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Actualités de la filière

Conférences

de la Souveraineté alimentaire



Un objectif collectif à atteindre :
« Reconquérir le cœur de gamme et les parts de marché perdues à l’export »


Ce lundi 8 décembre à Rungis, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a lancé les Conférences de la souveraineté alimentaire. Prévu par la Loi d’orientation agricole, ce chantier national vise à élaborer une vision inter-filières et territorialisée, pour aboutir à une stratégie pour la France à moyen et long terme. Porteur d’une stratégie alimentaire conquérante depuis plusieurs années, La Coopération Agricole ne peut que saluer cet exercice collectif de prospective. Prolongement de l’exploitation agricole et maillon central de l’économie des filières, les coopératives agricoles jouent en effet un rôle essentiel : organiser la production, porter l’innovation et investir dans les transitions.

Le défi de la souveraineté alimentaire est double : 

Endiguer l’explosion des importations alimentaires, qui s’installent durablement dans les assiettes des Français

Adapter nos productions et nos exploitations aux nouvelles réalités agronomiques, climatiques et économiques

Dans un contexte où :

  • La production agricole recule,
  • Les outils industriels vieillissent,
  • Les chocs climatiques, sanitaires et géopolitiques s’accumulent et fragilisent la production.

La Coopération Agricole défend une ligne simple et ambitieuse : renouer avec l’alimentation du quotidien et reconquérir les parts de marchés perdues, à l’heure où notre balance commerciale s’enfonce dans le rouge. Autrement dit, produire ce que les Français et ce que les marchés à l’export demandent.

Pour Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole : « La souveraineté alimentaire ne se décrète pas : elle se construit. Elle se bâtit filière par filière, assiette par assiette, avec des outils compétitifs, des règles de marché équitables et une vision partagée. Ces conférences, essentielles pour l’avenir de notre agriculture, de notre industrie agroalimentaire et de l’alimentation des Français, doivent se tenir dans un esprit constructif mais offensif et aboutir à une stratégie claire et de long terme. Avec plus de 2000 coopératives agricoles et 300 000 agriculteurs coopérateurs, La Coopération Agricole prendra toute sa place pour défendre un objectif commun : la reconquête de la souveraineté alimentaire française, au service de l’intérêt général et du dynamisme économique et social des territoires. »

Nouvelles techniques

génomiques (NGT)




Un accord en trilogue salué par le Collectif en faveur de l’innovation variétale

La Commission, le Conseil et le Parlement européen ont trouvé cette nuit un accord sur le cadre réglementaire des nouvelles techniques génomiques (NGT). Cet accord politique européen est une étape clé pour ouvrir l’accès aux nouvelles technologies de sélection, qui participeront à la compétitivité et à la durabilité des filières agricoles et alimentaires, afin de soutenir notre souveraineté alimentaire.

Le Collectif en faveur de l’innovation variétale, qui avait appelé les autorités françaises et européennes à conclure rapidement les négociations sur le règlement NGT le 27 novembre dernier, se félicite de cette étape déterminante dans le process législatif initié 2 ans plus tôt.

Cet accord est un compromis qui apparaît équilibré eu égard aux positions défendues par nos colégislateurs. Il réaffirme plusieurs principes attendus notamment l’équivalence des NGT de catégorie 1 (NGT-1) avec les variétés conventionnelles et une traçabilité pour les agriculteurs. Par ailleurs, il ajoute des dispositions visant à garantir la durabilité ainsi que la transparence des NGT1 en matière de propriété intellectuelle.

« Nous nous félicitons de cet accord attendu par les filières, qui ouvre l’accès à un outil complémentaire au service d’une agriculture innovante, moins consommatrice d’intrants et résiliente, conditions indispensables à notre souveraineté alimentaire et à notre compétitivité. Il trace une voie pragmatique pour accélérer l’innovation variétale avec des garanties lisibles pour tous les acteurs » affirment les membres du Collectif en faveur de l’innovation variétale. 

Les membres du Collectif seront toutefois attentifs aux dernières étapes du processus législatif afin de s’assurer de disposer d’un cadre règlementaire clair, opérationnel et conforme à l’accord trouvé visant à garantir la compétitivité et la pluralité des acteurs de nos territoires.

Il revient désormais aux Etats membres et au Parlement de valider cet accord pour permettre à notre agriculture et à nos filières agroalimentaires de rester compétitives, durables et innovantes face à la concurrence internationale.

Pour en savoir plus :

Aventuriers des Céréales

Podcast à destination des 7-11 ans



 



En 5 épisodes, ce podcast donne la parole à des enfants de professionnels de la filière, filles et fils d'agriculteur, de meunier, d'agent de silo, de boulanger et de fabricant d'alimentation animale.

Nous prévoyons un bilan des écoutes au printemps pour une éventuelle suite, avec de nouveaux métiers de la filière.

Retrouvez ici le lien vers le site de l’école des Céréales pour accéder aux épisodes.

Disponible ici sur toutes les plateformes d’écoute (YouTube, Spotify, Deezer, Apple podcast notamment),

Bonne écoute !

fnab1162

nouvelles techniques

génomiques (NTG)



Accord européen sur les nouvelles techniques génomiques (NTG) : La FNAB alerte sur des futurs OGM “invisibles” dans l’assiette des consommateurs

Le 3 décembre 2025, le Parlement européen et le Conseil ont conclu un accord politique provisoire sur la réglementation des nouveaux OGM produits par les Nouvelles Techniques Génomiques (NTG). Si le texte est confirmé en l’état, des OGM se retrouveraient dans nos assiettes sans aucune possibilité d’en être informé et fragiliserait  la capacité du bio à garantir l’absence d’OGM.

« Autoriser des NTG sans les tracer ni les étiqueter, sans traçabilité, c’est retirer aux citoyens et citoyennes leur droit de choisir ce qu’ils mettent dans leur assiette. Pour la bio, c’est un risque non négligeable même si les NTG resteront interdites en agriculture biologique. En cas de contamination d’une parcelle bio par une parcelle voisine cultivée avec des variétés NTG, nous ne pourrons ni détecter, ni prouver l’absence de NTG dans nos cultures. C’est la robustesse du label, un mode de production sans OGM, fondé sur la transparence et la confiance, qui risque de vaciller » explique Daniel Evain, référent OGM pour la FNAB.

Le risque d’un basculement sans possible retour en arrière

L’alerte de l’ANSES[i] est sans équivoque : aucun fondement scientifique ne permet de considérer les NTG comme équivalentes aux plantes conventionnelles. Les risques potentiels restent mal connus et l’agence préconise une évaluation rigoureuse au cas par cas, recommandation écartée dans le compromis politique actuel. Ni évaluation des risques, ni traçabilité réelle : les conséquences pourraient être aussi invisibles qu’irréversibles.

« On nous dit que les NTG seront la réponse au dérèglement climatique, mais les OGM n’ont jamais augmenté les rendements et n’ont jamais sauvé la biodiversité, ni le climat. L’Europe a continué de produire sans OGM et n’a pas pour autant disparu. La vraie résilience, l’innovation, c’est l’agriculture biologique : des systèmes vivants, diversifiés, adaptés aux conditions pédoclimatiques, pas des solutions technologiques qui prétendent réparer ce que nous dérégulons par ailleurs » explique Daniel Evain qui ajoute “ nous nous sommes toujours battus contre les OGM et continuerons de nous battre pour garantir une alimentation sans OGM aux citoyen-nes. » 

Les demandes de la FNAB

Cet accord doit encore faire l’objet d’une adoption formelle par les États membres au Conseil, et par les eurodéputés lors d’un vote final en plénière du Parlement avant d’entrer en vigueur. 

La FNAB appelle la France et les eurodéputés à ne pas entériner ce texte sans corrections majeures, et demande :

  • Une traçabilité complète et un étiquetage clair de tous les produits issus de NTG, et pas uniquement sur les sacs de semences : les opérateurs bio doivent pouvoir facilement acheter des produits sans NTG et les consommateurs doivent en avoir systématiquement l’information ;
  • Le maintien strict de l’interdiction des NTG en bio, avec des règles réelles de protection et d’indemnisation vis-à-vis des contaminations ;
  • Un encadrement strict des brevets sur les plantes NTG et leurs descendants, car sans régulation, la mise sur le marché de ces variétés ouvre la voie à un risque accru de privatisation du vivant.

[i] https://www.anses.fr/fr/system/files/BIOT2023AUTO0189.pdf?utm

Nomination



Christophe Chassande est désigné coordonnateur interministériel de la Stratégie Écophyto 2030, chargée d’accompagner la réduction de l’usage et des risques des produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture

Christophe Chassande, actuellement Délégué interministériel en charge de la gestion de l’eau en agriculture auprès des ministres chargés de l’agriculture et de la transition écologique, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, doté d’une solide expérience interministérielle et de direction de services déconcentrés, voit ses missions élargies à la coordination interministérielle de la stratégie Écophyto 2030. Cette stratégie traduit la triple ambition de la France en matière agricole :

  • Préserver la santé publique et celle de l’environnement ;
  • Soutenir les performances économique et environnementale des exploitations ;
  • Maintenir un haut niveau de protection des cultures par une adaptation des techniques utilisées.

La stratégie Écophyto 2030 est pilotée par les ministères chargés de l’agriculture, de l’environnement, de la santé et de la recherche, en lien avec le ministère chargé des outre-mer. Sa mise en œuvre nécessite de coordonner au mieux l’action des services concernés, dans une logique opérationnelle, territorialisée et partenariale.

Dans ce cadre, Christophe Chassande travaillera en lien étroit avec tous les membres du Comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) de la stratégie Écophyto 2030, et présidera dans les prochaines semaines un comité de pilotage opérationnel (CPO), rassemblant les services des ministères et des opérateurs concernés, afin de décliner la Stratégie en un plan d’actions permettant un suivi du déploiement, des financements et des résultats en articulation notamment avec les mesures agricoles du plan eau.