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Actualités de la filière

G7 sur les engrais



Réunion extraordinaire des ministres de l’Agriculture du G7 sur les engrais

Les ministres de l’Agriculture du G7 se sont réunis aujourd’hui afin de discuter des moyens de soutenir leurs agriculteurs face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran sur les prix des engrais et les chaînes d’approvisionnement – un enjeu d’une importance stratégique tant pour les agriculteurs que pour la sécurité alimentaire mondiale.

Les analyses présentées par la FAO, AMIS et l’OCDE mettent en évidence plusieurs risques susceptibles de se matérialiser à moyen et à long terme, avec des répercussions directes et tangibles sur les coûts de production agricole ainsi que sur la viabilité économique des exploitations, en particulier en ce qui concerne les engrais et les carburants destinés aux usages non routiers. Les membres du G7 suivent avec attention l’évolution de la situation et examinent les mesures susceptibles d’atténuer les effets de la hausse des prix sur les agriculteurs, tout en favorisant la diversification et le renforcement de la résilience des chaînes de valeur mondiales.

Les ministres ont souligné la valeur ajoutée des analyses menées par les organisations internationales ainsi que des échanges d’informations entre les membres du G7, notamment en ce qui concerne les mesures d’atténuation et les investissements dans des intrants et des pratiques agricoles innovants et diversifiés. Les ministres ont également rappelé l’importance de marchés transparents et prévisibles pour garantir le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement en engrais, renforcer la résilience de l’agriculture et des systèmes alimentaires, et promouvoir la sécurité alimentaire mondiale.

Les ministres ont enfin convenu de l’intérêt du dialogue tenu ce jour pour nourrir les échanges qui se dérouleront lors du sommet des Leaders à Evian, ainsi que leur disposition à poursuivre les discussions au sein du G7 en tant que de besoin, que ce soit à leur niveau ou à celui des directeurs de services.

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Canicule de mai 2026

Quelles conséquences sur les cultures ?



Au sortir d’une semaine de canicule étonnamment précoce, nous vous proposons une série d’articles pour analyser les impacts potentiels sur les cultures et les travaux de recherche en cours pour y faire face.

Une séquence météo inédite

La canicule de fin mai 2026 se distingue par sa précocité, son intensité et sa durée. Provoquée par un « dôme de chaleur » bloquant les perturbations océaniques, elle a entraîné des températures de 5 à 15°C au-dessus des normales selon les régions, avec des records pour un mois de mai. L’absence de pluie et une forte évapotranspiration ont rapidement réduit les réserves en eau des sols, accentuant les risques de stress hydrique.

Pour en savoir plus : « Retour sur les particularités de la séquence météo »

Des impacts sur la croissance et le développement des cultures

Cette vague de chaleur précoce a eu des effets contrastés selon les cultures et leur stade de développement. Dans certaines situations tardives, les céréales à paille pourront pâtir d'une baisse du nombre de grains et/ou du PMG, surtout en cas de déficit hydrique. Maïs et sorgho, encore en phase végétative, ont bien toléré cet épisode, avec principalement une accélération du développement. En pomme de terre, la chaleur favorise le feuillage mais peut freiner la tubérisation. Pour le lin fibre, les températures élevées ont stimulé la croissance grâce aux bonnes réserves en eau des sols.

Pour en savoir plus : « Quels impacts sur la croissance des cultures ? »

Et la qualité des grains de céréales ?

Ce coup de chaud est survenu pendant le remplissage des grains des céréales à paille, une phase clé pour leur qualité. Si les fortes températures peuvent accroître la teneur en protéines, elles peuvent aussi dégrader leur qualité, avec des effets possibles sur le gluten et les propriétés boulangères. Elles favorisent aussi la formation de grains plus petits, susceptibles d’affecter le poids spécifique. Concernant le temps de chute de Hagberg, les mécanismes restent complexes : la chaleur limite l’installation de la dormance mais pourrait également réduire l’activité des enzymes impliquées dans la dégradation de l’amidon.

Pour en savoir plus : « Quels impacts sur la qualité des grains de céréales à paille ? »

Une thématique de recherche active mais complexe

Malgré la multiplication des vagues de chaleur ces dernières années, les effets des fortes températures sur les cultures restent difficiles à quantifier. Les réponses des plantes varient selon les stades et les processus physiologiques. Des travaux de recherche en conditions contrôlées permettent d’isoler l’impact de ce type de stress, mais il est difficile de valider ces effets en conditions réelles, toutes choses n’étant pas égales par ailleurs. La mise en place de réseaux de recherche internationaux ou de dispositifs alternatifs au champ permettent d’affiner les connaissances, mais ces démarches restent complexes et coûteuses.

Pour en savoir plus : « Pourquoi est-il si difficile de mieux cerner les impacts et les parades ? »

Renouvellement

du bureau de l’AGPB



“Dans un contexte inédit, notre responsabilité est de redonner un cap à la céréaliculture française”

Dans un contexte marqué par trois années consécutives de revenus négatifs pour les céréaliers, une forte volatilité des marchés, des tensions géopolitiques persistantes et une compétitivité qui se dégrade face à ses voisins européens, cette réélection s’inscrit dans la volonté de poursuivre le travail engagé pour défendre l’avenir de la production céréalière française.

 L’année écoulée a confirmé l’entrée du secteur dans une crise profonde et durable. Alors que les producteurs spécialisés en céréales affichent aujourd’hui les revenus les plus faibles de l’agriculture française, les exploitations doivent faire face simultanément à l’augmentation de leurs coûts de production, à la multiplication des contraintes réglementaires et à une concurrence internationale toujours plus forte. Dans le même temps, les tensions géopolitiques, la perte de débouchés stratégiques et les incertitudes entourant l’avenir de la politique agricole européenne renforcent les inquiétudes des producteurs. Face à ces défis, l’AGPB entend poursuivre son action pour restaurer la compétitivité des exploitations, défendre l’accès aux moyens de production et porter une vision ambitieuse de l’agriculture française fondée sur l’innovation, la souveraineté alimentaire et la création de valeur.

 Éric Thirouin, Président de l’AGPB déclare : « Je remercie le Conseil d’administration pour sa confiance renouvelée et je m’engage à poursuivre nos combats. Nous traversons une période inédite pour la céréaliculture française. Trois années consécutives dans le rouge interrogent directement notre capacité collective à maintenir une production compétitive sur notre territoire. Dans ce contexte, notre responsabilité est de redonner un cap. Cela passe par la défense de l’accès aux moyens de production, la restauration de notre compétitivité, le développement de véritables filets de sécurité économiques et l’investissement résolu dans l’innovation. Plus que jamais, nous devons remettre la production au cœur des politiques agricoles françaises et européennes afin de garantir notre souveraineté alimentaire. »

Pour accompagner le Président dans la poursuite de son mandat, le Conseil d’Administration de l’AGPB a élu un Bureau, composé de :

  • Éric THIROUIN, Président (28)
  • Philippe HEUSELE, Secrétaire Général, (77)
  • Olivier DAUGER, Vice-Président (02)
  • Philippe DUBIEF-BECHET, Vice-Président (21)
  • Benoît PIETREMENT, Vice-Président (51)
  • Cédric BENOIST, Secrétaire Général Adjoint (45)
  • Jean-Guillaume HANNEQUIN, Secrétaire Général Adjoint (55)
  • Geoffroy de LESQUEN, Secrétaire Général Adjoint (14)
  • Luc VERMERSCH, Trésorier (60)
  • Thomas BOURGEOIS (60)
  • Damien GREFFIN (91)
  • Christophe GRISON (60)
  • Denis JAMET (18)
  • Jacques de LOISY (21)
  • Jean-Marc RENAUDEAU (79)
  • Dominique ROUSSEAU (72)
  • Nicolas de SAMBUCY (13)
  • Charlotte VASSANT (02)
  • David VINCENT (11)

investissement



Océalia investit dans Cyclair : la robotique au service de votre transition agronomique

Dans le cadre de son plan stratégique « Cap 2030 », le groupe coopératif Océalia annonce être entré de façon minoritaire au capital de la start-up Cyclair. Cet investissement marque une étape clé pour le territoire : l’alliance entre une expertise coopérative de premier plan et une technologie de robotique agricole de rupture, conçue au coeur de la Vienne.

Une mission : concilier protection des ressources et rentabilité des exploitations

L'investissement d'Océalia dans Cyclair est porté par une ambition claire : accélérer la transition agricole en offrant une alternative concrète et performante au désherbage chimique. À l’heure où la préservation des sols et des ressources en eau est devenue une exigence, cette alliance permet de déployer une solution qui protège davantage encore l'environnement tout en permettant de maintenir la rentabilité pour les exploitations.
Fondée à Pressac (86) par 3 associés issus de l’industrie, de la robotique et de l’agriculture, Cyclair incarne cette volonté de transformer les pratiques. En misant sur le désherbage mécanique robotisé, la coopérative donne à ses adhérents les moyens d'agir directement sur leur empreinte écologique tout en sécurisant leurs rendements. Pour Océalia, cet engagement s'inscrit dans la stratégie Cap 2030, prouvant que la technologie est un levier durable au service d'une agriculture responsable, rémunératrice et d'un territoire préservé.

La technologie LIDAR au service du désherbage mécanique

Le robot développé par Cyclair se distingue par son autonomie réelle. Contrairement aux solutions traditionnelles dépendantes du GPS, il utilise une navigation visuelle combinant caméras et technologie LIDAR. Cette intelligence embarquée lui permet :

  • D’identifier les rangs de culture et de distinguer précisément les adventices.
  • De contourner les obstacles de manière autonome.
  • D'opérer sur maïs, tournesol et colza, avec des déploiements prévus sur céréales, les légumes de plein champs de les cultures spécialisées..

Véritable outil agronomique, le robot collecte également des données sur le développement foliaire, offrant un suivi parcellaire inédit via une suite applicative dédiée.

Un modèle économique conçu pour le terrain

L'ambition commune d'Océalia et de Cyclair est de proposer un coût de passage compétitif, aligné sur celui du désherbage chimique conventionnel (entre 35 € et 85 € l'hectare selon la complexité du passage).

« Notre objectif est de proposer une solution économiquement viable qui s'intègre naturellement dans les exploitations, tout en réduisant significativement l'empreinte environnementale », souligne la direction d'Océalia. Ce modèle est pleinement cohérent avec la démarche Sillon Responsable du Groupe.
Vers une massification : l'appel à projet PRAAM

Océalia et Cyclair ont franchi une étape supplémentaire en déposant un dossier commun pour l’appel à projet PRAAM (Prise de Risque Amont Aval et Massification). L'enjeu est de tester la solution à grande échelle et d’explorer des modèles d’économie de la fonctionnalité, incluant une « promesse de résultat » pour les agriculteurs.

Des synergies techniques sont également à l'étude avec les Lely Center du groupe Océalia pour mutualiser les compétences en robotique et assurer une maintenance de proximité.

Rencontres



Les rencontres du progrès génétique au champ en région Sud-Ouest

Peut-on encore produire des céréales de qualité quand le climat s’emballe ? La réponse se trouve dans les champs.

Face à l’urgence climatique et aux défis de la souveraineté alimentaire, SEMAE, l’interprofession des semences et plants, s’est mobilisée, avec ses partenaires, pour démontrer comment le progrès génétique a toujours accompagné les agriculteurs pour produire des céréales de qualité dans un contexte agricole de plus en plus exigeant.

Pourquoi l’accélération de l’innovation est-elle indispensable pour réussir les transitions agroécologiques et climatiques ?

À la demande de l’Association générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB), Arvalis et l’Union Française des Semenciers (UFS) ont mis en place un réseau national d’expérimentation inédit afin d’évaluer quarante années d’innovation variétale.

Cette étude a permis de comparer 59 variétés de blé, d’orge et de triticale, des années 1980 à aujourd’hui.

Une mobilisation collective de la filière

Les « Rencontres du progrès génétique au champ » illustrent une dynamique collective portée par SEMAE et l’ensemble de la filière semences. À travers six visites organisées sur le territoire au mois de juin, chercheurs, sélectionneurs, agriculteurs et acteurs institutionnels ont partagé leurs expertises afin de mieux comprendre les enjeux actuels et futurs de l’innovation variétale.

Ces rencontres ont permis de mettre en lumière les réussites du progrès génétique et les ambitions de la filière face aux grands défis agricoles : adaptation au changement climatique, transition agroécologique, souveraineté alimentaire et amélioration des performances agronomiques. Les visites de plateformes expérimentales et les échanges de terrain ont été l’occasion d’observer concrètement l’évolution des variétés de céréales au fil des décennies et les bénéfices apportés par la sélection végétale, et d’illustrer comment l’ensemble des acteurs de la filière semence se mobilisent pour amener cette innovation au plus près des agriculteurs au travers de semences de qualité.

Des résultats visibles…directement dans les parcelles

Depuis 1997, les agriculteurs font face à une multiplication d’aléas climatiques (sécheresses intenses, excès d’eau, gels tardifs). Le progrès génétique n’est pas une option, mais une nécessité pour répondre aux attentes croissantes des agriculteurs, des industriels et des consommateurs. Dans ce contexte, la semence constitue un levier majeur d’adaptation au changement climatique et à la transition agroécologique.

Bien que souvent imperceptible à l’œil nu, le progrès génétique transforme en profondeur les performances des cultures : résistance aux stress climatiques, stabilité des rendements, qualité des productions ou encore réduction des intrants.

À l’occasion des « Rencontres du progrès génétique au champ », les visites de plateformes variétales ont mis en lumière les avancées concrètes de la sélection végétale et les bénéfices apportés par les nouvelles variétés de céréales :

  • Des variétés plus tolérantes : grâce à l’intégration de tolérances naturelles aux principaux pathogènes, notamment la septoriose et les rouilles, les nouvelles variétés limitent le recours aux produits phytosanitaires. Les sélectionneurs travaillent de plus à adapter ces tolérances à l’évolution de ces parasites.
    Ces innovations contribuent ainsi à réduire les coûts de production tout en diminuant l’empreinte environnementale des cultures.
  • Des variétés plus résilientes : sélectionnées pour mieux faire face aux épisodes climatiques extrêmes, ces variétés participent à la sécurisation de la production de céréales pour l’agriculteur, la filière et les consommateurs.
  • Des variétés efficientes pour une qualité préservée : alors que l’augmentation des rendements s’accompagne généralement d’une baisse du taux de protéines, les progrès réalisés en matière d’efficience de l’azote limitent significativement ce phénomène. Les sélectionneurs contribuent ainsi au maintien de la qualité technologique des productions, essentielle notamment pour la fabrication du pain et des pâtes.

Dans le sud-ouest des résultats concrets pour les producteurs de blé dur

Les essais conduits sur la plateforme de Arvalis – En Crambade comparaient des variétés de blé dur inscrites depuis 1985 jusqu’en 2023. Ils ont permis de mettre en évidence des gains de rendement réguliers de +0.44q/ha/an.

Les semences de ces variétés ont contribué à la performance de cette production emblématique du Sud-Ouest :

  • en améliorant des critères de qualité tel que la tolérance au mitadinage.
  • en faisant progresser les notes de résistance aux maladies (dans les conditions de l’essai) de moins de 5 pour les variétés des années 1980-90 jusqu’à 8 sur 10 pour les dernières commercialisées.
  • en réduisant la perte de rendement entre les situations traitées et non traitées.

En Occitanie, sur plus de 2 000 ha, les agriculteurs producteurs de semences et entreprises semencières œuvrent pour proposer ces innovations aux producteurs de blé dur.

La France, leader de la recherche semencière

La filière des semences et plants investit massivement dans la recherche et le développement. En céréales à paille et protéagineux, ces investissements ont représenté en 2026 : 28 % du chiffre d’affaires du secteur, soit 76 millions d’euros, un budget qui a plus que doublé en vingt ans.

Cet effort soutenu permet un progrès génétique constant et se traduit par l’inscription de 950 variétés au Catalogue officiel français, dont plus de 100 nouvelles en 2025, offrant ainsi aux agriculteurs des solutions toujours plus performantes.

Les « Rencontres du progrès génétique au champ » s’inscrivent dans une démarche de long terme visant à suivre, année après année, les effets concrets de l’innovation variétale face aux défis climatiques et agronomiques. Ces expérimentations se poursuivront sur l’ensemble du territoire afin d’évaluer durablement les performances et l’adaptation des nouvelles variétés dans des conditions réelles de culture.

Les premiers enseignements présentés cette année seront enrichis par de nouveaux résultats qui seront dévoilés courant 2027, à la même période. Les journalistes et acteurs de la filière sont d’ores et déjà invités à suivre cette dynamique collective et à venir découvrir, sur le terrain, les avancées du progrès génétique au service de l’agriculture française.

« Chaque nouvelle variété est une solution alternative qui renforce la résilience de notre production agricole », souligne Pierre Pagès, Président de SEMAE.

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Protection des cultures



Publication des textes autorisant l'utilisation de drones pour l’application de certains produits phytopharmaceutiques

Les textes réglementaires nécessaires à la mise en œuvre de la loi du 23 avril 2025 visant à améliorer les traitements de protection des cultures végétales à l’aide d’aéronefs télépilotés ont été publiés au Journal officiel. Il est désormais possible d’utiliser des drones pour l’application de certains produits phytopharmaceutiques, lorsque ce mode présente un bénéfice pour la santé humaine et l’environnement par rapport aux applications par voie terrestre.

Ce nouveau cadre réglementaire concerne exclusivement les produits de biocontrôle, les produits utilisables en agriculture biologique et les produits à faible risque. Il encadre à la fois les traitements de certaines cultures et la réalisation d’essais destinés à évaluer l’intérêt de cette technologie dans d’autres situations.

Un cadre d’autorisation pour certaines cultures et parcelles

La loi du 23 avril 2025 autorise le recours aux drones pour les traitements phytopharmaceutiques réalisés sur :

  • les parcelles agricoles présentant une pente supérieure ou égale à 20 % ;
  • les bananeraies ;
  • les vignes mères de porte-greffes conduites au sol.

L’arrêté du 29 mai 2026 précise la procédure d'autorisation, les exigences techniques applicables aux drones et aux opérateurs, ainsi que les mesures spécifiques de protection pour la santé humaine et l'environnement.

Les demandes d’autorisation de programmes de traitement par drone doivent être adressées au préfet de région via le formulaire qui sera mis à disposition sur le site demarche.numerique.gouv.fr, accompagnées de l’ensemble des pièces justificative requises.

Des programmes d’essais pour évaluer l’extension du dispositif

Pour les types de parcelles et les cultures autres que celles autorisées par la loi du 23 avril 2025, le décret n° 2026-422 du 29 mai 2026 encadre l'autorisation et la réalisation de programmes d'essais d'une durée maximale de trois ans. Les situations qui démontreront un avantage pour la santé humaine et l’environnement pourront par la suite intégrer le cadre général d’autorisation.

Les instituts techniques agricoles souhaitant conduire un programme d’essais doivent adresser leur demande au préfet de région via un formulaire dédié qui sera également mis à disposition sur le site demarche.numerique.gouv.fr.

L'arrêté du 19 mai 2026 précise le contenu des demandes d'autorisation d'essais et les règles méthodologiques à suivre pour leur réalisation.

Chaque programme d'essai fait l'objet d'une autorisation individuelle délivrée par le préfet de région après avis du ministère chargé de l'agriculture. Cet avis préalable a pour objectif de veiller à la cohérence des essais à l’échelle nationale et de s’assurer de la rigueur des protocoles expérimentaux par rapport aux objectifs de l’essai et l’évaluation des résultats par l'Anses.

150 produits autorisés pour les applications par drone

L’arrêté du 19 mai 2026 approuve une liste d’environ 150 produits pouvant être appliqués par drone dès l'entrée en vigueur du dispositif. Cette liste comprend exclusivement des produits de biocontrôle, des produits utilisables en agriculture biologique et des produits à faible risque.

Des conditions d’utilisation strictes pour garantir la sécurité

Les applications par drone, que ce soit pour le traitement des cultures ou pour les essais de nouvelles situations, est soumise à des exigences techniques strictes.

En particulier, les drones ne peuvent pas évoluer à plus de 18 km/h lors de l’application, ni voler à plus de 3 mètres au-dessus de la végétation à traiter. De plus, une distance de sécurité par rapport aux zones habitées et fréquentées par les personnes présentes lors du traitement doit être respectée. Elle est fixée par l’autorisation préfectorale, selon le type de matériel et les paramètres de vol, mais ne peut être inférieure à 20 mètres.

Les drones doivent être équipés d’un équipement de pulvérisation constituant la meilleure technologie disponible pour réduire la dérive de pulvérisation. La liste des équipements répondant à cette exigence a été publiée au bulletin officiel du ministère en charge de l’agriculture.

Les dispositions réglementaires propres à l’utilisation de drones doivent par ailleurs être respectées pour la sécurité de tous, conformément à l'autorisation d'exploitation du drone délivrée par la Direction de la sécurité de l'aviation civile (DSAC).

Pour aller plus loin : toutes les informations sur le dispositif.

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Légumineuses à graines



Ce que révèle l’Observatoire des prix payés aux producteurs

L’Observatoire des prix payés aux producteurs des légumineuses à graines vient de publier sa troisième enquête. Elle a été réalisée par Terres Inovia et l’Interprofession Terres Univia dans le cadre du programme Cap protéines+. Les explications de Vincent Lecomte, chargé d’études économiques de Terres Inovia. 

« La 3ème édition de cet Observatoire permet de suivre les prix de vente moyens sur cinq campagnes, entre les récoltes 2019 et 2023, de six légumineuses à graines (pois, soja, féverole, lentille, pois chiche et lupin) selon le mode de production (conventionnel et biologique) et les principaux débouchés. » Vincent Lecomte, chargé d’études en agroéconomie chez Terres Inovia

Quelles sont les grandes tendances des prix des légumineuses à graines issue de cette 3ème édition de l’OPPLAG ? 

Après une phase de hausse des prix entre les récoltes 2019 et 2022, en phase avec les marchés mondiaux des autres matières premières agricoles, les prix ont baissé entre les récoltes 2022 et 2023. Cette baisse a été plus marquée en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle, en lien avec la crise des filières biologiques qui était alors prégnante. Il y a néanmoins des exceptions à cette tendance. Ainsi la lentille en conventionnel a vu ses prix fortement augmenter entre les récoltes 2022 et 2023

Quels sont les enseignements sur les débouchés ?

Les légumineuses à graines fournissent des débouchés variés avec des dynamiques de prix propres à chacun. Nous observons que les débouchés en alimentation humaine sont en tendance mieux rémunérés que l’alimentation animale. Il y a néanmoins des exceptions à l’instar du pois vert pour le débouché oisellerie. Il est mieux rémunéré que les autres débouchés de cette espèce mais ne représente que 2 % des tonnages totaux collectés dans l’échantillon des répondants.

La rentabilité est-elle stable ?

Dans le même temps, entre les récoltes 2022 et 2023, les charges opérationnelles ont poursuivi leur forte hausse. Mais celle-ci été plus modérée chez les légumineuses à graines que chez les autres espèces, grâce à l’absence d’engrais minéraux azotés apportés. Ainsi, sous l’angle économique et hors effet du rendement, la rentabilité des légumineuses à graines a été plus stable sur la période que pour d’autres espèces. L’effet de ciseau entre prix et charges a été moins marqué sur les légumineuses à grainesque sur les autres grandes cultures.

Quelles sont les suites données à cet Observatoire ?

Il va se poursuivre grâce aux financements de Cap protéines+. Ainsi nous allons lancer au second semestre 2026 une 4ème campagne de collecte de prix (prix payés sur les campagnes de commercialisation 2024/25 et 2025/26). Un de nos objectifs est d’augmenter le taux de réponses, qui correspond aujourd’hui à une représentativité des 60 % des tonnages collectés afin d’améliorer encore la représentativité des prix moyens pondérés. C’est un point fondamental pour pérenniser cet observatoire : la contribution de chaque collecteur permet d’améliorer la qualité globale des données de prix produites. Parallèlement, nous échangeons avec FranceAgriMer pour améliorer les synergies sur le suivi des prix payés aux producteurs de légumineuses à graines.

« Il existe un fort besoin des acteurs de ces données de prix dans ces filières de diversification. » Vincent Lecomte, Chargé d'études chez Terres Inovia

Génération agri-recycleur



Une campagne nationale pour valoriser 25 ans d’engagement responsable pour les générations futures

À l’occasion de son 25e anniversaire, A.D.I.VALOR lance une campagne de communication nationale intitulée « Génération agri-recycleur. 25 ans de gestes précieux pour les générations futures ».

Déployée du 05 juin à fin juillet 2026 en presse écrite et sur les réseaux sociaux, elle met à l’honneur 25 ans de mobilisation des agriculteurs en faveur de la collecte et du recyclage des déchets plastiques agricoles. La campagne se poursuivra à l’automne avec une série de portraits d’agriculteurs engagés.

En un quart de siècle, l’agriculture française s’est dotée d’un dispositif de collecte et de valorisation des déchets agricoles structuré, performant et reconnu bien audelà de la France. De deux flux de déchets collectés en 2001, la filière A.D.I.VALOR est passée à 25 flux aujourd’hui.

Plus de 300 000 agriculteurs par8cipent désormais activement à cette démarche collective, devenue une référence en matière d’économie circulaire agricole.

« 25 ans de gestes précieux pour les générations futures »

La campagne met en lumière ces milliers de gestes quotidiens qui contribuent à préserver les ressources, à protéger l’environnement et à transmettre un patrimoine durable aux générations futures.

Elle poursuit plusieurs objectifs :

  • Valoriser le travail accompli collectivement depuis 25 ans
  • Susciter la fierté des agriculteurs et des acteurs de la filière
  • Souligner l’engagement d'une génération qui a permis d’atteindre des résultats remarquables
  • Encourager la transmission de ces bonnes pratiques aux nouvelles générations
  • Rappeler l’utilité concrète de la démarche grâce à des résultats tangibles :
    - Près de 90 % des déchets collectés sont recyclés
    - 65 000 tonnes de CO₂ équivalent sont économisées chaque année (soit l’équivalent de 44 000 voitures en moins sur les routes).
    - Des ressources préservées grâce à la réintégration des matières recyclées dans de nouveaux usages.

Résolument tournée vers l’humain, la campagne est incarnée par trois générations de la famille de Conor l’Agricultor, influenceur agricole installé dans l’Ain (01), illustrant la transmission des engagements et des savoir-faire.

Une prise de parole nationale de juin à octobre 2026

À l’occasion des 25 ans d’A.D.I.VALOR, créée en juillet 2001, la campagne sera déployée dans la presse professionnelle agricole à travers 8 insertions publicitaires. 3 visuels mettront successivement à l’honneur les filières de l’élevage, des grandes cultures et de la viticulture.

Cette présence média sera renforcée par un dispositif de promotion sur les réseaux sociaux d’A.D.I.VALOR : Facebook, LinkedIn, Instagram et X.

À l’automne, la campagne se prolongera par une série de portraits d’agriculteurs engagés dans le tri et la collecte des déchets agricoles.

Une ambition pour les 25 prochaines années

Ronan Vanot, Directeur général d’A.D.I.VALOR, déclare : « Avec la signature de campagne “Bravo ! Allons plus loin, rapportons plus !”, nous souhaitons saluer l’engagement exemplaire de toute une génération d’agriculteurs et inviter chacun à poursuivre cet effort collectif. Les résultats obtenus démontrent qu’ensemble, nous pouvons relever les défis environnementaux et continuer à faire de l’agriculture française une référence en matière de gestion responsable des déchets et d’économie circulaire. »

Note de conjoncture

Grandes cultures de juin 2026



On savait depuis plusieurs années que le métier d’agriculteur, de producteur de céréales en l’occurrence, était appelé à se modifier. Avec les risques climatiques, les accords de libre-échange, les règlementations environnementales, l’agriculteur devait hausser son niveau de formation, être à la fois climatologue, gestionnaire financier, agronome, vétérinaire parfois…

Edito

On savait depuis plusieurs années que le métier d’agriculteur, de producteur de céréales en l’occurrence, était appelé à se modifier. Avec les risques climatiques, les accords de libre-échange, les règlementations environnementales, l’agriculteur devait hausser son niveau de formation, être à la fois climatologue, gestionnaire financier, agronome, vétérinaire parfois…

Son adversaire, jusqu’ici le plus redouté, était bien-sûr le climat, la succession plus ou moins prévisible de sécheresses et de pluviométrie excessive.

Il lui fallait également incorporer dans sa stratégie économique des projets de diversification, des modes de calculs précis quant à ses investissements en moyens digitalisés de production, évaluer ses sources de financement et ciseler ses arguments pour que le banquier lui accorde le prêt idoine.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, et maintenant de la guerre en Iran, produire devient une aventure dont l’agriculteur ignore quasi-totalement l’issue. Il n’a aucune certitude sur le retour sur investissement escompté. Les risques habituels, plus ou moins maîtrisés, se transforment désormais en incertitude, dont les économistes savent bien, depuis les travaux novateurs du théoricien américain Frank Knight (1885-1972), qu’elle n’est pas probabilisable, et par conséquent non maîtrisable. Produire relève donc du défi dans un monde en instabilité chronique, traversé par des guerres, par une polycrise.

Conflits : mise en lumière de la dépendance aux engrais

C’est la particularité des conflits en cours que d’avoir mis au jour les dépendances d’un pays comme la France et de ses agriculteurs.

  • Pétrole et gaz, ce n’est guère nouveau depuis les années 1970 avec ses 2 chocs pétroliers.
  • C’est au tour des engrais que de rappeler aux producteurs qu’ils en dépendent crucialement, pour préserver les rendements céréaliers, avec quelques variantes selon le type de culture (blé versus tournesol par exemple).

Et c’est précisément ce qui a surgi depuis le mois de février 2022, puis avec le déclenchement du conflit en Iran. 

Les agriculteurs, les céréaliers en particulier, naviguent à vue, pris entre :

  • L’incertitude des prix
  • La disponibilité des volumes d’intrants
  • Et, in fine, les yeux rivés sur leur marge.

Une marge qui en principe doit couvrir les autres charges de structure (cotisations sociales, fermage, etc). Car ces dépendances coûtent, tant en monnaie qu’en incertitude.

Les producteurs de COP en savent quelque chose. Après une année 2022 exceptionnelle à en juger par le niveau du Résultat courant avant impôt (RCAI), la chute a été rude, abyssale, pour ce même RCAI en 2023 (-83% par rapport à 2022) et en 2024 (-76% par rapport à 2023). La flambée du prix du blé en 2022, indissociable de la guerre en Ukraine et en raison du poids des deux belligérants sur le marché mondial des COP, avait permis d’absorber assez facilement la hausse des coûts des intrants, énergie, engrais et amendements.

Des intrants dont la France, et par extension l’UE27, est dépendante du reste du monde pour s’approvisionner et pour apporter aux producteurs de quoi préserver les rendements, et à l’arrivée le rang céréalier de la France dans le monde. A ne retenir que l’exemple de l’urée, l’Egypte, la Russie et l’Algérie forment le triumvirat des fournisseurs fondamentaux de la France.

Guerre en Iran : le choc économique pour l'agriculture

C’était sans compter sur l’animosité du Président Trump envers tout ce qui peut faire de l’ombre à une puissance américaine, dont il lui faudra pourtant bien admettre qu’elle est déclinante. En s’attaquant à l’Iran, les Etats-Unis ont largement sous-estimé la capacité de nuisance de Téhéran.

La fermeture du célèbre Détroit d’Ormuz, par où transite plus de 20% du pétrole, et plus d’un tiers des engrais, engendre de graves incertitudes sur les approvisionnements et sur les prix. Car entre l’affaiblissement du prix de la tonne de blé sous l’influence d’une offre mondiale abondante, et la nouvelle hausse des prix des intrants, la marge de l’exploitant agricole fond comme neige au soleil.

Précisons ce point :

  • Le cours du blé à la tonne se situe depuis le début de l’année aux alentours de 195€, loin de la moyenne de 2025 où il a atteint 235€.
  • Le maïs et le colza affichent des prix mieux orientés comparativement au blé tendre.

Avec le blocage d’Ormuz, le prix de l’urée a grimpé de 410 à 820€ la tonne (prix au 5 mai 2026), soit un doublement en quelques semaines. Dans la mesure où le baril s’envole, on était à 113 dollars le 5 mai, le prix du GNR (gazole non routier) est passé de 1,1€ à 1,9€ le litre.

De quoi faire frémir les producteurs, qui prennent la mesure des hausses allant de 40 à 60 % pour les hydrocarbures et les engrais depuis février 2026, et du contraste avec celle, modeste, du blé, qui atteint péniblement les 8%, entre la veille de la guerre en Iran et aujourd’hui.

Difficile par conséquent de se projeter dans l’avenir avec un prix aussi dérisoire, et des coûts qui s’accroissent. En engrais, les prix étaient déjà orientés à la hausse depuis le dernier trimestre 2025, avec les taxes à l’importation sur les engrais russes, et avec l’introduction du MACF. A observer la moyenne des rendements nationaux sur 5 ans, on se demande bien comment les exploitations COP vont pouvoir tenir. Le colza pourrait faire figure d’exception, puisque son cours avoisine les 500 € la tonne.

Des réponses face au secteur agricole fragilisé ?

Une telle instabilité, de tels déséquilibres sur les marchés, ouvrent la voie à un questionnement sur le type de soutien qu’il conviendrait d’adopter, de réhabiliter, pour empêcher l’EBE et le RCAI de poursuivre leur dévissage.

Déployer un tel questionnement c’est faire comprendre que la libéralisation de l’agriculture, enclenchée au début de la décennie 1990, a échoué. La perméabilité des marchés des COP aux guerres, aux tensions géopolitiques et énergétiques, en occasionnant autant de dégâts économiques, a réhabilité à elle seule l’impératif d’un soutien européen dans le cadre de la PAC, et les agriculteurs en expriment la demande.

Un défi pour l’UE, arc-boutée sur sa logique libérale, posture idéologique sur laquelle se greffe la complexité du financement de ces soutiens. D’autres considèrent que la stratégie visant à intensifier les usages non alimentaires des COP, en développant par exemple les agro ou biocarburants, est à examiner pour sortir de l’ornière.

Une guerre en Iran qui, par ses effets en cascade, parvient à fragiliser encore un peu plus le secteur agricole, à le faire douter quant à son avenir, et qui n’avait pas vraiment besoin de ce contexte anxiogène et périlleux.

Consulter la Note de conjoncture Grandes cultures de juin 2026

CADMIUM



L’assemblée nationale vote une nouvelle surtransposition et tourne definitivement le dos à la « souveraineté alimentaire »

Les organisations représentatives des grandes cultures française (AGPB, AGPM, CGB, FOP, UNPT) dénoncent avec consternation l’adoption cette nuit par l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à abaisser les seuils de cadmium dans les engrais phosphatés.

À l’image de l’examen de la loi d’urgence agricole, où les promesses de simplification ont en réalité conduit à davantage de surtranspositions et de complexité, les actes viennent une nouvelle fois contredire les discours.

Par 144 voix contre 22, les députés ont choisi d’imposer à l’agriculture française une surtransposition supplémentaire, alors même que ces mêmes responsables politiques affirment, depuis des mois, vouloir mettre fin aux distorsions de concurrence qui pénalisent nos producteurs face à leurs homologues européens et mondiaux.

Sur le cadmium, alors qu’une réglementation européenne existe déjà avec un seuil de 60 mg de cadmium/Kg de P₂O₅ (pentoxyde de phosphore) applicable dans les 27 États membres, l’Assemblée nationale a choisi d’aller seule plus loin. Malgré le réexamen prochain du dossier par la Commission européenne et malgré le soutien du Gouvernement à une solution plus équilibrée, les députés ont adopté des seuils purement franco-français de 40 mg/kg dès 2027 puis de 20 mg/kg à partir de 2030.

Ce vote n’est ni une victoire de la science, ni une victoire de la santé publique. C’est avant tout une victoire politique des tenants de la décroissance agricole et… de leurs alliés de circonstance.

Depuis plusieurs années, une partie croissante de la classe politique poursuit la même logique : moins de production, plus de contraintes et toujours davantage de culpabilisation de ceux qui nourrissent le pays. Le cadmium n’aura été qu’un nouveau prétexte.

Car derrière les slogans, les faits sont têtus. Dans la filière pomme de terre par exemple, plus de 2 600 analyses réalisées entre 2009 et 2024 par les instituts techniques et interprofession démontrent une teneur moyenne de 0,026 mg/kg dans les tubercules, soit près de quatre fois inférieure à la limite réglementaire européenne.

Pourtant, durant tout le débat parlementaire, certains ont entretenu l’idée d’une alimentation française contaminée et d’un risque sanitaire généralisé. Cette présentation des faits est totalement fausse et profondément injuste pour les centaines de milliers d’agriculteurs qui appliquent quotidiennement les standards sanitaires les plus exigeants au monde.

Une nouvelle fois, la France s’impose des contraintes que ses voisins refusent. Une nouvelle fois, l’agriculture française sert de variable d’ajustement à une idéologie qui confond écologie et recul de la production.

À force de voter contre ceux qui produisent, investissent et nourrissent le pays, certains finiront par découvrir qu’un pays qui ne produit plus est un pays qui dépend des autres.

L’AGPB, AGPM, CGB, FOP et l’UNPT appellent désormais le Sénat à mettre un terme à cette nouvelle surtransposition et à replacer au cœur du débat la science, les faits, ainsi que les enjeux stratégiques et géopolitiques pour la France, en s’en tenant strictement à la règle européenne — rien que la règle européenne.

La question est désormais claire — le Sénat est-il pour ou contre les surtranspositions franco-françaises et la décroissance agricole ?