Anciens numéros

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Partager la page

Technique et innovation

cuma1183

animer les GIEE et les Cuma



Une technique innovante pour animer les GIEE et les Cuma : la mallette Mission Ecophyt’Eau avec la Cuma de l’Arce et la FR Cuma Grand Est

En Décembre dernier, la FRCuma Grand Est a réalisé une animation auprès de la Cuma de l’Arce grâce à l’outil Mission Ecophyt’eau. Nous sommes allés à leur rencontre pour échanger avec la fédération et les participants sur l’intérêt de l’outil pour animer le collectif, résoudre des problématiques spécifiques et travailler autrement.

Après la découverte de l’outil avec la FR AuRA…

Nous avions déjà fait une première vidéo avec le GIEE de la Cuma de Thodure et la FR AuRA. La Fédération et les agriculteurs avaient découvert l’outil Mission Ecophyt’eau, ce qui nous avait donné l’occasion de présenter l’outil en images. C’est maintenant au tour d’une fédération qui maîtrise l’outil et a choisi de proposer des animations le mobilisant dans ses services.

L’animation de la Cuma avec Mission Ecophyt’eau et la vidéo ci-dessous ont été réalisées dans le cadre du projet ACCtion. Ce projet est dédié à l’accompagnement des collectifs en agroécologie. Il permet de développer une large gamme de ressources (outils, méthodes, montée en compétence, mise en réseau, dispositif de capitalisation…) pour les agents de terrain qui s’inscrivent dans ces dispositifs.

… un focus sur la FR Grand Est qui utilise maintenant Mission Ecophyt’eau

Léna SCHWARTZ, chargée de mission Innovation à la FRCuma Grand Est, a été formée en Novembre dernier à l’outil Mission Ecophyt’eau. La fédération a ensuite décidé de s’équiper de deux mallettes. Léna détaille dans la vidéo pourquoi la fédération a décidé de se former à l’outil et comment elle a pu le faire grâce à Réseau CIVAM.

Ici, Franck BARROY, agriculteur en grandes cultures et vigne AOC Champagne à Vitry le Croisé (Aube), et les autres agriculteurs de la Cuma ont choisi de se concentrer sur une problématique clef : la réduction du travail du sol et optimisation des couverts dans un objectif global de diminution des charges d’exploitation. 

Tout ça en images !

Au sommaire :

  • 00:00:32 L’exploitation de Franck BARROY, sa problématique et ses attentes
  • 00:01:11 La mallette Mission Ecophyt’eau et les étapes de l’animation
  • 00:01:50 La formation à l’utilisation de l’outil
  • 00:02:20 Les multiples utilisations de l’outil Mission Ecophyt’eau par la FRCuma Grand Est
  • 00:03:24 L’avis de Franck sur la mallette et les résultats de l’animation


Et aussi, un outil complémentaire sur les nitrates

Une extension de l’outil sur le sujet des nitrates a été développée récemment. Sous le nom de « Mission Ecophyt’eau Extension Nitrates», cette mallette vient en complément de Mission Ecophyt’eau mais peut aussi s’utiliser seule. Elle s’attaque aux problématiques de pertes en nitrates de façon précise et imagée.

L’outil permet de :

  • visualiser les quantités d’azote en jeu à l’automne à l’échelle d’un système de culture,
  • identifier les pratiques clés influant sur les pertes de nitrates
  • et amener un groupe à proposer des pistes d’amélioration du système en tenant compte des atouts, des contraintes et des objectifs de l’agriculteur.

Pour plus d’informations sur « Mission Ecophyt’eau Extension Nitrates», nous vous donnons rendez-vous sur le site de Réseau CIVAM.

A votre tour ?

Vous aussi, fédération de Cuma ou Cuma, avez envie de tester l’outil Mission Ecophyt’eau,  « Mission Ecophyt’eau Extension Nitrates» ou Mission PERPET ? Nous pouvons vous proposer un financement et la prestation de Réseau CIVAM dans le cadre du projet ACCtion.

L’outil Mission PERPET se concentre quant à lui sur la thématique des prairies et de leur vieillissement : il permet de réaliser collectivement un diagnostic prairial et d’échanger entre agriculteurs.

Et si vous souhaitez avoir plus de renseignements pour vous former et acquérir les mallettes, vous pouvez contacter Mélissa DUMAS de Réseau CIVAM.

Melissa Dumas – Réseau CIVAM – 02 99 77 36 73 –  melissa.dumas@civam.org

Pour en savoir plus sur le Mission Ecophyt’eau, rendez vous sur : https://www.civam.org/accompagner-le-changement/mission-ecophyteau/

Plus d’informations sur Mission PERPET sont disponibles à ce lien : https://www.civam.org/accompagner-le-changement/mission-perpet/

Nous remercions la Cuma de l’Arce et la FR Cuma Grand Est !

Réalisé dans le cadre du projet Acction 30 000 dans le cadre du plan Ecophyto 2+. Avec le soutien financier de l’Office français pour la biodiversité.

carbone1183

Les racines des arbres

Un levier discret de stockage du carbone



On aurait tort de le sous-estimer : une partie de la lutte contre le changement climatique se joue sous terre. Des chercheurs de l'unité Eco&Sol (INRAE, IRD, Cirad, Institut Agro Montpellier) montrent dans quelle mesure les racines d’arbres peuvent enrichir les sols profonds en carbone, un stockage difficile à estimer mais très certainement durable.

Le carbone ne reste pas qu’à la surface

Quand on parle de stockage du carbone, on pense aux forêts, aux troncs et aux feuilles. Pourtant, une grande partie du carbone capté par les arbres descend dans le sol par les racines. Ces dernières libèrent des composés organiques et laissent derrière elles des résidus qui nourrissent la vie souterraine. Des scientifiques ont étudié ce phénomène en comparant plantation d’arbres et système agroforestier mêlant cultures et arbres sur les parcelles INRAE du dispositif agroforestier DIAMS au sein de l'unité expérimental DIASCOPE près de Montpellier. Leur particularité : ils ne se sont pas arrêtés aux 30 premiers centimètres du sol. Ils ont exploré jusqu’à 1,5 mètre de profondeur.

Pour observer ce qui se passe réellement sous terre, de grandes fosses ont été ouvertes autour d’arbres âgés de cinq ans.

Pour observer ce qui se passe sous terre, de grandes fosses ont été ouvertes autour d’arbres âgés de cinq ans. La terre collée aux racines —appelée « rhizosphère »— a été comparée à la terre située un peu plus loin. En laboratoire, la quantité de carbone a été mesurée, l’activité des micro-organismes analysée, et les bactéries et champignons identifiés grâce à l’ADN du sol . Ces mesures ont ensuite été combinées à une cartographie précise des racines pour estimer l’effet global sur tout le profil du sol.

Dans les couches superficielles, la présence des racines ne change pas beaucoup la quantité totale de carbone. À certaines profondeurs intermédiaires, une légère perte est même observée. Pourquoi ? Parce que les micro-organismes y sont nombreux et très actifs. Lorsqu’ils reçoivent du carbone frais provenant des racines, ils accélèrent aussi la dégradation du carbone déjà présent. C’est un peu comme si un nouvel apport de nourriture stimulait leur appétit général.

En profondeur, un stockage plus durable

Plus bas, à partir de 50 centimètres, la situation change. Le sol y est plus pauvre, plus compact et moins oxygéné. Les micro-organismes sont moins nombreux et plus contraints. Dans ces conditions, le carbone apporté par les racines est davantage transformé en matière organique stable, associée aux minéraux du sol, plutôt que d’être rapidement dégradé. Résultat : un enrichissement net en carbone est observé autour des racines profondes. « Même si les quantités restent modestes sous les arbres de 5 ans étudiés, ce carbone profond devrait s’accumuler si l’on maintien les arbres et on sait que dans ces horizons du sol, il peut rester stocké des siècles », précise Gabin Piton, chercheur à l’UMR Eco&Sol .

Le carbone apporté par les racines est davantage transformé en matière organique stable, associée aux minéraux du sol, plutôt que d’être rapidement dégradé.

Ces résultats ne transforment pas à eux seuls le bilan carbone de l’agriculture. Mais ils montrent que les horizons profonds, souvent négligés, ont un réel potentiel dans le stockage du carbone. En intégrant des arbres dans les paysages agricoles, on ne fait pas qu’améliorer la biodiversité ou protéger les sols : on active aussi un mécanisme souterrain de stockage du carbone. Sous nos pieds, les racines travaillent silencieusement. Et dans la lutte contre le changement climatique, ce travail invisible pourrait compter plus qu’on ne l’imagine.

Ces résultats font écho à l’initiative internationale « 4 pour 1000 », lancée lors de la COP21, qui vise à augmenter chaque année de 0,4 % les stocks de carbone dans les sols afin de compenser les émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’étude produit une estimation rare de la contribution que peuvent avoir les racines profondes des arbres en agroforesterie à ce stockage de carbone dans les sols . Même si les augmentations sont plus lente qu’en surface, ce carbone accumulé en profondeur est généralement plus stable et moins susceptible d’être déstocké sur le long terme en réponse aux aléas des changements climatiques et d’usage des terres.

Ref : Subsoil rhizosphere carbon enrichment and depletion: processes and scaling in tree-based systems, Soil Biology and Biochemistry - https://doi.org/10.1016/j.soilbio.2026.110103

ti1183

Oléagineux

et légumineuses à graines



Des leviers pour sécuriser l'assolement 2026-2027

Dans un contexte de prix élevés de l’azote, de l’énergie et, pour certains, de trésoreries tendues qui limitent la capacité à engager des charges, les choix d’assolement 2026-2027 deviennent un levier majeur pour sécuriser la marge. 
Cette actualité propose des repères techniques pour positionner les oléoprotéagineux comme leviers de réduction du risque économique et pédoclimatique.

Lire l'article

tucolza1183

L’implantation du colza

commence dès maintenant !



Les conditions climatiques contrastées observées au cours de l’automne et de l’hiver derniers, alternant épisodes humides et périodes plus sèches, ont pu engendrer des problèmes de structure des sols (lissage, tassements, mottes, etc.). Pour garantir une levée réussie et un colza robuste, le choix du travail du sol à réaliser en interculture reste déterminant. En plus du risque bioagresseur (limaces, rongeurs, adventices), il est nécessaire de prendre en compte la gestion de la paille, l’état structural du sol ainsi que le risque d’assèchement superficiel au moment de la prise de décision.

Lire l'article