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Actualités de la filière

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Place des femmes

en agriculture



Annie Genevard réunit le premier comité de pilotage du Plan d’action et dresse un premier bilan de sa mise en œuvre

Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, a réuni le premier comité de pilotage du Plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture, présenté le 23 février au Salon international de l’agriculture. Sept mois après son lancement, ce comité a permis de dresser un premier bilan de la mise en œuvre des 41 mesures réparties en six axes et de fixer les prochaines étapes. Ce Plan porte une ambition : faire de la place des femmes un levier à part entière du renouvellement des générations et de la souveraineté agricole française. La France ne relèvera pas le défi du renouvellement des générations agricoles en se privant de vocations, de talents et de projets portés par des femmes.

Rendre les agricultrices plus visibles, agir dès l’orientation et la formation, mieux accompagner la maternité et la parentalité, faciliter l’installation et la transmission, sécuriser les statuts et les conditions de travail et renforcer la présence des femmes dans les instances agricoles : les premiers mois de mise en œuvre ont permis d’engager des avancées concrètes sur l’ensemble des priorités du Plan et de commencer à lever les freins qui éloignent encore trop de femmes de ces métiers.

Susciter les vocations et ouvrir davantage les métiers agricoles aux jeunes filles

Depuis le lancement du Plan, le ministère valorise sur son site et ses réseaux sociaux des parcours d’agricultrices. Neuf portraits ont déjà été publiés, dépassant l’objectif d’un par mois. Donner à voir ces parcours, c’est aussi dire aux jeunes filles que tous les métiers de l’agriculture leur sont ouverts.

La sensibilisation commence dès la formation et l’orientation : 60 établissements de l’enseignement agricole sont déjà engagés dans la démarche de labellisation « Égalité-Diversité ». Les actions en faveur de l’entrepreneuriat féminin ont déjà permis d’organiser 17 interventions et de sensibiliser 250 jeunes filles, dépassant l’objectif initial fixé pour cette première année. Par ailleurs, 537 offres représentant 1 014 places de stage ont été proposées. Le mentorat « Une agricultrice - Une élève » entre également dans sa phase de déploiement en cette rentrée scolaire, avec un premier objectif de 20 binômes cette année.

Cette dynamique se poursuit avec le lancement, le 8 septembre, du Programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant. Parmi ses priorités figure la promotion de l’accès des filles de 3e et de seconde aux stages de découverte dans les exploitations agricoles. Un appel à projets doté de 500 000 euros permettra de soutenir une cinquantaine de projets visant à promouvoir les métiers du vivant, dont des initiatives destinées à sensibiliser les jeunes filles aux métiers de l’agriculture.

Mieux accompagner les agricultrices et sécuriser leurs parcours

Le Plan apporte également des réponses concrètes en matière de droits sociaux, de parentalité, de statut et de conditions de travail. Aucune femme ne doit renoncer à un projet agricole faute de droits adaptés, d’un statut sécurisé ou de conditions de travail pensées pour elle.

L’accompagnement de la sortie du statut de conjoint collaborateur a connu une forte montée en puissance : 52 webinaires ont été organisés et 2 183 conjoints collaborateurs ont déjà été contactés dans le cadre de campagnes d’accompagnement individualisé.

Par ailleurs, chaque conjoint collaborateur concerné par le terme des 5 ans maximum du statut de conjoint collaborateur et qui choisit de devenir chef d’exploitation, a désormais droit, s’il a plus de 40 ans, à une exonération dégressive de ses cotisations sociales. Cette mesure a été concrétisée par un décret du 8 août 2026. Le passage du statut de conjoint collaborateur à celui de cheffe d’exploitation doit pouvoir être un choix d’émancipation professionnelle, et non un parcours d’obstacles.

Les travaux se poursuivent également avec les professionnels pour mieux adapter les matériels agricoles aux différentes morphologies et renforcer la prise en compte de l’ergonomie et de la prévention des risques professionnels.

Faciliter l’installation et renforcer la place des femmes dans les lieux de décision

À compter du 1er janvier 2027, le déploiement de France Services Agriculture permettra de mieux intégrer les difficultés spécifiques rencontrées par les femmes dans les parcours d’installation et de transmission, à travers la sensibilisation des conseillers, des informations dédiées, des temps d’échanges entre pairs et le développement du mentorat. L’installation des femmes doit être accompagnée avec la même ambition que celle de l’ensemble des nouveaux agriculteurs, en tenant compte des freins spécifiques qu’elles rencontrent.

Les acteurs bancaires sont également mobilisés. Une enveloppe de 150 millions d’euros, financée par la Banque européenne d’investissement et distribuée par le Crédit Agricole, prévoit qu’au moins 30 % des montants bénéficient à des entreprises répondant à des critères de leadership ou d’entrepreneuriat féminin.

Enfin, les travaux engagés avec les opérateurs et organismes sous tutelle du Ministère sont en cours et permettront de faire progresser la représentation des femmes dans les instances de gouvernance. Ils portent notamment sur la parité lors des renouvellements, la publication d’index de représentation et le développement de chartes des temps permettant de mieux concilier exercice des responsabilités et vie personnelle.

« Renforcer la place des femmes dans l’agriculture en levant les freins qui s’imposent à elles est l’une des clés du renouvellement des générations agricoles. Les femmes ne sont pas un sujet à part de l’agriculture : elles sont une part de son avenir. Sept mois après son lancement, les premières avancées du Plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture sont concrètes. Elles concernent aussi bien l’orientation des jeunes filles que les droits sociaux, le statut, les conditions de travail ou l’installation des agricultrices. Il s’agit désormais d’amplifier cette dynamique pour permettre aux femmes de prendre toute leur place, d’entreprendre et d’exercer des responsabilités. Les prochains mois vont être décisifs pour maintenir la dynamique engagée et mesurer les effets des mesures dans les territoires. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

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Accord-cadre A.D.I.VALOR

Un avenant signé avec l'Etat



Signé en 2024, l'accord-cadre 2024-2029 engage le Ministère chargé de l'environnement, A.D.I.VALOR ainsi que ses actionnaires et partenaires. Cet été, un avenant a été signé entre les parties, marquant une nouvelle étape pour la filière.

Ce texte poursuit deux objectifs principaux. D'une part, actualiser les définitions de l'accord pour intégrer celles issues du règlement européen sur les emballages et déchets d'emballages (PPWR). D'autre part, établir un catalogue précis de l'ensemble des déchets relevant de la filière A.D.I.VALOR et intégrer à son périmètre les Emballages Vides des Plastiques Agricoles (EVPA), un programme porté par le Comité de la Plasticulture et de l'Agroenvironnement (CPA).

Cet avenant constitue une reconnaissance par les pouvoirs publics de l'action de la filière, au moment même où se met en place en France la filière des emballages professionnels. A.D.I.VALOR se montre une nouvelle fois proactive, déjà mobilisée et organisée pour gérer les emballages issus de l'agrofourniture.

RÉAGIR



Les Chambres d’agriculture au plus près des agriculteurs en difficulté

Difficultés économiques, financières, professionnelles ou personnelles : les cellules RÉAGIR écoutent, orientent et accompagnent les agriculteurs dans les moments difficiles, en toute confidentialité. Présentes dans chaque département, elles incarnent la mobilisation des Chambres d'agriculture aux côtés des exploitants les plus fragilisés.

Des cellules RÉAGIR au plus près du terrain

Dans chaque département, une cellule RÉAGIR réunit des conseillers spécialisés pour accompagner les exploitants confrontés à des difficultés économiques, techniques, administratives, sociales ou personnelles : 

  • aléas climatiques
  • crises économiques ou sanitaires
  • endettement
  • problèmes de santé
  • épuisement professionnel
  • événements familiaux. 

Il n'existe pas de petite ou de mauvaise raison de demander de l'aide : l'objectif est d'intervenir tôt pour construire un accompagnement sur-mesure.

Des solutions adaptées à chaque situation

Diagnostic technico-économique, mobilisation du dispositif AREA (Aide à la Relance des Exploitations Agricoles), accompagnement dans les procédures amiables ou judiciaires, constitution de dossiers ARP (Aide à la Reconversion Professionnelle), médiation, soutien psychologique et social, secours d'urgence en lien avec la MSA : chaque situation fait l'objet d'un accompagnement personnalisé.

RÉAGIR : des milliers d'agriculteurs accompagnés chaque année

En 2024, 2 825 exploitations ont été accompagnées partout en France et 512 diagnostics technico-économiques engagés. Plus de 60 % des accompagnants RÉAGIR sont formés au dispositif Sentinelle. 

Les cellules ont contribué au dépôt de 1 691 demandes d'aides (AGEA, AREA, ARP, RSA).

Vous connaissez un agriculteur en difficulté ?

Proches, voisins, collègues, élus ou partenaires agricoles sont souvent les premiers à repérer une situation de fragilité. Orientez la personne vers la cellule RÉAGIR de son département : un premier contact peut faire toute la différence.

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Accéder aux cellules RÉAGIR
partout en France

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partenariat



La FNAB et Le Printemps des Terres officialisent leur partenariat pour développer les haies dans les fermes bio

Dans un contexte marqué par la sécheresse de 2026, la FNAB et le Printemps des Terres officialisent leur partenariat pour accompagner les fermes biologiques dans la plantation et la gestion durable des haies. Déployé entre 2024 et 2028, le programme prévoit l’implantation d’au moins 75 km de haies dans une cinquantaine de fermes.

Les haies, un levier essentiel face au changement climatique

Planter, restaurer et entretenir les haies permet aux agriculteurs et agricultrices bio d’associer adaptation et atténuation face au changement climatique. En stockant durablement du carbone, les haies contribuent à la réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre. Elles favorisent aussi la biodiversité, protègent les sols, participent à la régulation de l’eau ainsi qu’au bien-être des animaux et des humains.

« La haie est un allié pour notre activité agricole et crée des liens dans le territoire. C’est en continuité avec notre engagement bio et nos actions d’économie circulaire : le recépage, par exemple, fournira un apport organique mobilisable sur nos parcelles. » explique Olivier Chaloche, agriculteur bio et co-président de la FNAB.

Un partenariat pour soutenir la mise en place de haies sur les fermes bio

Lancé en 2024 par une phase pilote, ce partenariat a été élargi et officialisé par la signature d’une convention en 2026. La FNAB identifie les fermes, tandis que Printemps des Terres finance les études techniques et les travaux non couverts par des aides publiques, avec le soutien d’entreprises engagées dans les crédits carbone. Les agriculteurs et agricultrices sont ainsi rémunéré·es pour les services environnementaux rendus par leurs haies.

« Grâce à la FNAB, aux agriculteurs et agricultrices bio et aux entreprises qui nous soutiennent financièrement, ce programme, qui s’inscrit dans les plans régionaux et nationaux de restauration des haies, peut devenir un levier majeur de la restauration écologique des territoires. » souligne Laurent Piermont, président du Printemps des Terres.

Au vu de la réussite de ce partenariat au sein du réseau bio, une poursuite de ce programme pourra être envisagée.

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Croiser recherche

et action publique



Changement climatique, transition numérique, transition énergétique, prévention et gestion des risques… les grands défis contemporains auxquels les acteurs publics sont confrontés sont aussi des défis pour le monde scientifique. Dans tous les domaines, la décision publique doit pouvoir s’appuyer sur des connaissances issues de travaux de recherche et d’évaluation, essentielles pour une action publique fondée sur des preuves et visant le bien commun. Comment favoriser ces échanges et améliorer les pratiques ? Ces questions seront au cœur des Journées Recherche et Action publique organisées au Campus Agro Paris-Saclay les 14 et 15 octobre 2026.

Ces journées sont un espace de rencontre entre acteurs publics et scientifiques, avec la volonté que se croisent les sciences de l’ingénieur, les sciences humaines et sociales et les sciences du vivant, plus de 150 personnes sont attendues.

La majorité des présentations et des cas exposés se feront à deux voix : scientifique et acteur public, en mettant en avant les synergies entre eux. Même si le temps (long) de la recherche n’est pas le temps (plus court) de l’action publique, il est possible de construire ensemble à travers des projets ou d’autres dispositifs et processus avec un double bénéfice : sur l’action publique comme sur la recherche et la production de connaissances.

Programme

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partenariat



AFYREN et Terrial renouvellent leur partenariat dans les engrais potassiques fabriqués en France

AFYREN et Terrial annoncent aujourd'hui le renouvellement de leur partenariat stratégique avec la signature d'un nouveau contrat pluriannuel de fourniture d'engrais, d'une valeur globale de plusieurs dizaines de millions d'euros
Ce contrat long terme renforce l'engagement des deux acteurs en faveur d'une agriculture française plus durable et moins dépendante des marchés internationaux sur les engrais

TERRIAL, acteur majeur français de la fertilisation organique et bio-sourcée, filiale du groupe Avril, et, CEST - AFYREN, société de greentech qui offre aux industriels des produits biosourcés et bas-carbone grâce à sa technologie de fermentation unique basée sur un modèle complètement circulaire, annoncent le renouvellement de leur partenariat stratégique.

Connu pour ses acides biosourcés, AFYREN produit également sur le territoire français un engrais particulièrement riche en potassium, transformé et utilisé pour la formulation d'engrais à haute valeur ajoutée, par Terrial sous la marque FORTI K+. Il répond aux besoins de nombreuses cultures, notamment en maraîchage, viticulture, arboriculture et grandes cultures. FORTI K+ constitue une source de potassium pérenne et française, contribuant à la souveraineté dans l'approvisionnement de cet élément fertilisant majeur pour les filières agricoles de nos territoires.

Le renouvellement du partenariat via la signature d'un nouveau contrat long-terme pluriannuel d'une valeur globale de plusieurs dizaines de millions d'euros, marque un nouveau jalon dans cette relation. Il couvre une part significative des volumes d'engrais produits par l'usine AFYREN NEOXY, Terrial disposant d'une exclusivité de commercialisation sur le territoire français.

Il traduit l'engagement des deux sociétés pour le développement d'une filière agricole française plus durable et moins dépendante des marchés internationaux. À pleine capacité, ce contrat pourra couvrir près du quart des besoins français en sulfate de potasse pour l'agriculture et contribuer pleinement à la souveraineté alimentaire du pays.

Nicolas SORDET, Directeur Général d'AFYREN, déclare : « La valorisation de notre engrais à haute valeur ajoutée, qui s'inscrit pleinement dans notre modèle circulaire, concilie création de valeur économique et soutien à un secteur essentiel : l'agriculture. Nous nous réjouissons du renouvellement de notre partenariat avec Terrial, numéro 1 français de la fertilisation organique ».

Ollivier PEAN, Directeur Général de Terrial déclare : « Grâce à ce partenariat, nous renforçons notre capacité à proposer aux agriculteurs et aux filières de nouvelles solutions fertilisantes durables, adaptées à tous les segments de marché et disponibles partout en France. Cette collaboration illustre notre volonté d'accompagner la transition agricole en mettant à disposition des ressources qui concilient santé des sols, performance agronomique et durabilité ».

Depuis 2021, AFYREN est associé avec Terrial, acteur majeur de la fertilisation organique et durable en France. L'engrais AFYREN, commercialisé dans la gamme des formulations innovantes de Terrial, a bénéficié de développements visant à rendre le produit plus adapté aux besoins du marché. Son format de compaction est parfaitement adapté aux différents systèmes d'épandage rencontrés dans les exploitations.

Photo :  Signature du contrat AFYREN et Terrial par Nicolas Sordet (Directeur Général AFYREN) et Christophe Le Bars (Directeur Général Avril Solutions pour l'agriculture)

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alternatives

aux produits phytopharmaceutiques



15,3 millions d’euros pour déployer à grande échelle des alternatives aux produits phytopharmaceutiques et préserver la rentabilité des exploitations

Le Gouvernement mobilise 15,3 millions d’euros dans le cadre de France 2030 pour soutenir deux projets portés par MILPA Conseil et Rougeline. Leur objectif : permettre à davantage d’agriculteurs de réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques tout en préservant la rentabilité de leur exploitation.

Soutenus par l’appel à projets PRAAM, ces collectifs associent agriculteurs, experts et entreprises des filières pour faciliter le changement de pratiques et en partager les risques liés à la réduction d’usage de produits phytopharmaceutique. Ils ont reçu un avis favorable du comité de pilotage ministériel opérationnel Agriculture/Agroalimentaire de France 2030 en juin et juillet 2026.

Avec le projet Pragmatic, MILPA vise le changement de pratiques agronomiques de 50 000 hectares de grandes cultures avec un recours minimal aux produits phytopharmaceutiques.

MILPA accompagne des exploitations vers une agriculture qui vise à préserver la fertilité et la vie des sols, en associant conseil agronomique et sécurisation économique. Ses pratiques comprennent notamment l’association de plusieurs cultures sur une même parcelle, la couverture permanente des sols par des végétaux et la réduction du travail du sol.

Avec PRAGMATIC, MILPA Conseil ambitionne de passer de 6 000 hectares engagés en 2026 à 50 000 hectares, soit plus de huit fois cette surface, dans environ 330 exploitations.

Le projet PRAGMATIC combinera six leviers agronomiques pour réduire très fortement le recours aux produits phytopharmaceutiques. Il vise un indicateur de fréquence de traitements (IFT) compris entre 0 et 0,3 sur les surfaces concernées1.

Le projet réunit des acteurs agricoles, des fournisseurs de technologies, un partenaire de l’assurance et des entreprises intervenant après la production.

Avec son projet Coop Protect, ROUGELINE a pour ambition de réduire de 20 % l’usage de produits phytopharmaceutiques pour 143 hectares de tomates, fraises et concombres produits sous serre

Le projet COOP PROTECT concernera 49 sites de production et 143 hectares de tomates, fraises et concombres cultivés sous serre, en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans la vallée du Rhône.

Il est porté par Rougeline, une union de six coopératives regroupant 197 familles de producteurs de fruits et légumes dans le Sud de la France. Déjà engagée dans la protection biologique des cultures, notamment grâce à des insectes utiles, Rougeline entend franchir une nouvelle étape dans la réduction des traitements.

COOP PROTECT vise une baisse de 20 % de l’IFT chimique grâce à la combinaison de plusieurs méthodes de protection agroécologique. Producteurs, experts indépendants et entreprises intervenant après la production s’organiseront pour partager les risques économiques liés à ces changements de pratiques et sécuriser les producteurs engagés.

Près de 30 millions d’euros engagés pour diffuser les alternatives dans les exploitations

Avec ces deux nouveaux projets, 29,1 millions d’euros sont désormais engagés dans le cadre de PRAAM. Ils soutiennent BOLIIDE, PRAGMATIC et COOP PROTECT, ainsi que DORIANE, la structure chargée de croiser les analyses des projets et d’en tirer des enseignements communs.

L’enjeu est de permettre aux solutions de se déployer largement dans les exploitations, en conciliant réduction de l’usage des pesticides, performance économique et capacité à faire face aux aléas.

« Réduire notre dépendance aux produits phytopharmaceutiques suppose de donner aux agriculteurs des alternatives qui fonctionnent réellement et qui préservent la performance économique de leurs exploitations. Avec ces nouveaux projets, nous faisons le choix d’accompagner des solutions concrètes, éprouvées sur le terrain et capables de changer d’échelle. Les 29,1 millions d’euros déjà engagés doivent nous permettre d’accélérer cette transformation, filière par filière, aux côtés des agriculteurs. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

1.Cet indicateur mesure l’intensité d’utilisation des pesticides en tenant compte des doses appliquées et des surfaces traitées.
Photo : ©Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

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Sécheresse



Les Chambres d’agriculture mobilisées pour sécuriser l’alimentation des troupeaux

Face aux sécheresses, les éleveurs doivent faire face à des déficits fourragers parfois considérables. Prairies fortement pénalisées, stocks entamés dès l'été, tensions sur les approvisionnements : les conséquences de cet épisode climatique interrogent la capacité des exploitations à passer l'hiver dans de bonnes conditions. Dans ce contexte, les Chambres d'agriculture sont pleinement mobilisées pour accompagner les agriculteurs et les aider à anticiper les difficultés.

Des prairies durement touchées par la sécheresse

La sécheresse laisse aujourd'hui de nombreuses prairies dans un état critique. Selon les remontées des Chambres d'agriculture, parmi les départements ayant répondu à l'enquête nationale menée cet été, plusieurs territoires enregistrent des pertes de production d'herbe supérieures à 50%, tandis que de nombreux autres affichent des déficits compris entre 30 et 50%.

Cette situation contraint de nombreux éleveurs à puiser dans les stocks normalement destinés à l'hiver ou à rechercher précocement des ressources complémentaires. Les conséquences concernent l'ensemble des filières herbivores. Les élevages bovins, ovins et caprins sont directement affectés, tout comme les élevages équins, particulièrement dépendants de l'herbe et du foin pour l'alimentation des animaux.

Au-delà des impacts techniques, les inquiétudes portent également sur la campagne hivernale à venir. Dans de nombreuses exploitations, l'incertitude demeure quant à la capacité de couvrir les besoins alimentaires des troupeaux jusqu'au retour de la pousse printanière.

Des bilans fourragers pour anticiper les besoins des éleveurs

Face à cette situation, les Chambres d'agriculture déploient un accompagnement de proximité afin d'aider les éleveurs à évaluer précisément leur situation.

Les conseillers réalisent notamment des bilans fourragers permettant de mesurer les stocks disponibles, d'en apprécier la qualité nutritionnelle et de les confronter aux besoins prévisionnels des troupeaux. Ces diagnostics constituent une étape essentielle pour identifier rapidement les éventuels déficits et construire des solutions adaptées à chaque exploitation.

Les pistes mobilisées sont nombreuses : 

  • ajustement des rations
  • valorisation de cultures intermédiaires
  • recours à des coproduits
  • recherche de fourrages disponibles dans d'autres territoires ou encore adaptation de la conduite du troupeau. 

L'objectif est de sécuriser l'alimentation animale tout en préservant au maximum l'équilibre économique des exploitations.

Des initiatives territoriales pour faciliter l'approvisionnement

Partout en France, les Chambres d'agriculture mettent en œuvre des dispositifs adaptés aux réalités locales.

En Normandie, la cellule « Réagir Sécheresse 2026 » coordonne l'information, l'accompagnement technique et l'orientation des exploitants vers les dispositifs d'aide existants. Dans d'autres régions, des bourses aux fourrages permettent de mettre en relation vendeurs et acheteurs afin de fluidifier les échanges et de faciliter l'accès aux ressources disponibles.

Certaines Chambres accompagnent également la mobilisation de coproduits agricoles ou agroalimentaires susceptibles de compléter les rations, contribuant ainsi à limiter la pression sur les marchés du fourrage tout en valorisant des ressources locales. La Chambre d'agriculture des Hauts-de-France a signalé toutefois sur ce point que l’accès aux pulpes de betteraves est plus difficile cette année, et en quantité plus limitée.

Alimentation des animaux : une vigilance particulière sur la trésorerie

La question de l'alimentation des animaux s'accompagne souvent d'une autre préoccupation majeure : la trésorerie.

L'achat de fourrages supplémentaires, parfois sur de longues distances, représente un coût important pour des exploitations qui ont déjà subi plusieurs années de tensions climatiques et économiques. 

Dans ce contexte, les Chambres d'agriculture accompagnent les agriculteurs dans :

  • l'analyse de leur situation financière
  • l'élaboration de prévisionnels de trésorerie
  • la mobilisation des dispositifs de soutien existants.

Le réseau des Chambres d'agriculture rappelle également l'importance d'anticiper les difficultés. Plus les exploitants sollicitent leur Chambre d'agriculture en amont, plus les marges de manœuvre pour construire des solutions adaptées sont importantes.

À travers le dispositif RÉAGIR, les Chambres peuvent par ailleurs proposer un accompagnement renforcé aux agriculteurs confrontés à des situations économiques, sociales ou humaines fragilisées par la succession des crises.

Trouver du fourrage dans un marché sous tension

La recherche de fourrages ne se limite pas à une question de quantité disponible. Les exploitants doivent également composer avec des contraintes de qualité, de coût et parfois de cahiers des charges.

Certaines productions sous signe officiel de qualité imposent en effet des règles précises concernant l'alimentation des animaux. C'est notamment le cas de plusieurs filières caprines sous AOP en Centre-Val de Loire, où l'origine des fourrages doit respecter des exigences particulières. Dans un contexte de pénurie, ces contraintes peuvent compliquer davantage les recherches d'approvisionnement.

Les Chambres d'agriculture accompagnent donc les éleveurs dans :

  • la sécurisation de leurs achats
  • l'évaluation de la qualité des fourrages proposés
  • la recherche des solutions les plus adaptées à leur système d'exploitation.

Gestion des ressources fourragères : un enjeu pour préserver les élevages

Si les épisodes de sécheresse tendent à devenir plus fréquents et plus intenses, la gestion des ressources fourragères constitue désormais un enjeu stratégique pour la pérennité des élevages français. Dans cette période difficile, les Chambres d'agriculture jouent un rôle essentiel de conseil, d'accompagnement et de mise en relation afin d'aider les exploitants à traverser la crise.

L'anticipation des besoins, la réalisation de bilans fourragers et le recours précoce aux dispositifs d'accompagnement constituent aujourd'hui les leviers les plus efficaces pour limiter les conséquences de la sécheresse et préserver l'avenir des exploitations d'élevage.

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partenariat



La FNAB et Terre de Liens scellent leur partenariat historique pour favoriser l'installation et maintenir les terres bio en bio dans la durée

À l’occasion de la nouvelle édition du salon professionnel « La Terre est notre Métier », la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) et la Fédération Terre de Liens officialisent leur collaboration nationale pour un foncier 100 % citoyen et 100 % bio.

Deux objectifs communs : installer en bio et protéger ses fermes sur le très long terme !

Dans un paysage agricole en pleine mutation démographique, la question de la propriété des terres est cruciale. Le modèle porté par Terre de Liens repose sur l’acquisition citoyenne et la propriété collective pour sortir la terre du marché spéculatif, en l’assortissant de baux ruraux à clauses environnementales (BRCE) imposant systématiquement l’agriculture biologique.

« Les porteurs et porteuses de projet d’installation en agriculture ne veulent pas tous devenir propriétaires de leur future ferme. Terre de Liens leur propose une solution en permettant en plus de sortir le foncier du marché et de garantir sa conduite en bio dans la durée. » explique Alan Testard, secrétaire national Futurs bio à la FNAB.

La reconnaissance officielle de collaborations nationales et locales déjà nombreuses

Cette convention vient officialiser une collaboration organique, vieille de deux décennies. Grâce à elle, la FNAB et Terre de Liens visent à mieux structurer leurs actions nationales communes et à renforcer les collaborations territoriales entre leur réseau respectif : Groupements régionaux et locaux d’agriculture biologique d’un côté, Associations territoriales de l’autre.

« En formalisant ce partenariat avec la FNAB, nous consolidons des liens tissés depuis plus de vingt ans. Ensemble, nous donnons une impulsion nationale pour massifier l’installation citoyenne, protéger l’outil de travail des paysans et paysannes et affirmer le foncier agricole comme un bien commun dédié à la bio ! » précise Eric John, président de la Fédération Terre de Liens.

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prix de thèse



Thomas Gastellu reçoit le prix de thèse « Enseignement Supérieur Agricole » pour ses travaux sur notre exposition chronique aux contaminants chimiques via notre alimentation

Thomas Gastellu a reçu le 24 septembre 2026 le prix Enseignement Supérieur Agricole du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire pour sa thèse réalisée au LABERCA, Oniris VetAgroBio, qui s’intitulait « Estimation de l’exposition à un mélange de contaminants chimiques tout au long de la vie et conséquences sur la caractérisation du risque sanitaire ». Ce travail de thèse financé par INRAE et l’Anses, a été réalisé au Laberca (UMR1329) et à l’Anses, encadré par le Prof Bruno Le Bizec et le Dr Gilles Rivière.

Nous sommes quotidiennement exposés à des polluants chimiques, en particulier par l’alimentation. Les études sur l’alimentation totale (EAT) estiment l’exposition d’une population aux substances chimiques présentes dans les aliments, en analysant des échantillons représentatifs de son régime alimentaire. Or, notre alimentation évolue au cours de la vie : nous ne consommons pas les mêmes aliments pendant l’enfance comparativement à l’âge adulte. Les expositions évoluent donc elles aussi au cours du temps. Nous sommes aussi exposés à un mélange évolutif, ou « cocktail », de polluants chimiques. Les travaux de Thomas Gastellu ont donc porté sur la question de l’évaluation de l’exposition vie entière à un mélange de polluants (plutôt qu’à une seule substance unique) et sur la caractérisation du risque sanitaire associé.

Evaluer l’exposition à un mélange de polluants chimiques

Les données sur l’alimentation totale permettent de connaître l’exposition chronique aux dangers chimiques d’une population et de créer des scénarios d’exposition à partir des données sociodémographiques et socio-économiques des individus.

Avec les scientifiques de l’équipe dans laquelle il évoluait, Thomas Gastellu a construit des populations fictives d’individus en faisant évoluer différents paramètres au cours de la vie : la région d’habitation, le niveau socio-économique, l’indice de masse corporelle et l’âge. En fonction de l’évolution de ces paramètres, les scientifiques ont évalué l’exposition à un mélange de polluants chimiques et déterminé une trajectoire d’exposition alimentaire au cours de la vie.

Ils ont ensuite transformé ces expositions à travers les aliments en expositions afin d’intégrer la cinétique des substances dans le corps humain : comment elles se comportent dans l’organisme, ce qui est accumulé et ce qui est rapidement excrété.

Focus sur un mélange d’éléments métalliques

Les chercheurs se sont intéressés à un mélange d’éléments métalliques sous forme de traces, comprenant le cadmium, le plomb, l’arsenic et le mercure. L’objectif était d’étudier le comportement de ce mélange dans le corps au cours de la vie puis de caractériser le risque sanitaire en prenant en compte l’additivité des risques de ces polluants.

Les chercheurs ont d’abord comparé l’exposition interne estimée dans le corps avec des données réellement mesurées dans la population française. Ces données provenaient d’études de biosurveillance menées par Santé publique France, qui mesurent les polluants dans des matrices biologiques comme le sang, l’urine ou les cheveux. Les chercheurs ont retrouvé les mêmes tendances en termes d’imprégnation. Des différences apparaissaient toutefois chez les individus les plus exposés. Elles peuvent s’expliquer par l’évolution des contaminations au cours du temps, mais aussi par d’autres sources d’exposition que les chercheurs n’auraient peut-être pas prises en compte. L’étude s’est en effet principalement intéressée à l’alimentation, alors que le sol, l’air et la poussière peuvent également, selon l’âge ou la nature des activités, contribuer à notre exposition aux polluants chimiques.

Les chercheurs ont néanmoins pu estimer de manière réaliste l’évolution de l’imprégnation de la population par ce mélange de contaminants chimiques au cours de la vie et établir un risque lié à ce mélange tout au long de la vie.

« En particulier, le risque de néphrotoxicité ne peut pas être écarté pour une grande partie de la population. Cela ne signifie pas que toute la population va développer des problèmes rénaux. Cela signifie simplement que le risque ne peut pas être écarté. Il reste à estimer quelles seraient réellement les conséquences de l’exposition à ces polluants. Lorsqu’un risque sanitaire est établi, on met en évidence une probabilité d’apparition d’un effet ; cela ne signifie pas nécessairement que cet effet apparaîtra.
Enfin, le fait d’avoir pu agréger différentes sources de pollution nous a permis d’estimer la contribution de chacune d’entre elles. Nous avons constaté pour ces quatre métaux que plus de 95 % de l’exposition provenait de l’alimentation. Pour certains métaux, comme l’arsenic ou le plomb, le sol et la poussière n’étaient toutefois pas négligeables et contribuaient à un peu moins de 5 % de l’exposition. Mais l’alimentation reste le principal contributeur à l’exposition à ce mélange d’éléments métalliques
. » Thomas Gastellu

Une approche innovante pour une meilleure définition des valeurs réglementaires

La démarche développée dans le cadre de la thèse est innovante parce qu’elle permet de relier les expositions externes par l’alimentation aux expositions internes dans le corps humain, tout en estimant la contribution des différentes sources d’exposition.

Ces travaux permettent d’envisager autrement la définition des limites réglementaires applicables aux aliments qui repose actuellement principalement sur la prise en considération de l’exposition externe et sur une approche substance par substance. Cette nouvelle approche permet de prendre en compte l’évolution de l’exposition au cours de la vie et la dimension mélange.

Les résultats de cette étude ont été repris dans le cadre de la saisine de l’Anses sur le cadmium, afin d’identifier des leviers permettant de diminuer l’exposition à cet élément métallique, qui constitue un enjeu de santé publique. L’Anses a notamment montré quels étaient les principaux groupes d’aliments contributeurs à l’exposition aux différents stades de la vie, jusqu’à évaluer l’imprégnation par le cadmium au cours de la vie.

Poursuite des travaux avec la prise en compte des PFAS

Le LABERCA poursuit des travaux de recherche pour mesurer l’impact sur la santé de ce mélange de polluants chimiques et développer une métrique commune, appelée DALYS, pour évaluer cet impact. Les DALYS permettent d’estimer le nombre d’années de vie en bonne santé perdues.

Au mélange de polluants initial, les chercheurs ont ajouté des PFAS et chercheront à estimer l’exposition et l’imprégnation à cette grande famille de polluants persistants puis à quantifier le poids d’un effet sanitaire lié à ces expositions. Les AOP « adverse outcome pathways » permettent de décrire les mécanismes et la cascade d’évènements conduisant à l’apparition d’un effet sanitaire chez un individu ou au sein d’une population.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien de Thomas Gastellu sur le site du LABERCA.

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Prix de thèse



Lancement du Prix de thèse du ministère de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire

Ce 24 septembre, la ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a récompensé l’excellence de la recherche agronomique et vétérinaire à l’occasion de la première Journée des doctorants du ministère et remet à cette occasion les premiers Prix de thèse du ministère. Sept jeunes docteurs sont distingués pour leur travaux de recherche dont les résultats contribuent à éclairer les politiques publiques et à répondre aux grands défis auxquels sont confrontés les secteurs agricole et agro-alimentaire.

La première édition du Prix de thèse du ministère a suscité un véritable intérêt auprès de la communauté scientifique, avec plus de 70 candidatures reçues pour les deux catégories du prix. Pour distinguer les travaux proposés, un comité de sélection, présidé par Christian Huyghe et composé de neuf scientifiques1, issus de différents organismes de recherche et établissements d’enseignement supérieur, a proposé une sélection de lauréats sur la base de la qualité scientifique de leurs travaux et de leur contribution aux enjeux des politiques publiques portées par le ministère.

Deux prix pour encourager l’innovation et l’expertise
Prix « Enseignement Supérieur Agricole »

Ce prix récompense des thèses encadrées par un enseignant-chercheur des établissements d’enseignement supérieur agricole. Quatre lauréats sont distingués, dont une jeune lauréate bénéficiant d’une mention spéciale pour son parcours au sein de l’enseignement agricole avant sa thèse :

Thomas Gastellu : ses travaux sur l’exposition chronique aux contaminants chimiques (plomb, cadmium, mercure, arsenic inorganique) présents dans l’alimentation contribuent à mieux caractériser les risques liés à ces expositions et à éclairer les enjeux de sécurité sanitaire des aliments.
Thèse de doctorat de l’Ecole Nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation, Nantes-Atlantique (Oniris), réalisée dans l’UMR LABERCA (Oniris, INRAE).

Emma Le Merlus : son analyse des trajectoires d’usage des pesticides à partir des données du réseau DEPHY croise agronomie et sciences sociales afin de mieux comprendre les évolutions des pratiques et améliorer les outils d’accompagnement des agriculteurs.
Thèse de doctorat de l’Université Paris-Saclay, réalisée dans l’UMR Agronomie (Université Paris-Saclay, AgroParisTech, INRAE).

Rebecca Hibbard : ses recherches sur le « bon usage des antibiotiques » en élevage avicole, fondées notamment sur une comparaison entre la France et l’Indonésie, apportent un éclairage sur les leviers permettant de mieux maîtriser leur utilisation et contribuent aux politiques publiques de lutte contre l’antibiorésistance, notamment dans le prolongement des plans ÉcoAntibio.
Thèse de doctorat de l’Université de Toulouse, réalisée dans l’UMR IHAP (INRAE-Envt).

Isaline Reguer, ingénieure diplômée de Bordeaux Sciences Agro - mention spéciale « cursus de l’enseignement agricole » : son étude sur les effets de la méthanisation en Bretagne met en évidence les arbitrages entre production énergétique, sécurité alimentaire et inégalités et invite à mieux prendre en compte les enjeux de sobriété et de cohérence entre politiques sectorielles.
Thèse de doctorat de l’Université Paris-Saclay, réalisée dans l’UMR PRODIG (AgroParisTech, CNRS, IRD, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, Université Paris-Cité, Sorbonne Université).

Prix « Parcours Doctoral au MAASA »

Ce prix distingue des agents du ministère issus des corps des IPEF, IAE et ISPV ayant réalisé une thèse dans le cadre du dispositif de formation complémentaire par la recherche (FCPR). Trois lauréats sont récompensés :

Marie Marteau-Bazouni : sa modélisation des impacts du changement climatique sur les cultures de légumineuses en Europe propose des pistes pour accompagner les politiques publiques de soutien à ces filières.
Thèse de doctorat de l’Université Paris-Saclay, réalisée dans l’UMR Agronomie (Université Paris Saclay, AgroParisTech, INRAE). Affectation actuelle comme chargée de mission « attractivité de l’emploi » au bureau de l’emploi et de l’innovation de la DGPE.

Valentin Cocco : son étude sur les compromis économiques et écologiques liés aux haies et aux bocages dans les paysages agricoles apporte des éléments d’analyse utiles à la conception et à l’évaluation des politiques agro-environnementales.
Thèse de doctorat de l’université Paris-Saclay, réalisée dans l’UMR CIRED (Université Paris-Saclay, AgroParisTech, CNRS, Ecole des Ponts ParisTech, Cirad, EHESS) et PSAE (Université Paris-Saclay, INRAE, AgroParisTech). Affectation actuelle comme chargé de mission « suivi et évaluation des politiques agro-environnementales » au Centre d’Etudes et de Prospective.

William Nusillard : ses travaux montrent que l’association des fongicides cupriques et du changement climatique peut réduire l’efficacité du contrôle biologique en viticulture.
Thèse de doctorat de l’Université Bourgogne Europe, réalisée dans l’UMR Biogéosciences (Université de Bourgogne, CNRS, EPHE, IA Dijon). Affectation actuelle comme chef de projet « stratégies en faveur du biocontrôle » à la DGAL.

« La recherche est indispensable pour préparer notre agriculture aux défis de demain. Le changement climatique nous impose de faire évoluer nos pratiques et nos modèles de production, tout en continuant de répondre à des enjeux essentiels comme la préservation de nos ressources, le renouvellement des générations et la souveraineté alimentaire. Pour y répondre, nous avons besoin d’une recherche scientifique de haut niveau, capable d’éclairer l’action publique et d’accompagner les transformations de nos filières. Avec ce premier Prix de thèse, je souhaite mettre à l’honneur de jeunes chercheurs qui, par leurs travaux, contribuent à construire les réponses aux grands enjeux de notre agriculture et de notre alimentation. » Annie Genevard, Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

1 - Composition du comité de sélection scientifique : Christian Huyghe (INRAE) – Président du Comité, Alexandre Pery (AgroParisTech), Marie-Hélène Tusseau Vuillemin (l’Institut Agro), Estelle Loukiadis (VetAgro Sup), Guy Richard (INRAE), Nicolas Picard (GIP Ecofor), Éric Cardinale (Anses), Claire Cerdan (Cirad) et Florence Le Ber (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg).