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Actualités de la filière

De l’orge à la bière



Les savoir-faire d’exception de la filière brassicole française

La filière orge-malt-bière est un pilier de l’agriculture et de l’agroalimentaire de notre pays.
L’orge est la 3ème céréale cultivée en France après le blé tendre (transformé en farine puis en pain notamment) et le maïs (utilisé en alimentation animale, par l’amidonnerie et pour le pop-corn).
Environ 40 % de l’orge est de l’orge brassicole, le reste est de l’orge fourragère destinée à l’alimentation animale.

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partenariat



GRDF et INRAE renouvellent leur partenariat pour accélérer le développement des gaz verts

Convaincus du rôle central de la filière agricole dans le développement du biométhane, qui représentent plus de 90 % du potentiel mobilisable, GRDF et INRAE renforcent leur coopération en renouvelant leur convention de partenariat afin d’accompagner durablement la transition énergétique des territoires.

Initialement signée en 2018, puis renouvelée pour la période 2020–2024, cette convention témoigne d’une ambition constante : accélérer la production de gaz verts en France tout en accompagnant durablement les territoires dans leur transition et en valorisant les énergies produites de façon durable et respectueuse de l’environnement. Ce renouvellement a été signé ce matin en présence de Laurence Poirier-Dietz, directrice générale de GRDF et Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE.

Une collaboration fructueuse de recherche et d’innovation

Le partenariat 2020–2024 a permis de structurer une collaboration scientifique ambitieuse et opérationnelle entre GRDF et INRAE. Sur cette période, 25 projets de recherche et 4 thèses ont été menés.

Le renouvellement de la convention s’inscrit dans la continuité d’un travail déjà engagé et dans le cadre des grandes orientations scientifiques d’INRAE notamment en matière de bioéconomie, de transition agroécologique et de gestion des ressources.

Les projets menés jusqu’à présent ont confirmé les impacts positifs agronomiques et environnementaux de la méthanisation. Ils ont également permis de travailler sur l’optimisation de la valorisation du digestat, un engrais naturel coproduit de la méthanisation, pour réduire les coûts de production du biométhane.

Les recherches crédibilisent aussi de nouveaux moyens de production innovants comme le CO₂ biogénique ouvrant ainsi la voie à de nouvelles innovations technologiques et des adaptations à venir pour favoriser l’injection dans le réseau.

Un partenariat stratégique au service d’une ambition nationale

Le projet de loi de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) fixe à date un objectif de 50 TWh de gaz verts produits à horizon 2030, dont 44 TWh injectés dans les réseaux de distribution. Un défi majeur, alors que la capacité actuelle d’injection atteint 14,35 TWh/an, répartie sur plus de 630 sites raccordés au réseau GRDF début 2025.

Acteur de référence de la transition énergétique, GRDF s’est engagé aux côtés des collectivités, agriculteurs et industriels pour faire émerger une filière biométhane, créatrice de valeur locale, et permettant à la France d’atteindre ces objectifs en matière de décarbonation de l’énergie.

« Ce partenariat renouvelé avec INRAE illustre une volonté commune de faire converger recherche, innovation et développement territorial pour bâtir une énergie renouvelable, locale et résiliente » a déclaré Laurence Poirier-Dietz, directrice générale de GRDF.

« Avec GRDF, nous poursuivons une ambition partagée : améliorer les procédés de méthanisation et leur intégration dans les systèmes agricoles. Cette convention incarne notre engagement pour accompagner le développement d’une énergie durable au service du climat, des agriculteurs et des territoires » a indiqué Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE.

MERCOSUR



La FNSEA demande une rencontre avec le Président de la République

Alors que la Commission européenne multiplie les efforts pour présenter l’accord de libre-échange avec le MERCOSUR comme une réponse aux tensions géopolitiques et commerciales, la perspective d’une signature imminente inquiète fortement les agriculteurs français. La récente ouverture d’Emmanuel Macron à conclure cet accord, lors de la visite officielle du président brésilien, alimente les doutes sur les véritables intentions de l’Élysée. La FNSEA demande une rencontre urgente avec le chef de l’État afin d’éclaircir la position de la France et de discuter des prochaines étapes sur ce dossier crucial pour l’agriculture française.

Pour la FNSEA, la signature du traité de libre-échange avec les pays du MERCOSUR demeure inacceptable. Ses conséquences seraient désastreuses pour notre modèle agricole, notre souveraineté alimentaire et nos marchés économiques. La France a besoin de renforcer son appareil productif agricole pour assurer sa propre sécurité alimentaire et contribuer à celle de ses partenaires. Si la FNSEA reste attachée à des échanges commerciaux ouverts, ils doivent impérativement être équilibrés, équitables et respectueux des standards Français et européens, construits sur les efforts des producteurs.

Dans ce contexte, il serait incompréhensible et irresponsable d’autoriser l’importation de produits agricoles ne respectant ni nos normes de traçabilité, ni nos interdictions en matière de substances actives, ni les engagements climatiques de l’Accord de Paris. Une telle décision constituerait une rupture inacceptable pour le monde agricole.

Enfin, laisser croire que des dispositifs de mesures miroirs ou de clauses de sauvegarde pourraient encore être introduits alors que les négociations sont achevées et suffiraient à apaiser les inquiétudes ne fait qu’aggraver le sentiment d’injustice et d’abandon ressenti sur le terrain.

Pour toutes ces raisons, la FNSEA demande à être reçue en urgence par le Président de la République afin d’éclaircir la position de la France sur ce dossier stratégique, qui sera, sans nul doute, un marqueur fort de ce quinquennat.

Dès à présent, et en complément à cette demande de rendez-vous, la FNSEA appelle son réseau à alerter les eurodéputés français sur le risque majeur que cet accord fait courir à l’agriculture européenne.

Chiffres de la bio



La FNAB appelle à sécuriser l’offre de produits bio Origine France

Sans surprise, les chiffres de l’Agence Bio confirment que les surfaces conduites en agriculture biologique reculent pour la deuxième année consécutive et que la dynamique de conversion est toujours à l’arrêt. Alors que l’arbitrage sur la révision de la politique agricole commune à mi-parcours doit être pris d’ici fin juillet, la FNAB appelle la ministre de l’agriculture à travailler sur une copie juste pour saisir cette opportunité unique d’améliorer l’efficacité de la politique publique agricole de soutien à la Bio

Les bios ont perdu plus de la moitié de leurs aides environnementales avec la nouvelle PAC

Depuis deux ans la dynamique de conversion est en berne et si le marché repart tout doucement, la reprise de l’offre agricole « origine France » ne suit pas. Et pour cause, le soutien économique de la PAC aux producteurs et productrices biologiques n’a toujours pas retrouvé le niveau qui permet de relancer la machine.

« Il ne faut pas oublier qu’entre 2015 et 2023 les agriculteurs bio ont perdu plus de la moitié de leurs aides environnementales, alors que le budget global de la PAC, lui, n’a baissé que de 5%. Une partie de cet argent a été sanctuarisé vers la conversion sans se préoccuper de la stabilisation des fermes converties à l’AB. L’erreur serait d’utiliser ce budget bio à d’autres fins que celui de soutenir et développer l’AB » explique Loïc Madeline, polyculteur éleveur dans l’Orne et co-président de la FNAB.

La ministre doit prendre en compte la totalité des reliquats de l’aide à la conversion bio soit presque 1 milliard d’euros !

Alors que nous avons la chance de pouvoir tirer un premier bilan de la nouvelle PAC et de réparer les erreurs stratégiques commises, le ministère de l’agriculture refuse de corriger la trajectoire en tenant compte de la sous réalisation budgétaire à venir. En effet, les surfaces bio non converties en 2023 et 2024 ne demanderont pas non plus l’aide à la conversion en 2025, 2026 et 2027, et cet argent qui ne sera pas dépensé ne fait pas partie de l’arbitrage.

« L’addition des euros non dépensés est un calcul très simple. Les surfaces non converties ces deux dernières années génèrent de la sous consommation sur l’ensemble de la programmation. On a  l’impression que la ministre cherche les possibilités de réaffecter une partie de cet argent à des mesures non bio » conclut Loïc Madeline

La FNAB rappelle qu’elle ne demande pour les agriculteurs bio qu’un tiers de ce reliquat soit un peu plus de 300 millions d’euros afin de financer une hausse de l’écorégime bio à 145 euros par hectare et par an.

Depuis 2022, le bonus des aides à la BIO est très faible, 1,5% du budget PAC !

L’agriculture biologique bénéficie de soutiens publics sur le budget de l’Etat et la politique agricole commune.

Détails du soutien à la Bio pour 2024

Crédit d’impôt bio – BUDGET DE L’ETAT : 142 M€. Bénéficie à 50% des fermes bio françaises à hauteur de 4500 euros par ferme. A titre de comparaison le crédit d’impôt sur le gazole non routier coûte à l’Etat plus d’un milliard d’euros en 2024

Ecorégime bio – PAC (100% de fonds européens) : 90M€ – soit 30 euros par hectare et par an de plus que les autres fermes françaises

Conversion Bio – PAC (80% de fonds européens, hors top up) : 25M€ – montant attribué pour compenser les pertes de production au moment de la conversion en agriculture biologique, pour 84 000 hectares convertis.

Aide exceptionnelle d’urgence au titre de l’année 2024 : 105 millions d’euros.

Donc en réalité, les fermes bio bénéficient de 257 Millions d’euros par an et exceptionnellement de 362Millions en 2024 grâce à l’aide de crise, soit la moitié des 700 millions annoncés.