Le groupe Advitam vise 1000 agriculteurs engagés en agriculture de régénération à travers sa stratégie RSE
Face à la pression réglementaire, aux attentes des marchés et aux aléas climatiques, Advitam lance « Impact 2030 », une feuille de route RSE ambitieuse qui vise à concilier les exigences environnementales avec la sécurisation du revenu des exploitations. D’ici à 5 ans, son objectif est clair : engager 1 000 agriculteurs en agriculture de régénération pour accompagner durablement la transition sur le territoire. Parmi les solutions concrètes pour les exploitations, le lancement d’un plan de formation des technico-commerciaux en agriculture de régénération.
La transition agricole au coeur de la stratégie RSE
Le dérèglement climatique est déjà une réalité pour les exploitations agricoles. Dans le même temps, la réglementation évolue et impose aux entreprises davantage d’engagement en matière de durabilité pour contribuer à la baisse des émissions de GES et limiter l’impact du réchauffement climatique. Face à ces défi s, le groupe Advitam s’est engagé dans une transition pragmatique, progressive et créatrice de valeur pour les adhérents et les agriculteurs de la région des Hauts-de-France. Sa stratégie RSE “Impact 2030” s’articule autour de 5 piliers : nos fermes, nos outils, nos Hommes, notre territoire et notre gouvernance. Cette démarche s'inscrit pleinement dans le projet d'entreprise « Advitam 2030 ».
« Impact 2030 garantit une transition agricole alignée avec les enjeux terrain, économiquement viable pour l’entreprise et les adhérents, respectueuse de l’environnement et socialement responsable envers notre écosystème. Dans le cadre de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), notre groupe devra publier en 2028 son premier rapport de durabilité. Il comportera une centaine d’indicateurs ainsi que nos trajectoires et nos ambitions justifi ant nos actions. Pour anticiper cette échéance et marquer notre engagement sur le sujet, nous publierons dès 2026 un rapport volontaire. », explique Élise Demaret, Directrice Communication & RSE
Objectif : 1000 agriculteurs en agriculture de régénération
Au cœur de cette stratégie, le pilier « Nos Fermes » vise à déployer des solutions pour accompagner les agriculteurs à s’adapter au dérèglement climatique et réduire l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement. Pour y parvenir, le groupe Advitam se fi xe un objectif ambitieux de 1000 agriculteurs engagés et accompagnés en agriculture de régénération d’ici à 5 ans. Aujourd’hui, 400 agriculteurs Unéal et Ternoveo sont accompagnés pour cultiver ces pratiques qui préservent le capital sol et renforcent la résilience économique des exploitations.
Sur le plan technique, de nombreuses innovations sont déjà déployées comme de nouvelles variétés en semences certifiées, des mélanges de couverts végétaux, des programmes de protection des plantes intégrant des biosolutions ou encore des programmes de nutrition animale intégrant les graines de lin extrudées pour réduire les émissions de méthane. Pour accompagner ce changement de pratiques auprès des agriculteurs, le groupe a décidé d’investir dans la montée en compétence de ses équipes terrain à travers un parcours de formation dédié à l’agriculture de régénération avec l’objectif de former 100% de ses conseillers d’ici 2030.
Une approche collective pour répondre à tous les modèles d’agriculture
« L'évolution des pratiques représente un investissement. Pour ne pas laisser les adhérents seuls face
au coût de la transition, Advitam mobilise et sensibilise l’ensemble des acteurs de la filière, du
producteur au consommateur afin de développer différents partenariats et des alliances créatrices
de valeurs », déclare Adrien Blanchard, Président de la Commission Communication, Vice-Président
du groupe Advitam et agriculteur.
La Direction Innovation et Filières travaille avec les partenaires de la région autour de programmes qui valorisent financièrement ces efforts via des primes filières ou des crédits carbones. Le programme Gaïago, le programme Sols Vivants/RECOLTE et le projet Covalo en sont des exemples. Lancé en automne 2025 avec plusieurs partenaires dont Pour une Agriculture Du Vivant, Covalo devrait réunir une cinquantaine d’adhérents dès la moisson 2026.
Grâce à une performance solide permettant la redistribution de valeur, le groupe Advitam se projette résolument comme un moteur de la transformation agricole durable dans les Hauts-de-France.
Pour piloter le déploiement d’Impact 2030, Alice Milhamont a
rejoint Advitam en novembre 2025 en tant que responsable RSE.
Forte de son expérience au sein du pôle agro-environnement de la Chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais, elle apporte toute son expertise pour intégrer durablement les enjeux environnementaux et sociaux au coeur des stratégies du groupe. Sa mission : accompagner les équipes dans le déploiement de la stratégie de durabilité auprès des agriculteurs et des collaborateurs. Elle pilote également la réalisation du bilan carbone du groupe, la construction d’un plan de transition climatique et la rédaction du rapport de durabilité du groupe prévu en 2026.
Site internet : https://www.groupe-advitam.com

Registre phytosanitaire
numérique
Anticiper l’échéance 2027 et sécuriser la traçabilité de l’exploitation
Le registre phytosanitaire fait partie des obligations réglementaires de l’exploitation depuis de nombreuses années. À partir du 1er janvier 2027, son format évolue : il devra être tenu sous une forme numérique structurée et lisible par machine.
Cette évolution concerne tous les exploitants utilisateurs de produits phytopharmaceutiques et s’inscrit dans un cadre réglementaire européen et national renforcé. L’enjeu est clair : garantir une traçabilité fiable des pratiques, tout en simplifiant la gestion et les contrôles.
Une obligation connue, un cadre réglementaire qui évolue
Le registre phytosanitaire est obligatoire depuis 2006. Il permet de tracer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et constitue un document de référence en cas de contrôle administratif ou réglementaire.
Cette obligation s’appuie sur le règlement européen (CE) n°1107/2009 et sur l’arrêté français du 16 juin 2009. Elle s’inscrit pleinement dans les orientations de la stratégie européenne « De la ferme à la table », qui vise à renforcer la traçabilité des pratiques agricoles et à réduire la dépendance aux produits phytopharmaceutiques.
L’évolution actuelle ne porte donc pas sur le principe du registre, mais sur son format de conservation et d’exploitation des données. Le passage au numérique vise à améliorer la lisibilité, la fiabilité et l’exploitabilité des informations enregistrées.
Le registre reste avant tout un outil de traçabilité, avant d’être un document administratif.
Ce que prévoit la réglementation à partir de 2027
À compter du 1er janvier 2027, le registre phytosanitaire devra être tenu exclusivement sous un format numérique structuré et lisible par machine.
Les registres papiers, les PDF scannés ou les fichiers Excel non structurés ne répondront plus aux exigences réglementaires.
Les interventions devront être :
- Saisies directement dans un outil numérique,
- Ou converties dans ce format dans un délai maximum de 30 jours après l’application.
Le registre devra être présenté sans délai en cas de contrôle par les autorités compétentes, qui pourront exiger une transmission au format électronique prescrit.
Ces règles s’appliqueront à l’ensemble des exploitations concernées par l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, ainsi qu’aux Entreprises de Travaux Agricoles (ETA), qui devront mettre à disposition de leurs clients les registres les concernant.
À ce jour, il n’existe pas d’outil centralisé mis en place par le gouvernement français ou la Commission européenne pour la télédéclaration des interventions.
Contenu du registre phytosanitaire : les informations à renseigner
Si le format évolue, le contenu du registre reste identique à celui exigé aujourd’hui.
Les informations essentielles à enregistrer sont notamment :
- La dénomination commerciale du produit phytopharmaceutique utilisé ;
- La dose appliquée et son unité ;
- La localisation précise de l’intervention (numéro d’îlot PAC et nom de la parcelle) ;
- La date et les horaires d’application (début et fin) ;
- La surface ou le volume réellement traités ;
- La culture en place sur la parcelle (emblavement).
Des compléments sont susceptibles d’être demandés par les États membres. En France, certains ajouts sont pressentis (sous réserve de publication de nouveaux textes, état à novembre 2024), tels que :
- La présence observée d’organismes nuisibles ou de symptômes,
- Le nom de l’organisme identifié ou la description de l’anomalie,
- La date du premier constat,
- La date de récolte,
- La variété de la culture.
Le format numérique permet de structurer ces données de manière homogène, de limiter les oublis et de faciliter les vérifications lors des contrôles.
Comment se dérouleront les contrôles à partir de 2027 ?
Le registre phytosanitaire devra être tenu à disposition des autorités pendant cinq ans.
En cas de demande, l’exploitant devra :
- Fournir les informations contenues dans le registre sans tarder ;
- Être en mesure de transmettre ces données au format électronique prescrit, si l’autorité compétente l’exige.
Le respect des délais d’enregistrement et du format numérique structuré constituera un point central des contrôles. Un registre bien tenu facilite les échanges avec l’administration et sécurise la conformité réglementaire de l’exploitation.
Organisation et accompagnement au sein de la SCAEL
Dans le cadre du projet SCAEL2030, la coopérative accompagne ses adhérents dans l’évolution de leurs pratiques vers des outils numériques adaptés aux exigences réglementaires.
Les conseillers SCAEL vous accompagnent pour :
- Informer sur les évolutions réglementaires,
- Orienter vers les solutions adaptées,
- Accompagner la prise en main des outils et la structuration des données du registre phytosanitaire.
Smag Farmer : un outil adapté aux exigences réglementaires
Smag Farmer est une solution de gestion parcellaire et de traçabilité conçue pour répondre aux obligations liées au registre phytosanitaire numérique.
Le logiciel intègre :
- Des contrôles réglementaires automatisés,
- La gestion des doses,
- Un historique sécurisé des interventions.
Accessible sur ordinateur et sur mobile, il permet de saisir les interventions directement au champ et de partager les informations avec les partenaires concernés, tout en garantissant la conformité du registre au format attendu en 2027.
Smag Farmer est le logiciel agricole N°1 sur les vérifications phyto, avec plus de 40 points de contrôle intégrés.
Une évolution à anticiper
Le passage au registre phytosanitaire numérique constitue une évolution réglementaire clairement définie, avec une échéance fixée à 2027.
En s’équipant d’outils adaptés et en s’appuyant sur l’accompagnement de la SCAEL, les exploitants peuvent sécuriser leur conformité réglementaire et structurer durablement la traçabilité de leurs pratiques.
Site internet : https://www.groupe-scael.com