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Actualités de la filière

consultation citoyenne



Annie Genevard lance une consultation citoyenne sur la place des femmes en agriculture

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, s’est rendue dans l'exploitation de Madame Séverine Couvreur à Rilly-la-Montagne dans la Marne ce lundi matin pour une visite sur la place des femmes en agriculture. À cette occasion, la ministre a annoncé le lancement d’une consultation citoyenne sur cet enjeu. La ministre a souhaité échanger avec une quinzaine d’agricultrices et recueillir leurs témoignages et propositions.

Dès son arrivée au ministère, Annie Genevard a souhaité faire du renforcement de la place des femmes en agriculture une priorité. La ministre a réuni en mars dernier un groupe de travail pour proposer des solutions concrètes visant à lever les freins auxquels les femmes sont encore trop souvent confrontées en agriculture. L'objectif est de proposer rapidement des actions concrètes et concertées pour améliorer leur situation.
La consultation « La place des femmes en agriculture » s’inscrit dans la continuité des travaux engagés par le groupe de travail. Elle est disponible sur Agora, la plateforme de participation citoyenne de l’État, jusqu'au 31 août 2025 (https://www.agora.gouv.fr/consultations/place-des-femmes-en-agriculture).

Cette consultation interroge les Français sur la place des femmes en agriculture, afin de mieux cerner les attentes et les enjeux que ce sujet soulève. Les questions portent sur 5 thématiques centrales dans leur parcours :

  • la formation,
  • l’installation et la transmission,
  • la santé et les conditions de travail,
  • l’engagement,
  • le statut et la retraite.

Les réponses à cette consultation permettront de nourrir un plan d’action national pour favoriser la place des femmes en agriculture, qui sera présenté par la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire à l’automne 2025.

« L’agriculture doit être une voie d’émancipation pour les femmes, pas un chemin d’obstacles. En tant que ministre et en tant que femme, je refuse de me résigner. La consultation citoyenne que j’ai décidé de lancer ce jour est un pas concret pour libérer la parole, écouter les idées et bâtir ensemble des solutions. Les femmes sont une force pour notre souveraineté alimentaire et un véritable atout pour le renouvellement des générations : à nous de leur donner la place qu’elles méritent. » Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

CTI internationale



Réélection de Jean-François Loiseau et de David Le Manour. Retour sur la session plénière de la CTI internationale de FranceAgriMer du 2 juillet 2025.

La commission thématique interfilières « agricole et agroalimentaire internationale » (CTI internationale) de FranceAgriMer s’est réunie le 2 juillet 2025 à Montreuil, sous la présidence de Frédéric Lambert, chef du service Europe et International à la direction générale pour la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.

Jean-François Loiseau, président de l’association nationale des industries alimentaires (ANIA), de la coopérative Axereal et de l’association nationale de la meunerie française (ANMF) et David Le Manour, président de la fédération des industries avicoles (FIA) et directeur au sein du groupe LDC ont été réélus pour cinq ans respectivement à la présidence et à la vice‑présidence de la CTI internationale.

Cette réunion a largement abordé les questions relatives aux exportations agricoles et agroalimentaires, qui sont au cœur du mandat de la CTI internationale et constituent un enjeu majeur pour la France. 

FranceAgriMer a présenté son rapport biannuel sur les performances à l’export des filières agricoles et agroalimentaires françaises en 2024. La France a maintenu son 6e rang d’exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires, avec 4,3 % de part de marché (en léger tassement) pour l’année 2024. La balance commerciale des produits agricoles et agroalimentaires, bien que toujours excédentaire de 3,9 Md €, s’est quant à elle repliée (- 26 %) pour la deuxième année consécutive, avec un recul du solde positif des échanges avec les pays tiers (- 16 %) et une quasi stabilité du déficit avec les pays de l’Union européenne. 

Pour consulter le rapport, cliquez ici

Également à l’ordre du jour de cette séance, le partage d’éclairages économiques et des actualités géopolitiques marqués notamment par les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis.

La CTI internationale, mise en place depuis 2019 par le ministère en charge de l’agriculture et animée par FranceAgriMer, constitue une instance privilégiée d’échanges, de concertation et d'analyse chargée d’informer les pouvoirs publics et les filières sur les actions des différents acteurs de l'export, de proposer des plans d’actions coordonnés sur des pays ou des thématiques ciblés, d’éclairages et d’élaboration collective de stratégies. Elle regroupe des représentants de l’État, des Régions, des principales interprofessions, fédérations et organisations professionnelles agricoles et agroalimentaires.

Pour en savoir plus sur la CTI internationale, cliquez ici.

Commission des Comptes

de l’Agriculture Française



Résultats de la Commission des Comptes de l’Agriculture Française : les Chambres d’agriculture alertent sur la fragilisation de l’agriculture

Alors que le contexte national, européen et mondial dans lequel évolue l’agriculture française est à la fois complexe et incertain, la Commission des Comptes de l’Agriculture Française s’est réunie aujourd’hui pour communiquer les résultats provisoires de la branche agricole.

Le premier fait marquant à retenir est une nouvelle baisse de la production de près de 9% en 2024 par rapport à 2023. Les chutes les plus marquées sont observables en céréales (–17% en volume) et en viticulture (–29% en volume). La production viticole contribue à elle seule à tirer vers le bas l’ensemble de la production agricole.

Ensuite, les prix agricoles demeurent orientés à la baisse, et continuent ainsi leur décrue, hypothéquant les résultats économiques des agriculteurs. Une tendance atténuée en partie par une diminution des prix des consommations intermédiaires, surtout ceux des aliments pour animaux et des engrais.

Il en découle, et ce troisième point est préoccupant, que la valeur ajoutée s’affaiblit pour la deuxième année consécutive, et de –15% en 2024/2023. La valeur ajoutée nette au coût des facteurs par actif non salarié chute de 18%. La branche agricole crée ainsi de moins en moins de richesses.

L’INSEE indique que le résultat net de la branche agricole par actif non salarié en termes réels s’affaiblit de – 32% sur un an.
Enfin, les résultats 2024 du commerce extérieur montrent que l’excédent en produits bruts n’est plus que de +1,6 milliard d’€, et que, dans cet ensemble, le solde en céréales est en repli sur un an de près de 1 milliard d’€ (926 millions exactement).
Alors que les échéances sur la prochaine PAC se dessine, alors que la tension monte au sujet de la ratification de l’accord avec le Mercosur et que l’UE a décidé de surtaxer les importations d’engrais, les Chambres d’agriculture alertent de cette fragilisation de l’agriculture française.
La reconquête de la souveraineté alimentaire est, au regard des chiffres rendus publics, encore une perspective lointaine.

Partenariat




Inrae et bpifrance s’associent pour démultiplier la création de startups deeptech au service des transitions agricole, alimentaire et environnementale

Carole Caranta, Directrice générale déléguée Science & Innovation d’INRAE, Réjane Le Tinevez, Directrice générale d’INRAE Transfert, Sophie Rémont, Directrice de l’Expertise de Bpifrance et David Boujo, Directeur adjoint de la Direction Deeptech de Bpifrance, ont signé le 3 juillet 2025 une convention de partenariat structurante pour accélérer la transformation de résultats scientifiques en innovations concrètes à fort impact. Ce partenariat s’inscrit pleinement dans le Plan deeptech, opéré par Bpifrance pour le compte de l’État dans le cadre de France 2030, qui vise à faire émerger en France un tissu dense de startups de rupture technologique.

Un continuum d’accompagnement global pour faire émerger les startups de demain

Cette collaboration entre INRAE, INRAE Transfert et Bpifrance vise à structurer un parcours complet d’accompagnement des projets deeptech, depuis l’identification des résultats de recherche jusqu’à la levée de fonds, en passant par la formation des porteurs de projets, l’accès à l’expertise, au financement et aux infrastructures :

  • Renforcement des dispositifs de détection et de création de startups, via le programme START And GROw d’INRAE, en lien avec des start-up studios spécialisés ;
  • Soutien à la R&D des startups à travers le Challenge InnoTech, adossé aux dispositifs de financement opérés par Bpifrance (BFTE, ADD) ;
  • Accès à des infrastructures de démonstration préindustrielles (TWB, MetaGenoPolis, Ferments du Futur) ;
  • Accompagnement vers la levée de fonds, via des revues de portefeuille régulières entre INRAE et les équipes d’investissement de Bpifrance, et la mobilisation du réseau de business angels et fonds deeptech ;
  • Accès aux services nationaux “Les Deeptech” de Bpifrance, tels que Tandem (trouver un associé), Tango (constituer un advisory board), et l’Observatoire deeptech.

Mobiliser les talents, partager les expertises, fluidifier le transfert de technologies

Ce partenariat prévoit également :

  • La mobilisation des talents deeptech via les viviers de Bpifrance pour renforcer les équipes fondatrices issues de la recherche ;
  • Le partage de bonnes pratiques en matière de transfert de technologie, RH, financement et accompagnement ;
  • L’engagement commun à renforcer la transparence et la lisibilité des processus de valorisation pour lever les freins à l’entrepreneuriat deeptech.

Ces actions visent à créer un environnement plus ouvert, plus fluide et plus efficace pour tous les acteurs de l’écosystème, dans une logique de bien commun au service des transitions.

Une ambition commune : transformer l’excellence scientifique en champions industriels

Carole Caranta, Directrice générale déléguée Science & Innovation d’INRAE : « Ce partenariat structure une chaîne de valeur ambitieuse pour transformer plus de connaissances en solutions avec nos partenaires du continuum recherche-développement-innovation. Il permettra à nos chercheurs et chercheuses d’accéder à un écosystème plus mature et mieux connecté aux réalités économiques, environnementales et sociétales. »

David Boujo, Directeur adjoint Deeptech de Bpifrance : « En unissant nos forces avec INRAE, nous renforçons un chaînon clé du Plan Deeptech dans les domaines agricoles, alimentaires et environnementaux. Ce partenariat est à la fois stratégique et exemplaire, car il associe accompagnement, transparence, et ambition d’impact. »

Rejane Le Tinevez, directrice générale d’INRAE Transfert : « Ce partenariat renforcera les collaborations déjà établies entre INRAE et la BPI autour des programmes Start & Grow, Innotech et Agrio portés par INRAE et INRAE Transfert, et permettant de soutenir nos actions en faveur de la création d’entreprises innovantes, que celle-ci soient créées à partir des résultats obtenus par les scientifiques ou adossées aux laboratoires d’INRAE au travers de partenariats de recherche. »