Anciens numéros

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Partager la page

Vie des entreprises

IMPACT 2030



Le groupe Advitam vise 1000 agriculteurs engagés en agriculture de régénération à travers sa stratégie RSE

Face à la pression réglementaire, aux attentes des marchés et aux aléas climatiques, Advitam lance « Impact 2030 », une feuille de route RSE ambitieuse qui vise à concilier les exigences environnementales avec la sécurisation du revenu des exploitations. D’ici à 5 ans, son objectif est clair : engager 1 000 agriculteurs en agriculture de régénération pour accompagner durablement la transition sur le territoire. Parmi les solutions concrètes pour les exploitations, le lancement d’un plan de formation des technico-commerciaux en agriculture de régénération.

La transition agricole au coeur de la stratégie RSE

Le dérèglement climatique est déjà une réalité pour les exploitations agricoles. Dans le même temps, la réglementation évolue et impose aux entreprises davantage d’engagement en matière de durabilité pour contribuer à la baisse des émissions de GES et limiter l’impact du réchauffement climatique. Face à ces défi s, le groupe Advitam s’est engagé dans une transition pragmatique, progressive et créatrice de valeur pour les adhérents et les agriculteurs de la région des Hauts-de-France. Sa stratégie RSE “Impact 2030” s’articule autour de 5 piliers : nos fermes, nos outils, nos Hommes, notre territoire et notre gouvernance. Cette démarche s'inscrit pleinement dans le projet d'entreprise « Advitam 2030 ».

« Impact 2030 garantit une transition agricole alignée avec les enjeux terrain, économiquement viable pour l’entreprise et les adhérents, respectueuse de l’environnement et socialement responsable envers notre écosystème. Dans le cadre de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), notre groupe devra publier en 2028 son premier rapport de durabilité. Il comportera une centaine d’indicateurs ainsi que nos trajectoires et nos ambitions justifi ant nos actions. Pour anticiper cette échéance et marquer notre engagement sur le sujet, nous publierons dès 2026 un rapport volontaire. », explique Élise Demaret, Directrice Communication & RSE

Objectif : 1000 agriculteurs en agriculture de régénération

Au cœur de cette stratégie, le pilier « Nos Fermes » vise à déployer des solutions pour accompagner les agriculteurs à s’adapter au dérèglement climatique et réduire l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement. Pour y parvenir, le groupe Advitam se fi xe un objectif ambitieux de 1000 agriculteurs engagés et accompagnés en agriculture de régénération d’ici à 5 ans. Aujourd’hui, 400 agriculteurs Unéal et Ternoveo sont accompagnés pour cultiver ces pratiques qui préservent le capital sol et renforcent la résilience économique des exploitations.

Sur le plan technique, de nombreuses innovations sont déjà déployées comme de nouvelles variétés en semences certifiées, des mélanges de couverts végétaux, des programmes de protection des plantes intégrant des biosolutions ou encore des programmes de nutrition animale intégrant les graines de lin extrudées pour réduire les émissions de méthane. Pour accompagner ce changement de pratiques auprès des agriculteurs, le groupe a décidé d’investir dans la montée en compétence de ses équipes terrain à travers un parcours de formation dédié à l’agriculture de régénération avec l’objectif de former 100% de ses conseillers d’ici 2030.

Une approche collective pour répondre à tous les modèles d’agriculture

« L'évolution des pratiques représente un investissement. Pour ne pas laisser les adhérents seuls face
au coût de la transition, Advitam mobilise et sensibilise l’ensemble des acteurs de la filière, du
producteur au consommateur afin de développer différents partenariats et des alliances créatrices
de valeurs
», déclare Adrien Blanchard, Président de la Commission Communication, Vice-Président
du groupe Advitam et agriculteur.

La Direction Innovation et Filières travaille avec les partenaires de la région autour de programmes qui valorisent financièrement ces efforts via des primes filières ou des crédits carbones. Le programme Gaïago, le programme Sols Vivants/RECOLTE et le projet Covalo en sont des exemples. Lancé en automne 2025 avec plusieurs partenaires dont Pour une Agriculture Du Vivant, Covalo devrait réunir une cinquantaine d’adhérents dès la moisson 2026.

Grâce à une performance solide permettant la redistribution de valeur, le groupe Advitam se projette résolument comme un moteur de la transformation agricole durable dans les Hauts-de-France.

Pour piloter le déploiement d’Impact 2030, Alice Milhamont a
rejoint Advitam en novembre 2025 en tant que responsable RSE.
Forte de son expérience au sein du pôle agro-environnement de la Chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais, elle apporte toute son expertise pour intégrer durablement les enjeux environnementaux et sociaux au coeur des stratégies du groupe. Sa mission : accompagner les équipes dans le déploiement de la stratégie de durabilité auprès des agriculteurs et des collaborateurs. Elle pilote également la réalisation du bilan carbone du groupe, la construction d’un plan de transition climatique et la rédaction du rapport de durabilité du groupe prévu en 2026.

Site internet : https://www.groupe-advitam.com

champs1174

Registre phytosanitaire

numérique



Anticiper l’échéance 2027 et sécuriser la traçabilité de l’exploitation

Le registre phytosanitaire fait partie des obligations réglementaires de l’exploitation depuis de nombreuses années. À partir du 1er janvier 2027, son format évolue : il devra être tenu sous une forme numérique structurée et lisible par machine.

Cette évolution concerne tous les exploitants utilisateurs de produits phytopharmaceutiques et s’inscrit dans un cadre réglementaire européen et national renforcé. L’enjeu est clair : garantir une traçabilité fiable des pratiques, tout en simplifiant la gestion et les contrôles.

Une obligation connue, un cadre réglementaire qui évolue

Le registre phytosanitaire est obligatoire depuis 2006. Il permet de tracer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et constitue un document de référence en cas de contrôle administratif ou réglementaire.

Cette obligation s’appuie sur le règlement européen (CE) n°1107/2009 et sur l’arrêté français du 16 juin 2009. Elle s’inscrit pleinement dans les orientations de la stratégie européenne « De la ferme à la table », qui vise à renforcer la traçabilité des pratiques agricoles et à réduire la dépendance aux produits phytopharmaceutiques.

L’évolution actuelle ne porte donc pas sur le principe du registre, mais sur son format de conservation et d’exploitation des données. Le passage au numérique vise à améliorer la lisibilité, la fiabilité et l’exploitabilité des informations enregistrées.

Le registre reste avant tout un outil de traçabilité, avant d’être un document administratif.

Ce que prévoit la réglementation à partir de 2027

À compter du 1er janvier 2027, le registre phytosanitaire devra être tenu exclusivement sous un format numérique structuré et lisible par machine.

Les registres papiers, les PDF scannés ou les fichiers Excel non structurés ne répondront plus aux exigences réglementaires.

 Les interventions devront être :

  • Saisies directement dans un outil numérique,
  • Ou converties dans ce format dans un délai maximum de 30 jours après l’application.

Le registre devra être présenté sans délai en cas de contrôle par les autorités compétentes, qui pourront exiger une transmission au format électronique prescrit.

 Ces règles s’appliqueront à l’ensemble des exploitations concernées par l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, ainsi qu’aux Entreprises de Travaux Agricoles (ETA), qui devront mettre à disposition de leurs clients les registres les concernant.

À ce jour, il n’existe pas d’outil centralisé mis en place par le gouvernement français ou la Commission européenne pour la télédéclaration des interventions.

Contenu du registre phytosanitaire : les informations à renseigner

Si le format évolue, le contenu du registre reste identique à celui exigé aujourd’hui.

Les informations essentielles à enregistrer sont notamment :

  • La dénomination commerciale du produit phytopharmaceutique utilisé ;
  • La dose appliquée et son unité ;
  • La localisation précise de l’intervention (numéro d’îlot PAC et nom de la parcelle) ;
  • La date et les horaires d’application (début et fin) ;
  • La surface ou le volume réellement traités ;
  • La culture en place sur la parcelle (emblavement).

Des compléments sont susceptibles d’être demandés par les États membres. En France, certains ajouts sont pressentis (sous réserve de publication de nouveaux textes, état à novembre 2024), tels que :

  • La présence observée d’organismes nuisibles ou de symptômes,
  • Le nom de l’organisme identifié ou la description de l’anomalie,
  • La date du premier constat,
  • La date de récolte,
  • La variété de la culture.

Le format numérique permet de structurer ces données de manière homogène, de limiter les oublis et de faciliter les vérifications lors des contrôles.

Comment se dérouleront les contrôles à partir de 2027 ?

Le registre phytosanitaire devra être tenu à disposition des autorités pendant cinq ans.

En cas de demande, l’exploitant devra :

  • Fournir les informations contenues dans le registre sans tarder ;
  • Être en mesure de transmettre ces données au format électronique prescrit, si l’autorité compétente l’exige.

Le respect des délais d’enregistrement et du format numérique structuré constituera un point central des contrôles. Un registre bien tenu facilite les échanges avec l’administration et sécurise la conformité réglementaire de l’exploitation.

Organisation et accompagnement au sein de la SCAEL

Dans le cadre du projet SCAEL2030, la coopérative accompagne ses adhérents dans l’évolution de leurs pratiques vers des outils numériques adaptés aux exigences réglementaires.

Les conseillers SCAEL vous accompagnent pour :

  • Informer sur les évolutions réglementaires,
  • Orienter vers les solutions adaptées,
  • Accompagner la prise en main des outils et la structuration des données du registre phytosanitaire.

Smag Farmer : un outil adapté aux exigences réglementaires

Smag Farmer est une solution de gestion parcellaire et de traçabilité conçue pour répondre aux obligations liées au registre phytosanitaire numérique.

Le logiciel intègre :

  • Des contrôles réglementaires automatisés,
  • La gestion des doses,
  • Un historique sécurisé des interventions.

Accessible sur ordinateur et sur mobile, il permet de saisir les interventions directement au champ et de partager les informations avec les partenaires concernés, tout en garantissant la conformité du registre au format attendu en 2027.

Smag Farmer est le logiciel agricole N°1 sur les vérifications phyto, avec plus de 40 points de contrôle intégrés.

Une évolution à anticiper

Le passage au registre phytosanitaire numérique constitue une évolution réglementaire clairement définie, avec une échéance fixée à 2027.

En s’équipant d’outils adaptés et en s’appuyant sur l’accompagnement de la SCAEL, les exploitants peuvent sécuriser leur conformité réglementaire et structurer durablement la traçabilité de leurs pratiques.

Site internet : https://www.groupe-scael.com

gouessant1174

partenariat



Le Gouessant et MYCOPHYTO, un partenariat stratégique au service de la santé des sols

Le Gouessant vient d’entrer au capital de l’entreprise innovante MYCOPHYTO, pionnière dans le developpment de solutions mycorhiziennes ciblées et adaptées à un terroir et/ou culture. Au cœur de cet intérêt, un enjeu central : sécuriser les productions végétales tout en se préoccupant de la santé des sols, afin d’améliorer la résilience agronomique des systèmes de culture sur le territoire.

MYCOPHYTO développe des solutions naturelles biostimulantes à partir de champignons mycorhiziens. Ces alliés invisibles prolongent le système racinaire et améliorent l’accès de la plante à l’eau et aux nutriments (azote, phosphore, potasse…). Leur technologie s’appuie sur une biobanque unique et sur l’intelligence artificielle pour sélectionner, selon le type de sol et le contexte pédoclimatique, une formulation sur mesure.

Priorité à la santé des sols

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la feuille de route RSE de la Coopérative et marque une nouvelle étape dans le développement de notre expertise agronomique. La formation Agrocursus, déployée en 2025 auprès de l’ensemble des techniciens en productions végétales et agroenvironnement, en posait déjà les bases. Le partenariat avec MYCOPHYTO vient prolonger cette dynamique en explorant une voie complémentaire aux biostimulants foliaires déjà présents dans le portefeuille de nos équipes techniques.

Des performances encourageantes

Les résultats obtenus par la l’entreprise auprès de producteurs et de centres d’essais sur des cultures maraîchères – notamment la tomate – sont encourageants : jusqu’à 15% de rendements en plus, -30 % d’engrais de synthèse, une meilleure tolérance aux stress abiotiques (notamment sécheresse ou excès d’eau), un enracinement renforcé et un développement du potentiel de stockage du carbone. Ce produit tomate est même certifié à l’échelle européenne pour son efficacité sur les rendements.

Les 16 M€ levés récemment devraient, entre autres, permettre d’accélérer le développement d’un site de production et d’un site de transformation permettant d’augmenter les volumes de produits finis. Cette nouvelle levée de fonds permettra aussi de poursuivre les enjeux d’innovation sur des formulations dédiées aux grandes cultures, notamment oléoprotéagineux, attendues d’ici 3 à 5 ans. Le Gouessant contribuera à cette phase par des essais au champ et des retours terrain, afin de codévelopper des solutions adaptées aux sols du Grand Ouest.

L’objectif : être en capacité, lorsque les essais auront fait leurs preuves, de proposer aux adhérents une technologie complémentaire aux solutions de biostimulation actuelles, et alignée sur les enjeux de maîtrise des intrants conventionnels.

« Ce partenariat permet à Le Gouessant de renforcer sa veille agronomique et de co-construire des solutions pertinentes préservant la santé des sols du Grand Ouest. » Nicolas Crété, directeur de l'activité Productions végétales chez Le Gouessant.

Site internet : https://www.legouessant.com

eureden1174

Fabacéé



Eureden engagé dans le programme Fabacéé pour accompagner les agriculteurs vers la sobriété énergétique

Face à l’augmentation des coûts de l’énergie et aux enjeux de transition écologique, depuis un an déjà Eureden a renforcé son accompagnement auprès de ses adhérents pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs exploitations. La coopérative est engagée dans le programme Fabacéé (Financer et Accompagner les Besoins des Agriculteurs pour Créer des Économies d’Énergie), un dispositif national dédié à la transition énergétique du secteur agricole.

Un accompagnement collectif pour réduire les consommations d’énergie

Dans ce cadre, Eureden accompagne des agriculteurs réunis en Groupes de Progrès afin de les aider à réduire leurs consommations énergétiques et atteindre un objectif de -15 % d’énergie d’ici 2027. Au total, plusieurs groupes situés notamment autour de Vannes, Ploërmel et Combourg sont engagés dans cette dynamique collective.

Le programme débute par la réalisation de diagnostics énergétiques individuels. Ces analyses permettent d’identifier les consommations de référence de chaque exploitation (litres de GNR par hectare, kg d’azote par hectare, consommation électrique…) ainsi que les principaux postes énergivores. Les agriculteurs disposent ainsi d’indicateurs précis pour cibler les leviers d’action les plus pertinents.

Des leviers concrets pour optimiser l’énergie à la ferme

À partir de ces diagnostics, les agriculteurs mettent en œuvre différentes actions, à la fois collectives et individuelles, pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs exploitations.

Parmi les principaux leviers travaillés :

  • L’éco-conduite et l’optimisation du matériel agricole, afin de réduire la consommation de carburant.
  • Le raisonnement du parc matériel, pour mieux adapter la puissance des tracteurs aux outils et améliorer la rentabilité des équipements.
  • Le pilotage des apports d’azote grâce aux outils d’aide à la décision (OAD) et l’évolution des pratiques de fertilisation.
  • Le développement de techniques culturales simplifiées, permettant de réduire les passages d’outils et donc la consommation de carburant.
  • L’optimisation des consommations en bâtiments agricoles, via le pilotage énergétique ou l’installation d’équipements comme des chauffe-eau solaires.

Ces pratiques permettent de maîtriser les charges liées à l’énergie, tout en maintenant la performance technique et économique des exploitations.

L’énergie, un levier majeur pour la transition agricole

Aujourd’hui, l’énergie peut représenter jusqu’à 20 % des dépenses d’une exploitation agricole, avec une dépendance encore importante aux énergies fossiles. Dans ce contexte, travailler sur la sobriété énergétique constitue un levier stratégique pour renforcer la résilience économique et environnementale des fermes.

Doté d’un budget national de 17 millions d’euros jusqu’en 2027, le programme Fabacéé ambitionne d’accompagner plusieurs milliers d’agriculteurs à l’échelle nationale. Il s’appuie sur des collectifs d’agriculteurs et des structures d’accompagnement pour déployer des pratiques plus sobres et des équipements plus efficients.

En s’engageant dans cette démarche, Eureden confirme sa volonté d’accompagner ses adhérents vers une agriculture plus durable, conciliant performance économique, innovation et réduction de l’empreinte énergétique des exploitations.

Site internet : https://www.eureden.com