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Actualités de la filière

dermatose nodulaire



La Coopération Agricole appelle à la responsabilité collective pour protéger les élevages bovins français face à la dermatose nodulaire contagieuse

Le territoire européen fait face, depuis le 20 juin 2025, à une crise sanitaire majeure qui touche les élevages bovins. La dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale, a été détectée en Savoie l’été dernier. Elle n’est pas transmissible à l’Homme. L’urgence collective est de l’éradiquer du continent européen pour préserver la santé et le bien-être des animaux. Pour ce faire, La Coopération Agricole appelle urgemment au respect des mesures définies, dès le début de la crise, par le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire de France.

Nous rappelons que l’application stricte et rapide des mesures sanitaires dans les Savoie, inspirée de l’expérience dans les Balkans (2015-2017), a montré toute son efficacité. A savoir : restrictions des mouvements de bovins, dépeuplement total des foyers, vaccination obligatoire dans la zone réglementée autour des 50 kilomètres et application des mesures de biosécurité.

Pour Pascal Le Brun, Éleveur, Président de La Coopération Laitière : « Il est urgent que l’ensemble des acteurs appliquent strictement toutes les mesures imposées. La maladie touche de plein fouet nos exploitations, nous atteint en tant qu’éleveur et impacte nos animaux. La situation est difficile mais nécessaire. »

Pour Bruno Colin, Éleveur, Président du Pôle animal de La Coopération Agricole : « La Coopération Agricole soutient l’ensemble des éleveurs confrontés dans leur quotidien aux exigences imposées sur leurs élevages, mais nécessaires pour éradiquer la maladie. C’est collectivement que nous pourrons surmonter cette épreuve. »

Les coopératives laitières et bovines en quelques chiffres :

  • 240 coopératives laitières,
  • 40 coopératives bovines
  • + de 60 000 associés coopérateurs
  • 57% du lait collecté,
  • 45% du lait transformé
  • 30 % de la production bovine
fnab1163

Omnibus sécurité alimentaire



Une inquiétude majeure pour la santé des citoyen·nes et pour le développement de l’agriculture biologique

La Commission européenne s’apprête à présenter une nouvelle version du projet réglementaire dit Omnibus Sécurité alimentaire, visant à réformer en profondeur le cadre d’évaluation des pesticides et à accorder des autorisations illimitées pour 90% des pesticides sur le marché en Europe. Pour la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), ce projet constitue un recul majeur, aux conséquences potentiellement irréversibles pour la santé publique, les écosystèmes et la capacité même à produire en agriculture biologique.

« Alors que les citoyen-nes demandent moins de pesticides dans leur assiette et que les collectivités peinent à protéger la qualité de l’eau potable, le projet d’Omnibus Sécurité alimentaire répond avant tout aux intérêts des firmes agrochimiques au détriment de la santé des citoyen-nes et de l’environnement. Autoriser des pesticides sans limite de durée, c’est accepter de ne plus savoir, de ne plus évaluer et de ne plus protéger. Nous défendons la science, nous sommes contre l’obscurantisme, et pour une agriculture qui protège réellement la santé des citoyens et des écosystèmes » déclare Olivier Chaloche, co-président de la FNAB. 

Dans sa version la plus récente, la proposition de projet de règlement omnibus 7 met fin à la réautorisation périodique systématique de la grande majorité des pesticides, supprimant un garde-fou essentiel. L’exemple du glyphosate est emblématique : autorisé jusqu’en 2033, il pourrait désormais l’être sans limite de durée, repoussant toute réévaluation à l’infini. 

Des impacts directs sur les fermes biologiques

La réautorisation sans limite de durée des pesticides va à l’encontre de la nécessité de réduire fortement les usages, en quantité comme en toxicité, seule voie permettant de limiter les contaminations des cultures biologiques et de préserver la biodiversité. En l’absence de cette réduction, le risque est clair : une augmentation des contaminations, générant des pertes économiques importantes pour les fermes bio, estimées entre 7 000 et 9 000 € par exploitation touchée. À l’échelle nationale, ces contaminations représentent près de 2,8 millions d’euros de pertes annuelles pour la filière biologique française. À plus long terme, la contamination durable des sols et de l’air compromettrait les conversions en bio, comme l’illustrent les territoires ultramarins où un tiers de la SAU en Guadeloupe et près de deux tiers de la SAU en Martinique sont contaminés au chlordécone, rendant la production agricole, notamment biologique, difficile sur de nombreuses surfaces.

« Cette réforme pose une question centrale : veut-on acter la fin progressive de la capacité à produire en agriculture biologique en Europe ? Alors même que l’Union européenne s’apprête à proposer des évolutions du règlement bio, la FNAB appelle à un cadre européen cohérent et protecteur, qui permette réellement le développement de l’agriculture biologique et la protection du vivant » ajoute Olivier Chaloche, co-président de la FNAB.

L’alternative existe : c’est l’agriculture biologique

L’agriculture biologique est pionnière de l’agroécologie depuis des décennies. Elle démontre chaque jour qu’il est possible de produire sans pesticides de synthèse grâce à des rotations diversifiées, la prévention de la santé des sols, la lutte biologique, etc. Cette approche systémique, fondée sur la prévention plutôt que sur la correction chimique, est aujourd’hui reconnue comme l’une des voies les plus efficaces pour protéger la santé, l’environnement et la durabilité des systèmes agricoles tout en assurant un niveau de production important. 

Les demandes de la FNAB

La FNAB appelle :

  • au maintien impératif du principe de réévaluation périodique obligatoire de toutes les substances actives. L’agriculture biologique n’échappe pas à l’exigence d’évaluation scientifique. Sur le cuivre, par exemple, la FNAB soutient la réautorisation fondée sur des données solides et appelle les fabricants à fournir les études nécessaires pour permettre à l’ANSES de se prononcer. 
  • à un renforcement de la production de connaissances scientifiques indépendantes sur les effets sanitaires et environnementaux des pesticides
  • à une protection renforcée des agriculteurs biologiques face aux contaminations, incluant des mécanismes d’indemnisation à la hauteur des dommages subis 

CAPTAGES D’EAU




Quand le gouvernement organise méthodiquement la décroissance agricole française

Par un abaissement de seuils réglementaires strictement franco-français, le Gouvernement s’apprête à reclasser comme « sensibles » des captages d’eau aujourd’hui conformes aux normes sanitaires. Ce changement entraînera mécaniquement des restrictions agricoles et des arrêts de mise en production de terres jusque-là cultivées, sans tenir compte des évolutions déjà engagées par les agriculteurs depuis plusieurs années. Face à cette orientation déjà arbitrée, les associations spécialisées grandes cultures (AGPB, AGPM, CGB, FOP, UNPT) soutiennent pleinement la décision de la FNSEA de quitter la réunion du « groupe national captages » (GNC) du 16 décembre dernier, refusant de cautionner une concertation de façade et la mise en péril des filières.

L’arrêté en préparation revoit en profondeur les règles de classement des captages d’eau en abaissant les seuils de déclenchement bien au-delà du cadre européen, y compris pour des résidus de substances phytosanitaires interdites depuis parfois plusieurs décennies. Il prévoit de qualifier un captage de « sensible » dès lors que l’eau brute atteint 80 % des normes applicables à l’eau distribuée (EDCH), rompant ainsi avec le référentiel actuel fondé sur l’analyse de l’eau brute. Cette approche, fondée sur une logique de précaution extrême sans risque sanitaire, pourrait conduire à placer plus de 20 % de la surface agricole française, soit plus de 5 millions d’hectares, sous contraintes totales, avec à la clé une perte de valeur des terres, une désorganisation profonde des filières et un recul assumé de la production sur des cultures stratégiques comme le blé, le maïs, les oléagineux, la betterave ou la pomme de terre.

Cette nouvelle surtransposition franco-française est inacceptable ! Où sont les actes après les promesses faites lors des grandes manifestations et dans la loi d’orientation agricole ? Où est l’ambition de production et de souveraineté pour l’agriculture française, répétée à l’envi par le Gouvernement ?

Les associations spécialisées grandes cultures refusent une approche qui confond pollutions historiques et pratiques agricoles actuelles, pourtant profondément transformées, encadrées et engagées dans la protection de l’eau. La question est désormais politique : la France veut-elle encore permettre à ses agriculteurs de produire pour assurer ses approvisionnements, ou organiser sa dépendance à une agriculture importée, au risque de mettre en danger la sécurité alimentaire nationale ?

« Aussi, face à ce risque majeur pour l’avenir de nos filières, nous demandons au Gouvernement de revoir immédiatement sa position, de rouvrir un dialogue réel avec la profession agricole et de mesurer enfin les lourdes conséquences économiques, agricoles et territoriales de ces choix. », déclarent conjointement Eric Thirouin, Franck Laborde, Franck Sander, Benjamin Lammert et Geoffroy d’Evry, respectivement présidents de l’AGPB, de l’AGPM, de la CGB, de la FOP et de l’UNPT.

Comptes prévisionnels

de l’agriculture nationale



Le rebond du résultat ne suffira pas à résorber l’inquiétude des agriculteurs

Après deux années consécutives de baisse, effaçant l’exceptionnel résultat de 2022, le résultat de la branche agricole affiche un rebond de +11,3% en termes réels. La valeur ajoutée quant à elle augmente de +6,4%. Il faut y voir la conséquence d’une production totale en hausse de +3,7% hors subventions. La production animale hors subventions enregistre une poussée de +11,1%, sous l’impulsion d’une forte augmentation des prix, consécutive de la poursuite de la contraction des volumes (–2,2% pour les seuls bovins, dans un contexte de recrudescence de la dermatose nodulaire).

Ce rebond ne doit pas masquer la dégradation de certains indicateurs qui constitue une source de grande préoccupation.

En premier lieu le bilan du commerce extérieur agroalimentaire français. Le solde devrait au mieux se fixer autour de l’équilibre, au pire présenter un déficit inédit depuis 1978, confirmant l’érosion de la compétitivité de l’agriculture française. Des secteurs comme celui des produits laitiers affichent un recul des exportations se traduisant par une érosion régulière de l’excédent commercial pourtant historique.

Par ailleurs, l’année 2025 a démarré sur des résultats économiques 2024 des exploitations très négatifs. A partir des données issues du RICA, le revenu courant avant impôt connaît en 2024 une nouvelle baisse – moins élevée que celle de 2023 (–20%, contre –39%) – qui fragilise les exploitations agricoles.

« Mieux orienté en 2025, le résultat de la branche agricole laisse en l’état des questions non encore résolues : souveraineté alimentaire, libre-échange, normes, eau, élargissements à venir de l’UE, cadre budgétaire de la PAC 2028-2034…Autant de questions structurantes dans un contexte où cette légère amélioration cache des problèmes sectoriels notamment pour la viticulture et les céréales déjà fragilisés en 2024 et qui continuent à perdre de la valeur. »

Sébastien Windsor, Président de Chambres d’agriculture France

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Alliance




Le Conservatoire du littoral et la FNAB s’allient pour développer l’agriculture biologique

Le Conservatoire du littoral et la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) annoncent aujourd’hui la création d’un partenariat stratégique pour accélérer le développement de l’agriculture biologique sur les espaces littoraux et lacustres français. Cette collaboration inédite vise à accompagner la transition agroécologique des territoires tout en préservant durablement les paysages et la biodiversité côtière.

Cette alliance répond à une ambition commune : faire du littoral un laboratoire exemplaire d’agriculture biologique et de résilience agroécologique. À travers ce partenariat, les deux organisations s’engagent à :

  • Développer l’agriculture biologique sur les terrains gérés par le Conservatoire du littoral ;
  •  
  • Accompagner les agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques et la conversion en bio ;
  •  
  • Valoriser des modèles agricoles vertueux, conciliant production, biodiversité et adaptation au changement climatique ;
  •  
  • Renforcer les dynamiques territoriales, en coopération avec les collectivités locales et les acteurs de terrain ;
  •  
  • Sensibiliser le public aux enjeux de l’agriculture durable sur les zones côtières.

À travers ce partenariat, le Conservatoire du littoral réaffirme sa volonté d’accompagner la transition agroécologique et de promouvoir une agriculture littorale qui constitue un rempart contre l’artificialisation et un acteur essentiel de la résilience environnementale.

« Ce partenariat est pour nous un levier essentiel pour soutenir le développement de l’agriculture biologique. Aujourd’hui, 22% des surfaces agricoles gérées par le Conservatoire du littoral sont bio, mais avec ce partenariat, on peut aller plus loin. » déclare Hélène Syndique, directrice adjointe du Conservatoire du littoral.

« L’agriculture biologique est une réponse concrète face aux effets du changement climatique. Nous sommes ravis de partager notre expertise avec les équipes du du Conservatoire du littoral » déclare Olivier Chaloche, co-président de la FNAB.

Les premières actions conjointes seront déployées en 2026 sur plusieurs sites pilotes, avant un élargissement progressif à d’autres espaces littoraux. Ce partenariat marque ainsi une volonté commune de faire de l’agriculture biologique un levier majeur pour la protection du littoral et le soutien aux territoires ruraux côtiers.