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Technique et innovation

eau1186

Explore2



Adapter la gestion de l'eau
dans une France à +4 °C

Les conséquences du changement climatique sur le cycle de l’eau sont d’ores et déjà visibles dans les territoires : une baisse de la disponibilité en eau, notamment avec des sécheresses à répétition, des phénomènes météorologiques plus intenses (cyclones, inondations…), et une dégradation de la qualité de l’eau. Face aux tensions croissantes sur la ressource en eau, le projet Explore2, coordonné par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’Office international de l’eau (OiEau), a livré des résultats actualisés intégrant les niveaux de réchauffement de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Ces travaux, publiés fin 2025, dessinent des futurs hydrologiques contrastés pour la France, pouvant présenter des évolutions alarmantes mais mettant à disposition des territoires et des acteurs de nombreuses données et informations pour éclairer les scénarios possibles d’adaptation.

GRAMICIBLE



Le projet GRAMICIBLE fait partie du plan d’action « Gestion des graminées adventices dans les rotations de grandes cultures », dispositif connu sous le sigle PARSADA. Il vise à développer des techniques de désherbage permettant une bonne maîtrise des graminées, dans un contexte de raréfaction des herbicides.

De nouveaux documents sont disponibles sur le site d’Arvalis : https://www.arvalis.fr/recherche-innovation/nos-travaux-de-recherche/projet-de-recherche-gramicible

Une vidéo sur « Comment nettoyer sa moissoneuse batteuse entre deux parcelles ? » a également été mise en ligne.

La vidéo

Tournesol



« Quand semer et récolter le tournesol » : la nouvelle version est disponible

Lancé par Terres Inovia en 2023, cet outil d’aide à la décision propose un nouveau module qui autorise la réalisation de simulations de dates prévisionnelles de récolte à partir de données météos de l’année, permettant ainsi une projection plus précise. Il est maintenant disponible et opérationnel. 

Ultime rendez-vous de la campagne, la récolte n’en demeure pas moins une intervention clé pour optimiser les résultats techniques et économiques du tournesol. Effectuée dans de mauvaises conditions, trop précocement ou trop tardivement, elle peut annihiler les efforts consentis durant tout le cycle. 

Récolter à un stade optimal

Parce que la rentabilité de la culture de tournesol se joue dès l’implantation, l’OAD « Quand semer et récolter » permet d’estimer la date de récolte du tournesol en fonction du choix variétal, de la date de semis et de la localisation géographique. Il complète ainsi l’accompagnement technique et l’aide à la prise de décision réalisés par Terres Inovia auprès des producteurs. 

Des simulations possibles avec les données météo de l’année en cours de campagne

Lancé par Terres Inovia en 2023, cet outil fait peau neuve cette année avec une évolution majeure : la prise en compte de la météo de l’année dans le calcul de la période de récolte. 

La version 2026 de l’OAD comprend ainsi deux nouveaux modules. Le premier, disponible dès à présent sur le site Internet de Terres Inovia, s’appuie sur des données météorologiques fréquentielles des dix dernières années. Une interface épurée présente une probabilité de récolte à une date donnée, découlant du scénario renseigné par l’utilisateur.

Le deuxième module, accessible dès aujourd'hui, autorise la réalisation de simulations en cours de campagne. Les données météo de l’année en cours, du semis jusqu’à la date à laquelle est réalisé le calcul, sont intégrées par l’outil dans le calcul d’une plage prévisionnelle de récolte. La projection devient par conséquent plus précise, ajustée selon les conditions climatiques de l’année.  

« Il est crucial d’engager l’opération lorsque la plante atteint un stade optimal. Une récolte à sous-maturité rendra plus difficiles les conditions d’intervention, et tout particulièrement le réglage du matériel. Des frais de séchage très souvent élevés, car corrélés au coût de l’énergie, pourront être imposés aux producteurs. A l’inverse, un battage à sur-maturité peut générer des pertes liées à l’égrenage, à la déprédation, aux maladies et surtout un manque à gagner substantiel dès lors que l’humidité s’effondre par rapport à la norme de commercialisation (9%). » Matthieu Abella, Ingnéieur de développement de Terres Inovia

accéder à l'OAD

colza1186

Terres Inovia et la PAD

Un partenariat gagnant !



Comme chaque année, l'institut a bénéficié des pages de la presse agricole départementale pour diffuser ses messages techniques aux agriculteurs concernés par les culture du colza et du soja.

Sommaire du spécial colza

RECHERCHE

  • Pathologie - Mobiliser le levier génétique pour lutter contre la hernie
  • Variétés de colza et ravageurs - Le lien entre la présence de larves d'altises et le rendement n'est pas établi

EXPÉRIMENTATION

  • Systèmes innovants - Une combinaison de leviers et une gestion plurianuelle des graminées
  • Agronomie - Concerto, la suite du projet R2D2 sur six nouvelles années
  • Biologie - Contrôler le mycosphaerella au plus juste coût
  • Gestion des graminées - Parvenir à des combinaisons validées
  • Innovation - Le colza associé à un couvert semi permanent : une piste prometteuse à ajuster

STRATÉGIE

  • Désherbage - Un atout stratégique face à la pression des graminées
  • Conjoncture - Le colza retrouve des surfaces et des perspectives
  • Sélection - Les bons critères pour choisir ses variétés

PROTECTION DES CULTURES

  • Gestion des ravageurs - Puceron cendré : vigilance au printemps
  • Taupins et noctuelles - Bien observer ses parcelles
  • Lutte contre les insectes - Des intercultures pièges pilotées suscitent l'intérêt

Sommaire du spécial soja

  • BILAN DE CAMPAGNE 2025 - Bilan de la présence des ravageurs dans le Sud-Ouest
  • FICHE TECHNIQUE - Soja : gestion de la punaise verte
  • FICHE TECHNIQUE - Soja : la pyrale du haricot
  • FICHE TECHNIQUE - Soja-pois chiche : l’héliothis
  • INTERVIEW - Cécile Le Gall, chargée d’études chez Terres Inovia et responsable du projet Solaris

Spécial colza 2026

Spécial soja 2026

Graminées adventices

Contrôler les ray-grass et vulpins dans le colza



La maîtrise des graminées hivernales est devenue un enjeu majeur dans la réussite de la culture de colza. Les infestations rencontrées exigent une gestion précoce. En complément des leviers agronomiques essentiels, des solutions efficaces et économiques sont à disposition des producteurs. Elles sont présentées dans le numéro de juin d'Arvalis & Terres Inovia infos.

Confronté à des levées précoces en particulier pour le ray-grass, le colza peut-être fortement pénalisé dès le début de son cycle. Cette concurrence prend différentes formes, elle impacte la croissance du colza, ce qui l’expose par exemple aux ravageurs d’automne, et peut conduire à des pertes de pieds importantes. Afin de contrôler ces graminées adventices tout en maintenant le potentiel du colza, Terres Inovia recommande la gestion précoce, dès l’implantation, dans les cas de fortes pressions.

La stratégie de désherbage consiste à orienter prioritairement le coût de la prélevée contre la cible "graminées". Les solutions parmi les plus performantes techniquement, comme Colzamid à 2 l/ha en présemis incorporé ou Sultan 1,5 l/ha en post-semis prélevée, sont accessibles pour un coût aux alentours de 35 à 45 €/ha. Ces solutions avoisinent en moyenne les 60 % d’efficacité, avec une variabilité importante selon les conditions d’application. Colzamid, grâce à l’incorporation en prélevée, présente des efficacités plus régulières. Attention, l’efficacité et la régularité de cette solution décroît rapidement en post-semis prélevée (absence d’incorporation).

Dans le cas d’une utilisation tous les trois ans, la dose de métazachlore est limitée à 500 g/ha (Sultan 1 l/ha). Cette dose est insuffisante en forte pression ray-grass et surtout vulpins. Il est alors nécessaire de l’associer en post-semis prélevée à de la napropamide (Sultan 1 l/ha + Colzamid 1,2 l/ha) ou à du dimétachlore (Sultan 1 l/ha + Terox 1,5 l/ha) pour une efficacité comparable aux 750 g/ha de métazachlore.

Bien évaluer la dose nécessaire

Springbok ou Alabama à 2 l/ha, qui associent 400 g/ha de métazachlore à 400 g/ha de dmta-P, présentent un niveau d’efficacité comparable aux 750 g/ha de métazachlore sur ray-grass et en léger retrait sur vulpin. Il en est de même pour Colzor Trio 3,5 l/ha sur la cible ray-grass uniquement (en plus fort retrait sur vulpin), qui associe de la napropamide et du diméthachlore. Ces solutions – au même titre que Bandonéon, Novall ou encore Triclo à pleine dose – apportent des compléments non négligeables sur dicotylédones, mais avec un surcoût d’environ 30 à 45 €/ha selon les solutions considérées par rapport à Colzamid 2 l/ha ou Sultan 1,5 l/ha. Le surcoût de ces solutions ne se justifie qu’en présence avérée de dicotylédones. La diminution de dose se traduit par une perte d’efficacité sur graminées ; un choix perdant d’un point de vue technique et économique.

Dans le cas d’un colza associé à des légumineuses, ces dernières tolèrent assez mal les désherbages de prélevée du colza, à l’exception de certaines comme la féverole. Une application de Colzamid à 2 l/ha en présemis incorporé présente une sélectivité acceptable, au même titre que Colzor Trio à 3,3 l/ha (non adapté contre le vulpin). Les solutions à base de métazachlore se montrent plus sélectives en application de post-levée précoce, mais cela constitue une pratique non recommandée en situation ray-grass. Or, dans les situations difficiles en graminées, l’efficacité du désherbage dès la prélevée doit être une priorité. 

Conditions d’utilisation de la propyzamide

Le contrôle précoce, au-delà de limiter la concurrence en début de cycle, permet d’attendre les conditions optimales pour l’application de post-levée avec la propyzamide pour toutes les situations qui le nécessitent : température du sol < 10°C, application sur sol humide, période d’application idéale en novembre jusqu’à début décembre.

La gestion des repousses de céréales est quant à elle à envisager au cours du mois de septembre avec un anti-graminées foliaire. Les herbicides racinaires précédemment cités sont généralement inefficaces. Cette application pourra offrir une efficacité complémentaire sur ray-grass et vulpin en fonction du niveau de résistance présent sur la parcelle. En cas de bonne efficacité de la prélevée, la gestion des repousses pourra s’envisager avec une "fop" (Stratos, Pilot, etc.). En cas d’échec de la prélevée sur les levées de ray-grass/ vulpin, la cléthodime est possible pour neutraliser les repousses et possiblement ces graminées hivernales (selon le niveau de résistance), sous condition de maintenir une propyzamide (Kerb ou Ielo) en novembre afin de neutraliser les individus résistants. 

Biner tôt pour réduire la concurrence de début de cycle

Face à un échec total ou partiel de la prélevée en forte pression, le binage peut constituer une solution de recours en situation de semis à écartement large. Un binage courant septembre à partir de 3-4 feuilles du colza permet de réduire la pression des graminées, pour la plupart encore sensibles aux dents de la bineuse (avant tallage). Pour les ray-grass déjà développés (tallage), le risque de repiquage est plus élevé d’où l’intérêt d’intervenir tôt. Cette piste est à l’étude dans le projet Gramicible.

ravageur1186

Des nano-anticorps

pour déjouer les ravageurs agricoles



Limiter les insectes ravageurs agricoles sans recourir à des solutions chimiques, c’est l’une des perspectives offertes par les travaux menés par des chercheurs d’INRAE et du CNRS. En développant des nano-anticorps capables de cibler une protéine essentielle à la communication entre certains insectes, l’équipe de recherche propose une approche innovante de biocontrôle. Une avancée prometteuse pour réduire les populations de ravageurs et protéger les cultures de manière plus respectueuse de l’environnement.

De nouvelles perspectives s’ouvrent pour lutter efficacement et durablement contre certains insectes ravageurs des cultures. Des chercheurs de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (iEES-Paris) et leurs collègues du Laboratoire d’ingénierie des systèmes macromoléculaires (LISM) ont validé une méthode innovante reposant sur les vésicules extracellulaires, de minuscules enveloppes naturellement produites par les cellules, pour produire des nano-anticorps ciblant des protéines membranaires complexes.

Ces protéines, situées à la surface des cellules, jouent un rôle essentiel dans de nombreux mécanismes biologiques. Mais leur étude reste particulièrement difficile, car elles perdent facilement leur structure naturelle lorsqu’elles sont isolées. Pour surmonter cet obstacle, les scientifiques utilisent les vésicules extracellulaires comme des « présentoirs » biologiques capables de conserver ces protéines dans un état proche de celui observé dans le vivant.

L’équipe s’est intéressée à une protéine membranaire appelée SNMP1, présente chez de nombreux insectes dont Spodoptera littoralis, un papillon de nuit dont les chenilles causent d’importants dégâts aux cultures. Cette protéine joue un rôle clé dans la détection des phéromones sexuelles, les signaux chimiques qui permettent aux insectes de se rencontrer pour se reproduire.

Grâce à cette approche, les scientifiques ont obtenu des nano-anticorps capables de reconnaître spécifiquement SNMP1. Pouvant atteindre des cibles inaccessibles aux anticorps classiques en raison de leur bien plus petite taille, ces nano-anticorps pourraient à terme être utilisés pour bloquer le fonctionnement de SNMP1 et perturber la communication chimique entre les insectes. En limitant leur capacité à détecter les signaux nécessaires à l’accouplement, cette stratégie pourrait réduire leur reproduction et, par conséquent, les populations et les dommages causés aux cultures.

Publiés dans la revue Journal of Extracellular Biology, ces travaux ouvrent la voie à de nouvelles solutions de biocontrôle ciblées et respectueuses de l’environnement. La méthode pourrait en effet être adaptée à d’autres insectes nuisibles dont la reproduction repose également sur la détection de phéromones, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour protéger durablement les cultures.

Référence : Dogliani, A., L. Fradale, C. Valeille, et al. 2026. "Generation of Nano-Antibodies Targeting the SNMP1 Membrane Receptor of Spodoptera littoralis Using Extracellular Vesicles.” Journal of Extracellular Biology5, no. 4: e70118. https://doi.org/10.1002/jex2.70118

Innov'action

Des innovations pour des exploitations performantes



C’est la 12e édition d’Innov’Action ! Depuis plus de 10 ans, le réseau des Chambres d’agriculture se mobilise autour de cette opération emblématique, avec chaque année, toujours plus d’événements organisés et de participants au rendez-vous.

Les Chambres d’agriculture accompagnent les agriculteurs dans le développement et la sécurisation de leurs projets économiques performants et durables.

À travers le dispositif Innov’Action, elles valorisent les innovations contribuant à la performance économique, sociale et environnementale des exploitations, et favorisent le transfert de pratiques entre agriculteurs.

L’ambition d’Innov’Action

Diffuser les innovations mises en oeuvre sur les exploitations agricoles
Valoriser la collaboration agriculteur / conseiller
Favoriser le transfert de pratiques entre agriculteurs
Créer une dynamique dans les territoires

« Les portes-ouvertes Innov’Action sont des relais concrets de diffusion d’informations techniques et économiques, par les agriculteurs et pour les agriculteurs. Véritables espaces d’échanges, elles permettent aux agriculteurs de réfléchir à leurs pratiques pour s’adapter et ainsi rester performant et durable. » Marie Douteau - Conseillère élevage viande, Chambres d’agriculture de Normandie

Les événements autour de l'innovation dans vos régions

  • Bretagne : 13 exploitations ouvrent leurs portes, du lait au houblon, des légumes au porcs. Retrouvez tous les événements près de chez vous
  • Occitanie : Salon de l'eau et de l'irrigation, le 16 juin à Montauban : agriculture irriguée et performance des exploitations, Adaptation du vignoble, le 2 juillet : cépages et porte-greffes de demain avec le projet CePoClim
  • Pays de la Loire : Rencontre régionale ovine en Sarthe, le 22 septembre. Porte ouverte d’un élevage cunicole en Mayenne, le 23 septembre. Journée régionale caprine, le 29 septembre

De nouveaux événements seront annoncés prochainement dans toute la France.

Consulter les prochains événements de l'innovation