEYER.
L’objectif est de proposer une solution de tri optique très performante tout en restant accessible en termes de tarif. La fédération des Cuma Haute-Garonne Ariège propose un test d’un an via l’entreprise MEYER et, si les quantités et la qualité de tri sont satisfaisantes, la création d’une CUMA itinérante de tri optique pourra être étudiée.
Le fonctionnement en cette première année consiste en des tournées d’un technicien MEYER avec un camion équipé du trieur optique qui se déplace directement sur les exploitations ou à proximité dès qu’un volume de triage minimal de 4 tonnes est atteint.
Le dispositif comprend un temps d’installation rapide ainsi qu’un pré-tri mécanique en amont, nécessaire pour assurer la qualité du tri optique.
Enfin, le tarif se compose d’une part fixe de 600 € par site à répartir entre les utilisateurs, à laquelle s’ajoute un coût de 500 € par tonne, sur la base d’une pesée réalisée avant triage.
Pour plus dinformation contacter Bastien ROUX : N° 06 31 13 02 16
Un voyage d’étude en Catalogne pour s’inspirer
Dans la continuité des échanges, un projet de voyage d’étude en Catalogne a été présenté aux participants.
Organisé les 27 et 28 avril 2026, ce déplacement vise à découvrir des systèmes agricoles performants autour de la production de légumes secs en Catalogne.
Au programme : visites d’exploitations diversifiées, échanges sur les pratiques culturales (rotations, fertilité des sols, adaptation au changement climatique) et découverte d’une coopérative structurée autour des légumineuses et des céréales.
Ce voyage, ouvert à l’ensemble des acteurs de la filière et gratuit pour les agriculteurs, constitue une opportunité de s’inspirer de modèles existants, de créer des liens entre producteurs, techniciens et chercheurs, et d’accompagner le développement des filières locales en Occitanie.
Il est encore possible de s’inscrire via ce lien avant le mardi 07 avril.
Conclusion
Cette rencontre bout de champs au Domaine de Lamothe illustre pleinement l’intérêt des dynamiques collectives pour accompagner le développement des filières légumes secs. Entre observations terrain, échanges de pratiques et présentation d’outils innovants comme le tri optique, cette matinée a permis d’apporter des éléments concrets elle met également en évidence l’importance de croiser les expériences, à l’échelle locale comme à l’international, notamment à travers des initiatives telles que le voyage d’étude en Catalogne.
La fédération des Cuma Haute-Garonne Ariège poursuit ainsi son engagement aux côtés des agriculteurs, des partenaires du territoire et des acteurs de la recherche pour favoriser l’innovation, la mutualisation des moyens et la structuration de filières durables en Occitanie.
Un grand merci à Yasmine Ben Afia, Ingénieure de recherche en agronomie à l’école d’ingénieur de Purpan, pour son accueil et la présentation des parcelles d’expérimentation.