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Actualités de la filière

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fond d’urgence



Face à l’effondrement économique des céréaliers, un premier plan d’urgence essentiel mais insuffisant pour tenir dans la durée

Formalisé ce jour par la ministre de l’Agriculture, l’activation d’un fond d’urgence de 35 M€ dédié aux producteurs de céréales et de protéagineux, acte pour la première fois d’une prise de conscience de la réalité économique catastrophique des céréaliers français. Mais après trois années consécutives de revenus négatifs et une perte de chiffre d’affaires évaluée à 2 Mds€ pour 2025, cette aide sera insuffisante en l’absence d’une action européenne cohérente.

« Nous en alertons le gouvernement depuis des mois : chaque centime et chaque jour comptent ! Le déploiement d’un Fonds d’urgence dédié aux céréaliers formalisé aujourd’hui par la ministre, témoigne enfin de premières réponses concrètes à notre combat pour la survie des exploitations céréalières … Mais au regard de la gravité de la situation, le combat doit aller encore plus loin » insiste Éric Thirouin, président de l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB).

Signée par Annie Genevard ce jeudi 29 janvier à l’occasion d’un déplacement dans la Nièvre, la circulaire de mise en œuvre de ce Fonds doté de 35 millions d’euros sera par ailleurs complétée d’une enveloppe de 5 millions d’euros destinée à la prise en charge des cotisations sociales pour les céréaliers qui en feront la demande (cotisations MSA).

Concrètement, les aides du Fonds d’urgence seront déclinées aux plus près des réalités du terrain, et notamment des zones à moindre potentiel, par l’activation de cellules de crises au niveau départemental, une demande de longue date de l’AGPB. Le président des Céréaliers de France salue l’effort du gouvernement mais nuance : « 40 millions d’euros d’aides alors que nos exploitations accusent, plus de 2 milliards d’euros de pertes de chiffre d’affaires rien qu’en 2025 : le calcul est malheureusement vite fait, nous ne tiendrons pas très longtemps si l’Europe reste sourde à nos propositions pour soulager nos trésoreries et sécuriser nos charges ! ».

La réserve de crise européenne de 100 millions d’Euros, demandée par l’AGPB et portée par la France, reste à ce jour en attente d’activation par Bruxelles. Quant au Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) sur les engrais, le dossier reste au point mort malgré les premières déclarations d’Emmanuel Macron du 7 janvier annonçant sa suspension.

« Les agriculteurs attendent une vision cohérente pour avancer et nous saurons le rappeler autant de fois qu’il le faudra ! » avertit le président des Céréaliers de France.

Photo : Eric Thirouin (à gauche) et Annie Genevard (à droite) à Tronsanges (Nièvre) le 29 janvier 2026 ©2026-Ministère de l’Agriculture

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Couverts Végétaux



Retour d'expérience d'un agriculteur du Réseau Syppre

Dans le cadre du projet Aglaé, animé par la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie, Terres Inovia a produit une fiche sur le témoignage d’un agriculteur, Sébastien Demas, membre du réseau Syppre Lauragais, qui pratique les couverts végétaux avant tournesol.

Comment améliorer les pratiques agroécologiques sur le terrain ? Le projet Aglaé, auquel participe Terres Inovia, vise à fournir un référentiel de pratiques agroécologiques innovantes, éprouvées dans divers contextes de production en Occitanie. 

Le point fort du projet ? Ces innovations sont validées par un comité d’experts réunissant enseignement, instituts techniques et de recherche, coopératives, négoces et chambres d’agriculture pour évaluer leurs performances et la prise de risque liée à leur mise en œuvre dans les exploitations de la région. 

C’est ainsi qu’une trentaine de témoignages ont fait l’objet de fiches de synthèses autour de deux axes : 

Réduire l’utilisation de produits phytosanitaires
Améliorer la qualité des sols 

Partenaire actif d’Aglaé, Terres Inovia vient de produire une fiche sur les couverts végétaux avant tournesol. Sébastien Delmas, agriculteur à Montaut (31), membre du groupe d’agriculteur de SYYPRE Lauragais animé par Terres Invoia, montre comment il a intégré les couverts dans son système de cultures et en quoi ceux-ci contribuent à la réussite du tournesol, pratiques détaillées à l’appui. La fiche pointe en particulier les résultats économiques, les avantages et les inconvénients de cette pratique innovante. 

Plus d'informations sur : 

Fiches sur les couverts végétaux avant tournesol

réaction mission flash



Présentation des conclusions de la mission flash sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaires et leur mise sur le marché

Réaction de l’interprofession

À l’occasion de la présentation des conclusions de la mission flash sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaires et leur mise sur le marché, qui a eu lieu aujourd’hui, par ses co-rapporteurs Richard Ramos et Julien Gabarron, en commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, Terres Univia regrette que les premiers éléments présentés en séance ne traduisent pas les actions et l’implication de la filière qui ont été évoquées en toute transparence dans le cadre de la mission flash.

À ce titre, Terres Univia rappelle que l’interprofession a lancé de nombreux travaux pour préciser les connaissances disponibles sur l’utilisation de l’hexane dans la fabrication des denrées alimentaires, notamment des huiles végétales. Elle s’est aussi engagée proactivement dans une démarche de transparence pour mettre ces travaux à la disposition des rapporteurs à l’occasion de l’audition de Laurent Rosso, directeur de Terres Univia, par la mission flash, le 4 novembre 2025.
Dans ce contexte, l’interprofession des huiles et protéines végétales souhaite aujourd’hui rappeler certains éléments scientifiques présentés à cette occasion :

  • Il existe une différence fondamentale, étayée par de nombreuses études scientifiques, entre les effets potentiels d’une substance causés par l’inhalation d’une part et l’ingestion d’autre part. Dans ce cadre, Terres Univia s’est volontairement concentrée sur les effets par ingestion, seuls pertinents au regard de l’exposition des consommateurs, et a conduit une revue bibliographique des connaissances scientifiques disponibles sur ce volet. Aucune des études scientifiques répertoriées n’a apporté d’éléments nouveaux permettant de remettre en cause les connaissances actuelles. Ces éléments ont été transmis aux rapporteurs de la mission flash.
  • La présence de traces infimes d’hexane dans les huiles végétales est strictement encadrée par une réglementation protectrice dont l’objectif prioritaire, celui de garantir la santé des consommateurs, est pleinement partagé par la filière. Cette réglementation fixe une limite maximale de résidus dans les huiles, établie avec une marge de sécurité très élevée afin de protéger le consommateur.
  • Par ailleurs, alors que la détection d’éventuelles traces d’hexane dans les aliments d’origine animale continue de faire l’objet d’interrogations, Terres Univia a engagé des travaux sur le sujet. À ce titre et dans une démarche responsable, Terres Univia a fait réaliser des analyses sur produits alimentaires par des laboratoires indépendants dont les résultats ne montrent pas la présence de traces d’hexane dans les produits testés. Elle a également sollicité la Direction Générale de l’Alimentation pour obtenir un avis référent à apporter au débat. Ces éléments ont également été portés à la connaissance de la mission flash.
  • La filière étudie depuis plusieurs années les solvants alternatifs à l’hexane et leur application industrielle. Ces travaux donnent lieu à plusieurs publications scientifiques, mettant en évidence que tout changement de technologie doit être évalué de façon globale, au regard de l’ensemble des critères sanitaires, environnementaux, techniques et économiques.
  • Enfin, un cadre réglementaire applicable à l’étiquetage des produits existe. Cette réglementation précise que la catégorie des auxiliaires technologiques, dont l’hexane fait partie, n’a pas à figurer sur les étiquettes.

Terres Univia tient également à rappeler que les travaux menés par l’Assemblée nationale doivent être considérés dans le contexte plus global des travaux de réévaluation réalisés par l’EFSA, dont les conclusions sont attendues en novembre 2027. Cette réévaluation ne signifie pas qu’un risque avéré ait été identifié, mais qu’il convient de consolider les données disponibles avant de tirer des conclusions. Attachée à la production de produits sains pour les consommateurs, la filière y participe activement et volontairement via la transmission de l’ensemble des travaux qu’elle engage. Dans la poursuite de ses objectifs de qualité sanitaire, de réduction des impacts environnementaux et de performance industrielle, la filière poursuit ses efforts d’innovation afin de réduire encore les traces d’hexane résiduelles, de développer des méthodes d’analyses fiables, d’étudier l’impact des résidus dans l’alimentation des animaux et ses travaux de R&D sur les procédés et solvants alternatifs.

perspectiveinnovation

Les usages des tourteaux

dans les élevages français



Nouvelle publication proposée par Terres Univia, Perspectives et Innovation s’attache à présenter les résultats des projets de Recherche & Développement financés par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales. Pour ce premier numéro, la part belle est donnée à l’alimentation animale avec un panorama des usages des tourteaux dans les élevages français.

L’observatoire ORIFLAAM, une base de données clé pour l’alimentation animale

L’Observatoire des Ressources Incorporées dans les Flux de l’Alimentation AniMale (ORIFLAAM) a été déployé en 2023. C’est un outil d’observation de l’alimen­tation des animaux, issu du groupe de travail « Protéines pour les filières animales » de Terres Univia.

Son originalité : une passerelle entre les filières animales et végétales, avec une segmentation par filières animales et par typologies d’aliments (conventionnel, non OGM et bio).

Pour Isabelle de la Borde, en charge de l’Observatoire, ORIFLAAM est le fruit d’une vision commune et collaborative de la filière : « Avec ORIFLAAM, c’est le collectif qui prime. Nous avons fait le pari de mettre en place un outil commun, avec des données vérifiées et partagées par tous, filières animales et végétales confondues. Ce panorama est la suite logique du traitement de la donnée et nous permet d’en tirer des enseignements les plus proches de la réalité possible ».

Un objectif principal en filigrane : améliorer la connaissance sur les flux de matières premières à destination de l’alimentation animale et suivre ses évolutions sur le long terme.

C’est grâce au travail collectif de onze partenaires que ce projet a pu voir le jour : FranceAgriMer, Terres Univia, Sofipro­téol pour le compte du Fonds d’Actions Stratégiques pour les Oléagineux et les protéagineux (FASO), l’en­semble des interprofessions animales et végétales (Anvol, Cniel, Inaporc, Interbev, Intercéréales), les syndicats des fabricants d’aliments du bétail (FAB – La Coopération Agricole Nutrition Animale et SNIA) et Duralim.

Un panorama de la campagne 2022/23

La gestion des données dans le cadre d’ORIFLAAM nous a permis de dresser un panorama de la campagne 2022/23. Lors de cette période, l’élevage français a consommé 95,3 millions de tonnes (Mt) de matières premières et de fourrages, dont 6,7 Mt d’oléagineux. Le tourteau de soja confirme sa domination dans la ration du cheptel français avec 45% des usages, suivi de près du tourteau de colza et du tourteau de tournesol.

Quatre filières animales concentrent 93% des usages de tourteaux : bovins lait, porcs, volailles de chair et bovins viande.

Si on considère la ration complète, en y incluant les fourrages, l’autonomie protéique des élevages atteint 84%. Si l’on ne prend en compte que les aliments fabriqués seuls, celle-ci se situe à 49%. Il est à noter que les filières non OGM et bio renforcent leur autonomie protéique en faisant appel prioritairement à des tourteaux français.

Perspectives & Innovation – Panorama des usages des tourteaux dans les élevages...