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« Avant on pouvait vivre avec une mauvaise année sur dix, on savait beaucoup moins bien vivre avec une mauvaise année sur cinq, mais on ne sait plus vivre avec deux mauvaises années sur cinq. » 

C’est par ces mots que Dominique Charge, président de La Coopération Agricole, a alerté hier les députés de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.   Alors que la filière céréales–approvisionnement traverse des transformations majeures, les exploitations doivent aujourd’hui absorber une double vulnérabilité :

  • une variabilité climatique accrue qui fragilise les volumes et la qualité des récoltes,
  • des recompositions géopolitiques qui pèsent sur les débouchés et les prix. 

Pour ne pas affaiblir davantage la compétitivité des producteurs et des coopératives, deux priorités ont été portées :

  • Reporter l’entrée en vigueur du MACF (Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières) au niveau européen, dont l’impact sur les coûts de production pourrait être significatif.
  • Laisser la filière protéger ses cultures en refusant des retraits de molécules sans solution alternative viable.  

Des conditions indispensables pour permettre aux coopératives et à leurs adhérents de continuer à produire, investir et répondre aux besoins alimentaires du pays.

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