Anciens numéros

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Partager la page

Actualités de la filière

fnab1186

OGM NTG



L’Europe fait rentrer les OGM dans l’alimentation, sauf en bio

C’est un recul historique. Ce mercredi 17 juin, le Parlement Européen a adopté le règlement autorisant les OGM produits par des nouvelles techniques génomiques (NTG), ouvrant ainsi la porte à leur commercialisation sur le sol européen. Les agriculteurs et agricultrices bio vont eux pouvoir continuer à garantir des produits non OGM, mais la FNAB demande à l’Etat français des garanties pour les protéger contre des contaminations éventuelles.

Une dérégulation soutenue par la France contre l’avis des consommateurs

Jusqu’à aujourd’hui l’Europe résistait à la pression des groupes industriels étrangers qui souhaitaient faire massivement rentrer les OGM sur notre sol. Un seul produit était autorisé, le maïs transgénique MON810 de Monsanto, mais il était interdit en France et dans quasiment tous les pays de l’UE. Désormais la commercialisation de semences OGM sera possible sans évaluation des risques et sans traçabilité le long de la chaîne de production. Les consommateurs ne pourront pas savoir s’ils consomment des OGM alors que 92% d’entre eux disent vouloir en être informés. [1]

« Après le soutien au retour de l’acétamipride, le gouvernement Lecornu restera dans les mémoires comme celui qui aura contribué à mettre fin à 30 années de résistance nationale contre les OGM, c’est une triste contre-performance environnementale » déplore Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

La bio restera, elle, une garantie sans OGM

Conformément au cahier des charges, la bio va, elle, continuer à garantir des produits sans OGM grâce à l’étiquetage et à la traçabilité obligatoire sur les semences issues de nouvelles techniques génomiques. Ces nouveaux OGM seront donc bien toujours interdits en bio.

La bio pourrait cependant être, comme toutes les productions, victime de contaminations. Le pollen se propage et se croise avec les autres plantes, et un champ OGM peut contaminer un champ non OGM. On l’a vu dans les pays qui en cultivent massivement : au Canada il est maintenant quasiment impossible de faire pousser du colza non-OGM. Rien n’est aujourd’hui prévu pour indemniser ou assurer les producteur-ices bio contre ce risque.

Lorsque nos produits sont contaminés par des pesticides et qu’on doit les détruire, rien n’est prévu pour nous dédommager. C’est la même chose pour les OGM, il faut que le gouvernement prévoit un système de gestion de ces risques » poursuit Loïc Madeline.  

Etude Unigrains



Mutations de la démographie et ses impacts pour la filière agri-agroalimentaire

Quelles stratégies et leviers d’adaptation pour les entreprises ?

Paris, le 19 juin 2026 – A l’occasion de la 4ème édition des Rencontres d’Unigrains, l’investisseur-partenaire des entreprises de l’agri-agroalimentaire a publié une étude inédite sur les mutations de la démographie et leurs impacts pour la filière agri-agroalimentaire, ainsi que sur les leviers d’adaptation et les opportunités qu’elles recouvrent.

« En 2023, seulement 2% de nos entreprises-partenaires identifiaient la transition démographique comme leur principal chantier prioritaire. Trois ans plus tard, le sujet s'impose comme un enjeu économique majeur. La question n'est plus de savoir s'il faut s'y intéresser, mais quelle place lui donner dans la hiérarchie des priorités au sein des entreprises », souligne Paulin MATCHON, Responsable d'Études Économiques & Stratégiques chez Unigrains.

Télécharger le document PDF

Un projet d’animation

et de capitalisation en trois volets



Animation et capitalisation d’expériences de filières territoriales économes en produits phytosanitaires

Le projet se décline en trois volets. Le premier volet consiste en un bilan et une analyse des retours d’expérience de projets de filières territoriales économes en produits phytosanitaires. Le deuxième volet vise à accompagner onze projets de filières économes en produits phytosanitaires, sélectionnés dans le cadre de deux appels à projets nationaux Écophyto (AAPN 2021-2022 et AAPN 2022-2023). Enfin le troisième volet a permis de formuler des recommandations à destination des différentes parties prenantes pour le développement de ces filières et pour leur accompagnement. 

Vous trouverez les livrables principaux de cette mission sur la plateforme EcophytoPIC. Deux webinaires de présentation du projet ont également été mis en ligne :

SDAGE 2028-2033



Les Chambres d’agriculture alertent sur une concertation insuffisante et des contraintes disproportionnées pour l’agriculture

Réunis en Conseil d’administration le 17 juin 2026 à Paris, sous la présidence de Sébastien Windsor, les Chambres d’agriculture ont adopté une motion relative à la concertation sur les Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) pour la période 2028-2033.

Cette motion fait suite à la conférence de presse organisée le 22 avril dernier, au cours de laquelle Chambres d'agriculture France avait dénoncé un déséquilibre global.

Elle prend également en compte le manque d’avancées significatives lors des différents travaux qui ont eu lieu dans les comités de bassins depuis cette date. Les Chambres d'agriculture y réaffirment de sérieuses réserves sur les projets en cours. Elles pointent un calendrier contraint, une concertation insuffisante avec le monde agricole, et une complexité accrue des documents qui nuit à leur appropriation. Dans plusieurs bassins, les projets de SDAGE apparaissent déconnectés des réalités économiques, climatiques et techniques des exploitations, et risquent d’introduire des contraintes disproportionnées sans prise en compte des dynamiques territoriales.

Les Chambres d'agriculture dénoncent une approche trop systématique fondée sur la réduction de la consommation en eau, alors même que le Plan Eau national prévoit une stabilisation de l'utilisation agricole de l'eau, et non une réduction, pour s'adapter au changement climatique. 

Les demandes de Chambres d’agriculture France

  • Un allongement des calendriers d'élaboration et un renforcement de la concertation avec les acteurs agricoles
  • Une simplification et une meilleure lisibilité des documents
  • Une analyse systématique des impacts socio-économiques des mesures proposées
  • Un rééquilibrage de la gouvernance des instances de bassin, pour une représentation effective du monde agricole 
  • La reconnaissance du stockage de l'eau comme levier d'adaptation climatique, et des politiques publiques favorisant l'investissement dans les infrastructures hydrauliques
canicule1186

Canicule



La ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire annonce une première série de mesures pour accompagner les agriculteurs face à la canicule

L’épisode caniculaire actuel, exceptionnel par sa précocité et son intensité, est particulièrement éprouvant pour le monde agricole, dont l'activité est très exposée aux effets des fortes températures.

Face à cette situation et à la demande de la ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, les représentants des organisations professionnelles agricoles ont été réunis ce jour pour faire un point de la situation et identifier les mesures d’urgence à mettre en œuvre.

Après avoir entendu leurs remontées de terrain et leurs demandes concrètes pour aider les agriculteurs à traverser cet épisode exceptionnel, la ministre s’est engagée sur une première mesure destinée à limiter les conséquences de la canicule sur l’alimentation des animaux et les risques d’incendie.

Un nouveau point de situation avec les organisations professionnelles agricoles sera organisé d’ici la fin de la semaine, en vue de potentielles annonces supplémentaires.

L'accès aux ressources fourragères est facilité

Le Gouvernement souhaite anticiper les difficultés susceptibles d'affecter l'alimentation des troupeaux.

À cette fin, il sera confirmé sans délai aux préfets que, dans le cadre de la lutte contre les incendies, si des obligations de débroussaillement étaient mises en place par leurs soins et sous réserve que des jachères se situent dans la zone visée par arrêté, une jachère pourra conserver son caractère d'infrastructure agro-écologique (IAE) même si elle a été fauchée, permettant aux exploitations concernées de continuer à être éligibles aux aides au titre de la politique agricole commune (PAC) 2026.

Parallèlement, il est demandé aux syndicats agricoles, aux chambres d’agriculture et aux instituts techniques agricoles d’intensifier leur accompagnement des producteurs et de diffuser largement les bonnes pratiques permettant d'adapter la conduite des cultures et des élevages aux fortes chaleurs.

Report des contrôles dans les départements les plus concernés

Au vu de la saisonnalité inhabituelle de l’épisode de canicule, la ministre a par ailleurs décidé que les contrôles dans les exploitations agricoles seront, sauf impossibilité, temporairement reportés dans les départements concernés, jusqu’à la fin de la période de vigilance rouge pour canicule. Ils reprendront à l’issue.

« Face à l’intensification des épisodes climatiques extrêmes, nous avons la responsabilité de protéger les agriculteurs, les animaux et les végétaux. Il en va de la sécurité des personnes, de l’alimentation des animaux et de la défense de notre souveraineté alimentaire, qui est un impératif national. Ces objectifs exigent des mesures rapides, fortes, et adaptées. Dans cette période de canicule, le pragmatisme doit nous guider. C’est le sens de cette première mesure prise à l’issue d’échanges avec les professionnels agricoles. L’État est plus que jamais mobilisé pour apporter des réponses concrètes aux agriculteurs, protéger leur capacité de production et garantir l’avenir d’une agriculture française résiliente. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

prix1186

GAMAE



GAMAE primé par le Play4Change 2026 pour son approche novatrice des jeux sérieux au service de la transition agroécologique

La plateforme GAMAE a reçu le  prix Play4Change dans la catégorie « Projet fondé sur le jeu comme moteur de changement social ». Cette distinction valorise l’efficacité des jeux sérieux développés par GAMAE pour accompagner des acteurs territoriaux dans la mise en œuvre concrète de pratiques agroécologiques.

Lire l'article