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Actualités de la filière

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Négociations commerciales



Prendre en compte les réalités économiques de nos filières

À l’approche des négociations commerciales annuelles et de la réunion préparatoire du 2 novembre, Jean-Luc Duval, président de La Coopération Agricole, appelle l’ensemble des acteurs de la distribution à prendre part aux échanges et à tenir compte des réalités économiques comme de la spécificité des coopératives. Ces entreprises appartiennent aux agriculteurs : elles réunissent trois agriculteurs sur quatre et emploient 200 000 salariés dans les territoires.

Il déclare :

« En médecine, avant de prescrire un traitement, il faut s’entendre sur le diagnostic. Le 2 novembre, commençons par regarder les réalités économiques de nos entreprises.

Les productions agricoles ont terriblement souffert cet été et cela a généré mécaniquement une augmentation des matières premières agricoles. Par ailleurs 91 % des coopératives interrogées constatent un impact direct de la baisse des productions liée au climat de cet été sur leur activité. Ajoutez les chocs géopolitiques qui s’accumulent depuis cinq ans et qui provoquent une augmentation massive des couts logistiques, des emballages, et une inflation des salaires.

L’an dernier nous avons connu des négociations commerciales très difficiles : 3,5 % de hausse demandés en moyenne, pour 0,05 % à l’arrivée. Ce n’est pas tenable économiquement.  

Notre première attente, c’est de prendre en compte les réalités économiques qui s’imposent à nos coopératives et à leurs associés coopérateurs : quand on négocie avec une coopérative, on négocie avec les entreprises des agriculteurs. Ce sont leurs revenus, leurs débouchés et leurs outils de transformation qui sont en jeu. Nous demandons aussi de renoncer aux pénalités logistiques liées aux aléas agricoles et de mener des négociations constructives en acceptant les hausses de tarifs.

Produire en France, transformer en France, investir en France, être souverain sur son agriculture et son alimentation : cela a un coût. La distribution doit en prendre la mesure. À l’heure où la récession guette, nous avons besoin d’un véritable patriotisme économique. Car préserver nos entreprises, c’est préserver l’emploi et la cohésion sociale dans nos territoires. C’est aussi préserver notre capacité à nourrir les Français. »

amidon1201

Indispensable au quotidien

L’amidon a traversé les âges



Son usage est attesté dès l’Antiquité : il fait partie de ces découvertes qui se sont répandues à travers l’Europe au gré des conquêtes territoriales.

D’abord extrait du blé, il est utilisé dans les domaines alimentaires, médicinaux et cosmétiques. Au fil des époques, et de la diversification de ses usages, de nouvelles matières premières vont lui servir de ressources. Mais ce sont surtout les innovations et avancées techniques qui vont lui permettre de devenir une industrie de premier rang, la plus importante en Europe.

En 1946, féculiers et amidonniers se rassemblent pour créer l’USIPA et donner une voix commune à leur profession.

80 ans plus tard, l’industrie amidonnière française poursuit son évolution : innovation, diversification des usages, bioéconomie… Une histoire qui continue de s’écrire au cœur de nos territoires.

De l’Antiquité à aujourd’hui, découvrez en images l’histoire d’une industrie que l’on connaît peu, mais qui contribue chaque jour à notre quotidien.

Merci à Jean-Luc Pelletier, auteur de l’ouvrage « L’amidonnerie-féculerie en France de la Deuxième Guerre mondiale à nos jours, un fleuron méconnu de l’histoire de la France industrielle » dont le travail a accompagné et nourri la création de ce film.

Voir le film

agenevard1201

Restauration collective



Annie Genevard salue la forte progression des déclarations d’achats et la dynamique positive pour l’approvisionnement en produits durables et de qualité

Annie Genevard, ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, a ouvert la session plénière du Conseil national de la restauration collective (CNRC), ce mercredi 28 octobre. L’occasion de saluer la mobilisation des acteurs de la restauration collective publique et privée, et de les inviter à poursuivre leurs efforts pour atteindre les objectifs d’approvisionnements en produits durables et de qualité fixés par la loi, tout en soulignant le rôle clé de la restauration collective pour que plus de produits français et européens trouvent leur place dans les assiettes.

Une télédéclaration en forte progression

Les résultats de la campagne de télédéclaration 2026 sur la plateforme numérique « ma cantine », témoignent d’une mobilisation sans précédent, avec la collecte des données d'achats de près de 50 000 cantines, soit 47 % de plus qu'en 2025, correspondant à 59 % des sites de restauration collective en France. Cette forte progression, rendue possible par l’engagement des gestionnaires, la mobilisation des acteurs du secteur et l’appui des services de l’État, permet ainsi d’avoir avoir une vision encore plus précise et exhaustive de la réalité des achats de la restauration en 2025. Annie Genevard a exprimé sa confiance dans un prolongement de cette dynamique lors de la prochaine campagne de télédéclaration sur la plateforme numérique « ma cantine », portant sur les achats 2026, qui se déroulera du 13 janvier au 31 mars 2027.

Des résultats qui confirment une dynamique positive

D’après les données d'achats 2025, saisies lors de la campagne de télédéclaration 2026, les taux d'approvisionnement s'établissent à 31,1 % de produits durables et de qualité, dont 12,1 % de produits issus de l’agriculture biologique. Ces résultats confirment une dynamique positive chez les gestionnaires qui s’inscrivent dans la durée : les cantines ayant télédéclaré quatre années consécutives atteignent en moyenne 34,3 % de produits durables et de qualité et 15,9 % de produits biologiques. La restauration scolaire se distingue particulièrement, avec des écoles primaires qui dépassent l’objectif de 20 % de produits biologiques et se rapprochent de celui de 50 % de produits durables et de qualité. Les crèches atteignent, quant à elles, les deux objectifs.

Le bilan statistique de cette télédéclaration 2026 sera prochainement transmis au Parlement puis rendu disponible dans la rubrique documentation de la plateforme numérique « ma cantine ».

Les apports de la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

La ministre Annie Genevard a également rappelé les apports, pour la restauration collective, de la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles : la simplification de la télédéclaration, attendue par de nombreux gestionnaires, l'orientation renforcée des achats des cantines publiques vers les denrées françaises et européennes, ainsi que l'intégration de nouvelles catégories de produits éligibles au titre des objectifs EGalim (à retrouver ici), en réponse aux attentes du terrain. L’arrêté du 16 octobre 2026 vient concrétiser ces mesures.

Enfin, la ministre a souligné la nécessité d’exemplarité de la restauration collective de l'État et souligné l’importance du travail engagé en ce sens avec les différents ministères, travail conduit conjointement avec le ministère de l’Action et des Comptes publics.

Comité de suivi

des négociations commerciales



Face à la flambée des coûts de production, toute la chaîne alimentaire doit assumer sa part de responsabilité

A l’approche de l’ouverture des négociations commerciales annuelles, la FNSEA, qui participe ce jour au comité de suivi, demande à l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire de faire preuve de responsabilité. Alors que l’ensemble des filières agricoles françaises subit une accumulation de crises sans précédent, il est inconcevable pour la FNSEA que la matière première agricole soit, une nouvelle fois, sacrifiée au profit d’une guerre des prix bas toujours plus destructrice de valeur. La FNSEA appelle au respect strict des lois EGAlim et à la fin des pratiques de contournement du droit français au détriment des agriculteurs.

Ce lundi 2 novembre, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire et Serge Papin, ministre du Commerce, réunissent l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire autour d’un comité de suivi des négociations commerciales.

Lors de ce comité, la FNSEA rappellera la gravité de la situation économique que traversent les exploitations agricoles françaises. Si les épisodes de canicule et de sécheresse sont désormais derrière nous, leurs conséquences économiques, elles, restent pleinement d’actualité. Dans la filière laitière, l’ampleur du choc est telle qu’une revalorisation de 70 à 80 € par 1 000 litres de lait est jugée nécessaire pour couvrir l’envolée des coûts de production et les conséquences de la sécheresse. Cet exemple illustre la réalité vécue dans de nombreuses filières : il serait inacceptable que les agriculteurs soient les seuls à supporter ces conséquences. Toutes les parties prenantes doivent prendre leurs responsabilités.

La FNSEA réaffirme également l’impératif de faire respecter strictement les lois EGAlim. Plusieurs années après leur adoption, force est de constater que l’Etat a échoué à faire appliquer efficacement le principe de construction du prix en marche avant et celui de non-négociabilité de la matière première agricole. Les autorités ne peuvent plus se contenter d’afficher leur attachement à EGAlim : elles doivent enfin garantir et contrôler son application effective.

Enfin, la FNSEA demande au Gouvernement de mettre un terme au contournement du droit français par certaines centrales d’achat européennes. Pour lutter contre ces pratiques destructrices de valeur, les matières premières agricoles françaises doivent être définitivement exclues des négociations en centrales.

Sans partage équitable des charges liées aux crises ni respect d’EGAlim, il ne peut y avoir ni revenu agricole suffisant, ni souveraineté alimentaire. La loi d’urgence agricole a créé les outils permettant de couvrir les coûts de production : sans attendre, le Gouvernement doit désormais permettre aux filières qui le souhaitent de travailler à la mise en place du tunnel de prix. La production agricole française, qui compte parmi les plus durables au monde, a un coût qu’il est impératif de reconnaître et d’intégrer pleinement dans le partage de la valeur.

unigrain1201

Baromètre RSE 2026



Unigrains publie son Baromètre RSE 2026 des entreprises de l’agri-agroalimentaire

Les 62 entreprises dans le périmètre de cette 3ème édition du Baromètre représentent plus de 120 000 ETP et un chiffre d’affaires agrégé de plus de 31 milliards d’euros.

Retrouvez les tendances et analyses selon les 4 piliers de la politique d’investissement responsable d’Unigrains :

  • Transition Environnementale
  • Ancrage Territorial
  • Responsabilité Sociale
  • Gouvernance RSE

Guillaume Le Hénaff, Responsable RSE d’Unigrains : « En 2026, les trajectoires de durabilité des entreprises agri-agroalimentaires ont été mises à l'épreuve par un environnement de marché difficile, impactant les opérations et les chaînes logistiques. Malgré ce contexte, la plupart des entreprises choisissent de maintenir leur cap vers la durabilité, tout en adaptant leur niveau d'effort aux réalités économiques. »

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urgence1201

Loi d'urgence

pour la protection et la souveraineté agricoles



Un premier arrêté concrétise la volonté du Gouvernement de renforcer la contribution effective de la restauration collective à la souveraineté alimentaire française et européenne

La loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA) du 18 août 2026 a renforcé les dispositions de la loi EGalim concernant la restauration collective. Un arrêté paru au journal officiel ce 25 octobre vient concrétiser deux mesures prévues par la loi UPSA.

Suivi de l’origine des produits

Afin de mieux connaitre l’origine des denrées utilisées par les cantines et de s’assurer que ces achats bénéficient aux produits français et européens, l’arrêté du 16 octobre 2026 prévoit les modalités de télédéclaration de la part de ces produits. Il s’agira notamment de suivre la mise en œuvre du mécanisme de préférence européenne introduit par l’article 8 de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles pour les cantines publiques. Le texte prévoit des flexibilités pour tenir compte des contraintes opérationnelles rencontrées par les acteurs sur cette première année de mise en œuvre.

Simplification de la télédéclaration

Dans un double objectif de simplification et d’amplification de la participation des acteurs du secteur, le mode de télédéclaration « simplifié », expérimenté depuis 2022, devient la modalité de droit commun, dès 2027. Simplifier cette télédéclaration permettra d’obtenir une participation toujours plus importante des services de restauration et de mieux mesurer les progrès accomplis. Ces données permettront de consolider le bilan statistique annuel, rendu public sur la plateforme numérique ma cantine et transmis au Parlement. L’arrêté publié au journal officiel le 25 octobre 2026 formalise cette évolution.

« Je me félicite de la mise en œuvre rapide de ces évolutions, qui apportent des réponses concrètes et attendues sur le terrain. L’avis favorable unanime du Conseil national d’évaluation des normes, et notamment le soutien exprimé par les élus, confirment la pertinence de ces mesures et la nécessité d’avancer rapidement. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

Photo : Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr