
Contrat de solutions
Après la récolte annuelle, les pommes de terre sont stockées plusieurs mois afin de garantir l’approvisionnement des marchés et des usines, tout au long de l’année jusqu’à la récolte suivante.
La maîtrise du stockage des pommes de terre est un enjeu prioritaire pour garantir des produits sains et de qualité : maintien de la teneur en matière sèche et en fécule, non augmentation de la teneur en sucres pour la transformation ou pour l’allégation « frite » en frais, contrôle des agents pathogènes (pourritures, détérioration de la qualité de présentation, etc.), etc. Les opérateurs de stockage des pommes de terre doivent également faire face à un processus physiologique inéluctable de cette denrée : la germination.
Le bon contrôle de la germination des pommes de terre est un élément clé de la conservation. Le repos végétatif naturel ou prolongé (hydrazide maléique) des variétés et le recours au froid artificiel pour stocker à température basse, énergivore et parfois non souhaitable (sucrage de basse température et risque acrylamide pour les produits frits), ne peuvent le plus souvent pas se substituer à l’utilisation de substances antigerminatives exogènes rentrant dans le cadre du Règlement (CE) n° 1107/2009.
Cependant, le contexte relatif aux produits antigerminatifs utilisés au cours du stockage évolue fortement :
- Au niveau réglementaire, l’utilisation du chlorprophame (ou CIPC), principale molécule utilisée pour inhiber la germination des tubercules depuis plusieurs dizaines d’années, est désormais interdite depuis le 8 août 2020.
- Au niveau sociétal, les citoyens demandent une réduction de l’usage de produits de synthèse pour la production et la conservation des denrées alimentaires.
- Dans ce contexte, il est nécessaire de poursuivre la recherche de solutions de remplacement suite à l’arrêt du CIPC, performantes, compétitives et assurant le maintien de la qualité des pommes de terre.
