
Marché des céréales
Semaine dynamique sur le marché mondial des céréales
La semaine a été marquée par de nombreux appels d’offres et achats internationaux provenant de pays importateurs qui ont profité de la baisse des prix de la semaine passée.
Iran, Algérie, Thaïlande, Corée du Sud, Jordanie ou encore Japon sont autant de pays qui sont à l’origine d’appels d’offres ou d’achats de céréales cette semaine. Les volumes contractés proviennent majoritairement d’Amérique du Sud pour le maïs et des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie pour le blé. L’origine européenne a su se positionner en partie en maïs pour l’Iran mais surtout en orge fourragère pour cette même destination. On y retrouve des orges françaises, déjà prisées en fin de semaine dernière pour des destinations comme la Jordanie, le Maroc et la Libye.
Les chargements portuaires de blé tendre sont à contrario au point mort en France. Depuis début janvier seulement 5 600 t ont été chargées depuis les ports français à destination de l’export d’après les douanes européennes.
La dynamique est également à la baisse sur les exportations de blé en Russie avec 2 millions de tonnes (Mt) expédiées depuis début janvier 2025 contre 3,6 Mt à la même époque en janvier 2024.
Les Etats-Unis profitent du dynamisme des échanges depuis ce début de campagne avec un peu plus de 13 Mt de blé expédiées depuis le début de la campagne contre 10,4 Mt l’année dernière à date. Le constat est identique pour le maïs avec 19,25 Mt exportées contre 14,75 Mt l’an dernier à même date. Ces chiffres sont cependant à nuancer car ils intègrent le programme d’exportation, c’est-à-dire les exportations prévues mais pas encore réalisées. Beaucoup des ventes comptabilisées sont encore exposées au risque d’annulation.
En Argentine, la récente annonce d’une baisse des taxes à l’export pourrait balayer la carte des échanges mondiaux observés sur cette campagne. Cette annonce est nuancée par la vague de sécheresse encore en place en Argentine. Des pluies ont été observées ces derniers jours mais cela n’est pas suffisant pour combler le déficit hydrique des cultures. D’après les derniers chiffres de la Bourse de Buenos Aires, au 22 janvier, 30% des surfaces de maïs sont jugées comme « bonnes à très bonnes » soit une baisse de 9 points par rapport à la semaine précédente.

