
Marché des céréales
Le marché du blé ne change pas de braquet
Les perspectives de lourdeur sur le marché des céréales ont encore été accentuées par les analystes cette semaine. Les opérateurs mondiaux restent toutefois suspendus aux chiffres du département à l’Agriculture américain de ce vendredi.
Sans évènements majeurs concernant les céréales en attendant le rapport mensuel de l’offre et demande mondiale de l’USDA de vendredi soir, c’est la parité euro dollar qui a dicté les orientations du marché cette semaine avec un pic à 1,176. La hausse de l’euro a pesé sur le Matif qui a poursuivi sa descente pour la nouvelle campagne. Avec la disparition de l’échéance septembre cette semaine, c’est le décembre qui devient référence sur le rapproché, sans fluctuations significatives, entre 189 et 190€/tonne. Le maïs n’a pas non plus connu de variations marquantes, restant juste au-dessus des 185€/tonne.
Les perspectives européennes de l’analyste Expana (ex- Stratégie grains) abondent les nouvelles baissières avec une hausse de la production de blé à 136,1 millions de tonnes soit plus de 3 millions de tonnes de plus que sa prévision du mois d’août. En orge, la production gagne 1,2 millions de tonnes supplémentaire à 56,2 millions.
En maïs en revanche, les perspectives sont revues à la baisse, notamment en France avec une production en baisse de 540 000t à 13,36 millions. Les analystes craignent des rendements dégradés pour ces moissons qui débutent à 8,53 t/ha.
La production de blé russe a elle aussi été revue à la hausse par l’agence locale Ikar. Ajoutant 1 million de tonnes à la production 2025/2026 à 87 millions, malgré les doutes de certains opérateurs sur l’exactitude de ces estimations.
En Amérique du Sud, l’Argentine pourrait réduire sa sole de soja au profit du maïs. La Bourse du commerce de Rosario estime la prochaine récolte à 61 millions de tonnes contre 50 millions la campagne précédente dont la récolte s’achève et battant le précédent record à 52,5 millions en 2023/2024. Le voisin brésilien n’est pas en reste avec une production de maïs encore estimée à la hausse par la CONAB, organe national de production de statistiques agricoles. Avec 2,7 millions de tonnes supplémentaire, la production pourrait atteindre 139,6 millions de tonnes en comptabilisant les 3 récoltes annuelles. C’est la bagatelle de 24 millions de tonnes de plus que l’année précédente.

