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Actualités de la filière

tu1172

ravageurs



Charançons de La Tige et Méligèthes, Surveillance et Lutte À Mener sur 2 Fronts - AURA

En Auvergne et Rhône-Alpes, le développement des colzas a nettement accéléré ces derniers jours. Après les pluies répétées des dernières semaines, le retour du soleil et des températures élevées a entraîné une avance rapide des stades. A l'exception de quelques secteurs, le stade de sensibilité vis-à-vis des méligèthes est désormais atteint sur la majorité des colzas de la région. Les conditions actuelles — temps sec, lumineux et chaud — sont favorables à la dynamique de croissance du colza… mais aussi à l’activité des ravageurs.  

Une surveillance régulière et attentive des parcelles, en lien avec les stades et les seuils d’intervention, sera déterminante dans cette phase précédant la floraison. 

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Qualité des graines

Point sur le tournesol en 2025



L’Observatoire de la qualité des graines, piloté par Terres Univia et dont la mise en œuvre a été confiée à Terres Inovia, vient de publier ses résultats pour la récolte 2025 de tournesol. Elle fait état d’une bonne qualité des graines de tournesol, et d’une teneur en huile en hausse. Synthèse des éléments clés. 

L’Observatoire de la qualité des graines : suivre les indicateurs utiles à la filière 

Créé dans les années 90, l’Observatoire de la qualité des graines a pour objectif de capter les tendances d’évolution de la qualité des oléoprotéagineux. Cet observatoire est piloté par notre Interprofession qui en a confié la mise en œuvre à l’institut technique Terres Inovia. Celui-ci s’attache à collecter des échantillons et à les analyser 

L’Observatoire fait ainsi un état des lieux des principaux critères qualitatifs de chaque récolte, dresse un historique utile pour toute la filière et oriente les réflexions sur les débouchés des cultures concernées par son périmètre (colza, tournesol, pois, féverole, lentille et pois chiche). 

Pour y parvenir, il s’appuie sur une méthodologie précise : les échantillons de graines, prélevés auprès des organismes collecteurs volontaires, sont analysés au laboratoire de Terres Inovia à Ardon, près d’Orléans. Ces analyses permettent de suivre toute une série d’indicateurs pertinents pour évaluer la qualité des graines à l’échelle nationale.  

Récolte 2025 : une bonne qualité des graines et une hausse de la teneur en huile  

En 2025, les surfaces de tournesol ont reculé de 9 % par rapport à 2024, pour atteindre 685 000 hectares. Il s’en est suivi une légère baisse de production, passant de 1,48 millions de tonnes (Mt) à 1,46 Mt de graines de tournesol récoltées pour 2025. En cause, deux épisodes de sécheresse et canicule qui ont pénalisé les semis tardifs. 

Les conditions de récolte du tournesol ont été globalement favorables, grâce à des créneaux secs à partir de mi-septembre. Il en ressort une teneur moyenne en eau de 7,4 %, proche de la moyenne quinquennale (7,5 %). La teneur moyenne en huile s’établit à 45,3 % soit 0,6 point supplémentaire par rapport à 2024 et à la moyenne quinquennale (44,7%). Par ailleurs, la teneur moyenne en protéines est en hausse par rapport à 2024, pour atteindre 16,5 % de la matière sèche et 34,5 % de la matière sèche délipidée. 

L’acidité oléique moyenne s’établit à 0,5 %, retrouvant un niveau proche des valeurs usuelles, après la hausse de 2024 (1,2 %) .

Les conditions de récolte, globalement similaires sur le territoire, ont conduit à des teneurs en eau homogènes entre les régions, avec 85 % des échantillons conformes. Au sujet de la variabilité entre bassins de production, les critères de qualité (impuretés, teneurs en huile, teneurs en protéines), semblent montrer une certaine variabilité, sûrement corrélée au choix variétal et aux conditions de fin de cycle. 

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SIA 2026

Christine POINT et le programme Passerelles



Engagement des femmes en gouvernance coopérative : une initiative phare d'Arterris au Salon International de l'Agriculture

Le 26 février, lors du Salon International de l’Agriculture, Christine POINT, membre du programme Passerelles d’Arterris, a pris la parole lors d’une table ronde dédiée à l’engagement des femmes dans la gouvernance des coopératives, sur le stand de La Coopération Agricole. Ce programme novateur, lancé par Arterris, ambitionne entre autre de former des femmes leaders et de favoriser leur accès aux rôles décisionnels.

La table ronde organisée a mis en lumière un enjeu majeur pour nos coopératives : l’engagement des femmes dans la gouvernance coopérative. Animée par Muriel FENOND (Fontanaud), la discussion a abordé un sujet stratégique et fondamental pour le futur de nos organisations : comment encourager les femmes à s’engager dans les instances de décision des coopératives ?

Un point crucial a été soulevé : aujourd’hui, bien que les femmes soient de plus en plus reconnues comme un moteur essentiel pour le développement des coopératives, leur présence dans les Conseils d’Administration reste limitée, représentant seulement 10,3 % des sièges. Cela soulève la question de l’accès des femmes aux postes de gouvernance et de l’importance de renforcer leur rôle dans les processus de décision.

Dans ce contexte, Christine POINT, membre du programme Passerelles d’Arterris, a pris la parole pour partager son parcours inspirant. Elle a évoqué les étapes qui ont forgé son engagement et son implication dans ce programme novateur, lancé par Arterris en janvier 2026, visant à former les femmes à des rôles de leadership au sein de notre coopérative.

Christine a mis en avant l’importance de ce programme, notamment la première promotion 100 % féminine d’Arterris, qui se distingue par son objectif de donner aux agricultrices et coopératrices les clés pour s’impliquer davantage dans les instances de gouvernance. Ce parcours unique permet non seulement de développer des compétences spécifiques mais aussi de renforcer la confiance en soi et la capacité à prendre des responsabilités.

Le programme Passerelles est conçu pour offrir aux participantes des outils pratiques et des connaissances approfondies sur les enjeux coopératifs, financiers et stratégiques, tout en favorisant un réseau solidaire de femmes engagées. Il s’inscrit dans une démarche de long terme pour assurer une transformation durable de la représentation féminine au sein des structures décisionnelles de la coopérative.

À ses côtés, d’autres intervenantes, comme Valérie LE GUEREAU (Axereal) et Valérie GARCIA (Terrena), ont également partagé leurs expériences et perspectives, contribuant à enrichir cette réflexion essentielle sur la parité dans les coopératives.

Cette table ronde a été une occasion précieuse pour mettre en avant le rôle crucial que joue la formation Passerelles d’Arterris dans la création d’opportunités pour les femmes dans les coopératives. Il est désormais plus que jamais essentiel de continuer à encourager cette dynamique de changement, afin de garantir une représentation plus équitable et un avenir plus inclusif pour nos organisations coopératives.

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Agrivoltaïsme



4 projets en cours et déjà 50 MW contractualisés

En partenariat avec TSE, Noriap accompagne plusieurs exploitations de la Somme et de l’Oise dans des projets d’ombrières de culture et d’ombrières d’élevage. Ils illustrent la volonté de la coopérative de proposer des solutions innovantes, qui allient la production agricole et la création d’un revenu complémentaire durable.

La coopérative Noriap accélère sur l’agrivoltaïsme avec 4 dossiers lancés et 50 mégawatts (MW) déjà engagés avec son partenaire TSE. Les exploitations concernées se situent dans la Somme et l’Oise, avec l’installation prévue d’ombrières de culture et d’ombrières d’élevage, sur un total de 81 hectares.

« Les premiers dépôts de permis de construire ont été effectués et les premières CDPENAF (1) devraient arriver prochainement », évoque Maxime Lefevre, responsable développement foncier chez TSE.

Une étape clé : démontrer la cohérence agricole du projet

Après le dépôt du permis de construire, chaque projet doit passer par une étape incontournable : la CDPENAF. L’objectif est clair : s’assurer que le projet demeure avant tout agricole. 

Lors de cette présentation, plusieurs points sont étudiés :

la création d’un revenu durable pour l’exploitation,
l’adaptation de la solution agrivoltaïque installée,
la réflexion sur la transmission et l’avenir de l’exploitation.

« TSE a déjà obtenu des avis favorables en CDPENAF dans l’Aisne, précise Maxime Lefevre. Nous abordons cette étape avec beaucoup d’éléments positifs. »

De nouveaux projets à l’étude

Et la dynamique se poursuit : d’autres dossiers agrivoltaïsme sont actuellement à l’étude sur le territoire de la coopérative, avec un potentiel supplémentaire de 50 MW. Le partenariat avec TSE, engagé en avril 2024, permet de structurer des projets solides et de faire émerger de nouvelles opportunités pour les agriculteurs.

« La bonne dynamique de travail commun permet d’avoir des dossiers qui avancent et de trouver de nouveaux projets au service des exploitations », explique Timothée Maman, chargé de mission énergie chez Noriap.

Bientôt un démonstrateur près d’un silo Noriap

Pour aller plus loin, un démonstrateur agrivoltaïque sera prochainement installé sur une parcelle proche d’un silo de la coopérative.

Équipé d’une ombrière de culture, il permettra aux agriculteurs du territoire de venir découvrir concrètement l’installation.

« Il a vocation à être une vitrine sur le territoire, précise Maxime Lefevre. Ainsi les agriculteurs pourront voir, comprendre et échanger sur cette solution. L’objectif est aussi de comparer les 2 systèmes : l’ombrière de culture et la canopée. » À noter qu’une canopée de TSE est déjà installée chez Benoît Bougler à Brouchy (80), où la coopérative Noriap mène des expérimentations sur une durée de 9 ans.