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Actualités de la filière

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Résultats 2025 du baromètre

« Les Français et les aliments au soja »




 

Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, et Sojaxa, l’Association pour la promotion des produits au soja français, dévoilent les résultats de la 4e édition du baromètre « Les Français et les aliments au soja ». Ce baromètre 2025, réalisé par l’institut QualiQuanti, met en évidence une consommation stable et modérée de produits au soja ainsi qu’un besoin marqué d’informations sur leur origine, leur composition et leur usage. Les résultats indiquent également que le soja s’intègre au sein du quotidien des Français comme une composante à part entière de l’équilibre et de la diversification de leur alimentation.

Les aliments au soja bien intégrés au sein d’une alimentation équilibrée

Le baromètre 2025 révèle que la consommation de produits au soja est modérée et régulière au sein de la population. Ainsi, 43% des Français déclarent avoir consommé des aliments au soja au cours des 12 derniers mois. Plus en détail, 43% de ces consommateurs de soja affirment d’ailleurs en consommer au moins une fois par semaine. Les desserts, galettes-nuggets-burgers et boissons végétales sont dans le top 3 des produits les plus plébiscités par les consommateurs de produits au soja.

Le profil des consommateurs de produits au soja demeure aussi inchangé depuis 2021 : les jeunes urbains flexitariens âgés de moins de 40 ans constituent le cœur des consommateurs. Plus en détail, la consommation d’aliments au soja est bien ancrée chez les consommateurs de produits bio (63%) et chez les flexitariens (69%). Près d’un tiers des consommateurs d’aliments au soja sont de nouveaux consommateurs sur les deux dernières années.

Des bénéfices mieux identifiés

Les bénéfices des produits au soja sont de mieux en mieux perçus et identifiés par les consommateurs notamment en termes d’équilibre alimentaire. Ainsi, 59% des Français considèrent que le soja contribue à équilibrer les apports en protéines au sein de l’alimentation (équilibre végétal-animal), soit une augmentation de 8 points (pts) par rapport à 2021.

D’autre part, plus d’un Français sur 2 (53%) estime que le soja « agit positivement sur la santé » (+5pts). Par ailleurs, le goût des aliments au soja semble de plus en plus apprécié : près de 42% des personnes interrogées déclarent les apprécier gustativement, soit 7 pts de plus qu’en 2021.

Une attente forte de réassurance et d’informations

Les Français évoquent leur souhait d’avoir davantage d’informations sur les produits au soja : 61% d’entre eux sont en attente de gage de qualité et de réassurance sur ces produits. Cette tendance est encore plus marquée chez les consommateurs de soja (74%). Les principaux critères d'achats évoqués sont la composition des produits, la sécurité sanitaire, les bienfaits des produits et l’impact environnemental.

Ainsi, 53% des consommateurs placent en priorité le produit « fabriqué en France » (+19 pts par rapport à 2021) dans leurs critères d’achat de produits au soja, puis pour 49% d’entre eux le critère « garanti sans OGM » (+5 pts), 47% pour le « certifié bio » (+11 pts) et 46% pour le « soja français ». A noter également, 31% des non-consommateurs de produits au soja sont aussi en demande d’informations sur ces produits, notamment d’idées de recettes et de conseils de préparation.

Le baromètre « Les Français et les aliments au soja » a été financé par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales et par les membres de Sojaxa.

Photo : © Dusan Kostic – stock.adobe.com

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bioagresseurs des cultures



Les plantes de services, un levier pour réguler les bioagresseurs des cultures

Réguler les bioagresseurs des cultures en limitant le recours aux pesticides représente aujourd’hui un enjeu majeur pour l’agriculture. Des chercheurs d’INRAE ont étudié comment les plantes de services peuvent contribuer à relever ce défi. Leurs travaux, publiés dans la revue Agronomy for Sustainable Development, montrent que ces plantes peuvent réguler plusieurs types de bioagresseurs. Cette approche ouvre la voie à la conception de systèmes agricoles plus durables et résilients.

La capacité à réguler les bioagresseurs des cultures avec un recours limité aux pesticides de synthèse constitue un défi majeur pour la transition agroécologique. Les plantes de services apparaissent comme une solution prometteuse. Contrairement aux cultures destinées à la production agricole, elles sont mobilisées dans les champs pour fournir en premier lieu d’autres services écosystémiques, comme la fertilité des sols, la séquestration du carbone ou la régulation des bioagresseurs. Elles peuvent être intégrées de différentes manières : au sein de la parcelle soit associées, soit en rotation avec la culture, ou alors en bordure des parcelles, par exemple sous forme de bandes fleuries.

Le potentiel de ces plantes pour réguler une catégorie de bioagresseurs à la fois avait déjà été montré dans de précédentes études, qu’il s’agisse d’insectes ravageurs, de plantes adventices, de pathogènes aériens ou de bioagresseurs du sol. Cependant, une vision globale manquait encore pour analyser leur potentiel pour réguler plusieurs catégories de bioagresseurs à la fois, tout en limitant les risques d’effets indésirables des plantes de service. L’étude menée par les chercheurs d’INRAE, publiée dans la revue Agronomy for Sustainable Development, visait à combler ces lacunes en adoptant une approche originale fondée sur les caractéristiques des plantes de service.

Les résultats montrent que, globalement les mêmes caractéristiques des plantes de services contribuent à la régulation de plusieurs catégories de bioagresseurs. Par exemple, les plantes à croissance rapide et forte favorisent aussi bien la régulation des insectes ravageurs que des plantes adventices, des bioagresseurs du sol et des pathogènes aériens. Même s’il convient de rester prudent à ce stade des recherches, les résultats soulignent le fort potentiel des plantes de services pour une régulation dite "multi-bioagresseurs".

L’étude souligne toutefois que ces mêmes caractéristiques des plantes de services peuvent générer des effets indésirables, comme concurrencer la culture principale ou favoriser d’autres bioagresseurs non-ciblés. Le défi réside donc tout autant dans la limitation de ces effets indésirables que dans la promotion de la régulation des bioagresseurs. Le degré d’incompatibilité entre ces deux objectifs dépend de la façon dont les plantes de service sont intégrées et gérées dans les systèmes de culture. 

Référence : Moreau, D., Ballini, E., Chave, M. et al. Potential of service plants for regulating multiple pests while limiting disservices in agroecosystems. A review. Agron. Sustain. Dev. 45, 38 (2025). https://doi.org/10.1007/s13593-025-01031-4

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Rejet massif de la hausse des taxes sur le B100 et le Superéthanol-E85

Les filières françaises des biocarburants agricoles saluent le rejet massif et transpartisan de la hausse des taxes sur les carburants B100 et Superéthanol-E85 par les Députés en séance plénière à l’Assemblée Nationale ce lundi 3 novembre.

Elles comptent sur le Parlement et le Gouvernement pour conserver cette position dans la suite des débats. Les filières regrettent l’absence totale de concertation, qui a conduit à un arbitrage interministériel fondé sur des biais méthodologiques, des omissions (impact souverainetés) et des erreurs manifestes.

Le maintien de la fiscalité actuelle répond à la raison d’être de ces filières : décarboner les transports tout en renforçant le pouvoir d’achat des automobilistes et la compétitivité des transporteurs, mais également contribuer à la souveraineté énergétique et alimentaire (protéines et huiles végétales, sucreries et amidonneries), au revenu agricole et au dynamisme industriel des territoires.

Photo : ©  Photoshooter – stock.adobe.co

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visite à l’INRAÉ

Annie Genevard À Dijon



La recherche et l’innovation au service des alternatives pour protéger les cultures

Le 7 novembre 2025, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire était en Côte-d’Or pour visiter l’Unité Expérimentale de l’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAé) du domaine d’Époisses, à Bretenière, spécialisée dans la recherche et le développement de solutions alternatives aux produits phytosanitaires.

La visite a permis de voir « les preuves aux champs » sur le site de l’unité expérimentale de l’INRAé, des solutions que sont pour les agriculteurs l’innovation agronomique et le développement d’alternatives aux produits phytosanitaires pour protéger les cultures. Les 130 hectares de l’exploitation agricole de l’INRAé sont principalement dédiés à des expérimentations de systèmes fondés sur la nature, notamment le dispositif CA-SYS conduit depuis 2018 (expérimentation grandeur nature de quatre systèmes de culture différenciés utilisant moins ou pas de produits phytosanitaires, basés sur la conservation des sols, et associés à des « infrastructures agroécologiques », telles que des bandes enherbées ou fleuries, des haies).

La ministre a déambulé dans les parcelles et échangé avec les chercheurs et représentants agricoles sur l’ensemble des leviers d’innovation présentés, mais aussi la génétique, les agroéquipements, le numérique. La ministre a pu notamment voir en situation un équipement de semis direct développé avec le lycée agricole de l’AgroCampus de Vesoul (Haute-Saône). Un chercheur « intrapreneur » (start-up Mycoptim) a présenté sa thèse en 3 minutes portant sur l’ensemencement de mycorhize pour réduire les apports externes. Le cas de la moutarde, production régionale IGP, a été évoqué car CA-SYS propose un cadre expérimental propice à la sélection de variétés adaptées à la relocalisation et la sécurisation de cette production.

À l’issue de la visite des parcelles, Annie Genevard a échangé longuement avec les partenaires locaux et des agriculteurs impliqués dans la recherche d’alternatives, leur application aux champs et, plus largement, dans la diffusion de l’innovation. Il a notamment été question du PARSADA : ce plan d’action stratégique pour le développement des alternatives pour la protection des cultures face au retrait européen des certaines substances actives est un dispositif phare de la stratégie Écophyto 2030. À ce titre, a été présenté « PARAD », un projet transversal qui s’appuie sur 19 partenaires et qui vise à soutenir la gestion des adventices, première préoccupation exprimée par les filières en France métropolitaine. Ont également été présentés les résultats d’une étude portant sur 1 000 fermes du réseau Dephy engagées dans une démarche volontaire de réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Le réseau fermes Dephy, mis en place en 2010, rassemble actuellement 2 000 exploitations.

En conclusion de cet échange, Annie Genevard a notamment déclaré : « Je ne veux pas opposer les agricultures entre elles, ni les agriculteurs. L’agriculture durable doit combiner production et innovation, agronomie et économie.
Le renouvellement des générations est une opportunité dont il faut se saisir pour massifier les pratiques ; le défi est de réussir à combiner transition des exploitations et compétitivité.
Les agriculteurs ont besoin de visibilité. Ils ont besoin d’alternatives efficaces et d’être accompagnés le temps de la transition, car changer ses pratiques c’est une prise de risque. Le ministère se mobilise au travers du PARSADA et du PRAAM pour cela.
Je souhaite que vous, qui êtes impliqués dans la recherche d’alternatives et l’innovation, puissiez aider la société civile à porter un regard plus ouvert sur ces questions
. » Annie Genevard, Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

Ce déplacement illustre l’engagement du Gouvernement en faveur d’une agriculture durable, compétitive et souveraine, en accompagnant les acteurs dans les transitions environnementales et climatiques.

Photo : © Xavier Remongin/agriculture.gouv.fr