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Actualités de la filière

Qualité de la récolte 2025




Qualité de la récolte 2025 des céréales à paille, colza et protéagineux

Profitant d'une météo favorable, les moissons ont démarré tôt et à un rythme soutenu dans la majeure partie du pays. Les productions estimées pour les principales céréales à paille, le colza et les protéagineux renouent avec des niveaux plus habituels, après la faible récolte 2024. FranceAgriMer, ARVALIS et Terres lnovia livrent dans ce communiqué les tendances qualitatives observées dans les territoires.

Blé tendre : des qualités satisfaisantes pour répondre aux besoins des différents marchés

En avance par rapport aux cinq dernières années, les moissons étaient terminées sur une large partie du pays dès la mi-juillet. La récolte de blé tendre 2025 renoue avec un niveau de production satisfaisant, estimé à 33,1 Mt(+ 4 % par rapport à la moyenne 2020-2024), grâce à de bons rendements à l'échelle du territoire et une moyenne nationale à 73,7 q/ha, en progression de plus de 6 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les surfaces cultivées en blé tendre, en hausse par rapport à 2024, restent néanmoins en retrait par rapport à la moyenne 2020-2024 (- 2 %).

Les teneurs en protéines moyennes sont généralement comprises entre 10,5 et 11,5 %, selon un axe croissant Ouest-Est. En fonction du bassin de production, le dernier apport d'azote n'a pas toujours été totalement valorisé en raison de l'absence de pluie au moment de l'intervention. L'effet dilution a pu, par ailleurs, influé sur ces teneurs, du fait des rendements élevés. Grâce au temps sec et ensoleillé lors du remplissage des grains et aux bonnes conditions climatiques qui ont prévalu lors des récoltes, les poids spécifiques (PS) sont majoritairement élevés, avec des moyennes régionales entre 77 et 80 kg/hl. Toutefois, les pluies qui se sont abattues ces dernières semaines sur les secteurs non encore achevés en zone nord risquent de pénaliser ces bons niveaux de PS dans certaines parcelles. Les indices de chute de Hagberg, très dépendants des conditions climatiques en fin de cycle, sont majoritairement bons.

Blé dur : des rendements et une qualité au rendez-vous

En 2025, la production de blé dur est estimée à moins de 1,3 Mt, en hausse de 3 % par rapport à l'an passé, restant toutefois inférieure de 7 % à la moyenne quinquennale. Les bons rendements, observés cet été dans la quasi-totalité des bassins de production, ont permis de compenser la baisse des surfaces (-13 % par rapport à la moyenne 2020-2024). Concernant la qualité technologique, les teneurs en protéines sont en retrait par rapport aux années précédentes, mais permettront de satisfaire les attentes des utilisateurs dans la plupart des cas. Compte-tenu de l'absence de pluies en fin de cycle, le mitadinage semble limité. Le taux de grains mouchetés devrait être restreint et permettre de s'adapter à tous les cahiers des charges. Après plusieurs campagnes décevantes, les poids spécifiques sont généralement bons à très bons avec des moyennes régionales entre 78 et 80 kg/hl.

Orges d'hiver et de printemps : de bonnes qualités pour tous les usages, y compris brassicoles

Les surfaces en orges d'hiver sont proches de celles de l'an passé, à 1,2 Mha (- 5 % par rapport à la moyenne quinquennale). Les conditions climatiques peu pluvieuses du printemps ont limité les maladies. Par ailleurs, la précocité des cultures a permis d'esquiver les fortes chaleurs du mois de juin. Tous ces éléments ont favorisé un bon remplissage des grains, conduisant à des rendements supérieurs à la moyenne des cinq dernières campagnes(+ 12 %). La production d'orge d'hiver est ainsi estimée à 8,4 Mt (+ 6 % par rapport à la moyenne 2020-2024). Côté qualité, les teneurs en protéines oscillent entre 9,5 et 10,5 % sur une large partie du territoire. Ces valeurs répondent aux standards requis pour le débouché brassicole. Les poids spécifiques et les calibrages sont bons voire très bons.

La production 2025 d'orge de printemps est, pour sa part, estimée à 3,5 Mt, en hausse de 13 % par rapport à la moyenne 2020-2024, avec une augmentation significative des surfaces(+ 3 %) et de bons rendements à l'échelle des bassins de production, malgré des scores hétérogènes selon les parcelles.

La qualité de la récolte devrait satisfaire les exigences du marché brassicole: les teneurs moyennes en protéines sont comprises entre 9,8 et 10,8 %, selon les bassins de production, les poids spécifiques et les calibrages sont excellents.

Colza : une production en hausse et une excellente teneur en huile des graines

Avec 1,26 Mha semés, les surfaces de colza sont en léger retrait par rapport à 2024. Le rendement moyen national est estimé à plus de 35 q/ha, au-dessus de la moyenne quinquennale, pour une production autour de 4,5 Mt assurant un bon approvisionnement de la trituration nationale. Le printemps doux et ensoleillé a en effet permis une bonne floraison et un remplissage efficace.

La qualité des graines est remarquable avec une teneur en huile à plus de 45 %, en nette hausse par rapport à 2024. Pour la majorité des récoltes effectuées avant le 15 juillet, la teneur en eau des graines varie dans une fourchette basse de 6 à 7 %.

Protéagineux : de bons rendements et une qualité satisfaisante

Les surfaces en pois protéagineux purs restent modestes (98 000 ha), mais la campagne 2025 affiche des rendements satisfaisants en pois d'hiver comme en pois de printemps. La production totale de pois protéagineux dépasserait 0,5 Mt, en progression par rapport à l'an dernier mais en retrait de 16 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

La production de féverole, avec des surfaces et des rendements en hausse, est estimée à plus de 0,3 Mt, en forte progression par rapport à l'an dernier(+ 45 %) et par rapport à la moyenne 2020-2024 (+ 69 %), en l'absence de difficultés notables sur le plan sanitaire.

Malgré des stress hydriques en fin de cycle, la qualité est au rendez-vous, avec des teneurs en protéines à même de satisfaire l'ensemble des débouchés alimentaires.

Sources : SSP/Agreste pour les rendements, surfaces et productions (août 2025): https:l!www.agreste.agriculture.gouv.fr!agreste-web/disaron!lraGcu2599/detail ! - FranceAgriMer, ARVALIS et Terres lnovia sur la qualité technologique des céréales à paille et des oléoprotéagineux

Grand Prix des Maires



La Coopération Agricole s’associe à cet événement organisé par RMC-BFM et l’Association des maires de France en parrainant la catégorie Agriculture et alimentation.

L’objectif : montrer et saluer le soutien des Maires qui s’engagent aux côtés des coopératives pour accompagner ou même mener des projets au service des agriculteurs, de l’alimentation des Français et plus largement de la souveraineté alimentaire.

Vous avez peut-être déjà vu sur les réseaux nos posts sur le sujet n’hésitez pas à les relayer ou à les reprendre à votre compte.

Merci de votre relais : date limite des candidatures 10 octobre 2025.

Kit de communication
Grand Prix des Maires

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Une rentrée sociale

et budgétaire à enjeux pour la Ferme Bio française



Comme les autres corps sociaux, les agriculteurs et agricultrices biologiques vont être impactés par l’instabilité politique qui s’annonce et la rigueur budgétaire. Conscients des efforts budgétaires à fournir, solidaires et responsables, les agriculteurs biologiques veulent rappeler à quel point leurs pratiques sont bénéfiques pour les finances publiques et l’intérêt général. Nous appelons le Parlement et le gouvernement à adopter une approche économique pragmatique et non dogmatique et à entendre l’appel des 2 millions de Français qui ont signé la pétition contre la PPL Duplomb.

Le pragmatisme économique c’est soutenir la Bio, modèle agricole créateur net de valeur écologique et économique

Dans cette période de morosité écologique, sociale et budgétaire, il est primordial de rappeler qu’il existe des solutions capables de concilier engagement écologique et valeur économique, que de nombreux acteurs se sont efforcés de construire ces quarante dernières années. Les débats budgétaires qui s’annoncent devront être capables d’identifier ces secteurs et de les protéger.

« L’agriculture biologique reste une valeur sûre qui doit guider nos dirigeants dans cette période de flou, elle doit faire partie du projet politique ! » commente Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

L’agriculture biologique, en s’émancipant de la tutelle de la chimie de synthèse protège la balance commerciale de l’agriculture française dépendante à 80% des imports d’engrais agricoles dont les prix ont explosé[i] (azote, phosphate, potasse) ; protège l’eau potable et évite des coûts  du traitement de l’eau qui sont en dérapages incontrôlés et pèsent de plus en plus sur les finances publiques des collectivités locales et des citoyens ; protège la biodiversité, dont la perte est vertigineuse et impossible à chiffrer ; et protège la santé publique en réduisant l’exposition de la population aux pesticides[ii], second poste de dépenses publiques après les retraites et enfin redynamise les territoires ruraux par son taux d’emploi moyen supérieur à celui de l’agriculture conventionnelle.

La FNAB demande au Parlement et au gouvernement de soutenir les secteurs qui concilient intérêt général et intérêt économique notamment en s’appuyant sur les recommandations de la Cour des Comptes et du CGAAER en :

Continuant à rationaliser l’usage de l’argent européen de la PAC. Il reste une marge de manœuvre à la ministre de l’agriculture pour orienter les reliquats de la conversion bio vers des mesures qui seraient réservées aux bio (exemple : maec 0 intrants, MAEC systèmes herbargers dézonées pour les Bio)
En renforçant le crédit d’impôt bio, seule mesure de soutien direct à la Bio prise sur le budget de la France et qui coûte aujourd’hui 80 fois moins que le crédit d’impôt recherche

[i] En 2024 le SGPE chiffre le coût des engrais à 4,5 milliards d’euros mais Agreste relève en 2024 que les prix ont ensuite bondi de presque 30%. https://www.info.gouv.fr/upload/media/content/0001/10/ab728de5a80b653b6fd41721d8da13a9008120f9.pdf
[ii] Etude Esteban, Santé publique France 2021