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Actualités de la filière

Du Mercosur au budget 2025



Les entreprises des agriculteurs appellent à la responsabilité face au risque de liquidation de l’agroalimentaire français. A l'heure où le secteur agroalimentaire français traverse une période critique de son histoire, La Coopération Agricole, rejoint l'appel des agriculteurs et s’oppose fermement à la signature d’un accord commercial, entre l’Union Européenne et les pays du Mercosur qui reste très déséquilibré pour la ferme France.

Il est urgent de regarder les réalités économiques du terrain et d’adapter les politiques publiques européennes et française à la mesure des crises et des contraintes qui se concentrent plus particulièrement sur les agriculteurs et les entreprises du secteur : les conditions météorologiques extrêmes entrainent des chutes de production massives, la pression sanitaire augmente sur les productions animales comme végétales, et le contexte géopolitique accentue les tensions commerciales avec les pays tiers. Produits laitiers, porcins, vins et spiritueux… sont aujourd’hui confrontés à des taxes punitives et des barrières commerciales en Chine et potentiellement aux États-Unis.

La conclusion de l’accord MERCOSUR, en l’état, s’ajouterait à cette liste de menaces, risquant de porter un coup dur à des filières déjà fortement fragilisées.

En France, les mesures économiques et réglementaires aujourd’hui débattues dans le budget 2025, vont encore alourdir les charges du secteur : suppression des allègements de cotisations sociales patronales, projets de taxe sur les boissons et produits sucrés, report de la suppression de la CVAE, menaces de rabotage sur le crédit impôt recherche et les aides à l’apprentissage… Ces mesures auront des incidences sur la compétitivité des entreprises et un impact sur la ferme France.

À cela s’ajoute une lenteur dans l’exécution des décisions telles que le déblocage du fonds de soutien aux industries agroalimentaires annoncé en 2023 et dans la simplification des lourdeurs administratives et incohérences réglementaires qui limitent l’accès aux moyens de production (eau, normes ICPE freinant la modernisation des coopératives et des élevages, interdiction de protections culturales sans alternatives viables, séparation des activités de vente et de conseil…). Elles privent le secteur agroalimentaire, premier employeur industriel de France, de leviers pour rester compétitif, investir dans la modernisation de ses installations et process industriels, et massifier les transitions écologiques.

Les coopératives agricoles françaises, entreprises non délocalisables et rassemblant près de 3 agriculteurs sur 4, sont pleinement engagées dans la préservation de la souveraineté alimentaire. Elles œuvrent pour garantir un revenu juste aux agriculteurs et offrir une alimentation saine, durable et de qualité aux consommateurs. Ces entreprises coopératives jouent également un rôle essentiel dans le maintien de l'emploi rural, en dépit d'un environnement économique, climatique et sanitaire de plus en plus complexe et hostile.

Alors que plus de 66 000 entreprises françaises ont déjà mis la clé sous la porte cette année, il est inconcevable de laisser la ferme France et son industrie agroalimentaire se déliter sous le poids d’une concurrence déloyale, de réglementations inadaptées et de freins administratifs. Il est aussi nécessaire de prendre en compte les crises et d’adapter certaines règles de gestion permettant d’améliorer la résilience des coopératives et la rentabilité des exploitations, (report d’amortissements…).

La Coopération Agricole appelle le gouvernement et les parlementaires à la responsabilité face aux conséquences directes ou indirectes de choix politiques qui mettraient encore un peu plus en risque les agriculteurs et leurs entreprises.

Pour Dominique Chargé : « Affaiblir les outils de production et de transformation des agriculteurs, c’est affaiblir l’agriculture française et européenne. C’est également fragiliser la vitalité économique et sociale de nos territoires. La Coopération Agricole appelle le gouvernement à défendre notre souveraineté alimentaire et à soutenir les acteurs qui structurent les filières agroalimentaires et nourrissent la France

Débat à l’Assemblée nationale

Réaction de JA-FNSEA à l’annonce de M.Barnier



Deux jours après le début de ses mobilisations, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA se félicitent de l’annonce du Gouvernement de laisser le parlement s’exprimer sur une des revendications fortes de sa mobilisation : le MERCOSUR. Preuve qu’une mobilisation claire et responsable, répartie sur l’ensemble du territoire porte ses fruits. Jeunes Agriculteurs et la FNSEA souhaitent saluer l’engagement de tous les agriculteurs de nos réseaux respectifs mobilisés partout en France depuis 2 jours qui font passer nos messages avec responsabilité.

C’est une première victoire, le combat continue.

Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA « Grâce à la mobilisation de nos réseaux FNSEA et Jeunes Agriculteurs partout sur le territoire, nous avançons enfin dans le bon sens et nous avons obtenu  :

  1. une expression d’opposition claire du Président de la République et du Premier ministre,
  2. une expression coordonnée et unanime de tous les syndicats agricoles européens contre le Mercosur,
  3. des lignes politiques qui bougent dans certains pays comme l’Italie et la Pologne et qui doivent faire réfléchir la Commission…
  4. une expression politique transpartisane de l’ensemble de la classe politique française

Et maintenant, un vote solennel du parlement pour asseoir la position française. Sans anticiper la position du Parlement, soyons fiers, collectivement, de cette action syndicale, bravo à tous les agriculteurs des réseaux FNSEA et Jeunes Agriculteurs pour leur engagement. Rien n’est gagné, nous ne sommes pas naïfs, mais la mobilisation continue.

Pierrick Horel, Président de Jeunes Agriculteurs :  « C’est une bonne nouvelle pour notre lutte contre le Mercosur. Cela montre la force de nos réseaux capables d’allier l’expérience des aînés et l’énergie de la jeunesse pour organiser une mobilisation massive et responsable qui puisse créer du consensus.
Nous sommes parvenus à aligner des forces qui semblent contraires. S’ils en font la preuve dans l’hémicycle, cela sera je l’espère de nature à rassurer les agriculteurs sur le rôle des politiques.
Le symbole est fort. Il est maintenant nécessaire de changer les méthodes de négociations de ces accords de libre-échange, notamment en distinguant le secteur agricole du reste.
Si nous pouvons faire bouger des lignes au niveau international, nous pourrons aussi amorcer le changement de logiciel souhaité au niveau du pays et donner de l’espoir aux jeunes avec la vision d’avenir nécessaire face au changement climatique.
Nous allons donc continuer à manifester
. »

Moissons 2024

Des premières mesures concrètes



Les céréaliers obtiennent d’Annie Genevard, des premières mesures concrètes pour passer le cap de la pire moisson depuis 40 ans

Des premières mesures d’appui aux trésoreries des agriculteurs ont été détaillées ce vendredi par Annie Genevard.  Pour l’Association Générale de Producteurs de Blé (AGPB),  mobilisée depuis la moisson catastrophique de 2024 afin d’obtenir des solutions concrètes pour tous les céréaliers, la concrétisation de ces premiers dispositifs sera déterminante pour passer le cap et aller jusqu’aux prochaines récoltes.

 « Pour les céréaliers que nous sommes, c’est bien sûr un premier soulagement, l’année a été éprouvante, les trésoreries d’une majorité d’entre-nous sont dans le rouge. Après des mois d’inquiétude,  il était temps de pouvoir s’appuyer sur un dispositif adapté pour commencer à relever la tête » explique Eric Thirouin en rappelant que ces premiers signaux positifs sont l’aboutissement d’une mobilisation constante de l’AGPB auprès de la Ministre et des pouvoir publics depuis le mois de juillet.

Concrètement, deux des mesures défendues par l’AGPB voient le jour :

  • Des prêts de trésorerie moyen terme bonifiés (par l’effort conjoint de l’État et des banques) pour tout agriculteur dont le chiffre d’affaires est impacté d’au moins 20% par rapport à la moyenne historique de référence : un critère simple et accessible
  • Des prêts de consolidation long terme (12 ans) garantis par l’Etat (via BPi France) à la hauteur de 70% pour les exploitations les plus en difficulté et plafonnés à 200 000 €

« A la veille des mobilisations agricoles, la ministre témoigne ainsi de sa prise en compte des enjeux immédiats et de son écoute que nous saluons. Néanmoins nous attendons toujours des réponses sur nos autres propositions pour soulager la trésorerie » rappelle Eric Thirouin qui défend avec l’AGPB :

  • Un fond d’allègement des charges issus des cellules de crises
  • Une dérogation pour passer de la moyenne triennale à l’année n-1 afin de rendre supportable les charges sociales et fiscales de l’année 2024 ou 2025 sans attendre les 5 ans normalement exigés
  • La demande d’activation par la France de la réserve de crise de l’Union Européenne

Sur ce dernier point,  le président des céréaliers français s’interroge : « D’autres pays européens, impactés comme nous, en ont bénéficié : comment est-il imaginable que la France n’ait à cette heure, entrepris aucune démarche pour en faire bénéficier ses agriculteurs ? Ce n’est pourtant pas le budget de Bercy ! ». Pour Eric Thirouin, cette situation symbolise l’état d’esprit qui anime les agriculteurs français à la veille des mobilisation agricoles : un besoin urgent de cohérence et de pragmatisme est attendu de l’ensemble de classe politique.

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Parcours interactif



L’Union Française des Semenciers, créée en 2009, représente plus d’une centaine d’entreprises actives dans la recherche et la sélection, la production et la mise en marché de semences pour l’agriculture, les jardins et les paysages. Les semenciers soutiennent les agriculteurs face à leurs défis actuels et futurs, tout en répondant aux attentes des consommateurs et des filières alimentaires.

Cette expérience interactive révèle un monde peu connu mais crucial : la semence, bien plus qu'une graine, avec un parcours fascinant, de sa création à son usage final.

Parcours interactif : https://parcours.ufs-semenciers.org/