Anciens numéros

S'abonner à l'hebdo

Pour vous abonner à l'hebdo des coops métiers du grain, dont la diffusion est réservée aux adhérents de Coop de France et à son réseau, merci de remplir et de valider le formulaire ci-dessous.

obligatoire




Valider

Déclaration CNIL
Coop de France met en place un traitement de données à caractère personnel dans le cadre de ses missions d'assistance et d'information aux coopératives adhérentes. Ces données sont collectées lors de votre adhésion, des missions de conseil que nous réalisons ou lorsque vous remplissez ce formulaire et sont destinées aux employés de Coop de France exclusivement. Elles sont par ailleurs contrôlées annuellement. Conformément à l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé auprès de Nicolas Gremont, au service informatique à l'adresse suivante : nicolas.gremont@coopdefrance.coop.

Partager la page

Actualités de la filière

logosagpm1132

Association Générale

des Producteurs de Maïs



Projet de règlement NGT : Les membres du Collectif en faveur de l’innovation variétale se félicitent de la position du Conseil de l’Union européenne

Le 14 Mars 2025, les États membres de l'UE sont parvenus à s’accorder sur une approche générale du projet de règlement relatif aux nouvelles techniques génomiques (NGT). Ce succès, qui doit être entériné lors d’une prochaine réunion du Conseil de l’UE, permet de se projeter vers le trilogue entre instances européennes pour un cadre règlementaire clair et opérationnel sur le sujet.

Depuis 2021, un processus de réglementation des nouvelles techniques de sélection appelées NGT a été lancé par la Commission européenne afin de donner un cadre juridique à ces outils de sélection complémentaires. Après sa proposition formalisée en juillet 2023, le vote du Parlement européen en février 2024, c’était au Conseil de l’Union européenne de trouver un consensus avant l’ouverture des trilogues (discussions entre les trois institutions).

Le Collectif en faveur de l’innovation variétale salue l’engagement de la Pologne depuis le début de sa Présidence pour parvenir à finaliser un consensus entre Etats membres. Créé en 2019 et représentant de nombreux acteurs des filières agricoles et alimentaires, ce Collectif souhaite la mise en place d’un cadre clair et fonctionnel permettant l’utilisation de l’édition génomique (NGT). En effet, la génétique est l’une des solutions pour relever les défis de la transition agroécologique et du changement climatique permettant de garantir une souveraineté alimentaire. Il parait donc essentiel de pouvoir disposer de cette nouvelle méthode de sélection pour accélérer le développement de nouvelles variétés qui répondent à ces enjeux. Cela permettra de répondre aux attentes des consommateurs et des filières agricoles qui souhaitent donner accès à des produits sûrs, sains, durables et accessibles.

Les membres du Collectif se félicitent de la conclusion de cette étape importante. Ils espèrent désormais un dialogue constructif entre les trois instances européennes dans les prochains mois afin de proposer un projet de règlement rapidement.

Plusieurs sujets seront évoqués lors de ce trilogue mais le Collectif souhaite que le dispositif finalisé respecte la philosophie de la Commission européenne visant à considérer les plantes NGT1 comme des plantes conventionnelles. En effet, l’agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) a accompagné depuis le début la réflexion de la Commission européenne pour ce projet de texte. En cohérence avec son avis de 20221, il est donc logique de ne pas stigmatiser ces plantes par rapport aux autres et de ne leur imposer ni traçabilité ni obligation d’étiquetage tout au long de la chaîne jusqu’au produit final.

« Alors que les autres régions du monde autorisent déjà ces techniques sur leur territoire, l’Europe se donne une chance de limiter son retard en abordant une nouvelle étape du processus d’un règlement européen sur les NGT. Il est toutefois essentiel que le futur cadre règlementaire soit clair et fonctionnel pour développer des variétés, les cultiver et les intégrer dans le quotidien des filières. Il en va de notre souveraineté alimentaire dans un contexte international de fortes tensions » réaffirment les Présidents des organisations du Collectif en faveur de l’innovation variétale.

LOA



Principes fondamentaux sanctuarisés, la FNSEA appelle à accélérer les mesures de simplification

Après un parcours semé d’embuches de près de 3 ans, la loi d’orientation agricole aboutit enfin. Le Conseil constitutionnel conserve les principes fondateurs du texte défendus par la FNSEA. Quant aux dispositions censurées, la FNSEA ne désarme pas et reviendra à la charge sur ces mesures dans d’autres cadres législatifs. Cette loi marque un premier pas important pour réaffirmer la vocation productive de l’agriculture. Elle fixe une orientation, mais elle doit dorénavant se traduire en mesures concrètes permettant d’atteindre des objectifs clairs. Les premières d’entre elles figurent dans la proposition de loi relatives aux contraintes pesant sur le métier d’agriculteur déposée par les sénateurs Duplomb et Ménonville, dont la date d’examen à l’Assemblée ne cesse de bouger. Un signal inquiétant pour la FNSEA qui appelle à une discussion la plus rapide possible au regard des engagements pris l’an dernier pour donner suite aux mobilisations des agriculteurs.

La FNSEA a pris acte de la décision du Conseil constitutionnel et se satisfait que les grands principes de la loi d’orientation agricole soient préservés : l’intérêt général majeur du développement de l’agriculture, le potentiel agricole comme intérêt fondamental de la Nation dans le Code pénal, la dépénalisation de certaines infractions environnementales, ou encore les volets entiers sur la formation et l’installation.

Durant près de 3 ans, la FNSEA s’est battue, mois après mois, pour que ces grands principes voient enfin le jour. C’est un premier pas important mais le combat pour répondre aux attentes et à la colère n’est pas encore terminé.

Désormais, il faut poursuivre les travaux pour lever tous les freins à la production agricole nationale. A l’heure où notre souveraineté alimentaire est menacée et où les agriculteurs ont besoin d’un cap clair et de règles cohérentes, reléguer les sujets agricoles au second plan serait une lourde erreur. La FNSEA appelle le Gouvernement et les parlementaires à entendre cet appel.

Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA, déclare : « La concrétisation de cette loi d’orientation agricole est une avancée, mais le combat pour faciliter la vie des agriculteurs au quotidien retient toute notre attention. Plus que jamais, la FNSEA est engagée dans cette bataille pour que les changements prennent corps dans nos cours de ferme. »