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Une culture prometteuse au cœur de la souveraineté protéique
Vous l’attendiez tous, le diagnostic féverole est maintenant disponible sur notre site internet. Nous sommes allés à la rencontre d’Eva Renard, chargée d’études économiques filières légumineuses à Terres Univia, pour en savoir plus sur cette graine, dont les atouts agronomiques et nutritionnels sont indéniables !
Nous souhaitions réaliser un diagnostic féverole, le dernier datant de 2019, afin de dresser un panorama actualisé de la filière et d’identifier ses besoins. Cela a permis de faire un état des lieux à date des différents acteurs, des débouchés existants mais aussi des points de blocage. Pour y parvenir, nous avons mené une enquête auprès d’une cinquantaine d’acteurs agricoles sur le terrain (semenciers, organismes stockeurs, utilisateurs en alimentation humaine et animale).
Ce diagnostic a été mis œuvre dans le cadre du programme Cap Protéines+*, qui a pour objectif d’œuvrer collectivement à développer les surfaces en légumineuses. Il était donc important d’avoir une vision réactualisée de cette filière pour trouver les solutions idoines à son renforcement.
Premièrement, nous avons remarqué que la féverole est une culture attractive dans le cadre de la diversification des assolements. C’est une reconnaissance de ses atouts agronomiques dans les systèmes de cultures.
Elle permet d’apporter naturellement de l’azote dans les sols, avec des effets bénéfiques pour les cultures suivantes, et de bien structurer les sols. En participant à la production de nectar floral et extrafloral, la féverole apporte également des bénéfices sur le plan de la biodiversité.
Deuxièmement, nous pouvons souligner que la féverole, au-delà de ses atouts agronomiques, est une graine intéressante au niveau nutritionnel (riche en protéines et en fibres). Elle est notamment utilisée en alimentation animale pour l’aquaculture, par les fabricants d’aliments, en France mais aussi en Norvège. Il s’agit d’ailleurs d’un des principaux marchés export de la France pour cette graine. Côté alimentation humaine, la féverole intéresse beaucoup le secteur de la FoodTech pour ses qualités fonctionnelles, en tant qu’ingrédients alimentaires ou alternatives végétales. Cela reste cependant encore émergent.
Ce qui ressort des entretiens c’est notamment le coût élevé des opérations logistiques pour la féverole, caractéristique commune aux cultures de diversification peu massifiées. https://www.terresunivia.fr/fichiers/publications/filiere-feverole-2026.pdf
Nous remarquons également un manque de structuration des marchés en aval, avec une faible différenciation de la graine en alimentation animale et un manque d’attractivité économique vis-à-vis du tourteau de soja importé.
En alimentation humaine, la méconnaissance de la graine et la production encore instable, limite l’intérêt des industriels. Ce manque de débouché en alimentation humaine ou animale freine la valorisation de cette graine et impacte son attractivité malgré sa pertinence dans les systèmes agricoles.
C’est le mot POLYVALENCE. La féverole est une culture prometteuse car ses usages sont diversifiés, elle n’a juste pas encore atteint sa pleine potentialité. En effet, une pluralité d’usages et de propriétés techniques restent encore à explorer.
* Co-financé par le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire et par les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales.
Féverole, une protéine d'avenir – au cœur de la souveraineté protéique française – septembre 2026

L'intérêt du décalage de la date de semis en céréales d’hiver
Face aux pressions croissantes des graminées d’automne, comme le vulpin ou le ray-grass, dans les céréales d’hiver, les stratégies de protection uniquement basées sur les herbicides atteignent leurs limites. Afin de préserver durablement le potentiel des cultures, mais aussi garder le contrôle de ces graminées, il est essentiel de miser sur des leviers complémentaires efficaces. Parmi eux, le décalage de la date de semis s'impose en situations difficiles.

Récolter deux espèces ensemble, c’est bien. Réussir à les séparer ensuite, c’est une autre histoire. Alors, comment s’y prennent les agriculteurs ? Plongez dans le premier épisode de notre feuilleton consacré au tri des cultures associées.

4 docteurs INRAE récompensés par les prix de thèse du ministère de l’Agriculture
À l’occasion de la première édition des prix de thèse du ministère en charge de l’Agriculture, 7 jeunes docteurs, dont 4 docteurs INRAE, ont été distingués pour la qualité de leurs travaux de recherche à l’appui des transformations des secteurs de l’agriculture et de l’alimentation.
L’essentiel à retenir :
Lors de l’édition 2026 des prix de thèse du ministère en charge de l’agriculture, 4 docteurs INRAE ont été récompensés pour leurs travaux au service des transitions agroécologique et alimentaire.
Les lauréats INRAE sont Emma Le Merlus, Marie Marteau-Bazouni, Rebecca Hibbard et Thomas Gestellu.
La politique INRAE est menée avec les écoles doctorales et les unités de recherche au service de la réussite des doctorants.


Le nouveau guide de culture féverole est disponible pour la prochaine campagne
Terres Inovia a mis à jour son guide de culture féverole. L’édition 2026 de ce support complet guidera les producteurs et les conseillers pendant toute la campagne à venir. Comme chaque année, le guide est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Cette édition du guide de culture féverole a été revue par un collectif d’experts de Terres Inovia, piloté par l’ingénieur référent de la culture au sein de l’Institut : Bastien Remurier. « La féverole est l’une des plus importantes cultures légumineuses à graines en France avec une forte richesse en protéines et une très bonne performance dans la fixation de l’azote de l’air. C’est une culture indispensable aux enjeux actuels de diversification, de baisse des gaz à effet de serre et d’autonomie protéique. Il est donc important d’accompagner au mieux la connaissance et la maîtrise de cette culture, et c’est bien l’objectif du guide de culture féverole de Terres Inovia », souligne-t-il.
Dans ce guide 2026, plusieurs mises à jour techniques sont à souligner. L’évolution des dates de semis, principal levier d’adaptation au changement du climat, ouvre notamment la possibilité des semis de génétiques de printemps en hiver. La réussite de l’implantation se précise également sur les indicateurs de développement racinaires et de nodosités à obtenir ou encore sur le choix des espèces en intercultures les plus pertinentes. La rubrique variétés a été actualisée, toujours avec de l’innovation génétique. Enfin, la stratégie fongicide a été revue avec l’évolution du cycle des principaux bioagresseurs en lien avec le climat. Le botrytis voit sa stratégie se recentrer sur la phase végétative et introduire un seuil d’intervention.
La féverole dispose de nombreux atouts agronomiques et environnementaux. Comme l’ensemble des légumineuses à graines, cette culture est capable de fixer l’azote atmosphérique et ne nécessite, de ce fait, pas d’apport d’engrais azoté, tout en apportant également de l’azote à la culture suivante. De plus, la féverole présente un fort pouvoir mellifère, lequel favorise les pollinisateurs mais également les auxiliaires, grâce au nectar extrafloral. Cette légumineuse dispose également un système racinaire performant, qui aide à la structure du sol. Elle constitue donc un excellent précédent. Grâce à son pivot performant, sa bonne capacité de germination même en sol difficile, sa bonne tolérance à l’hydromorphie et sa diversité génétique entre typologie hiver et printemps, la féverole s’adapte à de nombreux contexte d’exploitation et d’insertion. D’ailleurs, sa graine, riche en protéines, apporte de nombreuses valorisations possibles et participe à l’autonomie protéique, en particulier celui des élevages.
Le guide de culture féverole peut être téléchargé gratuitement sur notre site internet. Sa version imprimée est également gratuite, seule une participation aux frais de port est demandée. La livraison de la version imprimée débutera à partir du 5 octobre 2026.

Retrouvez les résultats de rendement des variétés d'orges de printemps évaluées en 2026 dans le réseau d’essais de post-inscription coordonné par ARVALIS.
En orges de printemps, six essais ont fait l’objet d’un regroupement pour la synthèse des rendements de la récolte 2026. Ils se situent dans la grande zone brassicole, et plus précisément dans les départements 02, 21, 45, 51, 60 et 91.
Le comportement des variétés étant très marqué par l’année climatique, ces résultats sont complétés par une synthèse pluriannuelle.
Téléchargez les résultats de rendements 2026 et pluriannuels des variétés d'orges de printemps.


Multifonctionnalité des haies. Enjeux environnementaux, agricoles, juridiques et méthodologiques
Les haies sont bien plus que des éléments du paysage agricole : elles constituent des infrastructures écologiques aux multiples fonctions. Biodiversité, climat, eau, sols, agriculture et aménagement des territoires sont autant d’enjeux auxquels elles contribuent. Cet ouvrage propose un état des connaissances scientifiques sur la multifonctionnalité des haies, leurs conditions de préservation et de restauration, en croisant les approches écologiques, agronomiques, sociales, juridiques et méthodologiques. Il s’adresse aux scientifiques et aux ingénieurs, ainsi qu’à l’enseignement supérieur et agricole.
Unigrains accompagne Unicoque, leader français de la filière noisette, dans une nouvelle étape de son développement
À travers une émission de titres participatifs intégralement souscrite par Unigrains, Unicoque se donne les moyens d’accélérer ses activités de transformation
Unigrains, l’investisseur-partenaire de référence des entreprises de l’agri-agroalimentaire, a souscrit à une émission de titres participatifs d’Unicoque, la première coopérative française de la filière noisette. Cette opération vise à accélérer la mise en œuvre du projet stratégique de la coopérative, fondé sur le développement de produits transformés à plus forte valeur ajoutée et une meilleure valorisation de la noisette française.
Créée en 1990, Unicoque rassemble près de 285 producteurs et représente plus de 80 % de la production française de noisettes. Chaque année, la coopérative collecte, stabilise, sèche, trie, conditionne et transforme près de 10 000 tonnes de fruits à coque grâce à un modèle intégré allant de la pépinière et l’accompagnement agronomique jusqu’à la transformation et la commercialisation. Ses deux sites industriels lui permettent de proposer une large gamme de produits composée de noisettes en coque, décortiquées et transformées (poudre, grains, noisettes grillées, noisettes blanchies, huiles, boissons…) auprès d’une clientèle diversifiée d’industriels, de distributeurs et de négociants, en France comme à l’international. Unicoque emploie 165 salariés et prévoit un chiffre d’affaires d’environ 40 M€ en 2026, dont près de la moitié à l’export.
Alors qu’Unicoque, à travers sa marque Koki, se distingue par son positionnement « Origine France », la traçabilité et la qualité de ses produits, la coopérative joue également un rôle central dans le développement de la filière noisette grâce à son engagement historique dans la recherche agronomique et l’innovation. Dans un contexte marqué par les évolutions des conditions de production et les attentes des consommateurs, Unicoque poursuit la transition de son modèle d’une logique historiquement fondée sur les volumes vers une approche davantage centrée sur la valorisation des noisettes et la transformation de ses produits.
Cette nouvelle phase s’articulera notamment autour des priorités suivantes :
Au-delà de son soutien financier, Unigrains mettra à la disposition d’Unicoque son expertise sectorielle, son expérience auprès des coopératives et des filières agri-agroalimentaires, ainsi que ses réseaux en France et à l’international afin de contribuer pleinement à la réussite de ce projet ambitieux.
Jean-Luc Reigne, Directeur Général d’Unicoque, déclare : « Le soutien d’Unigrains constitue une formidable marque de confiance pour notre coopérative et pour l’ensemble de nos adhérents. Il nous permettra d’accélérer les projets engagés, de développer de nouveaux débouchés, de renforcer nos activités de transformation et de poursuivre la valorisation de la noisette française. Nous partageons avec Unigrains une même ambition : consolider une filière française toujours plus performante, innovante et créatrice de valeur pour les producteurs. »
Florence Alin, Directrice de Participations chez Unigrains, déclare : « Alors que la France figure parmi les principaux pays consommateurs de noisettes au monde mais reste très largement dépendante des importations, le développement d’une filière française performante et résiliente constitue un enjeu stratégique. Grâce à son ancrage territorial, à son expertise agronomique et à la maîtrise de l’ensemble de sa chaîne de valeur, Unicoque occupe une position unique pour relever ce défi. Le projet porté par la coopérative s’inscrit pleinement dans la mission d’Unigrains, et nous sommes heureux de contribuer ainsi à la compétitivité et à la valeur ajoutée de la filière française de la noisette. »

Une nouvelle programmation 2026-2030 pour des systèmes alimentaires durables et résilients
En dix ans, la part des exploitations agricoles françaises vendant tout ou partie de leur production en circuits courts est passée de 19,8 % à 26,3 %. Porté depuis 2015 par le Réseau Mixte Technologique (RMT) Alimentation Locale, ce mouvement de fond entre dans une nouvelle phase : le réseau engage sa 3ème programmation, pour 2026-2030, avec l'objectif de renforcer et élargir l'expertise collective sur la reterritorialisation des systèmes alimentaires, un réseau enrichi de nouveaux membres et une coopération renforcée avec d'autres RMT. Succédant à la FR Civam Bretagne et au réseau CIVAM, le réseau sera porté pendant 4 ans par INRAE et co-animé par Chambres d'agriculture France, avec le soutien d’une équipe réunissant 9 partenaires.