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Vie des entreprises

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Bilan AG 2025



L’intégralité du résultat d’exploitation redistribué en 2024-2025

Après une récolte record de 1,05 Mt en 2023/24, la campagne 2024/25 recule à 850 000 T, portée par un maïs exceptionnel (190 000 T humides) mais pénalisée par une moisson d’été décevante. Malgré cela, notre territoire reste plus résilient que la moyenne nationale, avec une collecte en Oise et Val-d’Oise moins touchée que d’autres régions.

2024-2025 : UN ÉQUILIBRE ÉCONOMIQUE SOLIDE

Après trois ans de hausse des cours, la campagne marque une rupture : prix en baisse, charges en hausses, pluies persistantes. Ces facteurs se reflètent dans nos résultats avec un chiffre d’affaires atteignant 318 M€ (-4 % vs 2022/2023), un EBE de 6,7 M€ (2,1 % du CA) et un Résultat net de 5,3 M€.

« La gestion responsable et la solidité d’AGORA ont permis de redistribués l’intégralité du résultat d’exploitation aux associés
coopérateurs pour cette campagne
 », souligne Agnès Duwer.

Face au manque de compétitivité du blé à l’export, à une qualité n’atteignant pas les standards du marché pour l’export, Agora a dû adapter ses débouchés vers les marchés intérieurs, moins naturels mais capables d’absorber nos productions, d’où l’importance de renforcer nos partenariats.

GOUVERNANCE COOPÉRATIVE : UNE DYNAMIQUE RENOUVELÉE

L’année a été marquée par l’arrivée d’un nouveau président et d’un bureau renouvelé, porteurs d’une nouvelle dynamique.

« Le contexte dans lequel évoluent nos entreprises, exploitations agricoles et coopérative, devient de plus en plus exigeant et les enjeux nombreux. Pour prendre des décisions éclairées, les travaux en commission sont essentiels. Ils permettent de débattre, d’affiner les projets avant leur présentation au conseil d’administration », explique Etienne Grodet.

Exemples de travaux menés cette campagne :

  • Céréales : lien amont/aval et logistique maïs,
  • Finances : gestion des risques,
  • Investissements : projets fluviaux, nouveaux séchoirs,
  • RSE : premier bilan carbone publié,
  • Jeunes & Vie Coopérative : refonte du contrat Nouveaux Installés.

Les axes du plan AGORA 2030 (orientation marchés, agroécologie, engagement, partenariat, innovation) se concrétisent sur le terrain et sont plus que jamais d’actualité.

RESPONSABILITÉ GLOBALE ET INVESTISSEMENTS

Après avoir défini nos 5 piliers RSE via le projet PACTE – Protéger et Former, Agir pour le Climat, Capter les innovations, Travailler ensemble, Explorer les opportunités – cette première année a été consacrée à des actions concrètes :

  • Premier bilan carbone (disponible dans le rapport d’activité) : conforme aux standards des coopératives céréalières, il révèle un impact fort des émissions indirectes, lié à la production de céréales, aux engrais azotés et aux débouchés export.
  • Investissements logistiques : grâce aux partenariats avec la SEMMAP et bientôt renforcés par ceux avec UCAVO, 46 % des volumes ont été expédiés par voie fluviale, réduisant les camions sur les routes et améliorant la flexibilité.
  • Nouveaux séchoirs validés en juin 2025 : augmentation d’1/3 de nos capacités de séchage, pour anticiper les effets du dérèglement climatique et accompagner la progression structurelle de la sole maïs.
  • Transitions agroécologiques : partenariats techniques et collectifs, notamment Cargill, Tereos, UFS, Nestlé Purina, Earthworm, Chambre d’Agriculture …

Ces choix illustrent notre volonté de conjuguer performance économique et responsabilité environnementale, en consolidant nos atouts qui, en tant que coopérative, feront la différence demain.

2025-2026 : PERSPECTIVES

Avec une collecte atteignant 700 000 tonnes, la moisson d’été 2025 se classe parmi les meilleures depuis 2019 et 2023, un résultat satisfaisant tant en volume qu’en qualité. Cette performance confirme la capacité de notre territoire à résister aux aléas, mais elle rappelle aussi que les équilibres technico-économiques sont essentiels pour maintenir la compétitivité, que ce soit dans les exploitations ou au sein de notre outil collectif.

Nos entreprises font face à des difficultés croissantes : volatilité des marchés, contraintes réglementaires, attentes sociétales. L’exigence de performance n’a jamais été aussi forte. Du côté d’Agora, les fondamentaux sont sains et solides, ce qui nous permet d’envisager avec confiance une nouvelle dynamique d’investissements structurants dans les prochaines campagnes.

Nous en sommes convaincus : le collectif reste la clé pour surmonter les aléas et préparer l’avenir.

Site internet : https://www.coopagora.fr

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE



Convergence et développement au service des territoires

Le vendredi 5 décembre 2025, EUREA a réuni près de 200 adhérents, sociétaires et partenaires, à l’Hôtel du Département du Puy-en-Velay, pour son Assemblée Générale. L’occasion de présenter les résultats de l’exercice, les premiers effets du projet Convergence et les orientations stratégiques du groupe.

UN CONSEIL D’ADMINISTRATION MOBILISÉ AUTOUR DU COLLECTIF

Le Président, Julien DELHEUR, a livré un rapport moral à la fois lucide sur les défis traversés et déterminé à construire l’avenir.. Il a salué l’engagement du Conseil d’Administration, du Directeur Général Bertrand RELAVE, ainsi que celui des équipes.

Il a également rappelé les défis du contexte économique, sanitaire et environnemental, tout en soulignant les atouts du territoire et la solidité du modèle coopératif.

PROJET CONVERGENCE : UN PREMIER BILAN TRÈS POSITIF

Déployé en 2025, le projet Convergence qui repose sur la fusion des réseaux agricoles Agri Sud Est centre, EUREA Coop et Bioagri, porte déjà ses fruits :

  • RFE en hausse ;
  • Participation des collaborateurs en nette progression ;
  • Organisation interne renforcée ;
  • Lisibilité accrue grâce à la bannière unique : «EUREA, l’avenir ensemble»

Les 14 réunions de proximité de novembre ont enregistré une participation record (près de 600 agriculteurs-adhérents) confirmant l’adhésion au projet.

UNE ANNÉE DE DÉVELOPPEMENT POUR LE RETAIL JARDINERIE

Le Directeur Général, Bertrand RELAVE a présenté un rapport d’activité riche en avancées, marqué notamment par :

  • L’ouverture de quatre nouveaux magasins en 2024 et 2025 : Marcigny, La Clayette, Davézieux et Privas ;
  • La mise en service de la nouvelle plateforme logistique Gamm vert Sud Est à Saint-Georges-d’Espéranche ;
  • L’extension du territoire EUREA en Île-de-France avec la reprise de la jardinerie Côté Nature à Saint-Michel-sur-Orge.

L’ensemble vient renforcer l’axe stratégique n°2 du groupe : développer des activités retail rentables au service du modèle coopératif.

CAP SUR 2035 : ANTICIPER LES TRANSFORMATIONS

Le Président a annoncé le lancement, début 2026, d’une réflexion globale sur la stratégie « Ambition EUREA 2035 », pour anticiper les évolutions rapides du monde agricole, les transitions à conduire et les besoins des futures générations d’adhérents.

UNE INTERVENTION DE HAUT NIVEAU POUR CONCLURE LES TRAVAUX

La plénière s’est clôturée par l’intervention de Dominique CHARGÉ, Président de La Coopération Agricole.
Son intervention a souligné le passage d’un monde stable et abondant à un environnement plus instable et limité, en rappelant l’importance de trois leviers essentiels — compétitivité, transitions et renouvellement des générations — ainsi que la résilience du modèle coopératif face à ces mutations.
Une prise de parole qui a permis de replacer les enjeux d’EUREA au coeur des défis nationaux et européens.

UN SOUTIEN AFFIRMÉ DES ACTEURS POLITIQUES LOCAUX

Yannick FIALIP, Président de la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire, et Laurent DUPLOMB, Sénateur de Haute-Loire, ont réaffirmé leur soutien au modèle coopératif et à la dynamique engagée par EUREA.

EUREA, L’AVENIR ENSEMBLE

EUREA a réaffirmé sa mission de servir ses adhérents, de soutenir la performance agricole, de développer des activités pérennes et de contribuer à la vitalité des territoires. Cette mission s’appuie sur une dynamique collective renforcée, le projet Convergence et une vision ambitieuse pour 2035.

Site internet : https://www.groupe-eurea.com

Photos : © Romain CHAMBODUT

Etude « Résilience Agricole »




Vers une agriculture française souveraine, rentable et durable à horizon 2050. 4 acteurs économiques majeurs du monde agricole français se mobilisent pour dessiner les trajectoires d’une agriculture économiquement résiliente face aux défis du changement climatique

Assurer cette résilience implique d’accélérer le déploiement à grande échelle de leviers adaptés aux exploitations, aux productions et aux territoires

Le Crédit Agricole, InVivo, Sofiprotéol et Unigrains, 4 acteurs économiques majeurs du monde agricole français réunis en un consortium inédit, dévoilent les conclusions d’une étude menée conjointement sur la résilience de l’agriculture française à l’horizon 2050. Leurs travaux montrent que, malgré de nombreux défis importants, des trajectoires d’adaptation sont possibles. L’étude « Résilience Agricole » confirme que la rentabilité des exploitations peut non seulement être préservée, mais également améliorée, à condition que les actions engagées face aux défis du changement climatique soient ambitieuses et appliquées de manière systématique. Elle souligne, par ailleurs, le caractère urgent du sujet alors que le coût de l’inaction sera bien plus cher que celui de l’action.

L’agriculture française : une source de création de valeur majeure

Le secteur agricole et agroalimentaire représente 3,8% du PIB national avec près de 100 milliards d’euros de valeur ajoutée, et contribue à 5% de l’emploi en France. Au-delà des chiffres, l’agriculture française s’illustre avant tout par ses agriculteurs et agricultrices qui entreprennent, innovent et s’adaptent aux changements afin de nourrir la France et de préserver ses territoires.

Dans cette dynamique, le consortium propose une approche unique issue de son expertise combinée du monde agricole : pour la première fois, l’adaptation de l’agriculture française est analysée à l’échelle des exploitations sous un double prisme économique et agronomique. Ce regard novateur permet d’identifier et d’évaluer les leviers concrets à la disposition des agriculteurs et des filières pour relever les défis à venir.

Pas de solution unique mais une palette de leviers complémentaires et éprouvés

Si cette étude confirme, sans surprise, l’impact économique négatif du changement climatique sur les exploitations agricoles françaises, elle apporte également un message d’optimisme : la mise en oeuvre de leviers de résilience, déjà connus ou présents au niveau des exploitations permet non seulement d’en compenser les effets, mais aussi, dans certains cas, d’améliorer voire d’accroître le résultat à l’hectare. Ainsi, une vingtaine de ces leviers et solutions, issus d’essais en champs et d’entretiens avec des experts, ont été analysés, évalués et priorisés.

Il s’agit par exemple de :

Leviers agronomiques :

  • Modification des assolements : introduction de cultures adaptées et à forte valeur ajoutée comme, par exemple, le chanvre ou les légumineuses, modification et allongement des rotations…
  • Nouvelles pratiques culturales : adoption de certaines pratiques de l’agriculture régénératrice pour améliorer la santé des sols et réduire la dépendance aux intrants

Leviers technologiques :

  • Amélioration génétique des variétés et des espèces, solutions de biocontrôle
  • Agriculture de précision, robotisation, pour optimiser les intrants et les rendements...

Leviers économiques et organisationnels :

  • Réintroduction de modèles polyculture-élevage, pour diversifier les revenus et renforcer la résilience.
  • Développement des cultures intermédiaires à vocation énergétique pour créer de nouvelles sources de valeur.

Ces leviers, souvent, ne sont pas nouveaux : ils sont réalistes, opérationnels et déjà mis en oeuvre dans un certain nombre d’exploitations. Pour un déploiement à grande échelle, ils nécessiteront toutefois un accompagnement global des agriculteurs sur la conduite du changement et une adaptation des filières.

Un investissement nécessaire, accessible et rentable

Sur le périmètre étudié, qui représente environ 50% de la SAU française (superficie agricole utilisée), l’investissement requis pour la transition de la Ferme France est estimé entre 16 milliards €, pour maintenir la rentabilité actuelle des exploitations, et 29 milliards € pour déployer l’ensemble des leviers retenus ; ce qui conduirait alors dans la plupart des cas à une croissance des revenus à l’hectare des exploitations.

A l’échelle de l’exploitation, cela correspondrait en moyenne à un montant compris de 1 100 et 2 000 €/hectare sur la période 2025-2050, avec un retour sur investissement de 10 à 11 ans pour un investissement de 16 milliards

Le déploiement technique et le financement de ces leviers nécessiteront l’implication de plusieurs parties prenantes, au-delà de l’exploitant agricole. C’est donc un soutien collectif qui permettra le passage à l’échelle et l’industrialisation des leviers déjà éprouvés, sans quoi les efforts resteront insuffisants, car ...

L’inaction coûtera plus cher que l’action

L’étude démontre clairement l’urgence de ces investissements. L’agriculture est déjà impactée par les aléas climatiques, les enjeux de biodiversité et les contraintes règlementaires qui vont s’intensifier dans les prochaines années.

Sans action, 90% des productions agricoles et 80% des territoires seront fragilisés, entrainant une destruction de valeur pouvant aller de 4 à 7 milliards d’euros par an, soit 30 à 50 % de perte de rentabilité pour les exploitations étudiées dans le périmètre.

Un effort collectif, concerté et urgent

Le consortium souhaite mettre les résultats de cette étude à la disposition de l’ensemble des acteurs du secteur. Elle constitue une contribution concrète à la prise de conscience collective et appelle à une mobilisation de tous les acteurs de la chaîne de valeur – du secteur de la recherche, à l’agriculteur, jusqu’au consommateur – ainsi que de son écosystème – financeurs, assureurs, pouvoirs publics… pour activer les leviers agronomiques, technologiques, économiques et organisationnels porteurs d’une trajectoire gagnante pour les exploitations agricoles françaises face aux enjeux du changement climatique.

A l’horizon 2050, la France peut conjuguer souveraineté alimentaire, performance économique et adaptation au changement climatique de son agriculture. C’est un enjeu de filières et de société : préserver l’agriculture française, c’est préserver notre alimentation, nos territoires et nos emplois.

Jean-Pierre Touzet, Directeur du pôle Agri-Agro, Garantie et Capital développement de Crédit Agricole S.A. « Depuis 140 ans, le Crédit Agricole est le principal partenaire bancaire du monde agricole français, accompagnant chacune de ses grandes transitions. Cette étude, sur la résilience de l’agriculture, met en lumière les enjeux financiers liés à cette transformation pour les exploitations. Conscients de ces défis, nous concevons/développons des solutions innovantes de financement et de garantie pour soutenir les agriculteurs et favoriser le renouvellement des générations. Nous lancerons début 2026 un fonds de développement en agriculture, une initiative inédite pour accompagner durablement les projets d’installation, de modernisation et de croissance des exploitations françaises. Plus que jamais, le Crédit Agricole reste engagé aux côtés des agriculteurs pour bâtir ensemble une agriculture résiliente, durable et performante. »

Olivier Clyti, Directeur Stratégie, RSE et Digital chez InVivo : « Si l’étude confirme sans surprise l’impact économique négatif du changement climatique sur les exploitations agricoles françaises, elle apporte un message d’optimisme : la mise en oeuvre de leviers de résilience, déjà connus ou présents au niveau des exploitations permet non seulement d’en compenser les effets, mais aussi, dans certains cas, d’accroître le résultat à l’hectare. Chez InVivo nous souhaitons mettre les résultats cette étude à la disposition de l’ensemble des acteurs du secteur. Elle constitue une contribution concrète à la prise de conscience collective et appelle à une mobilisation de tous les acteurs de la chaîne de valeur - de la recherche à l’agriculteur, jusqu’au consommateur – ainsi que de son écosystème – financeurs, assureurs, ainsi que les pouvoirs publics. »

Xavier Dorchies, Directeur général délégué, Sofiprotéol : « Pour Sofiprotéol et Avril, acteurs financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales, cette étude complète et enrichit nos travaux prospectifs autour de la filière oléoprotéagineuse. Elle confirme l’importance des actions engagées et soutenues depuis plusieurs années, comme l’adoption de nouvelles pratiques agricoles et de cultures -notamment les légumineuses-, qui renforcent la résilience et allient performance écologique et économique pour les agriculteurs. L’enjeu est désormais de mobiliser l’ensemble des acteurs pour déployer ces leviers à grande échelle. Cette étude guidera également nos futurs investissements financiers et industriels, car la transition agricole nécessite un effort collectif dont les bénéfices seront partagés : protéger la rentabilité des exploitations françaises, c’est reconquérir notre souveraineté alimentaire. »

Maxime Vandoni, Directeur Général Délégué d’Unigrains : « La publication de cette étude intervient à un moment où le monde agricole français fait face à une situation inédite et grave ; nous sommes préoccupés et lucides quant aux enjeux majeurs du court terme – la compétitivité, le prix, la volonté politique… – qui seront déterminants pour l’avenir. Néanmoins, il reste essentiel de projeter la ferme France à l’horizon d’une génération. C’est tout l’objet de ce travail prospectif dont les conclusions encourageantes reposent sur l’engagement des agriculteurs, la puissance des leviers d’action et la mobilisation à grande échelle de l’écosystème agricole. Une industrie agroalimentaire française performante – celle qu’Unigrains a pour mission de soutenir – oblige une agriculture résiliente, souveraine et durable. Nous nous inscrivons dans cette trajectoire 2050 avec l’ambition d’accompagner et de faire rayonner l’agriculture et l’agroalimentaire français, deux fleurons de notre patrimoine. »

Méthodologie : Une étude rigoureuse et originale fondée sur une démarche holistique et scientifique

L’étude repose sur l’analyse de 11 exploitations types situé au sein de 9 territoires couvrant 52% de la surface agricole utile française, soit environ 14 millions d’hectares. Elle s’appuie sur des données économiques et agronomiques de référence avec une approche centrée sur les exploitations et des rotations de cultures représentatives de la Ferme France.

Sites internet : invivo-group.com ; www.sofiproteol.com ; www.unigrains.fr

Assemblée Générale

Trajectoire stratégique et résultats annuels



Dans un contexte national et international contraignant, le Groupe Axéréal et ses filiales poursuivent leur transformation en plaçant la performance au coeur de leurs actions. Cette ambition guide l’ensemble des activités et renforce la dynamique engagée sur tous les marchés.

Le programme de transformation « Oser », dédié aux activités agricoles en France, poursuit sa stratégie de simplification, de dynamique commerciale et de recherche de nouveaux leviers de croissance. Il enregistre ses premiers résultats, malgré un environnement économique dégradé.

Boortmalt démontre une forte résilience face au recul du marché mondial de la bière. La filiale malt d’Axéréal maintient son leadership auprès des brasseurs, tout en optimisant ses coûts et en poursuivant une stratégie offensive de décarbonation.

Les activités meunerie et spécialisées affichent globalement de très bonnes performances sur la campagne écoulée.

La stratégie du Groupe s’appuie désormais sur une gouvernance renouvelée, favorisant agilité et responsabilité.
Elle est portée par un programme ambitieux de développement durable, CultivUp Régénératif, qui intègre l’ensemble des volets liés à la durabilité et à la décarbonation. Cette démarche historique, constitue aujourd’hui un pilier central de la transformation du Groupe.

Pour Jean-François Loiseau, Président d’Axéréal : « La performance des exploitations agricoles reste la priorité. Elle guide nos décisions et oriente les investissements vers les marchés porteurs d’avenir. Nous avons redéfini le mode de gouvernance autour de six métiers pour soutenir une croissance robuste et durable. Nous bénéficions de la confiance de nos partenaires financiers. L’opération de refinancement réalisée en début d’année nous donne la solidité nécessaire pour déployer la stratégie avec détermination. Enfin, nos valeurs coopératives demeurent au coeur de notre action : pragmatisme, agilité, audace et dialogue. Elles sont notre force pour avancer ensemble ».

Repères de la campagne 2024-2025

L’exercice 2024-2025 a été marqué par des défis conjoncturels et structurels, notamment une récolte agricole impactée par les aléas climatiques et une contraction du marché de la bière pour la deuxième année consécutive. Face à ce contexte, le Groupe s’est mobilisé autour de plans d’action ambitieux pour préparer l’avenir.

Le chiffre d’affaires s’établit à 3 318 M€, et l’EBE atteint 188 M€. Axéréal a par ailleurs réduit son endettement financier net de plus de 100 M€ par rapport à l’exercice précédent, grâce à une maîtrise du besoin en fonds de roulement et à des arbitrages ciblés sur les coûts et les investissements.

Ces résultats s’inscrivent dans une stratégie orientée vers la performance et la robustesse financière. Le Groupe s’est en effet refinancé en décembre 2024, ce qui a permis de sécuriser la liquidité sur cinq ans et donne plus de visibilité aux activités pour se développer. Cette opération est un socle important pour l’avenir : elle témoigne de la confiance de nos partenaires financiers et nous laisse le temps pour délivrer les plans d’actions, notamment sur OSER.

Programme OSER : les premiers résultats

Le programme de transformation OSER, dédié aux activités agricoles, affiche ses premiers résultats concrets. La conquête commerciale s’accélère grâce à une offre simplifiée et des gammes rationalisées, avec déjà 50 % du recentrage des agrofournitures réalisé. Nos engagements qualité sont renforcés, et la formation des équipes commerciales se poursuit afin de booster l’accompagnement des agriculteurs dans un contexte de mutations économiques, environnementales et technologiques. Cette transformation vise à améliorer la lisibilité des offres, optimiser la logistique et renforcer la proximité avec le terrain, afin de garantir la performance des exploitations et la compétitivité de la coopérative.

CultivUp Régénératif devient le socle du programme Développement Durable d’Axéréal

CultivUp Regenératif est une démarche globale, qui accompagne les agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques, réduit leur empreinte carbone et sécurise leurs filières.

Avec plus de 1 million de tonnes collectées, elle repose sur une approche fondée sur la co-construction avec les agriculteurs et les clients transformateurs.

Regroupant 1 600 agriculteurs engagés (200 000 hectares) et 500 exploitants participant à un programme bas carbone avec suivi agronomique renforcé, CultivUp Régénératif s’impose aujourd’hui comme un programme puissant sur le marché, affichant des résultats concrets et mesurés. Parmi les leviers clés, l’introduction de légumineuses est encouragée via la filière protéine végétale développée avec Intact, partenaire majeur d’Axéréal, dont l’usine est en cours de mise en service à Baule (Loiret).

Cette approche pionnière repose sur quatre piliers : expertise agronomique, preuve scientifique, performance économique et engagement coopératif, pour répondre aux attentes des marchés et construire des filières durables et compétitives.

Evolutions du Conseil d’Administration

Le 9 décembre 2025, deux nouveaux administrateurs ont intégré le Conseil d’Administration de la coopérative.
Adrien Butour, 41 ans, agriculteur gérant d’une exploitation grandes cultures à Précy (18) dans la région Loire Nivernais.
Benoît Verger, 47 ans, éleveur et exploitant grandes cultures en agriculture biologique à Nozières (36) dans la région Boischaut-Berry-Boccage.

Patrick Tetard, Administrateur et Vice-Président d’Axéréal, et Dominique Durel, Administrateur, ont quitté le Conseil d’Administration. « La contribution de Patrick Tétard et Dominique Durel, durant de nombreuses années, a été précieuse pour Axéréal : ils ont su apporter une vision pragmatique et tournée vers l’avenir, qui a accompagné la stratégie du Groupe. Je tiens à les remercier sincèrement pour leur engagement et leur implication. » a salué Jean-François Loiseau, Président d’Axéréal.

Site internet : https://www.axereal.com

l’agriculture de demain



Agriculture régénératrice, souveraineté alimentaire, nouvelle organisation : Maïsadour construit aujourd’hui l’agriculture de demain

Le Groupe Maïsadour confirme sa solidité et poursuit sa transformation. L’exercice 2024-2025 dévoile des résultats satisfaisants. Cette année, Maïsadour investit de façon inédite pour la relance de la filière volaille et accélère sur l’agriculture régénératrice : des actions qui participent à construire l’agriculture de demain.

Daniel Peyraube, Président de Maïsadour : « Maïsadour a su préserver un équilibre essentiel : investir avec constance dans la durabilité et la performance, tout en accompagnant nos adhérents vers une transition agroécologique ambitieuse et réaliste. Cette volonté doit être soutenue par tous : services de l’État, collectivités, départements, régions, banques, assurances. La transition agricole, la souveraineté alimentaire, le renouvellement des générations et la compétitivité de nos productions ne peuvent pas reposer uniquement sur les épaules des agriculteurs. Dans un contexte sous tension, notre modèle coopératif démontre une fois encore sa résilience. Il protège, mutualise, investit, et permet aux exploitations d’envisager l’avenir. Les résultats qui sont les nôtres sont l’oeuvre du collectif : nos salariés, nos adhérents et nos partenaires. »

Christophe Bonno, Directeur Général de Maïsadour : « Le groupe Maïsadour construit, avec ses adhérents, ses salariés et ses partenaires, l’agriculture de demain, en lien avec notre stratégie AMBiTiON 2030. Maïsadour rend ainsi concrète l’agriculture régénératrice et décarbonée. Le groupe travaille également pour assurer la souveraineté alimentaire à long terme. Pour mener ces actions, Maïsadour entend encore confirmer sa force, via le rapprochement des équipes de Delpeyrat et de Fermiers du Sud-Ouest dans une même entité : Maïsadour Gastronomie. Au-delà de son organisation interne, Maïsadour impulse un véritable collectif. Tout au long de l’année, le groupe partage avec ses clients, les acheteurs, et l’ensemble de ses partenaires afin de promouvoir ses produits et valoriser ses savoir-faire. Il engage également un dialogue constructif avec les ONG, à l’image de son partenariat déjà établi avec Earthworm Foundation. »

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