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Actualités de la filière

Crise politique



La Coopération Agricole demande la formation rapide d’un gouvernement de stabilité économique et d’intérêt général

Alors que les indicateurs économiques sont déjà dégradés, la crise politique que traverse notre pays a des conséquences directes sur la compétitivité des entreprises agricoles et agroalimentaires : une consommation qui se tasse, une croissance en berne, une balance commerciale agricole et alimentaire déficitaire pour la première fois depuis 25 ans, des tensions commerciales persistantes entre « taxes Trump » et ripostes chinoises.

Dans ce contexte, les 2 100 coopératives agricoles, pilier économique et social des territoires avec plus de 200 000 emplois dans les zones rurales, alertent sur les risques liés à l’instabilité politique pour les entreprises des territoires.

Consciente des défis à relever sur les enjeux de compétitivité et de transitions, les coopératives agricoles sont déterminées à apporter des solutions et annoncent un plan d’investissement de 10 milliards d’euros sur trois ans, faisant d’elles le premier investisseur privé des territoires ruraux. Un signal fort d’engagement au service de l’économie des territoires, du renouvellement des générations et l’attractivité des métiers et de la souveraineté alimentaire.

Pour tenir ce cap, il faut au plus vite redonner des gages aux entreprises :

  • Une stabilité et sobriété réglementaire pour garantir visibilité et agilité à nos entreprises,
  • Un nouveau souffle fiscal, notamment sur les impôts de production, pour gagner en compétitivité, et l’exclusion de toute nouvelle taxe sur l’alimentation, qui désavantagerait les produits français face à la concurrence internationale.
  • Des moyens conséquents pour l’adaptation au réchauffement climatique et la recherche appliquée au profit de filières en situation d’impasse,
  • Le maintien du crédit d’impôt recherche, indispensable à l’innovation.

Ces moyens permettront aux coopératives agricoles de sécuriser leurs investissements et reconquérir le coeur de gamme, sur lequel les consommateurs se reportent massivement, de réussir les transitions et de garantir notre souveraineté alimentaire.

La Coopération Agricole appelle donc le Président de la République à former, sans délai, un gouvernement de stabilité économique et d’intérêt général, capable de garantir un cadre budgétaire, fiscal et réglementaire sobre et cohérent, au moins pour les deux années à venir.

MERCOSUR

UN ACCORD TOXIQUE, UNE COLÈRE CERTAINE



Un accord toxique, une colere certaine

Jeunes Agriculteurs et la FNSEA réaffirment avec force leur opposition totale à l’accord de libre-échange avec les pays du MERCOSUR. En validant l’accord en l’état, malgré la promesse de mesures de sauvegarde, la Commission Européenne tourne clairement le dos à son agriculture. Cet accord reste toxique, incompréhensible et dangereux pour les agriculteurs français. Où est la cohérence de la Commission Européenne qui, d’un côté, impose aux agriculteurs européens des normes parmi les plus strictes au monde, et de l’autre, ouvre nos marchés à des produits importés qui n’y répondent pas ? Chacun doit désormais assumer ses responsabilités, à commencer par le Président de la République, Emmanuel Macron, qui doit garantir que l’agriculture française ne sera pas la variable
d’ajustement de cet accord.

Depuis plusieurs mois, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le danger du MERCOSUR et sur le manque total de réciprocité des normes de production. Il est inconcevable que l’Union Européenne autorise l’importation de produits issus de pratiques totalement interdites en France et en Europe depuis des années, voire des décennies : usage de molécules phytosanitaires bannies, déforestation illégale, maltraitance animale, opacité totale sur la traçabilité, violations flagrantes des engagements climatiques… Et la liste est encore outrageusement longue. Exiger le respect des normes européennes pour tous les produits agricoles, y compris importés, n’est pas une option : c’est une ligne rouge.

Les clauses de sauvegarde sont inopérantes, l’inefficacité de celles déjà en place est une illustration cinglante de la faiblesse de ce dispositif qui ne protège en rien nos marchés et nos productions. Ce dispositif ne permet ni réactivité, ni efficacité en cas d’afflux massif de produits importés, à des prix déconnectés des réalités de production européennes. Jeunes Agriculteurs et la FNSEA ne sont pas naïfs.
Ils dénoncent une manœuvre politique et rappellent que l’engagement qui avait été pris par le France était, à minima, d’obtenir des clauses miroirs.

Aussi, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA appelons :

  • Le Président de la République, Emmanuel Macron, à honorer sa parole et à exprimer publiquement son opposition claire et ferme à cet accord avec les actions politiques qu’il compte mettre en œuvre pour le bloquer ;
  • Les eurodéputés français et européens à rejeter sans ambiguïté ce texte ;
  • Les citoyens à se mobiliser car derrière le MERCOSUR, c’est leur alimentation, leur santé et leurs territoires qui sont en danger.

Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA, déclare : « Nous restons fermes sur notre opposition pleine et entière à la ratification de l’accord du Mercosur. Depuis des mois, les agriculteurs français et leurs homologues européens expriment leur désaccord : faire la sourde oreille et ignorer la voix des agriculteurs ne feront que raviver la colère. Dans un contexte fortement instable, toute décision contraire aux intérêts agricoles français et européens sera considérée comme un affront. Agriculteurs, citoyens, consommateurs… nous en subirons tous et à long terme les conséquences. »
Pierrick Horel, Président de Jeunes Agriculteurs, ajoute : « Cet accord de libre-échange avec les pays du Mercosur est une offense à l’encontre des jeunes agriculteurs. Ce n’est pas en important massivement des produits agricoles, qui plus est ne respectant pas nos normes de production, que nous parviendrons à reconquérir notre souveraineté alimentaire, et faire face aux défis climatiques et de renouvellement des générations. Nous en appelons à la responsabilité de nos représentants politiques pour rejeter ce texte, fossoyeur de l’agriculture française et européenne. »