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Actualités de la filière

Accord UE / États-Unis



Réunion à Bercy sur l’accord entre l’UE et les États-Unis : les entreprises de la filière alimentaire encore dans le flou

A la suite de l’accord du 27 juillet sur les tarifs douaniers et le commerce entre l’Union européenne et les Etats-Unis, Dominique Chargé, Président de La Coopération Agricole, a participé cet après-midi à la réunion des représentants des acteurs économiques en présence des ministres Éric Lombard, Amélie de Montchalin, Marc Ferracci, Véronique Louwagie, Nathalie Delattre, Laurent Saint-Martin, Clara Chappaz et Annie Genevard.

Si La Coopération Agricole salue l’action réactive du gouvernement français à la suite de cet accord qui évite l’escalade, elle déplore toutefois les contours encore très flous de celui-ci pour les entreprises de la filière alimentaire.

Les coopératives agricoles enjoignent avec force les autorités françaises et la Commission européenne à poursuivre les négociations pour garantir que le plus grand nombre de produits agricoles et agroalimentaires soit épargnés par des droits de douanes supplémentaires.

Une application des droits de douane à hauteur de 15% entrainerait en effet une perte de création de valeur colossal pour les entreprises de nos territoires. Aussi, le 0% pour 0% doit être atteint pour un maximum de produits agricoles et alimentaires – vins/spiritueux, produits laitiers, BVP a minima – afin de maintenir des flux commerciaux plus que jamais nécessaires dans le contexte que nous vivons.

Certaines de nos filières, et notamment la filière viticole, souffrent en effet déjà fortement des changements de mode de consommation, de la multiplication des aléas climatiques, du retour de la guerre des prix en rayons ou encore des multiples restructurations en cours. Dans les semaines à venir, elles risqueraient également d’être impactées par des mouvements de reflux du marché européen vers le marché français.

Le maintien de nos standards sanitaires et environnementaux doit également être une priorité absolue du Gouvernement. Tout abaissement de ces normes constituerait une concurrence déloyale inadmissible et une remise en question profonde de nos normes de production.

Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole : « Cet accord entre l’UE et les Etats- Unis constitue un choc de plus pour les entreprises des agriculteurs et des territoires. Il reste encore quelques marges de manœuvre pour atteindre un deal 0 pour 0 pour notre secteur… L’Europe doit tout mettre en œuvre pour y parvenir !

En tout état de cause, face à ce nouveau désordre mondial, il est grand temps pour l’Union européenne et la France de prendre les mesures qui s’imposent en activant tous les leviers de compétitivité, de simplification et de soutien à l’investissement pour notre appareil productif. »

Quelques chiffres clefs pour rappel :

  • Les États-Unis représentent environ 6 % du chiffre d’affaires export de l’agroalimentaire de la France.
  • En 2024, la France a exporté pour 6,7 milliards d’euros de produits agroalimentaires vers l’Amérique du Nord (USA et Canada), une somme en hausse de 6 % sur un an selon les données d’Agreste.
  • En 2024, la France a exporté pour 2,4 milliards d’euros de vins et de champagne et 1,5 milliard d’euros de spiritueux.
  • Pour le vin, le marché américain est le premier marché en valeur pour la France soit 20% de la valeur totale de l’export français de vins toutes destinations confondues (2,36 milliards d’euros pour 11,7 milliards d’euros au total).
  • Les produits laitiers et les fromages représentent eux 342 millions d’euros d’exportation et sont en hausse de 17 % en 2024. Les exportations de produits laitiers ont ainsi doublé en dix ans.
  • Le total des exportations françaises en 2024 vers les États-Unis sur le périmètre BVP / farine / céréales / oléo-protéagineux / malte représente 241millions d’euros.
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rapport du CGAAER

sur la crise de la Bio



La FNAB demande la publication d'un rapport du corps d’inspection du Ministère de l’Agriculture

Depuis son entrée en fonction, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a pris trois décisions budgétaires défavorables à l’agriculture biologique : supprimer en totalité les crédits de communication de l’Agence Bio pour 2025 ; supprimer plus de la moitié des crédits du Fonds Avenir Bio pour 2025 ; réallouer 900 M€ de crédits bio de la PAC vers l’agriculture conventionnelle. Ces décisions auraient pourtant été prises contre l’avis de son corps d’inspection, le CGAAER.

La réforme de la PAC à mi-parcours va contre les recommandations du CGAAER pour lutter contre le déclin de la biodiversité

La ministre a finalisé son arbitrage sur la réforme de la PAC début juillet : 90% des crédits non dépensés sur la conversion bio iront à des mesures non bio (relire notre CP). Les fermes bio se voient réaffecter 100 millions d’euros sur 1 milliard notamment avec un écorégime bio réhaussé au montant pourtant déjà promis par le gouvernement en 2023.

« Les décisions d’Annie Genevard vont faire de la PAC française l’une des moins ambitieuses d’Europe avec 1% du budget dédié à la Bio » dénonçait début juillet Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

Pourtant, un mois avant l’arbitrage, la Ministre disposait d’un premier rapport de son corps d’inspection sur les soutiens favorables à la biodiversité. Celui-ci proposait notamment « la hausse significative de l’écorégime bio » et le « renforcement des soutiens au maintien en agriculture biologique. »

Le dernier rapport du CGAAER sur la crise de la Bio recommande de soutenir la communication grand public et les investissements

Le 10 juillet, lors du comité de pilotage du programme ambition bio, les inspecteurs du CGAAER ont présenté une partie des conclusions de leur rapport sur la crise de l’agriculture biologique. Alors que la ministre a supprimé les crédits de communication pour 2025, les inspecteurs recommandent d’amplifier les campagnes de communication grand public pour répondre à la crise des filières biologiques.

« On a débattu pendant une heure avec la ministre de son choix de supprimer les crédits de communication de l’Agence Bio et juste après son départ ses propres inspecteurs nous expliquent qu’il faut relancer la com sur les produits bio. On avait l’impression de nager en plein délire kafkaïen » explique Olivier Chaloche, co-président de la FNAB et présent lors du COPIL du 10 juillet.

La FNAB demande la publication de ce dernier rapport du CGAAER sur la crise de la Bio et ses recommandations, en amont des nouveaux arbitrages budgétaires du projet de loi de finances 2026.