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Actualités de la filière

Situation critique

pour les grandes cultures



Le maïs ne fait pas exception !

A l’occasion de sa conférence de presse annuelle tenue hier autour du bilan de la campagne 2025 et des enjeux de la filière, l’AGPM a porté un message fort : les producteurs de grandes cultures en général et de maïs en particulier, font face à une crise multifactorielle sans précédent multifactorielle qui doit nous alerter. L’addition d’une conjoncture économique délétère, d’entraves à l’acte de production multipliées et de concurrences déloyales croissantes sans aucune protection de nos marchés, nous mettent en risque majeur. L’heure est grave, il faut agir rapidement !

Après un cycle très exposé à de nombreux aléas climatiques, notamment durant la période estivale, les résultats de la campagne se révèlent, comme attendu, dans une moyenne basse. A noter, que selon nos estimations, les surfaces de maïs grain à près d’1,45 million d’hectares sont en baisse de 5%, après une hausse importante de 12% en 2024. Les données de l’institut Arvalis annoncent une production de 12,9 millions de tonnes de maïs grain soit une baisse de 4,2% par rapport à la moyenne 2020-2024 et un rendement de 88,5 quintaux/hectare, soit une diminution de 3,4% par rapport à la moyenne quinquennale.

Cette instabilité en termes de niveau des surfaces et de rendement, année après année, doit interroger dans un contexte où, en France, comme en Europe, la tendance de fond est à la contraction des surfaces et de la production de maïs. On rappelle que la France a perdu 500 000 hectares en 10 ans et l’Europe près d’1 million. Nous avons donc besoin instamment d’apporter de la sécurité aux agriculteurs dans leur capacité à bénéficier de moyens de production adaptés et de prix rémunérateurs pour favoriser le choix de la plante maïs dans les assolements.

Aujourd’hui, le compte n’y est pas et l’AGPM tient à alerter sur les conséquences à court terme d’une conjonction de problématiques mortifères pour la filière maïs, avec notamment des charges qui ont explosé et des prix en berne, des moyens de production toujours plus contraints et une concurrence déloyale accrue. Nous notons, dans le détail, plusieurs points alarmants :

  • Une conjoncture économique délétère qui appelle à activer la réserve de crise l’Union européenne rapidement et à ne pas augmenter la fiscalité des exploitations dans le cadre des PLF et PLFSS 2026
    - Un ciseau de prix renforcé par un niveau de charges encore très élevé (intrants, matériel, etc.) et des prix à leur plus bas niveau depuis plus de 15 ans, et ce en raison notamment de récoltes records aux Etats-Unis et au Brésil. Les coûts de production étant bien supérieurs aux prix de marchés, il sera impossible pour les producteurs de rémunérer leur travail.
    - Pour la 3ème année consécutive, le revenu courant avant impôts (RCAI) moyen est négatif pour les producteurs de maïs et près de 80% d’entre eux se retrouvent avec un revenu inférieur à 1 SMIC (négatif ou entre 0 et 1 SMIC). Si les comptes ne reviennent pas dans le vert, c’est la faillite assurée pour de nombreuses exploitations.
  • Des moyens de production qui doivent être libérés pour encourager la production et l’avenir de notre agriculture, de nos filières et de nos territoires
    - Sur les intrants : les impasses techniques et les cas de surtransposition règlementaire se multiplient en matière de produits phytosanitaires tandis que le prix et la disponibilité des engrais azotés, sans ouverture commerciale sur d’autres origines que la Russie et en raison des incertitudes liées à la mise en oeuvre du MACF inquiètent.
    - Sur l’accès à l’eau : il est urgent de faire appliquer les avancées de la loi « Contraintes », notamment en appliquant la réalisation systématique d’études socioéconomique, de développer les solutions de stockage et de favoriser l’irrigation.
    - Sur l’innovation : face à nos défis de croissance productive durable avec faible impact environnemental, il est urgent d’avoir accès à l’ensemble des outils disponibles. Nous appelons à conclure sur la réglementation NBT pour bénéficier au plus vite d’un cadre adapté à l’investissement et à leur usage en Europe.
  • Une concurrence déloyale accrue et un manque de cohérence globale qu’il faut corriger pour garantir la protection de nos marchés et répondre à notre objectif de souveraineté
    - En plein débat sur l’avenir de la PAC, nous dénonçons le projet de baisse de 20% du budget actuellement sur la table et appelons à doter la PAC d’un budget ambitieux indexé sur l’inflation, à la recentrer sur l’acte de production et à limiter les subsidiarités.
    - Sur les accords commerciaux, avec le Mercosur comme l’Ukraine, nous demandons une stricte réciprocité des normes de production avec nos partenaires ainsi que la révision des prix d’intervention pour une meilleure protection de nos marchés et des droits de douane efficaces !

« La situation pour les producteurs de grandes cultures en général, et de maïs en particulier est aujourd’hui critique. Les difficultés économiques sont au plus haut avec des charges qui ont explosé et des prix en berne, les moyens de production sont entravés et une concurrence déloyale accrue menace la pérennité de notre agriculture, insuffisamment protégée. Sans des réponses à nos demandes et des actes concrets, c’est notre survie qui est en jeu ! », déclare Franck Laborde, président de l’AGPM.

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budget 2026



Victoire d’étape pour la Bio sur le budget 2026 : le gouvernement propose le maintien du crédit d’impôt

Le gouvernement a publié ce jour les premiers éléments de sa proposition budgétaire pour 2026 et la prolongation du crédit d’impôt bio y figure. Quelques jours après la déposition d’une résolution transpartisane à l’Assemblée Nationale en soutien au développement de la bio poussée par la FNAB, le réseau des producteurs bio se félicite du soutien gouvernemental et attend des parlementaires qu’ils consolident cette proposition en prolongeant d’une année de plus le crédit d’impôt et en l’augmentant à 6000 euros.

Un signal très attendu des producteurs bio qui va rassurer sur l’engagement du gouvernement

D’après les documents budgétaires publiés par Contexte, le gouvernement propose au Parlement de prolonger le crédit d’impôt bio jusqu’en 2027 au montant actuel de 4500 euros. Cet avantage fiscal avait été augmenté en 2023 suite à la suppression définitive de l’aide au maintien dans la PAC. Plus de la moitié des fermes bio en bénéficient. Ce soutien viendra s’ajouter à la hausse de l’éco-régime bio sur laquelle la ministre de l’agriculture s’était engagée cet été.

« C’est la première fois depuis un an et demi qu’on a l’impression d’avoir été entendus par Annie Genevard. Elle s’était engagée auprès de nous à défendre cet outil, elle l’a fait. C’est un signal important pour les producteurs de la volonté du gouvernement de rester à leurs côtés » explique Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

La FNAB en appelle maintenant aux député-e-s et sénateurs pour renforcer cet engagement gouvernemental

Dans le contexte politique actuel, le Parlement garde un rôle clé pour continuer à améliorer le soutien à la Bio. Près de 140 député-e-s, de tous bords politiques, ont exprimé dans une résolution transpartisane leur soutien à la sauvegarde du développement de l’agriculture biologique.

La FNAB demande aux membres de l’Assemblée Nationale et du Sénat de proposer par voie d’amendement que ce crédit d’impôt bio soit :

  • Prolongé jusqu’en 2028 et non 2027. En effet le dernier crédit d’impôt bio avait été prolongé de trois ans et non de deux
  • Augmenté à 6000 euros puisque l’Etat a économisé l’argent de la conversion à l’agriculture biologique, la dynamique étant à l’arrêt.

« Les agriculteurs sont des chefs d’entreprise, pour les convaincre de s’engager dans une transition vers la Bio il faut accompagner leur modèle économique sur la durée et repenser le système des aides agricoles en ce sens, le crédit d’impôt est un des outils pour ça » conclut Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

Congrès Mondial de la Luzerne



La France, capitale mondiale de la nutrition animale du 3 au 6 novembre 2025 à Reims

Le 4ᵉ Congrès Mondial de la Luzerne se tiendra pour la première fois en Europe, à Reims du 3 au 6 novembre 2025, sous l’égide de La Coopération Agricole Luzerne de France. Après les États-Unis, l’Argentine et la Chine, la France accueillera ce rendez-vous international majeur de la nutrition animale, à l’invitation de la Commission Intersyndicale des Déshydrateurs Européens (CIDE).

Plus de 30 pays seront représentés et 500 participants attendus : acteurs économiques (coopératives agricoles, représentants des grands bassins de production mondiaux), chercheurs, agriculteurs, industriels et décideurs publics.
Tous viendront débattre des leviers d’une alimentation animale respectueuse du climat, de la biodiversité, source de solutions pour la compétitivité des filières d’élevage.

Alors que la France et l’Europe repensent leur stratégie de relocalisation des protéines végétales et de décarbonation de l’élevage, la luzerne s’impose comme une solution concrète et stratégique. Plante « solutions », elle capte naturellement l’azote, améliore les rotations culturales, économise l’eau et offre une source locale de protéines, alternative durable au soja importé, souvent associé à la déforestation.

Forte de 100 % de la production nationale de la luzerne déshydratée, La Coopération Agricole Luzerne de France entend mettre en lumière la force de son modèle coopératif et faire découvrir au plus grand nombre les atouts de cette plante d’exception, en érigeant la France en capitale mondiale de la luzerne.

Le congrès s’articulera autour de tables rondes, conférences, d’un forum business et d’un village d’exposants, pour explorer les innovations agronomiques, économiques et environnementales de la filière. Des agriculteurs aux coopératives, des jeunes chercheurs aux responsables européens, toute la chaîne de valeur sera représentée.

« La luzerne n’est pas seulement une culture, c’est un symbole de relocalisation de l’alimentation animale, de décarbonation et d’innovation. En accueillant ce congrès mondial, la France affirme son rôle moteur dans les transitions agricoles et s’impose comme un acteur de solutions pour les grands enjeux alimentaires du siècle. » Eric Masset, président du Congrès mondial de la luzerne.

reconduction d’Annie Genevard



Chambres d’agriculture France salue la reconduction d’Annie Genevard comme Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire

Une continuité nécessaire dans une période où les agriculteurs ont plus que jamais besoin de perspectives et de confiance pour affronter les défis majeurs auxquels ils sont confrontés :

  • Des crises sanitaires persistantes dont la DNC qui affecte durement les élevages bovins
  • Une crise climatique dont les effets de plus en plus marqués impactent les cultures, l’élevage, l’eau et les sols.
  • Un déficit commercial agricole inédit depuis 1978 qui interroge notre capacité à garantir notre souveraineté alimentaire
  • Le renouvellement des générations qui implique des moyens pour favoriser et accompagner l’installation des nouveaux agriculteurs et sécuriser les transmissions.

Dans ce contexte, les Chambres d’agriculture souhaitent qu’un plan d’actions concret et rapide puisse être mis en oeuvre avec notamment :

  • Un cadre stable et lisible des politiques publiques pour accompagner les agriculteurs conciliant transition environnementale et performance économique
  • Un accompagnement technique et financier pour adapter les systèmes agricoles au changement climatique
  • Une défense au niveau Européen d’un budget PAC à la hauteur des ambitions et séparé du budget développement rural
  • Un soutien fort à l’installation des nouvelles générations notamment au travers de la mise en oeuvre de FSA
  • Une stratégie d’accompagnement de la souveraineté alimentaire et sa déclinaison territoriale

« Nos agriculteurs font aujourd’hui face à un nombre croissant d’incertitudes (changement climatique, baisse du budget PAC, baisse du budget des consommateurs…). Plus que jamais il faut leur redonner des perspectives et des moyens d’agir. Nous saluons la continuité ministérielle, mais elle doit maintenant s’incarner dans l’action. » Sébastien Windsor, Président de Chambres d’agriculture France