L’Industrie de la meunerie

La Convention annuelle de l’Association nationale de la meunerie française se tient jeudi 14 septembre en présence de Pierre Gattaz Président du Medef et de Jean-Philippe Girard, Président de l’ANIA (Association Nationale des Industries Agroalimentaires).
Les entreprises de la meunerie veulent rappeler qu’elles sont une des rares industries françaises historiques dont la production est toujours essentielle au quotidien des Français. Cette force permet à ces acteurs d’évoquer les nombreuses perspectives d’avenir mais aussi les freins autour desquels la mobilisation ne doit pas baisser. Parmi ceux-ci, la fiscalité mais également la distorsion de concurrence à l’international qui portent les meuniers à évoquer à l’occasion de la Convention 2017 les différents leviers de croissance pour une meilleure compétitivité de la filière, en écho aux enjeux des États Généraux de l’Alimentation.
Lionel Deloingce, Président de l’ANMF rappelle : « Même si nous avons su maintenir emplois et stabilité en 2016, le secteur de la Meunerie reste fragilisé. La Taxe Farine est un sujet central pour nous car injuste. Cette taxe grève lourdement la compétitivité de la profession, sa croissance même, en créant une inégalité de traitement fiscal dans le secteur agroalimentaire. Mais la compétitivité c’est aussi la modernisation constante des outils de production et le numérique constitue une nouvelle phase clef que les meuniers ne rateront pas. Cette Convention nous permet de rappeler que la Meunerie est une industrie moderne, technique et technologique qui doit montrer son vrai visage pour attirer les meilleurs profils. Le lancement de notre projet « Meunerie 2020 » en est le meilleur exemple ».
A consommateur exigeant, filière obligatoirement remarquable
Aujourd’hui le consommateur dicte l’évolution du marché et exige des produits finis de haute qualité gustative et environnementale. Les meuniers ont pris la mesure de l’impérieux devoir d’analyser ces attentes, de s’y adapter et naturellement de fournir tous les éléments de réassurance nécessaires par une information précise sur la qualité sanitaire et nutritionnelle de leurs produits, ainsi que sur leurs engagements en matière de santé publique. La meunerie souhaite s’engager vers le « zéro insecticide de stockage » et travailler plus avec l’amont agricole sur l’évolution des conduites culturales garantissant sérieux, expertise et respect.
Ces démarches doivent être évaluées par les pouvoirs publics pour garantir un principe d’équivalence, sous peine, à nouveau, de distorsion de concurrence entre pays européens notamment. Dans le cas contraire, le souci d’exemplarité de l’industrie meunière s’avèrerait trop coûteux en termes de compétitivité.
Mettre en lumière le secteur pour mieux recruter
Préparer l’avenir, c’est encore s’intéresser aux jeunes et les inciter à choisir le métier de meunier en leur proposant des emplois attractifs et en assurant l’accès à la formation tout au long de leur carrière. Afin de pouvoir transmettre ses connaissances, la meunerie a, d’ores et déjà, initié une réflexion pour la conception d’une « bibliothèque des savoirs » en meunerie et plus largement pour les industries céréalières. Ce projet devra s’inscrire dans la continuité des formations diplômantes existantes qu’elles soient initiales ou continues.
L’ouverture des Etats Généraux de l’Alimentation cet été est un moment historique. Lionel Deloingce poursuit « L’ANMF entend y être pleinement actrice et force de propositions en apportant son expertise et sa contribution au travail collectif qui vise à définir les modèles de production alimentaire de demain. C’est aussi une opportunité extraordinaire de faire émerger les filières, aux yeux du grand public, qui seront demain garantes de la responsabilité, de la transparence et de la qualité attendues. La filière céréalière, dont nous sommes issus, a toute sa place pour exister, rayonner et offrir à chacun l’assurance pérenne nécessaire qui permettra d’envisager l’avenir sous les meilleurs auspices ».

Brochure : "Des sols
